Bon je reviens avec un nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaise ! Bonne lecture :)


Gaara était sain et sauf. Cependant, les visites étaient interdites et Deidara s'ennuyait ferme. De plus, il devait se rendre dans les appartements privés de Madara le soir-même. Jamais il n'avait ressenti cette sensation. Il avait l'impression que son intestin était en train se s'emmêler et il était impuissant face à cette situation et il se haïssait pour ça. Plus il lambinait sur le canapé rongé par les mites du grenier, plus il se sentait minable.

- J'suis vraiment trop con, murmura-t-il.

- C'est pas nouveau ça.

Deidara se retourna brusquement, pensant qu'il était seul. Derrière lui se tenait Sakon. Personne ne savait grand-chose sur lui, à part qu'il était la coqueluche au bar. Sur les cahiers où toutes les photos des hôtes étaient affichées, il était en tête du classement. Certains disaient que les clients les plus fortunés étaient prêts à donner quatre-vingt-mille yen pour l'avoir ne serait-ce que vingt-minutes.

- Casse-toi, râla Deidara.

- Sinon quoi, tu vas aller lécher le cul de Madara pour qu'il vienne me punir ? Parce qu'apparemment t'es plutôt doué pour ça !

- T'insinues quoi connard ?

Sans attendre, l'argenté lui bondit dessus, l'expulsant du canapé par la même occasion. Les coups pleuvaient sur les côtes du blond, qui sous le coup de la panique donnait des coups de pied dans tous les sens. Ce fut Kiba, un autre hôte, qui retint Sakon en la plaquant par terre.

- Sakon, t'es fou ou quoi ? Tu vas te faire tuer !

- Ah ouais ? Par cette crevure de Madara peut-être ?

- Exactement.

Le sang des trois hôtes se glaça. Cette voix, ça ne pouvait être que lui. Sakon se retourna, prêt à faire face à son destin. Madara était là, appuyé contre le mur qui tombait en lambeaux. Sakon se releva, tout en fixant dédaigneusement le brun.

- Vas-y, bute moi, quand Itachi apprendra que sa poule aux oeufs d'or a été plumée par son cousin, il ...

- Qui a parlé de te tuer ?

Le brun s'approcha du groupe dans une démarche féline. Il tapa avec une violence inouïe sur le crâne de Sakon, ce qui lui fit perdre l'équilibre. Madara s'assit avec soin sur le corps de l'argenté et attrapa ses deux mains. De sa main valide, il s'approcha de l'oeil de l'argenté et murmura !

- J'ai toujours trouvé que les borgnes étaient plus sexy que la moyenne.

Lentement, il arracha l'oeil de l'argenté. Ce dernier hurlait à s'en briser la voix, pendant que les deux autres étaient reclus dans un coin de la pièce, épouvantés par la vision d'horreur qui se déroulait devant eux. Lorsqu'il eut finit sa tâche, il écrasa le globe oculaire sous sa chaussure. Sakon était dans un état second, secoué par le choc. Madara l'embrassa délicatement sur la joue.

- T'es beaucoup plus beau comme ça.

Sur ces derniers mots, il tourna les talons. Deidara était secoué par des spasmes. Ses jambes semblaient avoir disparues. Kiba n'était pas dans un meilleur état, son pantalon venait juste de se remplir de pisse.

- Putain, parvint à souffler l'hôte.

Deidara ne répondit pas, trop choqué par une énième preuve du sadisme de Madara. C'en était trop pour lui ! Il vomit tout son estomac sur le vieux parquet, à plusieurs reprises.

- C'est abominable, gémit le blond.

Le diable, voilà il en était sûr. Il avait passé un pacte avec ce démon et maintenant, il était dans la merde. Zetsu vint troubler le tourment des deux hommes.

- Dégagez, déclara-t-il simplement.

Les hôtes ne se firent pas prier. Lorsque les deux autres furent seuls, Sakon tourna son visage ensanglanté vers le chien de l'enfer de son tortionnaire.

- Tu viens pour finir le sale boulot ?

- Pas encore, Madara-Sama n'en a pas fini avec toi.

- L'enfoiré.

- Ça t'apprendra à toucher à ce qui lui appartient.

Sakon grogna lorsque Zetsu le hissa sur son dos. La douleur était indescriptible. Il serra ses poings et se mordit violemment les lèvres pour ne pas hurler. Il n'avait pas pleuré lorsque son oeil lui avait été arraché, il ne pleurerait pas maintenant. Il l'avait fait pour une bonne cause après tout.


Deidara se contemplait dans le miroir crasseux de la salle de bain commune. Il s'était assuré qu'il était bien seul et regardait minutieusement son corps. Des bleus étaient apparus sur sa chair déjà meurtrie, mais il préférait cela plutôt que de perdre un oeil. Il s'inspecta une dernière fois, avant de se diriger d'un pas lourd vers la porte du bureau de Madara. Il frappa deux fois et prit une grande inspiration.

- Entre.

Le blond poussa la porte, Madara le sonda quelques minutes avant de lui faire signe de s'installer sur le fauteuil en face de lui.

- J'espère que tu te sens redevable.

-Je ne vous ai pas demandé de m'aider.

- Tss, viens près de moi.

Le blond s'exécuta et se cala contre Madara.

- Est-ce que tu as peur de moi ?

- Non, rétorqua fermement le plus jeune.

Le brun passa sa langue sur le lobe de l'hôte. Son souffle chaud fit frissonner le blond.

- Tu devrais.

Une peur sans nom le transperçait de part en part, pourtant, ses jambes refusaient de bouger. Ce mec l'avait violé et voilà qu'il avait accepté son maudit marché. Tout ce qu'il allait lui arriver était de sa faute. Il voulait par-dessus tout dire « non » mais les mains baladeuses de Madara le troublaient. A l'inverse de la dernière fois, ses caresses étaient plus rassurantes. Enfin le terme « rassurantes » était peut-être exagéré. Ce dernier s'affairait à faire rouler durement les tétons du blond entre ses doigts et à lui dévorer la nuque.

- Ta peau est parfaite, souffla le brun.

Deidara ne répondit pas, profitant seulement de la douceur dont faisait preuve le brun. Il sentit son t-shirt blanc, trois fois trop grand, glisser le long de son torse. La langue joueuse de Madara commença à tracer des arabesques imaginaires sur sa peau et sa main s'aventura vers le bas-ventre en feu du blond.

- Je ne crois pas ... que ce soit une bonne idée, finit par lâcher Deidara.

- Non ? Minauda le brun avec un grand sourire.

Ce dernier griffa durement le ventre du plus jeune, qui étouffa un cri.

- Comment ça non ? Tu crois que tu as le choix ?

Sans attendre de réponse, Madara enfonça plus profondément ses ongles dans l'épiderme. Il se délectait des petits cris de douleur de sa victime.

- Voilà, crie pour moi Deidara.

- Arrête !

Le yakuza ne se soucia pas du non-vouvoiement et commença labourer les cuisses de Deidara, qui devenaient au fur et à mesure sanguinolentes.

Un miracle, voilà ce qu'attendait Deidara. Pour la première fois de sa vie, il se mit à prier. La prière ne s'adressait à personne en particulier. « Aidez-moi, aidez-moi. » voilà ce que l'hôte récitait en boucle.

Zetsu débarqua à l'improviste, sans prendre la peine de frapper. Madara arrêta ses tortures et se redressa, faisant tomber le blond au passage. Si son homme de main entrait sans annoncer son arrivée, c'est que quelque chose de grave était arrivé.

- Madara-Sama, on vient de ravager la chambre d'Izuna !

- Hein ?

Le brun se précipita vers la sortie, suivi de près par son chien. Deidara essaya de se relever, tant bien que mal. Son corps le brûlait et son t-shirt était noirci d'hémoglobine. Qui pouvait-être cet Izuna ? Il devait être important pour que Madara laisse tomber ses occupations favorites, à savoir torturer les gens.


- Haaaan, Itachi-Sama !

Sakon retomba sur le torse tatoué de l'aîné des Uchiha, exténué. Il alla se nicher près du corps brûlant de son amant.

- Je suis content de ton travail, Sakon.

L'intonation était polaire, pourtant, ces simples mots réchauffèrent le coeur de l'hôte. Il était habitué à ce qu'Itachi soit froid avec lui, il l'était avec tout le monde.

- J'ai été jusqu'à tester les colères de votre cousin pour savoir jusqu'où il pouvait aller pour cet enfoiré de Deidara !

- Je sais, mais je ne t'ai jamais demandé de te faire arracher un oeil.

- Vous saviez très bien que je ne ressortirais pas indemne !

- Serait-ce un reproche ?

- Non, je vous aime trop pour ça.

Itachi sourit, non pas parce que Sakon venait de lui révéler ses sentiments, ça, il le savait déjà depuis longtemps. Il souriait parce qu'il avait trouvé le point faible de Madara. Ce blond, Deidara, était ce point faible.

Son téléphone vibra, il se releva, nullement gêné par sa nudité exposée aux yeux remplis de désir de Sakon.

- Allô ?

- C'est bon, j'ai refait la décoration comme tu me l'avais demandé !

- Merci, Sasori.

- De rien, c'est toujours un plaisir.

Maintenant que la pièce sacrée de Madara avait été profanée, il allait devenir complètement fou. Ces réactions allaient être beaucoup plus spontanées et surtout, moins réfléchies. Mais Itachi allait devoir rester en permanence sur ses gardes. Après tout, c'était un mal pour un bien.


N'oubliez pas que la review est la principale motivation de l'auteur ! Qu'elle soit négative ou positive, du moment que ça m'aide à progresser :)