rien ne m'appartient, tout appartient à J.K. Rowling grande deesse parmi les deesses dont nous nous inspirons tous
Chapitre 2 : Le chemin de la confiance
Les jours passèrent, et la confiance se lia entre la jeune fille et le garde chasse qui passait presque toutes ses journées avec elle. Il l'avait emmenée voir les animaux dont il s'occupait dès qu'elle avait été autorisée à quitter son lit et pour leur plus grand bonheur à tous les deux, il s'était avéré qu'elle adorait les animaux et qu'elle n'avait pas peur du danger – les bébêtes en questions ayant tous au moins des dents pointues ou des griffes acérées, avec du venin si elles avaient de la chance, car Hagrid avait une passion pour les animaux dangereux, plus ils pouvaient tuer rapidement, plus il les aimait. Elles passait ainsi ses journées et le soir, elle regagnait son lit pour recevoir la visite du professeur Dumbledore qui essayait de gagner peu à peu sa confiance ; ce à quoi il parvenait assez bien mais il arrivait que, sans raison apparente, elle redevienne froide et dure comme le marbre, et le vieux professeur ne comprenait pas pourquoi.
Un soir, début août, Dumbledore avait entendu un rire résonner dans le château, d'habitude silencieux. Il était en train d'attendre l'enfant à l'infirmerie quand il entendit un rire léger et enfantin tinter à ses oreilles, il regarda Pompom et ils se précipitèrent à la porte. Le rire venait du hall et quand ils arrivèrent en haut de marches, ils virent la jeune fille rire en face d'Hagrid. Le directeur fut étonné, l'enfant ne riait jamais, tout au plus, il l'avait surpris à sourire lorsqu'elle se trouvait avec le garde-chasse. Cependant quand elle les vit, elle s'arrêta instantanément et repris son visage grave et solitaire. Elle souhaita le bonsoir à son ami et suivi Dumbledore jusqu'à l'infirmerie où elle dormait.
Bonjour professeur, se contenta-t-elle de dire en lui faisant son habituel salut en signe de respect.
Bonjour, lui dit-il en souriant, peiné intérieurement qu'elle ait cessé de rire. J'aimerai que nous discutions de ton avenir.
Il attendit un instant avant de reprendre. Il vit qu'elle paraissait intéressée, ce qui l'encouragea à continuer.
Je pense que tu dois avoir environ 15 ans donc je te propose, comme tu sembles avoir été à l'école, même si tu ne t'en souviens pas vraiment, pendant quatre ans ; je te propose donc d'entrer à Poudlard en classe de cinquième année, le Choixpeau décidera de la maison dans laquelle tu iras. Quand pense tu ?
Vous êtes d'accord que j'entre à Poudlard ? demanda-t-elle timidement
Bien sur, tu es une sorcière, il faut bien que tu apprennes à te servir de ta baguette magique, non ? Répliqua-t-il en souriant, tu ne vas pas rester dans ce lit toute ta vie non ? Qu'en penses-tu ?
Je veux bien, dit-elle
Le professeur fut content de voir qu'elle semblait heureuse et quand elle lui adressa son premier sourire, il lui fit un clin d'œil malicieux, franchement heureux de la voir abandonner quelque peu son masque de méfiance.
Il faut te trouver un nom et puis il faudra acheter de fournitures, je te prêterais de l'argent.
Mais j'ai de l'argent sorcier, protesta-t-elle, dans la poche de la cape noire, il y a la clé de mon coffre à Gringotts.
Une clé ?
Oui, dans une poche intérieure
Elle saisi la grande cape noire, fouilla les poches un instant et poussa un petit cri de triomphe en ressortant une minuscule clé. Ils convirent des options qu'elles prendrait et le directeur l'informa que Hagrid l'emmènerait acheter ses fourniture et des vêtements sur le chemin de traverse dans la semaine.
Pour le reste nous verrons plus tard, il faut cependant te trouver un nom, conclut Dumbledore
Je peux le choisir ?
Bien sur
Alizée, Alizée Spencer, ça va ?
Oui, je crois que c'est parfait…
Mais quoi monsieur ?
Je pensais que tu voudrais t'appeler Lou
Elle se rembrunit quelques secondes mais se détendit tout de même sans toutefois répondre. Le vieil homme comprit et n'insista pas.
Les jours suivants la fillette sembla plus heureuse et le professeur décida de lui rendre une visite dans le parc, il la trouva avec le garde-chasse en grande discussion. Elle était assise sur une clôture et Hagrid travaillait dans son potager.
Je suis sûre que tu te plairas à Poudlard, tu vas voir, tu te sentiras vite chez toi. Personne n'y a encore été déçu
Dans quelle maison croyez-vous que je serais envoyée ?
Je ne sais pas, moi j'étais à Griffondor
Alors moi aussi je veux y aller
Le géant se redressa et se mit à rire
Ce n'est pas toi qui choisis tu sais ?
Serdaigle s'est pour ceux qui ont intelligence et patience, donc ce n'est pas une maison pour moi. Poufsouffle, pour y aller il faut être loyal et juste mais l'équité et l'anonymat sont maîtres mots, donc ce n'est pas non plus pour moi.
Hagrid lui sourit, amusé et alla s'asseoir à côté d'elle en faisant plier dangereusement la clôture de bois. Il l'encouragea à continuer son analyse
Il reste Serpentard et Griffondor. J'espère ne pas aller à Serpentard, ils sont rusés et habile mais ce sont des lâches
Te ne devrais pas critiquer comme ça les maisons, chacune a ses propres qualités et toutes sont essentielles à la survie de Poudlard. Comme te dirait le professeur Dumbledore…
…Il faut rester unis dans l'adversité pour pouvoir survivre, termina la jeune fille, ennuyée
C'est un grand homme et il ne veut que ton bien, dit soudainement Hagrid après un moment de silence.
Lou le regarda puis baissa la tête et répondit d'une voix hésitante :
Je le sait mais… mais il attend que je fasse quelque chose et…
Son grand ami la regarda sans comprendre.
Il sait que je ne dis pas tout, mais j'ai peur. Et si après je… enfin peut-être que je ne veux pas me souvenir de qui je suis. Je ne sais pas ce qu'il est advenu de mes parents et personne ne me connaît. Parfois je sais des choses alors que personne d'autre que moi ne le sait, je connais des choses que personne ne soupçonne même l'existence. C'est comme si on avait effacé tous les souvenirs personnels que j'avais
Elle tourna les yeux d'un air malheureux. Hagrid lui prit les mains avec une grande douceur.
Alizée, tu devrais le dire au professeur Dumbledore. Je lui fais confiance, je lui confierai ma vie et je le fais d'ailleurs souvent. Il est là pour t'aider, fais lui confiance. Dit-t-il d'une voix basse et chaleureuse.
Comment expliquer que je connais très bien Poudlard alors que je n'y ai jamais mis les pieds ? Parfois j'aimerai bien tout oublier, mais vraiment tout, pour tout recommencer. Vous croyez que cela soit possible Hagrid ? Demanda-t-elle
Il se mit à rire et lui répondit en lui lançant un clin d'œil.
Il faudrait le demander au professeur.
Lou sourit et en relevant la tête elle aperçu le Dumbledore qui venait vers eux. « Il nous as entendu » pensa Lou mais elle se contenta de dire quand il leur fit face
Bonjour monsieur
Bonjour…
Il hésita un instant sur le prénom qu'il devait employer mais Lou lui adressa le deuxième vrai sourire depuis qu'elle avait repris connaissance et il reprit comme si il avait attendu son approbation
Bonjour Lou. Veux tu que nous allions faire un tour ?
Où ça ? demanda Lou, surprise
Où tu veux, il fait beau et j'ai pensé que tu préfèrerai parler dans un autre endroit pour une fois.
Allez vas-y, intervint Hagrid en la poussant gentiment, ce qui eut pour effet de la propulser en avant.
Eh bien je… est-ce je pourrais voir votre bureau ? Demanda la jeune fille, pleine d'espoir
Le directeur hocha la tête et elle le suivi vers le château, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Il la conduisit devant la gargouille qui gardait l'entrée de son bureau, quand il prononça le mot de passe « Patacitrouille » et qu'il l'invita à le suivre, elle afficha un regard impressionné mais le vieux professeur ne savait pas si c'était sincère car la jeune fille savait très bien montrer ce que l'on attendait d'elle. Cependant quand elle pénétra dans le bureau même, elle ne put retenir son étonnement.
Assieds-toi, je t'en prie, lui dit-il en lui désignant une chaise en face du bureau directorial.
Elle s'assit presque à contrecoeur, trop occupée à regarder tout autour d'elle.
Cool… Lâcha-t-elle lorsqu'elle eut fini sa contemplation.
Je suis content de voir que la décoration te plait, répondit-il avec malice.
Ce sont les portraits des anciens directeurs ?
Oui, ils font semblant de dormir comme toujours.
Il y eut un murmure de protestation qui parti d'un tableau derrière Dumbledore, mais l'actuel directeur n'y prit pas garde, trop amusé par la réaction de sa jeune protégée.
Et ces trucs ça sert à quoi ? questionna Lou en montrant une table sur laquelle étaient disposés toutes sortes d'objets en argent qui produisaient des sons étranges.
Une collection d'objets, le plus souvent inutiles, commenta-t-il les yeux pétillants
Quand est-ce que j'irai chercher mes fournitures ?
Eh bien la rentrée est fixée dans un peu moins de deux semaines, disons que la semaine prochaine Hagrid t'emmènera sur le chemin de Traverse, disons mercredi ?
Toute la journée ? se renseigna-t-elle toujours calme et assez impassible comme à son habitude.
Vous vous arrangerez mais je ne pense pas que cela posera problème, j'ai cru comprendre que tu t'entendais très bien avec Hagrid ?
Professeur, je …Commença-t-elle, légèrement embarrassée, ce qui était assez inhabituel
Ne t'inquiète pas tu pourra toujours me parler si tu le désire, je ne veux pas presser les choses, l'interrompit-il, compréhensif comme toujours
Vos sortilèges et vos potions n'ont pas marchés alors pourquoi vous espérez encore que je vais me souvenir
Ton amnésie n'est pas comme les autres et puis, tu ne t'en rends peut-être pas compte mais tu sais des choses que même moi j'ignore et tu connais des secrets que tu n'est pas censé connaître
Voldemort. Dit-elle malgré elle
Il la regarda, elle savait qu'ils n'en avaient jamais abordé le sujet, et regrettait d'avoir pensé tout haut, car maintenant il allait lui poser des questions. Elle attendit avec le visage grave et imperméable qui était le sien face au professeur et qu'elle quittait d'ailleurs très rarement en sa présence comme en celle des autres, sauf à part peut-être Hagrid.
Voldemort ?
…
Tu connais Voldemort ?
Elle hocha lentement la tête. Dumbledore sachant qu'elle ne s'expliquerait que s'il posait des questions, l'incita à poursuivre de leur manière habituelle, en l'interrogeant pour lui arracher des bribes d'informations. Il savait que c'était son seul moyen de protection et ne lui en voulait pas, même s'il aurait préféré qu'elle lui fasse confiance. Mais pour une raison inexplicable, elle se méfiait de tout, comme si on ne lui avait appris que ça, la méfiance. Ou bien était-ce parce qu'elle avait vécu trop de choses, qui l'avaient fait grandi trop vite et qui l'avaient obligées à ériger autour d'elle des protections. Alors, patiemment, le vieux directeur continua :
Comment le connais tu exactement ? Tu le connais personnellement ?
C'est un meurtrier.
Elle avait dit cela d'un ton dur et froid qui n'était pas celui d'un enfant. Et si elle avait habituellement un regard grave et voilé, elle n'avait jamais parlé avec mépris et haine. Dumbledore, curieux et intéressé reprit :
Que sais-tu sur lui ?
C'est l'héritier du grand Salazar Serpentard, il a trahi son sang, celui de son ancêtre : c'est un sang mêlé. Il a tué son père qui était un moldu.
Comment sais-tu cela ? interrogea Dumbledore, tout en sachant qu'il n'aurait pas de réponse
Je le sais, c'est tout.
Ils se regardèrent puis elle ajouta :
Voldemort, ce n'est pas son vrai nom
Oui, il a adopté un pseudonyme quand il a pris le pouvoir des ténèbres
Il a été préfet à Poudlard et vous avez été son professeur, il s'appelle Tom Elvis Jedusor
Dumbledore regarda la jeune fille d'un regard perçant ; rare, en effet, étaient ceux qui savaient que Lord Voldemort était en fait ce jeune préfet si doué et si séduisant qui s'appelait Tom Elvis Jedusor.
Tom Elvis Jedusor ça fait « Je suis Voldemort » si on change l'ordre des lettres, constata Lou
C'est effectivement vrai.
C'est un Fourchelang et sa baguette magique est en if et contient une plume de phénix, de ce phénix, précisa-t-elle en montrant le phénix qui avait sagement assisté à l'entretien sur un perchoir en or à la droite d'Albus Dumbledore.
Il s'appelle Fumseck, présenta le directeur en accueillant l'oiseau sur son épaule.
Lou contempla l'oiseau feu. Le phénix de Dumbledore était magnifique, le plumage rouge et or, les yeux doux et réconfortant, il avait la taille d'un cygne et il la regardait. Sans aucune raison apparente, il s'envola des épaules de son maître et alla se poster sur le bureau, en face de Lou, puis il se mit à chanter. La jeune fit sentit alors se répandre en elle une chaleur apaisante et réconfortante, la même qu'elle avait ressentit lorsqu'elle avait vu Hagrid pour la première fois, endormi sur une chaise à coté de son lit. Le chant cessa et Fumseck retourna sur son perchoir. Elle se tourna vers Dumbledore et en se levant, prit congé. Chacun savait que leur entrevue était terminée et Lou s'apprêta à sortir mais avant de franchir la porte et elle se tourna vers le Directeur et déclara d'un calme effrayant :
Je le hais.
Elle s'en alla prestement tout en se demanda si le directeur avait compris de qui elle parlait. Elle secoua sa tête comme elle avait vu Hagrid le faire souvent pour chasser le Seigneur des Ténèbres de ses pensées.
Au croisement d'un couloir, elle vit « La Fouine », le chat d'Apollon Picott, que les élèves avaient surnommé ainsi parce que le chat était toujours en train de fureter pour les prendre en faute. Apollon Picott était l'adulte le plus détesté de Poudlard, puisqu'il en était le concierge et qu'il n'était pas d'un naturel sympathique, sa seule joie étant de punir et martyriser les étudiants. Lou s'autorisa un sourire, une idée diabolique germant dans son esprit. Silencieusement, elle s'approcha et captura le chat à l'aide de sa cape. En riant intérieurement, elle emporta son captif et l'abandonna dans un cachot sombre et humide du sous-sol du château qu'elle ferma soigneusement. Elle se rendit alors dans la grande salle pour déjeuner seule, un sourire moqueur flottant aux lèvres.
Elle entamait son dessert quand elle entendit des cris. Picott entra en vociférant, son chat crachant et sifflant sur ses talons. Le professeur McGonagall entra à sa suite, son visage sévère aussi indéchiffrable que celui de Dumbledore lors de leurs entretiens quotidiens. Ils se dirigèrent vers Lou qui prit soin d'adopter une expression surprise et légèrement curieuse.
Vous ! hurla le concierge, c'est vous qui avez fait ça !
Du calme Picott, ordonna Minerva McGonagall, cette jeune fille ne sait probablement pas de quoi vous parlez. Mr Picott a retrouvé son chat qui miaulait derrière la porte d'un cachot du sous-sol, il vous accuse d'avoir volontairement piégé son chat dans ce cachot.
Je n'ai rien fait professeur, je ne me promène jamais dans les cachots.
Le professeur McGonagall regarda la jeune fille d'un regard perçant et si elle devina quelque chose, elle ne dit rien et se contenta de raisonner le concierge :
Vous voyez, votre chat a du entrer dans le cachot et la porte s'est refermé sur lui à cause d'un courant d'air. Pourquoi Miss spencer aurait-elle enfermé votre chat dans un cachot ?
Lou fut tout de même soulagée quand elle les vit s'éloigner, non pas qu'elle ait peur de Picott mais McGonagall n'avait certainement pas été dupe et il valait mieux se faire discrète sur ce coup là et ne pas aller s'en vanter à Hagrid.
Les jours suivants, Hagrid étant très occupé à préparer le parc pour l'arrivée des élèves, Lou le laissa travailler tranquillement et déambula dans le château à la recherche de mauvais coups. Car depuis l'enfermement de La Fouine dans le cachot, la jeune fille s'était découvert une passion pour les blagues qu'elle essaya d'assouvir durant ses longues journées. Ainsi elle intervertit le récurant magique de Picott avec de la peinture farceuse – une peinture incolore qui quand on l'appliquait sur une surface faisait apparaître des dessins grotesques-, répandit des araignées dans le bureau du concierge et introduisit Jok dans le bureau de Picott et le coucha sur le coussin du chat du concierge. Elle sema aussi la panique parmi les tableaux de l'aile est du château, le jour où elle répandit dans les couloirs la rumeur que des doxys avaient envahi le château et qu'ils s'attaquaient aux tableaux et aux tapisseries. Ces exploits en firent l'ennemi numéro un de Picott qui se mit à la surveiller de près. Malheureusement pour lui, Lou, si elle ne connaissait pas son identité, connaissait Poudlard au moins autant que le concierge, peut-être mieux même. Car elle connaissait tous les recoins de Poudlard maintenant, les lieux qu'elle connaissait au départ et ceux qu'elle avait découvert durant ses explorations. Elle pouvait maintenant prétendre connaître Poudlard, assez en tous cas pour échapper au concierge.
Elle s'interrogeait souvent sur ce qu'elle savait, or elle savait beaucoup de choses comme le lui avait fait remarquer Dumbledore pas plus tard que la veille. En effet, dans sa mémoire étaient stockées des informations précieuses et variées qui s'avéraient être assez utiles. Car ses informations étaient très pratiques pour l'accomplissement de ses farces. Toutefois, Lou aurait aimé savoir qui elle était et quelques fois elle se surprenait à penser qu'elle aurait tout donné pour savoir ne serait-ce son nom.
Miss Spencer ! cette fois s'en est trop ! s'exclama le professeur McGonagall en se plantant devant elle.
Lou adopta une attitude déconcertée et angélique.
Venez avec moi ! ordonna la femme au regard sévère qui paraissait partagée entre l'exaspération et la colère. Entrez !
Lou pénétra dans le bureau du professeur et se tint debout face au bureau
Explications !
Lou regarda le focifère qu'elle avait introduit dans le bureau de Picott, c'était sa dernière blague en date. Elle hésita un instant entre afficher une stupeur innocente et tout avouer à la sous-directrice de Poudlard.
Eh bien ? insista le professeur McGonagall
C'est un focifère, fit remarquer Lou, optant pour une troisième solution
Miss Spencer, j'ai été patiente jusque là mais, cette fois-ci vous avez dépassé la limite de l'acceptable. Vous ne vous rendez pas compte du danger que vous avez failli faire endurer à Mr Picott ?
Lou réprima un sourire sardonique, elle savait très bien ce qu'elle faisait, Hagrid lui avait expliqué le danger que représentait les focifères. De sa voix la plus coupable et repentie, elle demanda :
Vous allez me punir ?
Oh oui ! Je ne peux pas vous enlever de points mais je peux vous donnez une retenue !
Lou attendit l'annonce du verdict en espérant que la punition de ne serait pas trop vache. Le professeur McGonagall réfléchit un instant puis reprit la parole :
Vous m'aiderez à préparer l'arrivée des élèves, le jour de la rentrée. Les tables, le Hall… J'espère que cela vous servira de leçon.
Oui, professeur. Je peux partir maintenant s'il vous plaît ?
Lou prit congé, soulagée que McGonagall ne l'ait pas obligée à s'excuser auprès du concierge et s'autorisa un sourire. Elle monta à l'infirmerie. Comme elle n'avait pas encore de maison, elle avait élu domicile là-bas. En chemin, elle croisa Hagrid.
Bonjour Alizée.
Oh, bonjour Hagrid.
Je suis désolé, c'est moi qui ai dit au professeur McGonagall qu'un focifère avait disparu, je ne pensais pas que c'était toi qui l'avais pris
Lou sourit, si Hagrid désapprouvait ses bêtises, il la couvrait toujours ; il devait être désolé qu'elle se soit fais prendre, indirectement à cause de lui. Cependant, elle n'en voulait pas à son ami, elle savait qu'il ne l'avait pas fait exprès et puis les punitions faisaient partie du jeu. Il ne fallait pas se faire prendre mais si tel était le cas alors, il fallait accepter les conséquences et puis, c'était surtout le risque qui était amusant.
Ce n'est pas grave Hagrid. Le professeur McGonagall n'a pas été trop sévère, ne vous inquiétez pas, le rassura-t-elle.
Tu ne crois pas que tu as un peu exagéré ? S'exclama le géant, sans méchanceté, pour tenter de la raisonner
Lou lui fit un sourire moqueur en guise de réponse.
Il est tard, tu devrais aller te coucher tôt pour une fois, demain nous avons une longue journée.
Que faisons nous demain ? demanda la jeune fille, intéressée et curieuse
Tu as oublié que nous allons sur le chemin de traverse ? se moqua son grand ami
Lou se mordit la lèvre, elle avait complètement oublié que l'on était mercredi et que la rentrée était fixée le Jeudi. Elle ne répliqua pas et souhaita le bonsoir à son ami.
3. Rencontre sur le chemin de traverse
