Remarque : rien ne m'appartient, tout appartient à J.K. Rowling et je ne touche pas de royalties

Chapitre 1 : L'enfant perdu

Hagrid avait toujours aimé la Forêt interdite, peut-être parce qu'il s'y sentait un peu chez lui, après tout, cette forêt, c'était Poudlard et c'était chez lui. Seulement aujourd'hui, il aurait voulu être dans sa cabane, mais non, il avait fallu que Jok se soit écarté du chemin pour courir on ne sait où. Jok était un chien qu'il avait recueilli, il y avait déjà plusieurs années. Et même si pour l'instant il pestait contre son compagnon, il fallait avouer qu'ils faisaient la paire tous les deux, lui du haut de ses deux mètres et demi hérité par sa mère et Jok, avec sa bonne tête de molosse qui bavait n'importe où. Et puis Hagrid avait toujours aimé les bêtes. Mais quand même ce chien exagérait, on était au début du mois de juillet, en pleine nuit et il faisait très chaud.

Soudain Hagrid entendit un aboiement, il se pressa pour rattraper Jok et lui dire tout ce qu'il pensait. Furieux, Hagrid déboucha sur une clairière qui marquait l'entrée du territoire des centaures. Il s'arrêta net, non pas qu'il craignait les centaures, il était en très bon terme avec eux, mais Jok était penché sur une cape. Non, se dit Hagrid, pas une cape, du moins pas seulement, il y a quelque chose à l'intérieur. Hagrid, s'approcha le plus lentement et le plus doucement que lui permettait son large corps et se pencha vers le tas en l'examinant de plus près. Il s'aperçut que c'était une grande cape noire qui semblait protéger quelque chose qui ne bougeait pas. Non, cela bougeait imperceptiblement. Hagrid pressentait quelque chose de bizarre en lui, il n'avait pas peur mais il sentait qu'il avait subitement la nausée. Jok le regardait maintenant et semblait lui dire « vas-y, grouille-toi bon sang, c'est vivant ou presque » Hagrid se secoua et souleva délicatement la cape et quelle ne fut pas sa stupeur en y découvrant une adolescente. Une jeune fille aux cheveux noirs de jais, maigre et respirant à peine. Elle semblait avoir marché des jours et des jours sans manger et sans boire. Elle tenait dans sa main une baguette magique et une cape qui brillait à la lueur de la lune. Elle était vêtue de haillons et Hagrid distingua quelque chose de brillant attaché à son cou. Hagrid se secoua un bon coup et pris l'adolescente de ses bras, l'enveloppant de la grande cape noire, il siffla Jok et se dépêcha de rentrer à Poudlard.

Jamais Hagrid n'avait trouvé le chemin aussi long et ce fut sans forme de politesse inutile qu'il entra dans l'infirmerie, et qu'il confia l'enfant à madame Pomfresh, l'infirmière de l'école

Bien merci Hagrid, maintenant sortez, vous n'êtes d'aucune aide ici. Allez prévenir le professeur Dumbledore, lui intima-t-elle gentiment.

Hagrid sortit rapidement et se dirigea vers le bureau du Directeur. Il prononça le mot de passe et son inquiétude grandissant, il entra dans le bureau en oubliant de frapper avant d'entrer. Il trouva le directeur parlant avec une femme à l'air sévère et autoritaire.

Oh ! Veuillez m'excuser Dumbledore, monsieur, professeur McGonagall, dit-il, embarrassé

Que ce passe-t-il Hagrid ? demanda Dumbledore étonné de l'air pâle qu'arborait le garde-chasse de Poudlard

J'ai trouvé dans la forêt, un enfant, une jeune fille, elle ne respirait presque plus monsieur

Un enfant ? s'étonna le professeur McGonagall

Le professeur Dumbledore leur fit signe de le suivre et ils se dirigèrent vers l'infirmerie. Hagrid leur raconta ce qu'il savait en chemin en essayant de masquer son inquiétude. Quand, ils arrivèrent, madame Pomfresh, avait tiré les rideaux autour du lit et s'affairait à préparer une potion.

Pom-Pom, comment va-t-elle ? demanda Dumbledore.

Elle est très faible, je dois dire que je ne sais pas si elle s'en sortira. Hagrid, je peux dire sans hésiter que vous lui avez sauvé la vie…du moins pour le moment.

Comment se présente son état ? questionna à nouveau Dumbledore

Elle respire mieux mais encore très faiblement, je dirais qu'elle n'a pas mangé de puis cinq ou six jours et qu'elle n'a pas bu depuis autant de temps. Elle est blessée à plusieurs endroits comme si elle avait fait une très grosse chute. Elle ne bouge pas et je ne crois pas qu'elle dorme, elle est plutôt évanouie, mais à son stade, c'est difficile à dire, j'ai rarement vu de pareil cas. Il vaudrait mieux la transporter à St mangouste

Non, répondit-il catégorique, il vaux mieux que personne ne connaisse son existence tant que nous n'en saurons pas plus sur elle, je compte sur vous.

Avait-elle des objets personnels sur elle ? s'enquit le professeur McGonagall.

Oui, un médaillon que je ne suis pas parvenue à lui retirer et ceci, désigna l'infirmière en montrant la cape argentée que Hagrid avait vu l'enfant tenir fermement. Elle la serrait très fort mais j'ai réussi à lui retirer.

Il y eut un regard étonné de la part des trois adultes quand ils reconnurent l'objet

Une cape d'invisibilité ? murmura Minerva McGonagall.

Elle regarda Dumbledore mais celui-ci ne fit aucun commentaire et s'adressa au géant

Hagrid, voulez vous veiller sur elle ?

Avec plaisir monsieur, je vous préviendrais si elle se réveille

C'est sur ces paroles qu'ils se séparèrent, les deux professeurs se retirèrent pour aller se coucher et madame Pomfresh rejoignit sa chambre à coucher, Hagrid resté seul, tira une chaise à coté du lit de l'enfant et veilla sur elle jusqu'au petit matin où il s'endormit.

Les jours passèrent ainsi, Hagrid ne quitta pas le chevet de la malade. Elle reprenait lentement de forces mais madame Pomfresh restait inquiète quand à son rétablissement. Dumbledore venait parfois pour s'assurer de sa guérison en espérant qu'elle se réveille. Mais non, elle ne semblait pas vouloir se réveiller et Hagrid veillait inlassablement sur elle.

Un matin, il se réveilla, la tête encore embrouillée. Quand il tourna la tête vers le lit de sa jeune protégée, il fut surpris de voir la trouver réveillée attendant patiemment que lui-même se réveille, elle semblait intimidée. Il secoua sa grosse tête hirsute pour vérifier qu'il ne rêvait pas, se pinça mais comme l'image persistait, il se racla la gorge et de sa plus douce voix, il parla à l'enfant.

Bonjour petite, tu peux dire que tu m'as fait peur

Oh, zut ! j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Rubeus Hagrid, gardien des clés et des lieux à Poudlard. Mais appelle-moi Hagrid et toi quel est ton nom ?

La réponse qu'elle lui fit était certainement la dernière à laquelle il se serait attendu, même dans un endroit comme Poudlard.

Je ne sais pas, murmura-t-elle, un voile passant sur ses yeux

Tu ne sais pas comment tu t'appelles ? dit Hagrid, ahuri

Où sommes nous ?

A Poudlard, à l'infirmerie plus précisément.

L'école de sorcellerie ?

Oui. Tu connais ?

Elle hocha la tête faiblement puis elle repris

C'est Dumbledore le directeur ?

Oui. C'est un grand homme

Je sais, dit-elle d'une voix tranquille

Comment je suis arrivée ici ?

Oh ! Par la barbe de Merlin ! c'est vrai, excuse moi. C'est moi qui t'ai trouvé dans la forêt, tu étais dans un sale état je peux te l'assurer, j'aimerais fichtrement savoir qu'est-ce que tu a fais pour en arriver là !?

Moi aussi, souffla-t-elle comme pour elle-même

Tu ne te souviens de rien ?

Non

L'infirmière arriva et en découvrant la jeune malade réveillée, elle poussa un cri de surprise et se précipita sur elle pour la faire se recoucher en maugréant qu'elle était faible et que Dumbledore pouvait penser ce qu'il voulait que ce n'étais pas un endroit pour une malade comme elle. Hagrid se leva et au regard mi-étonné, mi-déçu que lui lança la jeune fille, il expliqua

Je vais prévenir le professeur que tu es éveillée, il voulait te parler

Et il la laissa un instant avec l'infirmière qui lui fit prendre le premier vrai petit déjeuner qu'elle ait eut depuis longtemps, elle était restée deux semaines dans son état de semi-coma. Le géant revint une heure plus tard accompagné d'un vieil homme à la barbe argentée et au regard bleu intense. Le vieil homme, vêtu d'une robe ornée d'étoiles fit apparaître un fauteuil recouvert de chintz et se présenta inutilement :

Je suis le professeur Dumbledore.

Je le sais, répondit la jeune fille

Je suis heureux que tu te sois enfin réveillée, tu nous as fait peur, dit-il avec un sourire, ses yeux pétillants de malice derrière ses lunettes en demi lune.

Je ne me souviens de rien, avança-t-elle, quelque peu méfiante tout à coup

Ne t'inquiète pas, pour le moment seule ta santé nous importe, mais s'il est vrai que j'aimerai connaître ton histoire.

On a retrouvé quelques effets personnels sur toi

Il montra à la l'adolescente sa baguette dont elle se saisi avec empressement puis la grande cape noire qui ne la fit même pas sourciller et puis la Cape d'Invisibilité

C'est à moi, dit-elle sans réagir davantage.

Elle paraissait figée dans le marbre et son regard s'était fait dur. Le professeur Dumbledore, s'il fut surpris, n'en montra aucun signe et déposa sans mot dire la précieuse cape sur le bord du lit, puis il continua.

Il y avait aussi une chaîne en or que nous n'avons pas réussi à détacher et qui par conséquent est toujours à ton cou.

Elle fouilla à l'intérieur de sa robe de chambre et en ressortit une chaînette où elle lut : « Lou, 31 juillet. » elle regarda l'autre face et observa un phénix s'enflammant devant un éclair qui semblait traverser le médaillon sur toute sa hauteur.

Sais-tu ce que cela peut signifier ? demanda doucement le vieil homme pour ne pas la brusquer.

Il a toujours été à mon cou.

Lou, c'est ton nom ?

Non.

Et le 31 Juillet ? Cette date te dit quelque chose ?

Non.

Et ce dessin ?

Un phénix et un éclair.

Tu ne sais pas leur signification ? persévéra le directeur

Non.

Le vieil homme soupira et examina à nouveau la jeune inconnue de son regard perçant, sachant qu'elle ne mentait pas. Comprenant qu'elle se méfiait, il n'insista pas et pris congé, laissant Hagrid tenter d'apprivoiser cette enfant.

2. Le chemin de la confiance