Hey !
Suite à un problème technique, je n'ai pas pu poster dimanche. Je me rattrape aujourd'hui parce que je suis en week-end ! Eh ouais, mais je suppose que je suis pas la seule. Je posterai aussi dimanche, enfin normalement. Bref, je vous laisse lire et laissez des reviews, positives ou négatives.
Elle ferma la porte en me traitant d'idiot. Ce petit bout de femme pouvait être si sexy, même si il refusait de se l'avouer. Alors, au bout de quelques secondes passées, là, devant l'immeuble, il se décida à rentrer chez lui, à quelques kilomètres de là. Il siffla un taxi et lui donna la direction de son appartement.
Un simple deux pièces. Il n'avait pas vraiment les moyens pour se payer un château, il se contentait donc de cette demeure. Arrivé chez lui, il retira sa veste et entama une bière devant la télé. Il s'endormit devant un James Bond, en pensant simplement à elle ...
De joyeux cris résonnaient de partout. L'homme ouvrit les yeux et à ses côtés, la femme qu'il considérait comme ... une amie. Lisa Cuddy, allongée à ses côtés, semblait se réveiller tranquillement.
- House, tu es déjà levé ?
- C'est le bruit qui m'a réveillé ...
- C'est sans doute les enfants.
Elle sourit et se retourna vers lui. Mais ... Quels âges avaient-ils ? En tout cas, ses yeux n'avaient pas changés, sa chevelure non-plus. Son sourire était resplendissant. Cette femme était et restera un rayon de soleil dans sa sombre existence. Et, elle avait dit "enfant"... Ils avaient donc des enfants ? Il devait adopter une technique pour connaitre le nom des petits monstres qui habitaient chez lui.
- Et plus précisément ? demanda-t-il.
- Je dirais Rachel et Leo. Ava doit encore être au lit. Je vais aller préparer le petit-déjeuner. Tu viens ? l'interrogea-t-elle tout en s'étirant.
- Oui, je te rejoins là-bas.
En réalité, il était terorrisé à l'idée d'avoir des enfants. Mais, il devait vraiment les voir. Alors, il attendit que sa Dulcinée quitte la chambre parental pour, lui aussi se lever et parcourir les couloirs de cette maison qui lui était inconnue. Il posa son pied gauche par-terre, puis son pied droit et se leva pour prendre la direction du corridor. Il remarqua que, sur les portes, les noms des enfants étaient inscrits en lettre de bois. La première chambre dans laquelle il entra, était celle d'Ava. Il ne fit pas de bruit et, débarqua dans un monde remplit de rose et de princesses.
Leur fille devait être coquette, vu le nombre d'accessoires de princesses qui étaient posés sur la petite table rose. Il s'approcha du berceau où l'ange dormait encore. House resta bouche-bée devant une telle beauté. De jolis cheveux bruns, comme sa mère. Elle ne devait pas avoir plus deux ou trois ans. Soudain, elle ouvrit les yeux. Merde.
"- Que dois-je faire ?" pensait-il.
L'enfant le regarda. Elle avait ses yeux bleus. Elle était tout simplement magnifique.
- Coucou, sortit-il, étant presque intimidé devant sa propre progéniture.
Maintenant, elle clignait des yeux et tendait les bras. Devait-il la porter ? Et elle continuait à cligner des yeux. Alors, il posa ses mains en-dessous les épaules de la petite et la positionna de façon à ce qu'elle soit à l'aise dans ses bras. Il resta quelques minutes à bouger de part et d'autre de la chambre de la fillette. Puis, Lisa fit son entrée dans la chambre accompagnée de Leo et Rachel.
- Hey, mademoiselle est réveillée, commença Lisa d'une voix mielleuse en regardant sa fille.
- Papa ! cria alors Leo et Rachel presque simultanément en fonçant dans les bras de leur père.
Bouche-bée, il n'avait pas d'autres choix de d'ouvrir les bras pour les y accueillir. Ils étaient une famille. Une famille unie, une famille que rien ne séparerait ...
Un réveil en sursaut. C'était quoi ce cauchemar ? Ou plutôt ce rêve ... Peut-importait, depuis quand rêvait-il d'elle ? Et, qu'est-ce que ça signifiait ? Il n'avait pas vraiment le temps d'y répondre ce matin, il était déjà en retard. A peine le temps de prendre une douche, qu'il devait déjà partir.
Il débarqua dans les vestiaires avec pratiquement une demie-heure de retard. Elle était là. Elle l'attendait.
- Tu es encore en retard, commença Lisa.
- Je sais.
- Et, tu ne comptes pas faire d'efforts, je sais pas, te coucher plus tôt ?
- Non.
- Et pourquoi donc ?
- Parce qu'il me faut mon quota d'heures de sommeil pour être actif la journée.
- Parce que c'est être actif rester à trainasser dans les couloirs de l'hôpital ?
- Eh, je soignent des gens. Je les diagnostique. Des fois, je les sauvent de la mort.
- Mais oui. Continue ton discours tout seul, ma pause est terminée.
Elle se leva du banc et se dirigea vers la porte.
- Attends.
Elle se retourna vers lui.
- On va se boire un verre ce soir ? Je sais que tu es une fille qui s'endort à vingt-et-une-heure, et qui se réveille à six heures du matin mais ...
- A dix neufs-heures ?
- Ça marche.
Puis, elle sortit de la salle, un petit sourire en coin. Elle avait réussi à le couper et considérait ça comme une énorme victoire.
La journée se termina plus vite qu'ils ne l'espéraient et, ils se rendirent, après avoir quitté le MGH, au bar du coin. Elle était déjà accoudée au comptoir quand il arriva.
- C'est une habitude pour toi d'arriver en retard ? demanda-t-elle.
Il lui fit une grimace d'enfant et sortit quelques mots grincheux avant de déposer sa veste sur le tabouret à la droite de la jeune femme. il commanda un whisky et, il vit que Cuddy essayait de cacher son verre avec sa main.
- Qu'est-ce que tu as commandé ? fit-il, intrigué.
Elle rougit.
- Rien du tout.
- Laisse-moi goûter.
Il lui piqua son verre et sa paille avec et, avala une gorgée du liquide. Il grimaça tout de suite après.
- Un Coca ? Tu es sérieuse, là ?
Cette fois-ci, elle vira au rouge écarlate.
- Je n'aime pas l'alcool, lui avoua-t-elle.
Il se mit à rire, de sa voix grave. Elle esquissa un sourire, qui se transforma, lui-aussi, en fou-rire.
- Tu es sérieuse ?
- Oui, murmura-t-elle.
Il inspira de l'air, et essaya de se calmer.
- Mais ... Aucuns alcools ?
- Non.
Son whisky à lui arriva. Il remercia vite le serveur avant de prendre une gorgée de sa boisson, et ensuite, la lui tendit.
- Goûte.
Elle secoua la tête.
- Non, jamais.
- Trempe juste tes lèvres ...
- House, arrête.
- Mais qui aurait cru que la petite d'endocrinologie n'aurait jamais goûté d'alcool ?
- J'en ai déjà goûté.
- Alors commande un verre.
Il lui lança un regard, une pointe de défi dedans.
- Très bien.
Elle commanda un whisky, tout comme lui, mais en plus petite quantité.
- Cul-sec, lui annonça-t-il.
- C'est mort.
- Allez, ne fais pas ton enfant !
Il buvait tout en parlant. Elle se décida à tremper ses lèvres dans le liquide et avala une gorgée, puis une autre, et cela jusqu'à finir le verre.
- Voilà. Tu as relevé le défi !
- Quel défi ?
- Laisse-tomber, Lisa.
Il lui en fallait peu pour être bourrée, apparemment. Et finalement, ce goût ne lui avait pas autant déplu que ça. Ça devait être parce que c'est lui qui lui avait fait goûter. Mais, maintenant, elle ne contrôlait plus ses émotions.
- On va rentrer, maintenant, lui apprit-il.
Elle émit un petit ricanement et le vit déposer sur le bar un billet de 20 dollars, de quoi payer leurs trois boissons. Une fois dehors, il remarqua qu'elle n'aurait jamais la force de rentrer chez elle à pied. Il siffla alors un taxi à quelques mètres de là, et l'installa à l'intérieur.
- Tu me laisses seule ? demanda-t-elle, sur le point de pleurer.
La voyant dans cet état, il pensa aux pires choses qui pourraient lui arriver : elle pourrait se faire agresser, voir même violer. Elle pourrait aussi se perdre dans les rues sombres et froides de Boston.
- Non, je monte de l'autre côté, la rassura-t-il avant d'ouvrir la porte du côté opposé.
Il indiqua au chauffeur la direction de son appartement à elle. Elle n'avait pas l'habitude de se coucher aussi tard et elle devait absolument se reposer. Une dizaine de minutes plus tard, ils arrivaient chez elle. Lisa n'avait même plus la force de marcher.
- Porte-moi, Greg.
- Non, tu es trop grosse, répondit-il pour plaisanter.
Mais, cette blague ne la fit point rire, au contraire, les larmes dévalaient maintenant sur ses joues. House se promit de ne plus jamais lui faire boire d'alcool. Le taxi s'en alla, les laissant seuls assis sur les marches devant l'immeuble.
- Mes parents m'organisent des rencards. Enfin, ma mère, surtout, lui dit-elle.
- Je sais.
- C'est la première fois que je suis bourrée, Greg.
- Je sais.
- On peut monter, maintenant, s'il te plait ? lui demanda-t-elle.
- C'est moi qui t'attends, je te rappelle.
- Même pas vrai, renchérit-elle sur un ton enfantin.
Elle tenta de se lever, sans succès. Il lui tendit alors sa main, dont elle s'empara rapidement avant de se mettre debout. Une fois cela, elle utilisa le peu de force qui lui restait pour sauter sur son dos. Il soutint ses jambes et arriva dans le hall du bâtiment. Elle pouffa quand il se dirigea vers les ascenseurs.
- Ils sont tous les deux en panne.
Il grogna.
- A quel étage habites-tu ?
- Au sixième.
Il se retint de lâcher un rugissement de colère pendant que elle se mordait simplement la lèvre inférieure.
- Au moins on est tout les deux, lâcha-t-elle, essayant de relativiser la situation.
Il s'élança dans les marches, avec la belle dans les bras. Ce soir, il devait vraiment s'occuper d'elle.
Alors ?
