Chapitre 7 : Mes amis à poils

Les semaines suivantes se passèrent sans incident. Lou fit sa retenue en compagnie de James et de Sirius, retenue qui appris à tous les professeurs de Poudlard qu'il valait mieux ne jamais mais alors JAMAIS faire nettoyer l'infirmerie à James Potter, Sirius Black et Alizée Spencer, même séparés. A la suite de cette retenue, ils récoltèrent une deuxième retenue car les élèves se mirent à tomber mystérieusement malade durant les cours. Après enquête, on s'aperçu qu'un trafic de potions provoquant évanouissements, saignements, maux de tête violents ou autres symptômes avait été mis en place. Le professeur Nock, qui avait été elle aussi victime de ces potions, à son insu contrairement aux élèves, profita d'un petit tour de magie que James avait fait dans les couloirs pour infliger une détention à James, Sirius et …Liz qui devint après Remus Lupin, James Potter et Sirius Black l'élève la plus détestée par le professeur Nock. Personne n'avait jamais su que c'était Lou qui avait humilié le professeur Nock, mais celle-ci avait vite soupçonnée Lou même si elle avait renoncé à la confondre pour cette farce. Mais Lou n'ignorait pas que la directrice des serpentards avait juré de se venger.

Les entraînements avaient repris de manière intensive, car les lions de Griffondor affronterai-ent prochainement les aigles de Serdaigle qui avait remporté la coupe les trois années précé-dentes. Daniel Grant faisait travailler son équipe avec acharnement et il avait failli décapiter James quand il lui avait annoncé qu'il était puni le jour d'une séance d'entraînement. Depuis ce jour, James et Lou se tenaient à carreau et même Sirius s'était calmé. Il n'aimait pas chahuter sans son meilleur ami. On était fin septembre, et le match d'ouverture qui allait opposer les lions aux aigles approchait à grand pas.

Liz, s'était rapprochée des maraudeurs, au grand malheur de Lily. Cependant elle gardait un très bon contact avec la jeune fille et s'entendait plutôt bien avec elle ainsi qu'avec Cathy. Liz aimait beaucoup ses amies, même si Lily avait la fâcheuse habitude de lui répéter sans cesse de travailler plus et même si Cathy ne pouvait s'empêcher de se désoler que Liz n'ait pas de petit copain. Un petit ami ! Pff ! N'importe quoi !

En fait, ce n'était pas qu'il n'y avait pas de demande, beaucoup de garçons voulaient sortir avec elle mais à chaque fois, Sirius s'était chargé de les envoyer promener, toujours très délicatement ! Ça amusait grandement Liz et James quand Sirius allait dire à un garçon qui en pinçait pour la jeune fille que « désolé mon p'tit gars mais son agenda est au complet, reviens la semaine prochaine » ou « désolé mais elle est promise à Dumbledore ! ».

- Princesse !

Liz regarda Sirius imiter le professeur d'études des moldus, Mrs Tramblo, que tout le monde appelait Tremble en partie à cause de son nom, en partie parce que la pauvre femme parlait toujours en faisant de grands gestes. Sirius était monté sur sa chaise et parlait en bougeant ses bras de façon désordonnée. Liz pouffa avec le reste de la classe et envoya une boulette de parchemin sur son ami qui était redescendu de sa chaise et qui la renvoya à James à l'aide de son manuel, James récupéra la boulette de justesse et la balança sur Remus, dont c'était le tour de prendre les notes. Malheureusement, ce dernier, dans un réflexe utilisa un sort de rebondissement et la boulette de parchemin atterrit sur la tête du professeur, déclenchant le rire général. Remus, qui était assis à coté de Liz articula un « désolé » pendant que le professeur se retournait.

- Qui a fait ça ? interrogea-t-elle en fixant le fond, où étaient les maraudeurs et Liz, comme à leur habitude.

Ceux-ci affichèrent tout de suite un air innocent et vivement intéressé par le cours. Tremble soupira et retourna à ses explications sur le système scolaire des moldus. Au fond, les ricanements reprirent normalement, et Liz après avoir jugé que le sujet du cours n'était pas suffisamment intéressant pour qu'elle y prête ses deux oreilles, se mit à bavarder avec Sirius et James.

- Heureusement que tu utilise toujours du parchemin vierge pour faire de projectiles, observa Remus en riant.

Ils se dirigeaient vers la Grande Salle pour prendre leur repas du soir. A table, les maraudeurs, rejoints par Peter, s'installèrent à leur place habituelle.

- Pourquoi tu ne manges jamais avec nous ? s'énerva Sirius. Tu pars toujours manger à l'autre bout de la table, même quand Cathy et Evans ne sont pas avec toi !

- C'est vrai, pourquoi ? surenchéri Peter.

- Ben, j'sais pas, vous mangez toujours tous seuls, à votre place, et vous n'acceptez per-sonne… Alors comme vous ne m'avez jamais proposé de manger avec vous, j'en ai déduit que vous préfériez prendre vos repas entre vous. Répondit simplement Liz

- Princesse, on préfère manger entre nous et on n'aime pas les idiots qui essaient à tout prix de nous approcher, mais toi, c'est pas pareil, toi tu es … fit James, d'une voix suave et séductrice.

Liz éclata de rire et s'assis à côté de Remus en face de James sous les regards venimeux que lui lançaient la majorité des étudiantes présentes dans la Grande Salle.

- J'espère que tu n'as pas peur de te faire assassiner. S'inquiéta Sirius.

- Oh ! ne vous inquiétez pas, j'ai de très bons gardes du corps à ma disposition, assura Liz

- Ah oui ?

- Mouais, ils sont vachement doués et en plus il y en a un qui est drôlement mignon. Fit-elle sous le ton de la confidence.

- On les connaît ? demanda Remus, innocemment

- Je crois bien.

- C'est qui celui qui est drôlement mignon ? S'enquit James

Elle lui fit un clin d'œil et en voyant les regards meurtriers que lui lançaient un grand nombre de filles, elle se colla à Remus et fit un grand sourire à une jolie blonde.

- Tu exagères, soupira Remus en lui servant un verre de jus de citrouille.

- C'est pour ça que tu me sers un verre ? railla-t-elle en s'écartant un peu.

- Si on vous dérange, dites-le, grogna Sirius, faussement jaloux.

- Bah, on a pas besoin d'eux, déclara James, se drapant d'une toge invisible, l'air digne.

Ils rirent et Peter se changea de place pour se mettre à côté de Liz et faire semblant de la marier avec Remus. Liz ne pouvait plus s'arrêter de rire.

- Vous êtes bêtes, mais je vous aime.

- Qui tu aimes le plus ? demanda Sirius, les yeux suppliants

- Vous n'allez pas recommencer ! gémit la jeune fille en roulant de yeux.

- Salut Potter, salut Spencer !

Grant venait d'arriver avec les jumeaux Weasley, qui étaient ses meilleurs amis. Il s'installa à proximité.

- Bonjour Cap'tain ! saluèrent James et Liz en chœur

- Alors prêt pour le match de samedi ?

James répondit à l'affirmative mais Liz avait pâli. Adam le remarque et tenta de la rassurer en lui disant qu'elle était très douée et que tout ce passerait bien. Ce à quoi il réussit bien car quand elle quitta la table en compagnie de maraudeurs, elle se sentait mieux. Ils remontaient à leur salle commune pour faire leurs devoirs, mais Liz les retint.

- Venez !

- Où on va ?

- On a nos devoirs à faire ! rappela Remus-le-Sage

- Je sais et on doit les rendre demain, donc on va les faire maintenant mais dans un endroit plus agréable.

Elle les entraîna à travers le dédale des couloirs. Soudain James lui attrapa le bras.

- Je sais où tu nous conduis

- On n'est plus loin. D'autres éclairs de génies sur notre destination ? se moqua-t-elle

Mais elle n'eut pas le plaisir de les voir lui avouer leur ignorance car tous avaient reconnu l'endroit, même Peter.

- Où est la porte ? s'étonna Peter

- Attends il faut que je la fasse apparaître.

- Mais la dernière fois…commença-t-il avant de comprendre que c'était parce qu'elle avait prononcé la formule que la porte leur était apparue.

- Désillusio !

La porte se dessina sur le mur et ils entrèrent. Liz prononça la contre formule et la porte disparu.

- Il faudra que vous connaissiez le mot de passe. Décida Liz. Et puis son emplacement aussi.

- Tu es sûre ?

- Il faut un local pour les maraudeurs, non ? raisonna-t-elle. Vous n'en avez pas donc… Ici c'est parfait, non ? oui ? bon, alors je vous le donne, j'arriverai bien à trouver un autre truc, et si pas … Vous devrez seulement supporter que je connais l'emplacement de votre cachette.

Les garçons voulurent protester mais elle les arrêta, et leur proposa une bièrraubeurre. Mais James n'était pas de ceux qui renonçaient et il insista.

- C'est toi qui as trouvé cet endroit ! C'est vrai que cela fait longtemps qu'on cherchait un endroit que personne ne connaissait mais…

- James, je t'assure que ça me fait plaisir.

- On ne peut pas accepter.

- Quel est le problème qu'on partage cet endroit ? intervint Remus. Après tout nous n'avons rien à te cacher.

Il y eut un murmure d'approbation chez les maraudeurs. Liz était figée de stupeur.

- Remus a raison, tu es quelqu'un de bien, tu aimes les mêmes trucs que nous et tu participes toujours aux blagues avec nous, approuva Peter.

- En plus, maintenant que tu prends tes repas avec nous, c'est officiel ! expliqua James

- Et on t'aime tous ! argumenta Sirius en la prenant par la taille

Liz sourit et accepta l'offre avec reconnaissance. Elle allait se lancer dans un de ses grands discours grandiloquents qui faisaient rire ses amis, mais fut interrompue par Hedwige qui tapait avec son bec à la fenêtre.

- Des nouvelles Hedwige ? appréhenda la jeune fille en laissant le passage à sa chouette

Elle attrapa le journal, le feuilleta rapidement et elle jura. Tremblante de rage et de dégoût, Liz contempla un article situé, vers la fin du journal.

- Que se passe-t-il ? s'inquiéta Sirius surpris par la soudaine attitude de son amie.

Liz ne répondit pas, elle n'arrivait pas à parler tellement sa rage lui nouait les entrailles. Elle relisait l'article, ses traits se durcissant à chaque ligne.

- Ils n'oseront pas ! gronda-t-elle en faisant peur à Peter et Hedwige. Si j'en vois un je le tue… Faire ça… ils n'ont pas le droit, c'est moi qui vais les mordre…

Liz brûlait littéralement de haine et de rage. Ses amis la dévisagèrent, avec crainte.

- Que se passe-t-il ? répéta Sirius, franchement inquiet.

- Ça ! cria Liz, désespérée.

Elle étala l'article devant eux, de manière à ce qu'ils puissent bien lire. Et elle attendit leur réaction avec anxiété. Ils se penchèrent sur le journal et lurent :

Nouvelles mesures de sécurité concernant les loups-garous

« Le Département de régulation et contrôle des loups-garous a hier mis en place de nouvelles mesures contre le danger que représente les loups-garous. Hélas, si la population espérait que le Ministère ai enfin accepter de rendre publique la liste des loups-garous résidant sur le territoire Britannique, elle sera bien déçue car malgré la pression populaire, cette demande n'a toujours pas été exaucée. Cependant, un bureau a été créé dans le but d'amplifier la sécurité des sorciers contre ces créatures. Deux inspecteurs ont ainsi été nommé pour inspecter les différents foyers qui hébergent un des ces monstres. De plus, un nouveau secteur a vu le jour à l'hôpital de St Mangouste. Une aile souterraine a en effet été aménagée pour pouvoir enfermer ces créatures monstrueuses de façon à ce qu'elles ne représentent plus aucun danger. Les réactions ont bien évidement été violentes et de nombreuses protestations se sont élevées parmi les rangs de nos concitoyens. « Mon unique fille est à l'hôpital, et elle pourrait se faire mordre par une de ces sales bestioles, s'indigne ici une mère célibataire. L'hôpital n'est pas un endroit pour abriter de monstres pareils, qu'on s'en débarrasse une fois pour toutes ! » il va sans dire que cette honnête femme est la voie de la raison, espérons que le Ministère saura entendre ce cri de colère. Kriss Ragot. »

Au fur et à mesure de la lecture, les visages des garçons changèrent de couleur. Sirius et James étaient en proie à une rage semblable à celle de Liz, Peter était dégoûté et Remus lui avait pris une teinte de la couleur du plumage d'Hedwige. Liz ne décolérait pas, et à force de serrer la bouteille de bièrraubeurre, elle la fit exploser ce qui eut pour effet de sortir les maraudeurs de leurs pensées. Ils la dévisagèrent stupéfaits.

- J'ai tendance à tout casser quand je suis très en colère, grogna-t-elle

Elle respira un grand coup, mais ne parvint pas à se calmer. Elle serrait les dents et tout son visage était crispé d'une rage sans nom. Courageusement, Sirius se leva et la prit dans ses bras.

- Ça va ? demanda-t-il doucement, exceptionnellement sérieux

Liz se laissa aller contre lui et reprit son souffle, sa rage remplacée par du désarroi et de l'amertume.

- Pourquoi ? Pourquoi autant de haine ? murmura-t-elle

Remus releva brusquement la tête, bousculant au passage sa propre bouteille qui s'écrasa sur le tapis. Il fixa Liz éberlué, ils l'étaient tous. Sirius la fit asseoir sur ses genoux gentiment.

- Tu n'as pas peur des loups-garous ? encouragea Sirius

- Non… bien sur que non, comment je pourrais avoir peur, ou les détester. Dit-elle faiblement.

Liz se détacha de Sirius et alla à la fenêtre. Dehors il faisait assez doux, une légère bise s'était installée depuis la veille mais on ne sentait toujours pas l'hiver approcher. La jeune fille appuya sa tête contre la vitre, malheureuse. Pourquoi tant de haine ? Elle ne comprenait pas, elle aurait tellement voulu que les gens réagissent autrement. Elle savait que les loups-garous pouvaient être des gens bien. Elle se souvenait. Autrefois, au temps où elle avait encore son père, elle en avait connu un. Elle le considérait un peu comme un ange gardien. Elle ne se souvenait pas de son visage mais ses sentiments, ses impressions, ça elle n'avait pas oublié. Et elle l'adorait cet homme, qu'est ce qu'il avait pu la faire rire. Et tous les lendemains de pleine lune, elle aidait son père à la soigner, même si à chaque fois elle ne pouvait empêcher ses larmes de couler.

- Liz ?

La jeune fille tourna un regard triste vers ses amis. Doucement, elle raconta :

- Autrefois, j'ai connu quelqu'un. C'était un loup-garou. Il était une des quatre personnes que j'aimais le plus au monde. Je l'adorais, il pouvait me faire rire… comme pas possible. Je savait qui il était… je devais avoir trois ans ou quatre quand je l'ai su, je ne sais plus… je suis descendue dans le sous-sol, mon père avait laissé la porte ouverte… et je l'ai vu… il était vraiment dans un sale état et mon père le soignait. Ce jour-là, j'ai pleuré pour la première fois, du moins autant que je me souvienne. Il m'a laissé approcher et le soigner. Ensuite c'est devenu une habitude. Je ne pourrais jamais haïr un loup-garou, jamais. Ni même éprouver du dégoût.

Ils restèrent silencieux et Liz s'aperçu que c'était la première fois qu'elle parlait d'elle, vraiment. La première fois qu'elle se confiait à quelqu'un. Même avec Hagrid, elle n'avait jamais vraiment parlé d'elle, des souvenirs qui lui revenait par bribes, par vagues durant ses rêves. Elle les regarda timidement et vit qu'ils étaient heureux bien qu'elle ne sache pas exactement pour quelle raison. Tous regardaient Remus avec espoir et insistance.

- Liz ? dit celui-ci, d'une vois hésitante

Elle le leva les yeux vers lui, la bouche sèche, trop émue par ses propres souvenirs pour parler.

- Je… Je suis… un loup-garou. Murmura-t-il d'une voix à peine audible

Liz prit le temps d'assimiler ce qu'il venait de dire avant de tenter de répondre. Ils la fixaient maintenant avec anxiété, guettant sa réaction. Liz réfléchit et s'étonna un peu de ne pas être si étonnée. Elle se souvint : le soir où il avait disparu, la bague en argent de Cathy qu'elle rangeait à chaque fois qu'elle était avec lui, les attaches de sa cape qui n'étaient pas en argent, le regard que lui lançait Nock à chaque fois qu'elle parlait des loups-garous, ses sens aiguisés, sa force exceptionnelle…

- Je te remercie. Dit-elle.

- Me remercier ? pourquoi ? demanda le jeune loup-garou, incrédule et déconcerté

- Je te remercie pour ta confiance, Remus Lupin. Je ne sais pas si j'aurais osé l'avouer, il faut beaucoup de courage.

- J'étais presque sûr que tu ne partirais pas en courant, alors…

- Non, je ne partirais pas en courant et en hurlant au loup-garou, assura-t-elle pendant qu'ils poussaient des soupirs de soulagement. Et si tu veux bien de moi …

Liz rougit mais continua malgré tout

- Et si vous voulez bien de moi, je resterais volontiers.

- Bien sur qu'on veut de toi ! assura James en venant lui faire un gros câlin.

- Et maintenant, on a vraiment plus rien à te cacher, observa Peter en riant.

- Alors on te garde, décida Remus, à la condition bien sur que tu ne te mettes plus jamais en colère comme ça.

Liz rougit mais promis en riant de bon cœur. Et, après hésitation elle les leur demanda le silence.

- Ecoutez, j'ai le sentiment que je peux vous faire confiance, alors … voilà, je sais comment t'aider Remus. Devenez des animagi et vous pourrez suivre Remus dans ses transformations.

- Tu crois qu'on n'y a pas pensé plus tôt ? se moqua Sirius

- Quoi ? s'exclama Liz

- Eh bien oui, ça fait depuis un an et demi qu'on essaye de devenir des animagi, avoua Peter

Mais le problème c'est qu'il faut réunir des informations et on avance à tâtons parce qu'on sait pas trop comment s'y prendre. Mais on y est presque, expliqua James

- C'est juste qu'on est bloqué dans notre progression depuis un moment et on hésite à demander à McGonagall, plaisanta Sirius.

- Mm, bon. D'accord… fermez les yeux ! ordonna Liz d'un ton qui n'admettait aucune protestation.

Bien que surpris, ils s'exécutèrent sans discuter. Liz, avec un sourire diabolique, se plaça au centre de la pièce et disparu dans un léger bruit de pétard raté. Les maraudeurs ouvrirent les yeux à ce bruit et hurlèrent quand ils découvrirent une splendide panthère noire devant eux. Une panthère aux yeux verts qui les fixait d'un air goguenard.

- Liz ? appela James d'une voix incertaine.

La panthère rugit et disparut laissant place à une jeune fille qui riait.

- J'ai failli avoir une crise cardiaque ! hurla Peter qui se massait le cœur

Liz qui hoquetait de rire, en se tenant les côtes, tomba à terre tellement elle riait. Il lui fallu cinq bonnes minutes pour se calmer et pour ajouter :

- Ça vous intéresse un prof pour vous aider à devenir des animagi.

Ils la dévisagèrent un moment, comme si elle était devenue folle, puis acceptèrent avec enthousiasme.

- Comment tu es devenue une animagus ?

- Tu ne demande pas depuis quand, Remus ? ironisa-t-elle

- Tu peux l'inclure dans la réponse, proposa le griffondor.

- Ok ! C'est un animagus non déclaré qui m'a appris, et j'en suis devenue une à l'age d'environ onze ans, je crois.

Liz était très fière de voir les regards ébahis de ses amis. Et bénissait pour une fois ses cauchemars. Car c'était bel et bien dans un cauchemar, qu'elle s'en était souvenue. Elle savait que c'était comme ça qu'elle était entrée et ressortie de la prison d'Azkaban.

- Et ça t'a pris combien de temps ?

- Je ne sais plus, mais vous êtes doués, alors on y arrivera vite. Et puis vous savez déjà en quoi vous allez vous transformer, non ?

- James en cerf, Peter en rat et Sirius en chien. Révéla Remus.

- Oui et on arrive à faire pousser nos poils et notre queue et James a même réussi à avoir un museau une fois, expliqua Peter, enthousiaste.

- Bon il faut fêter ça, affirma James en prenant de nouvelles bouteilles dans le bar.

- A notre avenir d'animagi non déclaré et à notre loup-garou bien-aimé! claironna Peter

- Et pour finir… commença James

- Bienvenue… continua Sirius

- à la cinquième…suivi Peter

- Maraudeuse ! termina Remus.

Liz éclata de rire et trinqua avec eux.

- Lunard ! mon p'tit pote, t'es le loup-garou le plus chanceux que je connaisse.

- Lunard ?

- Ouais, c'est comme ça que je vais t'appeler maintenant.

- Ok, ça me va ! ri le jeune loup-garou. Mais moi aussi, j'ai des surnoms pour vous. Peter tu seras Queudver car tu es un rat et je trouve que les rats ont des queues qui ressemble à des vers…Toi James ça sera Cornedrue, pour tes bois car je suis sûr que tu en aura pas mal… Sirius tu seras Patmol pour tes pattes qui je suis sûr seront très douces comme tous les chiens. Et pour toi Liz je n'en ai pas encore trouvé mais ça viendra.

- Oh, je crois que ce n'est pas la peine, j'en ai déjà un. Appelez-moi Lou… dit-elle malicieusement.

- sans vouloir te vexer, lou ? une panthère ? mais ça colla pas du tout ! protesta Sirius

Mais seul un sourire mélancolique lui répondit.

- Bon alors on est d'accord! Lunard, Cornedrue, Patmol, Lou et Queudver, répéta Peter en frappant dans ses mains.

- Euh, je voudrais pas jouer les rabat-joie mais vous avez vu l'heure qu'il est ? fit remarquer Remus.

Ils regardèrent tous leur montre. Minuit. Le couvre-feu était à huit heures. Et s'ils se faisaient attraper, ils allaient avoir de gros problèmes.

- Et je n'ai pas ma Cape d'invisibilité, gémit James

- Ça, je peux y remédier, répliqua Liz en leur dévoilant le contenu du double fond de son sac.

- T'as une Cape, toi aussi.

- Ouaip ! c'est utile

- Ça explique beaucoup de chose, concéda Sirius

Lou lui fit un clin d'œil et les enveloppa da la cape.

- Remus, on va avoir besoin de tes supers sens de loup-garou, chuchota James pendant que Sirius dissimulait l'entrée de leur repaire.

- Taisez-vous ! intima Lou à voix basse.

Pour le trajet du retour, ils firent pleinement confiance à Remus pour les guider et les avertir d'u moindre bruit. Et c'est sans encombre qu'ils parvinrent à leur salle commune. Lou récupéra sa précieuse cape et souhaita bonne nuit à ses amis. Elle monta silencieusement jusqu'au dortoir endormi et se glissa dans son lit, pour le première fois heureuse et gorgée d'espoir pour le futur.