Bien le bonsoir !
Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pointé le bout de mon nez, et j'en suis sincèrement navrée. Cependant, je tiens toujours mes promesses et cette fiction n'est pas encore terminée ! Voici donc un nouveau chapitre, un peu tardif mais, écrit avec amour. J'espère qu'il vous plaira et que vous prendrez plaisir à le lire. On se retrouve bientôt (je l'espère). N'hésitez pas à me partager votre avis, il m'est très précieux !
Bien à vous, Lalwende
- « Où vas-tu ? » demandais-je à Aragorn.
Dans un coin sombre du campement, il scellait son cheval en silence.
- « Quelque part où l'on m'attend. » me répondit-il simplement.
- « Quelle réponse exhaustive… » râlais-je en croisant mes bras sur ma poitrine.
- « Je ne peux pas t'en dire plus. J'ai un devoir à accomplir et toi aussi. Notre route se sépare pour le moment. » ajouta-t-il.
Je haussais les sourcils, surprise.
- « Je ne crois pas non. Tu n'iras nulle part sans moi. » lançais-je vivement.
- « Heldaria ! Je n'ai pas envie de me disputer avec toi. Tu dois rester auprès de Legolas et Gimli, ils te protégeront mieux que moi. Tu as une mission maintenant alors tâches de l'accomplir. » s'énerva-t-il.
Je sentis la colère monter, mais je ne répondis rien. Après tout, il n'avait pas tort. Je ne comptais tout de même pas en rester là.
- « Heldaria… Où vas-tu ?! Reviens, excuse moi je me suis emporté. » tenta de me retenir mon ami, tandis que je m'éloignais en vitesse.
- « Quelque part où l'on m'attend. » m'écriais-je avec sarcasme.
Je l'entendis souffler dans mon dos mais il ne me suivit pas. Tant mieux.
Je me dirigeais en vitesse vers le centre du campement, où j'aperçus rapidement mes amis.
- « Aragorn s'apprête à partir. Il a refusé de me renseigner sur sa destination ou bien même sur la raison de son départ. » annonçais-je à Legolas et Gimli avec hâte.
Ils discutaient tous deux, assis en face d'un feu de camp. Ils tournèrent leurs regards surpris vers moi.
- « Crois-tu que c'est en lien avec Elrond ? » me demanda l'elfe en fronçant les sourcils.
- « Elrond ? » demanda Gimli, perdu.
- « Le seigneur elfe est venu nous rendre visite. » répondis-je au nain. « Je ne peux en être certaine mais, je pense qu'il y a bien un lien entre sa visite et le départ précipité de notre ami. » continuais-je.
- « Bien, alors nous l'accompagnons. Il ne croit tout de même pas que nous allons nous séparer. » clama le nain.
Pour affirmer ses dires, il se leva avec hâte et récupéra ses armes. Je souriais, à la fois amusée et satisfaite.
- « Je vais chercher Arod et Aron. » nous informa Legolas, en se levant à son tour.
- « Rejoins nous devant le sentier de la montagne. J'ignore pourquoi, mais j'ai le sentiment que c'est à cet endroit que ses pas le mèneront. » ajoutais-je pensive.
Je me remémorais pendant quelques instants la vision d'Aragorn. Il avait semblé apercevoir un spectre sur le sentier, où je n'avais moi-même vu que de la brume. Un long frisson me parcouru l'échine.
- « Heldaria ? Tout va bien ? » me demanda le nain en posa sa main sur mon bras.
- « Oui, oui. Allons y avant qu'il ne nous devance. » répondis-je en me dirigeant vers ma tente.
A l'intérieur, seul le crépitement du feu brisait le silence de la nuit. J'inspectais rapidement la tente et fus surprise de la trouver vide. Eowyn était sûrement partie faire un tour.
Je ne perdis pas plus de temps et attrapais mes affaires à la hâte avant de rejoindre le nain. Nous nous dirigeâmes vers le point de rendez-vous.
Gimli s'installa sur un banc tandis que je fis les cents pas, légèrement anxieuse. Alors que le nain attrapa mon poignet, des bruits de sabots se firent entendre. Aragorn et Arod passèrent devant nous sans nous voir.
- « Où comptez-vous donc aller ? » demanda Gimli en se levant.
Notre ami se tourna, surpris. Il me lança un regard sévère avant de se concentrer sur le nain.
- « Non pas cette fois. Cette fois vous restez Gimli. » lança-t-il.
- « Ignorez-vous tout de l'opiniâtreté des nains ? » lui demanda Legolas qui été enfin arrivé.
Aron me rejoignit et souffla dans ma nuque, content de me revoir.
- « Il va falloir l'accepter. Nous venons avec vous l'ami. » continua Gimli sans détour.
Je souris bêtement en voyant les défenses d'Aragorn s'effondrer. Je le connaissais par cœur et mon plan avait marché.
- « Tu ne peux donc pas te passer de moi. » me lança-t-il durement, une lueur d'amusement brillant tout de même dans son regard.
- « Dans tes rêves…. » répondis-je en lui pinçant la joue.
Dans un sourire, il m'attira contre lui et me serra dans ses bras. Je lui rendis son étreinte.
- « Bien, allons y. Nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous. » finit-il pas annoncer après quelques secondes.
Nous montâmes en selle dans la seconde qui suivie. La traversée du camp ne se fit pas aussi discrètement que nous l'aurions voulu. Les soldats sortaient de leurs tentes à mesure que nous nous rapprochions du chemin dans la montagne. Ils étaient inquiets de notre départ mais Aragorn se refusait à leur donner plus de renseignements. Bientôt, leurs murmures ne parvint plus à mes oreilles. Nous nous étions déjà trop avancés sur la route.
- « Bien, où allons-nous exactement ? » osa demander le nain après quelques minutes.
- « Dans la montagne, quérir les services d'une armée de mercenaires. » répondit Aragorn.
- « Quelle sorte d'armée s'attarderait dans un endroit pareil ? » insista le nain, en regardant autour de lui.
- « Une armée maudite. » souffla Legolas. Il fit planer un silence avant de reprendre. « Il y a fort longtemps, les hommes des montagnes prêtèrent serment au dernier roi du Gondor. Ils lui jurèrent allégeance, promettant de l'aider au combat. Mais quand l'heure fut venue, quand le Gondor eu besoin de leur aide, ils s'enfuirent, disparaissant dans les ténèbres de la montagne. Alors Isildur les maudit, souhaitant qu'ils n'aient aucun répit jusqu'à l'accomplissement de leur serment. Qui les appellera du gris crépuscule ? Les gens oubliés, l'héritier de celui à qui ils prêtèrent serment, du nord il viendra, la nécessité l'amènera. Il franchira la porte du chemin des morts. »
Un frisson parcouru mon échine à l'entente de ce récit. Les elfes n'étaient pas particulièrement familier de la mort et je n'avais aucune envie de rendre visite à des spectres. Ces derniers ne semblaient pas vraiment appréciables de surcroît.
- « Alors, tu as vraiment aperçu un fantôme… » soufflais-je à l'encontre d'Aragorn.
Je n'avais pas le courage de prononcer ces mots à haute voix.
- « Il semblerait. » répondit-il simplement.
- « Comment comptes-tu les convaincre ? Ils ont trahi Isildur une fois, et puis à part ta parole et la nôtre, tu n'as rien pour prouver que tu es son descendant. » demandais-je.
- « Si. Elrond est venu m'apporter Anduril, reforgée. » m'annonça-t-il dans le plus grand des calme.
Je ne répondis rien, surprise. Je ne pus m'empêcher de penser qu'Arwen été derrière tout cela.
Le silence s'installa ensuite entre nous, seulement brisé par le bruit de sabots de nos chevaux.
Je me réveillais quelques heures plus tard, alors que le soleil pointait déjà le bout de son nez.
- « Bonjour » chuchota la voix de Legolas à mon oreille.
Je sursautais, surprise de le trouver dans mon dos.
- « Tu t'es endormie sur Arod et tu as bien failli tomber. Je me suis dit que je pourrai te servir d'oreiller. » m'informa-t-il en souriant.
- « Tu as osé confier Asufel à Gimli ? N'as-tu aucune compassion pour ce pauvre cheval ? » demandais-je amusée.
Je jetais un coup d'œil à Gimli mais il me semblait être à son aise haut perché sur Asufel.
- « J'ai susurré quelques mots apaisants à notre monture. Tout s'est très bien passé. Je crois même que Gimli devient un bon cavalier. » me répondit l'elfe d'un ton amusé.
Je déposais mes lèvres sur les siennes avec douceur en guise de remerciement.
Nous chevauchâmes encore une heure avant d'atteindre l'entrée de la montagne. L'air autour de nous s'était rafraîchit et je ne pouvais m'empêcher de frissonner, même les chevaux commençaient à s'agiter.
- « La chaleur de mon sang semble s'être dérobé. » murmura Gimli, exprimant notre ressenti commun.
Nous posâmes pied à terre et nous approchâmes de la porte sans grande conviction. Si j'avais pu faire demi-tour, je l'aurai fait.
- « La voie est close. Elle fut faite par ceux qui sont morts, et les morts la gardent. La voie est close. » lança Legolas qui traduisait les inscriptions gravées au-dessus de la porte.
- « Eh bien voilà qui est tout à fait chaleureux. » murmurais-je, mal à l'aise.
Soudain, un râle venu des profondeurs de la Montagne se fit entendre et un souffle d'air vint s'abattre sur nous. Je dégainais mes dagues à toute vitesse, me retenant de hurler. Les chevaux, pour leur part, se cabrèrent et dans un hennissement d'effroi s'enfuirent sans que l'on ne puisse les rattraper.
Un silence pesant s'installa.
- « Je ne crains pas la mort. » déclara finalement Aragorn.
Dans ses yeux se lisait sa détermination. Le sort de son royaume et d'Arwen étaient entre ses mains, échouer n'était pas une option. Il entra dans la montagne sans une once d'hésitation.
Legolas se tourna vers moi et me tendit sa main. Je la lui pris avec résignation et le suivis en silence.
- « Voilà bien une chose inouïe ! Des elfes accepteraient d'aller sous terre, et un nain ne l'oserait pas. Rooh… J-je n'ai jamais entendu cela. » râla le nain, prenant notre suite.
Nous marchâmes quelques minutes dans un silence complet. L'air de la grotte était lourd et étouffant. Aragorn réussit à trouver une torche, nous permettant de voir ce qui pouvait bien se trouver autour de nous. Le spectacle était pour le moins macabre. Des dizaines de crânes s'empilaient les uns sur les autres, semblant nous scruter à travers leurs orbites.
- « Tu trembles. » me fit remarquer Legolas en passant son bras autour de ma taille.
- « Je n'ai pas un très bon souvenir de ma dernière rencontre avec l'au-delà… » répondis-je en serrant les dents.
L'elfe me lança un regard d'incompréhension.
- « Je te raconterai plus tard… » l'informais-je, ne voulant pas y penser plus encore.
- « J'ai l'impression que tu as beaucoup de choses à me raconter. » répliqua-t-il suspicieux.
- « Tu n'imagines même pas… » répondis-je en soupirant légèrement.
Sa présence et son contact me rassura, du moins, jusqu'à ce que son corps se crispe.
- « Est-ce que tu les vois ? » me demanda-t-il, étonné.
Je fis un effort surhumain pour laisser mes sens elfiques prendre le dessus, et en effet, je pus à mon tour capter ce qu'il voyait.
- « Oui… » soufflais-je.
- « Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que vous voyez ? » demanda Gimli, aussi peu à l'aise que moi.
Il tenait sa hache fermement, prêt à assommer quiconque l'approcherait par surprise.
- « Je vois des formes d'hommes, et de chevaux, et de pâles étendards semblables à des lambeaux de nuages. Nombres de lances s'élèvent, telles des branches en hiver à travers un halo de brume. Les morts nous suivent. Ils ont été appelés ! » répondit l'elfe, me faisant sursauter.
Il reprit ma main dans la sienne et nous fit avancer plus vite.
- « Les morts ? Appelés ? Je le savais… Très bien, parfait… Legolas ! Heldaria ! » s'écria Gimli en nous rejoignant au pas de course.
Bientôt, une brume verdâtres aux formes humanoïdes nous encerclèrent, freinant notre avancée.
- « C'est dégoûtant… » râlais-je, sensible au contact froid et humide de la brume.
- « Ne regardez pas en bas. » nous conseilla Aragorn, s'arrêtant un instant.
Le crissement sous mon pied me suffit à comprendre ce sur quoi nous marchions. Je fermais les yeux, dépitée et tentais de reprendre mon souffle. Je commençais à regretter la Moria.
- « J'espère que ces satanés spectres accepterons d'honorer leur promesse. Autrement, je ne réponds plus de rien ! » marmonnais-je pour moi-même.
Bientôt, le sol redevint lisse et froid et nous pénétrâmes dans une immense salle. D'un côté se trouvait un gouffre profond dont on ne voyait pas le fond, de l'autre, l'entrée de ce qui semblait être un manoir construit dans la roche. Bien qu'effrayée, je trouvais ce lieu particulièrement captivant.
- « Qui pénètre dans mon domaine ? » demanda un voix d'outre-tombe.
- « Une personne à qui vous devez allégeance. » lui répondit Aragorn avec fermeté.
Je lançais un regard admiratif à mon ami, son courage semblait sans faille. Contrairement au mien, j'étais pétrifiée. Legolas dû le sentir car il me lança un regard qui se voulu rassurant.
- « Les morts ne tolèrent pas que les vivants passent. » continua le spectre, ne semblant prêter aucune attention à ses paroles.
- « Vous me tolérerez moi ! » insista Aragorn.
Son rire résonna dans la salle, réveillant des centaines de spectres qui vinrent nous encercler. Je sentis mon corps se raidir comme la corde d'un arc. Bouger devenais une tâche ardue.
- « La voie est close. Elle fut faite par ceux qui sont morts et les morts la gardent. La voie est close. Maintenant vous allez mourir. » annonça le spectre en s'avançant vers nous.
Legolas lâcha ma main et dans la seconde qui suivit, l'une de ses flèches vola jusqu'au spectre. Elle lui passa à travers le crâne, ne causant aucuns dégâts.
- « Economise tes flèches, nous ne pouvons rien contre eux. » l'informais-je gravement.
Quelques souvenirs de mon combat en Terre morte me vinrent à l'esprit.
- « Alors quoi ? » me demanda l'elfe, les dents serrées.
- « Alors croise les doigts pour que notre ami trouve de quoi les convaincre. » murmurais-je.
- « Je vous somme d'accomplir votre serment. » ordonna Aragorn.
- « Il n'y a que le roi du Gondor qui puisse me l'ordonner ! » s'énerva le spectre.
Il s'avança vers Aragorn en levant son épée, avant de l'abattre sur lui. Mon ami para le coup, à la surprise de tous.
- « La lame a été brisée. » continua le spectre, qui refusait de croire à la légitimité d'Aragorn.
Ce dernier lui attrapa la gorge et vint y coller son épée.
- « Elle a été reforgée. » clama-t-il avant de le repousser. « Battez-vous pour nous et regagnez votre honneur. Que dîtes-vous ? » demanda-t-il.
Pour toute réponse, les spectres restèrent silencieux. Aucun ne bougeait, tous nous scrutaient de leurs regards vide.
Aragorn fit quelques pas.
- « Que dîtes-vous ? » demanda-t-il à nouveau, plus fermement.
- « Ah ! Vous perdez votre temps, Aragorn. Ils n'ont pas eu d'honneur dans la vie, ils n'en auront pas plus dans la mort. » s'agaça Gimli, restant cependant sur ses gardes.
Les spectres ne répondirent pas.
- « Je suis l'héritier d'Isildur. Battez-vous pour moi, et je considérerai votre serment comme accompli. Que dîtes-vous ?! » tenta à nouveau notre ami.
Le spectre, qui semblait commander cette armée, fit résonner son rire macabre dans la grotte. Puis, petit à petit, les spectres disparurent.
- « Vous avez ma parole ! Battez-vous et je vous libérerai du monde des morts vivants ! Que dîtes-vous ?! » hurla Aragorn, un brin de désespoir dans la voix.
- « Restez là ! Traitres ! » l'accompagna la nain, de son tact légendaire.
Nous n'eûmes pas le temps de réfléchir à deux fois, que le sol et les murs se mirent à trembler. Des crânes humains vinrent rouler à nos pieds et un bruit sourd résonna dans la grotte. La cavité semblait prête à s'effondrer. Ce qui fut le cas, lorsque des milliers de crânes humains brisèrent la façade du manoir pour venir s'écrasa dans notre direction.
- « Non, mais, dîtes-moi que c'est une farce ! » soupirais-je.
- « Partons ! » hurla Aragorn en courant vers ce qui semblait être la sortie.
Legolas m'agrippa la main avec force et me tira derrière lui. Tant pis pour la douceur, il nous fallait déguerpir de ce tombeau. Bien que peu flatteur, je m'en remettais à lui pour m'en sortir indemne. Après tout, il m'avait prouvé à mainte reprise qu'il était tout à fait capable de me sauver la vie. Les paroles de Gandalf me revinrent en mémoire et je dus m'avouer qu'elles n'étaient pas sans sens.
Quelques ossements nous tombèrent sur le crâne mais par chance, aucun ne nous assomma. Nous réussîmes à sortir indemnes de la montagne, en suivant le chemin emprunté par Aragorn. Nous atterrîmes de l'autre côté du mont, au bord de la falaise où nous pouvions apercevoir le fleuve en contre bas. Un triste paysage s'offrait à nous. Des pirates naviguaient en direction de Minas Tirith, laissant derrière eux une cité à feu et à sang.
Aragorn s'écroula à genoux, les larmes au yeux. Je ne pouvais que comprendre sa souffrance. Notre seule chance de nous en sortir vainqueur et de sauver le Gondor, sa cité, était vaine. Son peuple et ses terres brûlaient sous ses yeux. La culpabilité d'avoir renier si longtemps ses origines et ses responsabilités pesaient sur ses épaules. Arwen se mourrait et ses chances de la revoir s'amenuisaient un peu plus. Je venais m'accroupir à ses côtés et le pris dans mes bras. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire. Sa souffrance était terrible et je n'avais aucune solution.
Un souffle se fit sentir dans notre dos et nous fit relever la tête. Nous nous tournâmes pour apercevoir le chef spectre sortir de la montagne.
- « On se battra. » nous informa-t-il de sa voix gutturale.
Un regain d'espoir et d'énergie déferla dans notre groupe. Un sourire se dessina sur chaque visage, me donna l'envie de croire que tout n'était pas encore perdu.
