Salut tout le monde !
Voilà comme promis le 6ème chapitre de ma fiction. Je n'avais pas posté la semaine dernière, et je voulais pas tout décaler, donc voilà. J'espère, encore une fois que ça vous plaira. Laissez, comme à chaque fois, vos avis ! Positifs ou négatifs, ça me permet de m'améliorer ! Bonne lecture.
Une dizaine de minutes passa, et ils étaient toujours devant le dessin animé Disney. C'était ennuyant à mourir, mais ils ne se l'avouaient pas. Simplement, parce que rien que le fait de la présence de l'autre à ses côtés rendait le moment plus agréable. Des petits fous rires, et plusieurs sourires étaient au rendez-vous pendant le film. Et, sans s'en être rendu compte, ils s'étaient légèrement rapprochés.
Arrivés à la fin du film, ils se regardèrent, yeux dans les yeux. Elle n'avait jamais pu vraiment observer ce regard. Un océan à perte de vue. Et lui, continuait de fixer les siens. Ils étaient entre le gris et le bleu, juste magnifique. Et maintenant, ils n'avaient plus qu'une envie commune. Ils rapprochèrent leurs visages l'un de l'autre, petit à petit, jusqu'à ce qu'il puisse sentir son souffle. Ils fermèrent les yeux et rapprochèrent leurs lèvres.
Mais, au dernier moment, Lisa ouvrit les paupières et recula soudainement. House ouvrit les yeux après s'être rendu compte qu'elle avait bougé.
- Je suis désolée, je suis juste pas prête pour ça, lui annonça-t-elle.
- C'est pas grave.
- Je suis désolée, Gregory, pardonne-moi, mais je peux pas.
- Hey, je ne t'en veux pas. C'est mieux qu'on reste amis, non ? Demanda-t-il.
Elle mit un certain temps avant de répondre. Oui ou non ? Fallait-il qu'ils soient simplement "potes" ou alors avait-elle envie de plus ? Elle hocha légèrement de la tête, pour confirmer ce qu'il venait de dire.
- Je vais pas tarder, moi.
- Oui, d'accord.
Il s'approcha d'elle et, lui fit simplement la bise avant de se revêtir de sa veste en cuir. Elle resta sur place jusqu'à ce qu'il quitte l'appartement. Elle n'osait plus bouger et elle se sentait ridicule. Elle avait refusé son baiser, et maintenant elle regrettait. C'était trop tard, il était partit, encore une fois en la laissant seule dans cette pièce.
Est-ce qu'elle ressentait quelque chose pour lui ? Oui. Elle savait, mais elle ne voulait pas gâcher cette si belle amitié pour une histoire d'amour qui finirait tragiquement, comme avec tous ses ex. Et, elle ne voulait pas de ça. Elle tenait tellement à lui, qu'elle ne pourrait pas le perdre. Ca serait au dessus de ses forces de le laisser partir, comme cette fois-ci.
Maintenant, elle n'avait plus qu'à aller se coucher, et se préparer pour psychologiquement pour le lendemain, et les autres jours à suivre. Sur ces pensées, elle s'endormit, seule et triste ...
Le lendemain matin, elle se leva plus tôt que prévu, n'arrivant point à retrouver les précieuses heures de sommeil qui lui manquaient. Elle allait devoir aller parler à son boss, et elle craignait ce moment. En attendant, elle devait prendre une douche et s'habiller, et, après, elle prendrait son temps pour se rendre à l'hôpital. Sur le chemin pour se rendre au MGH, elle réalisa quelque chose : House ne lui avait pas dit la maladie qu'il avait insinué. Elle aurait l'air bête si elle disait qu'elle avait attrapé une bonne grippe, alors qu'il aurait expliqué qu'elle avait une crise de foie.
Et, le connaissant, il ne serait pas arrivé à l'hôpital pour lui annoncer ce qu'il avait fait croire à Collins. Tant pis. Elle se débrouillerait, comme chaque fois. Et, aussi vite, Greg ne lui aurait rien dit du tout. Peut-être qu'il était en colère, ou alors qu'il se sentait comme elle, c'est à dire ridicule. ce qui était sûr, c'est qu'ils avaient besoin d'une conversation, entre eux. Mais, est-ce qu'il accepterait ? Elle n'en était pas du tout sûre. Quelques minutes passèrent, et elle arriva devant les portes de son lieu de travail avec une bonne heure d'avance. Peu de monde était présent à cette heure, elle passa donc prendre un espresso à la cafétéria, n'ayant même pas pensé à en boire un chez elle.
Ensuite, elle passa par les vestiaires pour se changer. Plusieurs internes étaient maintenant arrivés. Le temps de passer voir plusieurs de ses patients, et la journée de travail commençait vraiment. Un nouveau cas était arrivé aujourd'hui et pour le résoudre, le service de diagnostique, celui de cancérologie ainsi que celui d'endocrinologie devaient être réunis. Pour ça, ils avaient à leur disposition un grand amphithéâtre qui se remplit vite de tous les médecins de chacune des spécialités. Dès qu'elle rentra, elle le vit, assis au fond de la salle. Il l'avait vu, mais il ne voulait pas lever la tête parce qu'il avait honte. Honte de l'avoir brusqué. Honte de l'avoir faite se sentir honteuse. Alors, il resta concentré sur la feuille qu'il tenait entre les mains, résistant à lever les yeux pour voir ce rayon de soleil dans sa sombre vie.
La conférence débuta. Ennuyant à mourir. C'était une cysticercose et cette centaine de soi-disant "médecins" n'était même pas capable de deviner ça. Il était forcé de rester ici jusqu'à ce que l'un des docteurs présents trouve une hypothèses expliquant tous les symptômes. Il mit donc sa main dans la poche de sa blouse pour en ressortir son portable, où il envoya un SMS.
De son côté, Lisa aussi s'ennuyait. C'était une cysticercose, mais aucuns des supérieures ne voulait entendre les internes. Elle bailla et sentit son portable vibrer dans sa blouse. Elle le sortit et vit qu'elle avait reçut un message de House. Elle ne se retourna pas vers lui, se contentant de le lire.
"Cysticercose. Ils sont idiots."
Elle sourit, et répondit.
"Totalement. Regarde le cancérologue assis devant."
Il regarda son téléphone et dirigea son regard vers l'oncologue que lui avait indiqué Lisa. Il dormait.
"Ses call-girls se sont occupés de lui toute la nuit."
"Comment tu le sais ?"
"Il a du rouge à lèvre sur sa chemise."
"Ça peut être sa femme."
"Oui, ça pourrait être crédible si il avait les cheveux coiffés."
"Tu ne te coiffes pas les cheveux, toi."
"Mais, je ne sors pas d'une chambre d'hôtel. Et je suis prêt à parier que je n'ai pas un haleine de chacal, moi."
Elle vérifia le message et pouffa intérieurement et se risqua à lui poser la question interdite.
"Tu ne m'en veux pas pour hier ?"
Il venait de recevoir son message. Ne sachant que répondre, il reposa son portable dans sa poche. Elle attendait tellement une réponse, mais, au bout de dix minutes d'attente, elle s'avoua à elle-même qu'elle ne recevrait rien. Elle se concentra donc sur les symptômes du patient, même si elle en connaissait déjà la cause.
Quand vint la fin du calvaire, une trentaine de minutes plus tard, elle s'empressa de sortir de la salle et le croisa en chemin. Ils se regardèrent, yeux dans les yeux, puis il reprit son chemin à travers les couloirs de l'hôpital. Non, elle ne pouvait pas le laisser partir, encore une fois. Elle se mit donc à courir comme une folle à travers tous les corridors du MGH, jusqu'à ce qu'elle tombe sur lui.
- Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-il sèchement.
- Greg, je suis désolée, je te l'ai déjà dit.
Il appuyait sur le bouton de l'ascenseur, nerveusement.
- Et je t'ai répondu que ce n'était pas grave.
- Pourquoi tu m'évites, alors ? Et pourquoi tu n'as pas répondu à mon message ?
- Je ne t'évite pas, Lisa. C'est juste que là, je devais aller aux toilettes, prétexta-t-il.
- Bien sûr. Et, explique-moi comment tu veux te déplacer avec un ascenseur qui n'a jamais fonctionné depuis qu'on travaille ici.
Il se retourna pour lui faire face et plongea son regard dans le sien, comme il l'avait fait la veille.
- J'ai l'impression de t'avoir blessé.
- Greg, tu ne m'as pas blessé, d'accord ? J'ai pris peur quand tu as voulu ... Mais, c'est de ma faute, et je veux en aucun cas qu'on se dispute pour ça. Tu es d'accord ?
Il baissa les yeux avant d'avouer :
- La seule chose à laquelle je pense, là, en ce moment, c'est de te regarder dormir. Et, je sais que ça peut faire roman à l'eau de rose, mais c'est la seule chose à laquelle je pense. Et, tu sais ce qu'il faudrait faire pour qu'un jour je te voie dormir. Alors, si on reste amis et que je veux simplement dormir à tes côtés, Lisa, je sais pas si ça va le faire.
Les yeux de la jeune femme s'écarquillèrent et elle le vit s'engouffrer quelques secondes plus tard dans un autre ascenseur. Elle n'en revenait pas, il ressentait la même chose qu'elle. Et, il avait eu le courage de lui avouer, tandis qu'elle, elle n'avait pas osé. Maintenant, elle n'avait envie que d'un seule chose : se défouler sur quelque chose. Et, c'est les portes métalliques de l'ascenseur qui reçurent ses coups de pieds. Elle était tellement énervée. Mais, elle devait finir sa journée avant de pouvoir rentrer chez elle. Ce fût les heures les plus longues de sa vie et, quand elle claqua enfin la porte d'entrée de son appartement, vers vingt heures, elle se prépara un thé et se mit en pyjama avant d'allumer la télé. Elle prit la télécommande entre ses mains, tout en buvant son thé et tomba sur quelque chose, au bout de quelques minutes à changer de chaines. Le hasard était vraiment contre elle, ces derniers temps.
Les larmes commencèrent à dévaler sur ses joues quand elle vit inscrit, comme nom du film pour la soirée, "Bernard et Bianca".
