NA : Bonjour, bonjour !

Une centaine de lecture en même pas 12 heures, je suis flattée ^^'

Comme je le disais hier soir donc, bien que je pense que la première partie se suffit à elle-même, j'avais une petite suite dans la tête. Mademoiselle Pepperpot ? sera donc un TwoShots.

Je n'ai pas de bêta, j'espère donc que vous ne trouverez pas de fautes disgracieuses, sinon n'hésitez pas à me taper sur les doigts, je corrigerai !

Aussi, je pense poster courant de semaine un OS (pour de vrai cette fois !) sur une scène un tantinet fleur-bleue post-IM3. J'espère que vous pardonnerez mon cœur tendre... A bientôt ;)

Enjoy !


Prenant soin de ne surtout pas refermer la porte derrière elle, – elle ne voulait pas que « Happy » s'imagine à nouveau tous les scénarios potentiellement dangereux qu'elle pouvait représenter pour leur cher patron – Virginia Potts entra dans le bureau directorial de Stark Industries.

Tandis que Tony Stark s'installait à son bureau pour étudier plus avant les documents qu'elle lui avait apportés, elle en profita pour observer ce qui l'entourait.

La pièce devait à elle seule équivaloir à plus de la moitié de la superficie des bureaux du service secrétariat.

Ce qui attira d'abord son attention fut l'immense baie vitrée qui constituait l'entièreté du mur face à la porte. Le soleil n'inondait pas encore totalement la pièce, mais ce n'était visiblement qu'une question d'heures et elle fut impressionnée par la large vue qui s'offrait de Stark Industries. L'emplacement de ce bureau avait été choisi avec soin, donnant à tout visiteur un aperçu de l'ampleur de l'entreprise.

Reportant son attention sur le reste de la pièce, elle fut surprise de constater que l'ensemble était peu ostentatoire, a contrario de son occupant. Hormis un bureau placé au milieu de la vue qu'offrait la baie vitrée, une imposante maquette de ville miniature sur la droite et une discrète, mais non moins impressionnante, bibliothèque sur la gauche, la pièce était nue. Enfin presque.

« Oh ! » s'exclama-t-elle tout bas, mais ce fut suffisant pour attirer l'attention de M. Stark qui leva les yeux vers elle. « C'est... c'est un original ? » demanda-t-elle en désignant le tableau se trouvant à gauche de la porte, sur le même pan de mur que celle-ci, tout près de la bibliothèque.

« Le Hopper ? Bien sûr. Mon père a toujours apprécié cet artiste. » Il affectait un air nonchalant que Virginia commençait à associer au personnage. Il avait dit cela comme si l'on en trouvait à tous les coins de rues... Un Hopper !

Virginia s'approcha de l'œuvre pour l'observer de plus près. Il représentait une femme seule, appuyée contre la porte d'une petite cabane de plage. Pour y être allé étant enfant, Virginia fut presque certaine qu'il s'agissait de Deauville, en France. L'impression de mélancolie qui se dégageait de l'œuvre et de son personnage était si évidente qu'elle ressentit aussitôt une profonde empathie pour cette inconnue solitaire.

« C'est ma mère. »

Ne l'ayant pas entendu approcher, Virginia sursauta en entendant la voix de son patron si près de son oreille. Il était définitivement dans son espace personnel et dire que cela la laissait indifférente aurait été mentir. Son parfum avait quelque chose d'envoûtant. Elle ferma les yeux une fraction de seconde, s'imaginant rentrer chez elle, auprès de son compagnon pour chasser cette pensée idiote.

Après une brève inspiration, elle avait retrouvé le contrôle de ses émotions, toute surprise oubliée et elle reporta son attention sur la toile.

« Votre mère ? » demanda-t-elle, étonnée. Elle avait devant elle une œuvre inconnue de l'artiste. Pourtant, elle ne doutait pas un instant qu'elle soit bien de lui.

« Elle a été faite en 59, moins de deux ans après le mariage de mes parents. »

Virginia se tourna légèrement pour observer l'homme qui se tenait près d'elle. Il avait l'air perdu dans ses pensées, mais l'image ne perdura que l'espace d'une seconde. Il se tourna à son tour vers elle et leur proximité fut de nouveau trop évidente à Virginia qui s'éloigna d'un pas ferme en direction du bureau.

« Le dossier... »

« L'erreur est corrigée, » la coupa-t-il. « Mais vous pouvez revérifier, Mlle... » Une fois encore, il buta sur son nom.

« Potts. »

« Mlle Potts. »

Il lui fit un sourire ravageur. De ceux qui avait dû ravir plus d'un cœur auparavant, songea Virginia. Elle se saisit du dossier et le relu attentivement, affectant une indifférence détachée. Effectivement, il n'y avait plus la moindre erreur.

« Bien, je suis ravie que ceci soit réglé. Je vais redescendre pour apporter les modifications au fichier. Bonne journée, M. Stark. » Elle récupéra le dossier en le saluant de la tête avant de se diriger vers la porte, où Happy veillait toujours sur eux. Enfin, sur Tony Stark et la menace potentielle à laquelle il était confronté... Elle s'apprêtait à franchir le seuil, ignorant au mieux le regard qu'elle savait posé sur elle dans son dos.

« Mlle Potts ? »

« Oui, M. Stark ? »

« Fermez la porte un instant, voulez-vous ? »

Virginia hésita une seconde, jetant un regard incertain en direction du garde du corps qui ne la quittait pas des yeux, avant de s'exécuter nerveusement.

Elle se tourna à nouveau pour faire face à son patron, restant prudemment près de la porte. Mais bien sûr, ce fut lui qui approcha, envahissant à nouveau son espace personnel.

« Depuis combien de temps travaillez-vous ici, Mlle Potts ? »

N'ayant su à quoi s'attendre, Virginia fut soulagée de cette question anodine.

« Huit mois aujourd'hui, monsieur. »

« Et pourtant, je ne vous avais jamais rencontrée ? » Il semblait sincèrement étonné.

« Je travaille au service secrétariat, je n'ai pas l'occasion de monter à cet étage bien souvent, » souligna-t-elle en guise d'explication. En fait ces occasions pouvaient se compter sur les doigts d'une demi-main. Tout comme le temps où elle était restée à l'étage exécutif.

Il la considéra un instant et elle se sentit rougir sous cet examen insistant. Il ouvrit la bouche mais se ravisa visiblement, fronçant les sourcils.

A quoi pensait-il ?

« Vous avez dû croiser Heather en montant ? »

« La furie blonde ? » demanda-t-elle avant de réaliser avec horreur qu'elle avait dit cela à voix haute. « Désolée. »

Elle rougit furieusement et Tony s'amusa de son malaise. Ces rougeurs lui allaient particulièrement bien au teint. Il s'esclaffa.

« Il n'y a pas de mal, » la rassura-t-il. Il plaça une main qui se voulait sans doute réconfortante sur son épaule mais cela ne fit que contribuer à l'embarras de la jeune femme qui ne sut comment réagir et resta figée sur place. « Je trouve cette description tout à fait pertinente. » Il marqua une pause, laissant à la jeune femme l'occasion de rougir un peu plus.

Tu viens de te ridiculiser devant Tony Stark...

« Toujours est-il, » reprit-il, en remettant ses mains dans les poches, ce dont elle fut infiniment reconnaissante, « que cette furie se trouvait être mon assistante personnelle. »

A ces mots, Virginia se sentit d'autant plus gênée mais ne put s'empêcher de s'interroger sur les raisons d'un départ aussi... explosif, sa curiosité piquée.

« Comme vous l'avez peut-être deviné, elle a démissionné. » Un euphémisme, de toute évidence. « J'ai donc besoin d'une nouvelle assistante le plus vite possible. »

J'ai comme l'impression de voir où cette conversation nous entraîne... songea Virginia. Comment me sortir de cette situation ? Certes, devenir l'assistante personnelle de Tony Stark, PDG de l'une des entreprises les plus puissantes du pays remplirait ses objectifs de carrière bien à l'avance mais... et bien d'abord, elle aurait aimé savoir pourquoi la précédente AP s'était retirée avec autant de passion. Ensuite, elle doutait d'avoir les compétences requises pour un tel poste. Certes elle était largement diplômée, mais son manque d'expérience probante se révélerait sans doute problématique. Elle se fustigea mentalement en se rappelant qu'il ne lui avait encore rien demandé... il voulait peut-être simplement qu'elle organise des entretiens. Mais il confirma sa première impression dès la seconde suivante.

« Je vous attend lundi matin à 8h pour un essai. Je serai là à 11h. Happy s'arrangera pour que tout ce dont vous avez besoin vous soit transmis d'ici à la fin de l'après-midi. »

Virginia ouvrit la bouche puis la referma. Que pouvait-elle faire ? Refuser ?

« Je ne sais pas si je suis la personne la plus apte pour ce poste, M. Stark, » tenta-t-elle. Vainement.

« Repérer une erreur de calcul dans un document que j'avais moi-même établi est déjà en somme, un exploit. Je ne fais jamais d'erreur. Mais braver ce cher Happy pour me l'apporter... cela témoigne d'un dévouement indispensable pour le poste que vous allez bientôt occuper. Ce n'est pas un cadeau que je vous fais là, Pepper. »

Encore ce nom étrange...

» Croyez-moi, vous ferez plus d'heures que vous ne pourrez les compter et pour être honnête, il paraît que me supporter relève de l'exploit. »

Il rit légèrement, savourant un instant ce qui devait être une blague personnelle.

« Vous commencez lundi. Ce n'est qu'un essai. Après deux semaines, si vous ne convenez pas, je promets de vous renvoyer au service secrétariat sans la moindre rancœur à votre égard. Je ne garantis cependant pas que l'inverse sera vrai. Mais si tel est le cas, vous serez libre de suivre l'exemple de votre prédécesseur et de m'insulter largement en partant. Il paraît que cela soulage. »

Virginia le regarda, un instant interdite par l'attitude de cet homme. Il n'avait rien de l'image que l'on se fait habituellement du PDG d'une grande entreprise.

« Autre argument en votre faveur, ce tailleur vous va à ravir. »

Il la gratifia d'un sourire provocateur et elle se mordit l'intérieur de la lèvre pour ne pas répliquer comme elle l'aurait fait en temps normal. Cela ne serait définitivement pas la meilleure façon d'entamer leur relation de travail. C'est alors qu'elle réalisa que sa décision était prise.

Cette offre représentait tout ce qu'elle voulait accomplir professionnellement parlant. Voir cette opportunité se présenter à seulement 25 ans relevait d'un petit miracle. Il aurait suffi d'une minuscule petite erreur de calcul de la part d'un génie et un petit face à face avec son garde du corps pour en arriver là. Elle regarda sa montre. Quarante-trois minutes exactement. En quarante-trois minutes, sa vie s'était vue chamboulée.

Mon dieu, que s'apprêtait-elle donc à faire ?

« Je serais là lundi. » Face au sourire victorieux de son patron, elle s'empressa d'ajouter « pour un essai. »

Pourvu qu'elle ne regrette pas cet instant dès le lundi suivant...

« Bien entendu, Pepper. »

Elle resta plantée là, encore étonnée d'avoir accepté, ne réagissant même plus au surnom incongru. Tu vas être l'assistante personnelle de Tony Stark... Une chose était certaine, son petit ami n'allait pas apprécier qu'elle travaille au jour le jour aux côtés de l'un des playboys les plus actifs de la côte californienne.

Finalement, voyant que ledit playboy ne semblait pas vouloir ajouter quoi que ce soit, elle prit la parole.

« Ce sera tout, monsieur Stark ? »

Il lui sourit, satisfait d'avoir une fois de plus obtenu ce qu'il désirait.

« Ce sera tout, mademoiselle Potts. »