Avant dernier chapitre !

J'espère que ce chapitre vous plaira.

Kiss

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Chapitre 4 : Fuji passe à la vitesse supérieure

Le voyage se fit sans encombre jusqu'à Karuizawa et ils arrivèrent en fin au court de l'après-midi. Contrairement à ce qu'ils s'attendaient, l'endroit n'était pas vraiment en ruine. Ce n'était toujours pas le grand luxe, mais en tout cas il n'y avait pas de grenouilles tous les dix pas.

- Bien, je vous laisse le temps de vous installer et on commencera l'entraînement que demain alors profitez du peu de repos que je vous laisse.

Ils entrèrent dans le bâtiment que les premières années de Seigaku avaient nettoyé avant de partir s'occuper des courts de tennis.

- On fait comment pour les chambres ? demanda Momo. On risque d'être serré si on dort tous dans la même pièce.

- En fait on vous a préparez deux chambres, intervint alors Sakuno.

Elle les accompagna dans la première chambre avant de leur montrer la seconde juste en face de la première. Elle partit alors à la rechercher de sa grand-mère. Ils se répartirent donc en deux groupes : d'un côté Tezuka, Echizen, Fuji Syusuke, Momo, Mizuki et Inui et de l'autre, Yuuta, Kawamura, Kaido, Eiji et Oishi.

Une fois leurs affaires installés, ils prirent immédiatement le chemin des courts voulant se défouler un peu après ce long voyage. Ils firent quelques échanges prenant ainsi leurs marques. Yuuta se retrouva à nouveau contre Echizen et il comptait bien prendre sa revanche. Mizuki ne cessait de jeter de nombreux coup d'œil vers le frère de son élève.

- Je ne sais pas ce que tu attends mais il ne te lâche pas du regard, remarque Tezuka faisant sourire son coéquipier.

- Je sais…

Tezuka allait ajouter quelques mais préféra ne rien dire et ainsi éviter d'être davantage mêlé à cette histoire.

Le dîner fut finalement servi et, après un bon bain, ils prirent tous la direction de leurs chambres. Demain ils devraient se lever tôt… Une fois les lumières éteintes Eiji en profita pour se glisser discrètement dans le futon d'Oishi, s'installant confortablement dans ses bras. Après un baiser de "bonne nuit" il ferma enfin les yeux, rejoignant à son tour les bras de Morphée.

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Les jours s'enchaînèrent peu à peu. Une routine c'était facilement créer tout comme les groupes. Yuuta s'était facilement intégré tout comme Mizuki, même si ce dernier ne semblait pas vouloir lâcher le "prodige" du regard. Alors que Kaido, Yuuta, Momo, Oishi et Eiji étaient parti faire un footing, les autres continuèrent de faire des matchs. Ryoma affrontait Kawamura, alors que Mizuki se retrouvait à affronter Tezuka laissant ainsi Inui et Fuji sur le dernier terrain. Mizuki ne fut pas vraiment enchanté par ce tirage. Encore une fois Fuji semblait l'éviter.

C'était leurs quatrièmes jours ici et il n'avait quasiment jamais pu parler avec Syusuke. Ce dernier semblait, depuis le baiser, l'ignorer royalement malgré le fait qu'ils partageaient la même chambre, dormant même dans futons côte à côte. Mizuki était plus que frustré par la situation… Que devait-il faire pour attirer l'attention du jeune prodige ?

Tezuka, Ryoma et Fuji sortirent tous trois vainqueurs de leurs matchs.

- Bien joué Tezuka tu as battu… heu, c'est quoi déjà son nom ? dit Fuji à son capitaine.

- J'abandonne, ajouta simplement Mizuki en quittant les terrains.

- Tu vas trop loin, le réprimanda Tezuka.

- C'est bon, je sais comment me faire pardonner, dit-il un sourire en coin. Tu veux savoir ?

- Non, je ne préfère pas.

- De quoi vous parlez ? demanda Echizen. Heu, je ne veux pas savoir, dit-il finalement devant les regards de ses deux senpais.

Une fois le dîner terminé, ils prirent tous la direction du bain… Ils pouvaient enfin se détendre.

- Je ne sens plus mes jambes, remarqua Eiji en s'installant dans le grand bain.

- Tu m'étonnes, ajouta Momo alors que Yuuta hochait la tête.

Ils discutèrent ainsi pendant un moment jusqu'à ce que Mizuki ne décide de sortir. Il n'arrivait pas à se calmer : pourquoi donc Fuji Syusuke jouait-il comme ça avec lui ? Le détestait-il à ce point ? Cette pensée le blessa quelque peu mais il n'y prêta pas vraiment attention, après tout qui est heureux d'être détesté ?

Il sorti prêt à se changer quand Syusuke le rejoignit dans la pièce, laissant les autres continuer leur bain. Ils s'observèrent un moment avant que Fuji ne s'approche de Mizuki, le repoussant alors vers les lavabos. Mizuki se trouvaient désormais coincé, ne pouvant plus reculer.

- A quoi est-ce que tu…

Une nouvelle fois Fuji s'empara de ses lèvres mais cette fois-ci dans un baiser bien plus gourmand et passionné que le précédent. Mizuki se senti défaillir et se rattrapa de justesse sur les lavabos derrière lui. Il ne chercha même pas à repousser le jeune homme qui venait d'introduire sa langue dans sa bouche. Ce n'est que quand il senti la main du génie caresser délicatement son entre jambe par-dessus la serviette qu'une alarme sonna dans la tête du manager de St Rudolph. Le soupir de plaisir qu'il tenta de cacher se noya dans la bouche du joueur adverse avant qu'il ne parvienne enfin à se dégager.

- Qu'est-ce que…

- Quoi, ça ne te plais pas ?

Mizuki ne put répondre. Kaido venait en effet de les rejoindre, laissant tout juste de temps à Fuji de s'éloigner de Mizuki. Kaido les observa quelques secondes avant de s'habiller comme si de rien était. Les deux autres firent de même. Finalement chacun prit la direction de son futon et Mizuki ne put donc pas répondre à la dernière question de Fuji. Mais est-ce que lui-même connaissait la réponse ?

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Il était plus d'une heure du matin et Mizuki n'arrivait toujours pas à dormir. Il se leva finalement, s'installant alors dans la salle à manger une tasse de thé à la main.

- C'est pas possible, murmura-t-il pour lui-même. Combien de temps il compte encore jouer ainsi avec mes nerfs…

Il soupira une nouvelle fois avant d'entendre des bruits de pas. Quelle ne fut pas sa surprise quand il vit apparaître le sujet de toutes ses pensées.

- Tu n'arrives pas à dormir ? demanda alors le jeune homme.

- Tu es très perspicace, rétorqua Mizuki.

- Oui, en tout cas bien plus que toi on dirait, dit-il en s'installant en face du jeune homme.

- Tu n'as toujours pas répondu à ma question : à quoi tu joues ?

- Toi non plus : tu as aimé ? demanda-t-il en lui souriant.

Mizuki rougit légèrement même si il tentait de rester le plus neutre possible.

- Je commence à en avoir marre de tes petits jeux alors soit tu t'expliques soit tu oublies mon existence. Choisi ? s'emporta Mizuki.

Fuji se leva avant de faire le tour de la table. Il s'approcha de Mizuki et l'embrassa rapidement. Un simple et doux baiser qui contrastait avec le passionné qu'ils avaient échangé dans la salle de bain.

- Je suis très sérieux là, dit-il en ancrant son regard dans celui du brun.

Fuji quitta finalement la pièce laissant ainsi le joueur de St Rudolph réfléchir sur ce qui venait de se passer.

Il est sérieux… Il m'embrasse et dit qu'il est sérieux… Alors dans ce cas pourquoi joue-t-il comme ça avec mes nerfs ? Pourquoi m'ignorer si c'est pour m'embrasser après ? Et puis s'il est sérieux ça veut dire qu'il… m'aime ? Mizuki ne put s'empêcher de sourire face à cette conclusion. Non, non et non, reprends-toi Mizuki ! Il doit y avoir une autre explication. Je dois juste trouver laquelle…

- Déjà levé ?

Mizuki se tourna vers la voix et ajouta :

- Ah, Yuuta c'est toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Heu, je viens prendre mon petit déjeuner comme tous les matins.

- Quoi ! s'écria Mizuki. Il fait déjà jour ?

Yuuta s'installa en face de lui et demanda :

- Qu'est-ce que aniki t'a encore fait ?

- Comment tu sais que…

- Il n'y a que lui pour te mettre dans cet état.

- …

- Je ne sais pas à quoi il joue mais je suis certain qu'il ne cherche pas à te blesser, continua Yuuta.

- Ah oui, il m'embrasse pour quelles rais…

Mizuki s'interrompit devant son aveu. Il se prit la tête dans les mains. La bourde monumentale qu'il venait de faire…

- Il t'a embrassé ?! Dit Mizuki san, tu sais que tu l'aimes au moins ? ajouta alors Yuuta.

Mizuki releva la tête, ne comprenant pas vraiment de quoi parler son élève.

- Pardon ?

- Tu… tu l'aimes.

- Je… je ne vois pas ce qui te fait dire ça d'abord.

- Tu passes tes journée à me parler de lui, à dire que tu veux le voir pour faire un match, tu ne peux pas t'empêcher de sourire quand tu entends son nom et quand tu parles de lui on dirait presque que tu parles de la septième merveille du monde… même quand c'est pour dire du mal de lui. Je ne suis pas le seul à avoir remarqué tes sentiments envers mon frère… Il serait peut-être temps que tu le comprennes aussi. Et aussi, à force de le suivre du regard comme tu le fait, tout le monde va vite finir par le comprendre aussi.

- Que… Je ne suis pas… amoureux. Ce n'est pas possible, je le saurai quand même.

Il se leva finalement et quitta précipitamment la pièce.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Momo en entrant dans la pièce avec Oishi et Eiji. Mizuki san avait vraiment l'air paniqué...

- J'ai dû lui dire une vérité qu'il n'avait pas encore compris…

L'entraînement matinal commença finalement. Mizuki passa quasiment la plus grande partie de l'entraînement à éviter Fuji et son frère. Il quitta finalement le terrain prenant la direction du petit cabanon ou était entreposé le matériel.

Là au moins je serai tranquille, pensa le jeune homme en se laissant glisser le long du mur. "Tu l'aimes"… c'est pas possible que je en m'en sois pas rendu compte. Si je l'aimais je passerai mes journées à penser à lui, à vouloir le voir. Je voudrais qu'il ne pense qu'à moi, qu'il se rende compte que j'existe. Le simple fait d'entendre sa voix ou de voir son sourire ferait battre mon cœur à la chamade… ou un truc du genre.

Mizuki releva la tête avant d'ajouter pour lui-même :

- Mais c'est déjà le cas… c'est exactement ce que je ressens ! Je… je suis amoureux de Fuji Syusuke !

Mizuki ne savait pas vraiment si il devait s'en réjouir ou non… Il tourna finalement la tête vers la porte en l'entendant s'ouvrir. En voyant entrer Syusuke, il détourna la tête. Ce dernier vint s'accroupir devant lui.

- On dirait que j'ai été trop loin… Je suis désolé.

Mizuki leva de nouveau la tête croisant ainsi le regard du prodige. Jamais il n'aurait pensé que ce dernier viendrait s'excuser.

- Pourquoi ? demanda tout de même Mizuki.

- J'aurai du trouver un autre moyen de te faire comprendre mes sentiments mais… c'est tellement amusant de te taquiner. Tu t'énerves vraiment facilement et là… je suis sûr que tu penses à moi.

- Attends-tu…

- Je t'aime Mizuki, avoua-t-il finalement en accentuant volontairement son nom.

Voyant que le camarade de son frère n'ajoutait rien, il commença à se relever. Mizuki le retint alors par la manche, le forçant à rester près de lui.

- Alors tout ça c'est parce que tu… m'aimes ? Qu'est-ce que ça serait su tu me détestais.

- …

- Et maintenant, poursuivit Mizuki, tu comptes continuer encore longtemps à jouer ainsi avec moi ?

- Ça dépend ?

- De quoi ? demanda Mizuki.

- De toi.

- Comment ça ?

- Si tu n'es pas encore amoureux de moi, je continuerais… je ferai en sorte que tu tombes éperdument amoureux de moi. Alors, je dois continuer ? expliqua Fuji.

Mizuki hésita quelques secondes avant d'avouer ce que Fuji espérait entendre.

- Non, ce n'est pas la peine je… je t'aime déjà. Et vu ce que m'a dit Yuuta kun, on dirait que c'est le cas depuis un moment déjà.

Fuji s'approcha alors de lui avant de finalement stopper tout mouvement. Il n'y avait maintenant que quelques millimètres entre leurs lèvres. C'est finalement Mizuki qui captura les lèvres de l'autre joueur, attirant par la même occasion Fuji contre lui.

Ils s'embrassèrent ainsi de longues minutes durant jusqu'à ce que Fuji ne commence à déposer quelques baisers sur le visage de Mizuki. Il lécha le lobe de son oreille, le mordillant au passage. Mizuki ne put empêcher un léger gémissement de franchir ses lèvres.

- Ravie de voir que ça te plaît… le taquina Fuji.

Il passa finalement un de ses mains sous le haut du brun, caressant ainsi son torse avant de venir taquiner ses tétons. Il le tortura ainsi pendant plusieurs minutes jusqu'au moment où il glissa finalement sa main sous le short et le sous-vêtement de Mizuki. Ce dernier eu un hoquet de surprise quand les doigts fins de Fuji commencèrent de lent va et viens sur sa verge.

- Touches moi aussi… ajouta Fuji tout en guidant une des mains de Mizuki vers sa propre entre jambe.

Malgré une légère hésitation, Mizuki cala finalement son mouvement à celui du prodige. Ce dernier se rapprocha un peu plus du brun, appuyant son front sur le torse de ce dernier. Le cabanon se remplit rapidement de leurs gémissements de plaisir.

- Plus vite… marmonna Fuji.

Aucun des deux n'auraient su dire depuis combien de temps ils étaient là, tout ce à quoi ils pouvaient penser étaient au plaisir qui se déferlait en vagues successive dans chaque parcelles de leurs corps. Ils atteignirent finalement le point de non-retour dans un dernier gémissement bien plus prononcés que les précédents. Ils se déversèrent alors dans la main de l'autre.

Fuji se cala dans les bras de Mizuki, qui l'accueilli avec plaisir. Jamais il n'avait pensé qu'un jour il le tiendrait dans ses bras et encore moins qu'il le ferait ainsi jouir. Il avait aimé voir son visage où se reflétait le plaisir charnel.

- On ferait mieux d'aller ce changer, remarqua alors Fuji.

- Oui, c'est préférable.

Ils se levèrent et quittèrent la pièce après un énième baiser.

Pendant ce temps-là, sur les courts :

- Je fais chercher d'autres balles, prévint Ryoma en s'approchant de son capitaine.

- Si j'étais toi je resterai là.

- Pourquoi ? demanda Ryoma surpris.

- Je pense que Fuji est avec Mizuki…

- Et alors ? demanda Ryoma ne connaissant pas vraiment toutes l'histoire.

Tezuka s'éclaircit la voix et ajouta finalement :

- Ils sont sûrement en train de… passe à l'acte, si je puis dire.

- Oh, je vois… En parlant de ça, quand est-ce qu'on le fera nous aussi ? Depuis qu'on est là tu m'évites j'ai l'impression.

- C'est juste qu'il y a du monde et je ne voudrai pas… Bien, on essayera de se trouver un peu de temps tous les deux mais plus tard, ajouta-t-il devant le regard insistant du plus jeune.

- Si tu n'as pas envie ce n'est pas grave, rétorqua Ryoma pour voir comment réagirai son capitaine.

- Bien que j'ai envie de toi, bien plus que tu ne peux l'imaginer. Content ? le rassura le plus vieux.

- Évidement que je le suis.

Ce n'est seulement qu'au déjeuner, une demi-heure plus tard, que Mizuki et Fuji firent leur grand retour. Fuji sourit à son frère avant de s'installer près de son capitaine.

- Je vois que tout va comme tu veux, remarqua Tezuka.

- Exactement, tout est parfait.

- Hmm, c'est plutôt intéressant. Je ne pensais pas que tu avais de tel goût Fuji senpai, ajouta Ryoma qui était en face de Tezuka.

Fuji regarda Ryoma. Depuis quand était-il au courant ? Qu'importe, cela ne lui posait pas de problème. Le reste de la journée se passa dans la bonne humeur et Mizuki put enfin affronter Fuji dans un nouveau match en simple… match qu'il perdit de nouveau.