Bonsoir,
J'espère que vous passez tous un bon dimanche ^^
Voilà, je reviens avec un, si ce n'est deux chapitres pour ce soir, parce que j'ai eu plusieurs petits commentaires sympas sur les deux derniers et que ça m'a fait plaisir, alors je poste !
Voilà, je remercie donc : chattoncharmant (x2, parce qu'elle a laissé 2 commentaires ;D), virginie44410, Guest et amel. Ca m'a fait plaisir.
Bonne lecture !
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Chapitre 30
Bella est morte
Edward's POV
Je ne savais pas ce qu'il se passait. Je me trouvais dans une sorte de bulle aux parois molles mais incassables. Je tapais encore et encore, essayant de me sortir de cet endroit. J'essayai de reprendre mon calme, énième tentative vouée à l'échec. Comment pouvais-je être calme alors que ma Bella était morte ?
Morte…
Je m'effondrai à genoux et me repliai sur moi-même, les sanglots retenus depuis maintenant trop longtemps s'extériorisant.
Morte.
Était-ce possible ? Ce que cet être immonde m'avait dit, pouvait-ce être exact ? Evidemment. Bella était une nouvelle-née. Elle ne savait pas se battre, pas se défendre. Lorsque Victoria avait attaqué avec ses nouveau-nés, nous leur avions appris comment se battre contre eux. Bella n'avait eu aucune chance. C'en était d'autant plus horrible à assumer. C'était de ma faute. Ma faute à moi, à mes frère et à ma famille, si Bella n'était maintenant plus. Bella…
Quil était arrivé vers moi, m'avait annoncé la mort de ma bien-aimée. J'avais senti son odeur autour du feu, j'avais vu ses cendres. J'avais compris. J'avais compris que jamais plus elle ne serait là, jamais plus je ne la reverrai sourire. Jamais plus je ne pourrai me perdre dans ses yeux. J'avais compris que je ne pourrai jamais plus me serrer contre son corps, dans ses bras. J'avais compris que jamais plus je n'entendrai sa voix ou ne verrai ses cheveux volter au vent. Je n'avais plus rien. Bella, ma Bella, la seule personne comptant à mes yeux s'en était allée dans un autre monde et Dieu seul savait à quel point j'avais envie de la rejoindre. Pourtant, je m'étais retrouvé ici, dans cet endroit, dans cette bulle. Je voulais pouvoir en sortir, aller la retrouver. Il fallait que je sorte. Chaque seconde sans elle était pour moi une véritable torture. Mon corps me faisait souffrir. Chaque parcelle de moi la réclamait, désirait sa présence au point de me torturer.
Puis, je vis ma vie défiler devant mes yeux. Mon enfance, auprès de mon père et de ma mère, ainsi que mon adolescence et mon envie de devenir soldat. Les pleurs de ma mère face à cette idée. Je vis la mort emmener mes parents, ma première rencontre avec Carlisle et la douleur que j'avais ressenti lors de ma transformation. Puis, ma seconde vie me revint en mémoire. Le visage des tueurs que j'avais moi-même tué. Ces hommes vils et sans scrupule. Ces criminels. Je vis mes années de solitude et les multiples avances de Tanya. Puis, Bella. Bella, si belle, si tentante lors de ce premier cours de sciences. Bella, si alléchante. Bella, ma fiancée. Bella, mon amour. Je revivais notre histoire. L'amour que je lui vouais. Je revivais cette impression d'être la personne la plus heureuse du monde, en sa présence. Je revoyais sa façon qu'avaient ses hormones à la pousser à bout. Je revoyais de quel manière elle voulait devenir comme moi, ne se doutant une seule seconde de ce qui l'attendait par la suite, ne s'attendant pas une seule seconde à la malédiction qui allait lui être jetée dessus. Cet être si fragile qui ne demandait qu'à être heureux. Cet être si fragile, démoli par les épreuves de la vie. Car malgré tout ce que je voyais d'elle, de nous, nos multiples randonnées à travers les bois, les multiples fois où elle avait voulu que je la sers dans mes bras, malgré tout cela, ce qui me marquait le plus était le visage décomposé qu'elle avait lorsque je l'avais quittée, lorsque j'étais parti de la cuisine. Je n'avais même pas pu lui dire à quel point je l'aimais. Je ne lui avais pas demandé pardon pour mon comportement plus que méprisable. Mes doutes. Comment avais-je pu douter de ce que je ressentais pour elle ? Comment ? Si tout était à refaire, je changerai tout mon passé. J'irai ce jour où j'ai posé mes yeux sur elle pour la première fois et je me ferai sortir de cette salle. Je ferai de telle sorte à ce que jamais, jamais, elle ne tombe amoureuse de moi. Jamais. C'est ainsi que tout aurait dû se passer. C'était maintenant trop tard. Beaucoup trop tard.
Alors que je revivais notre premier baiser, les souvenirs se firent plus détachés, moins présents, plus troubles, flous. Son visage ne m'était plus net. Bella était morte. Bella… Qui était Bella ? Qui était cette fille ? De… De quoi je parlais, déjà ?
La bulle se fissura, je me retrouvai plongé dans le vide et m'écrasai sur une surface dure. Je relevai la tête, essayai de voir où je me trouvais. Il y avait des maisons et des arbres. Tout était vert. Trop vert. J'étais proche d'une route. Il y avait un bar, un commissariat. Les gens ne faisaient pas attention à moi. Tout était calme, tranquille. Parfois, on me regardait étrangement. Je ne comprenais pas. Où étais-je ? Plus important encore, qui étais-je ? Que faisais-je dans ce lieu ?
Je regardai mes mains, mes vêtements, mon reflet dans une vitrine. Je ne reconnaissais rien. Puis, une voix me fit me retourner. Quelqu'un me parlait, il me semblait. La femme blonde aux cheveux fin et lisses avait appelé un certain Edward. Était-il possible qu'il s'agisse de moi ?
-Edward, que fais-tu ici ? Je n'aurai jamais cru te revoir un jour, tu es parti il y a si longtemps, déjà. Tu n'as pas changé, tu es toujours aussi beau. Tu es seul ?
Cette fille disait me connaître. Devais-je lui faire confiance ? Devais-je lui accorder ce privilège ? Elle avait l'air… étrange. Tout en elle était étrange, jusqu'à son odeur. Elle était… envoûtante. Absolument ennivrante. En avait-elle conscience ?
-Qui es-tu, demandai-je, d'une voix la plus calme possible ?
Elle parut offensée. Puis elle fit une mine aguicheuse. Elle vint se positionner devant moi, faisant claquer les talons de ses bottes sur le bitume.
-Voyons, Edward… Tu n'en as pas une petite idée ? Réfléchis bien !
Je la regardai. Je regardai sa gorge, ou je voyais passer son sang. Sang… Une part de moi le voulait. Une part de moi le réclamait plus que tout, m'arrachant une douleur horrible à la gorge. Je ne savais pas ce qui m'arrivait. Je voulais m'abreuver à son cou. Comme si cela allait calmer mon mal. Je savais que cela allait me soulager. C'était instinctif.
-Je ne vois pas, non. Je… Je ne me souviens plus de rien. Mais tu me connais… Sais-tu qui je suis ? Sais-tu où je vis ?
Elle me regarda avec une lueur étrange dans les yeux, comme cherchant une blague de mauvais goût. Elle dut se rendre compte qu'il n'y en avait pas et quelque chose d'autre vint percer son regard. Une résolution nouvelle.
-Mon Dieu, Edward. C'était donc cela. Si j'avais su… Viens avec moi !
Elle me prit par le bras et me traina derrière elle. Elle m'entraina dans la petite ville, dans un appartement au dessus d'un magasin. Il était décoré avec un certain goût, bien qu'il devait être pesant de vivre dans cette atmosphère toute la journée. Il y avait beaucoup trop de couleurs. Du rouge, en grande majorité. Il y avait des plantes vertes à chaque coin de pièce. Les rideaux étaient d'un pourpre prononcé. C'était oppressant de se trouver dans le salon.
-Pardon, mais qui es-tu ? Plus le temps passe, moins j'ai l'impression de te connaître.
-Edward… C'est moi. Lauren.
Il y avait de l'espoir dans ses yeux. Je n'osai lui dire que ce nom ne me disait rien. J'avais trop peur de la blesser.
Lauren m'avait tout expliqué. J'avais disparu un certain temps. Ils avaient retrouvé ma voiture dans un fossé mais je n'étais pas à l'intérieur, ce qui les avait à la fois rassurés et terrorisés. J'avais dû me retrouver en pleine nature.
Lauren et moi étions en couple. Elle m'avait raconté la peur qu'elle avait ressenti lorsqu'on lui avait annoncé ma disparition. Elle me détailla notre vie, mon passé. Tout avait l'air d'être clair, pour elle. Pour moi, tout restait flou, rien n'avait l'air d'avoir de sens. Je ne voyais pas de quoi elle me parlait. Comme si cette vie qu'elle me décrivait n'était pas la mienne. Puis, elle me parla de nos années de lycée, de nos amis, de mon ex petite-amie qui m'avait cruellement trahie. Bella. Ce nom me disait vaguement quelque chose, lui. Je sentis une forte chaleur au niveau de mon cœur. Mon cœur… rêvai-je ou ne battait-il pas ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Ma respiration s'accéléra. Il fallait que je sorte, que je prenne l'air, que je m'aère l'esprit.
Je me levais et Lauren tenta de me retenir par le bras. Des relents de son odeur me parvinrent au visage et ce ne fut qu'avec beaucoup de mal que je réussis à ne pas me jeter sur son artère. Je sortis de son appartement et quittai la ville. Après quelques secondes, je remarquai ma vitesse. J'étais trop rapide. Beaucoup trop. Puis, cette impression de voler m'emplit pleinement et je me laissai aller. C'était réconfortant. Très réconfortant. Et une odeur. Délicieuse. Je me laissai transporter. Le vent contre mon visage était grisant et je n'avais peur de rien. Je ne faisais plus attention à rien. Je n'étais plus rien. Juste le chasseur traquant sa proie. Alors, une présence. Au même moment, je me sentis percuté. Je me retrouvai à plus de trente mètres de mon point d'origine. Je relevai la tête et perçut un homme blond, étrange, très blanc. Il me regardait avec étonnement et sa bouche bougeait sans qu'aucun son n'en sorte. Puis :
-E… Edward ?
-Qui êtes-vous, demandai-je ?
Le visage réfléta plus encore d'anxieté, de doute et d'interrogation. Puis, il sourit, comme comprenant quelque chose qui lui était encore incompréhensible une seconde auparavent.
-Mais tu es vivant ! Bella ne le sait pas. Mais… Où étais-tu ?
Je ne lui répondis pas, ne lui faisant pas véritablement confiance. Lauren ne semblait pas m'avoir parlé de lui. De plus… Bella n'était-elle pas mon ex ?
-Ecoutez, il faut que je retourne en ville, fis-je.
-Edward ? Attends, non !
Déjà, je me lançai dans les airs, remettant mon festin à plus tard. L'homme blond essaya de me suivre mais je le distançai rapidement, ce qui ne m'empêcha pas d'augmenter l'allure plus encore. J'arrivai chez Lauren et montai dans l'appartement.
–
Chers gens !
Je vous annonce que nous arrivons bientôt au bout de cette histoire.
Et oui, comme tout a une fin, il faut que vous sachiez qu'il ne reste plus que deux chapitres à poster, ainsi que l'épilogue.
D'ailleurs, je pense que je vais poster le chapitre suivant. Comme ça, la prochaine fois, je vous poste le dernier chapitre et l'épilogue en même temps.
Je vais faire comme ça, oui. Alors à tout de suite :)
