deuxième chapitre aujourd'hui. j'espère qu'il vous fera rire, j'ai beaucoup apprécié l'écrire même si avec le recul il me semble un peu bêbête.

vos critiques ou remarques sont toujours les bienvenues en tout cas. bonne lecture

ah oui, j'allais oublier : rien ne m'appartient, tout est à JKRowling. je ne suis qu'un produit dérivé...[cette dernière réflexion ayant plongé l'auteur dans une abîme de morosité et d'introspection, nous vous invitons à poursuivre votre lecture en attendant que notre auteur bien-aimé -ou pas- revienne parmi nous].


Chapitre 9 : Un bonbon ou une farce

Tout le monde attendait avec impatience le jour d'halloween qui se faisait désirer, les étudiants de Poudlard étaient persuadés que jamais une semaine n'avait parut plus longue à personne que celle qui les séparait du dernier jour d'octobre. Hagrid avait fait pousser des citrouilles géantes dans son potager et était allé chercher de vraies chauves-souris dans la Forêt Interdite, tombant nez à nez sur Liz qui avait échappé à la retenue. Le professeur Flitwick avait décoré sa classe pour préparer l'arrivée de ce jour si important pour les sorciers et Peeves, l'esprit frappeur du château était plus insupportable que jamais.

Black ! Potter ! Spencer ! s'irrita le professeur McGonagall Pourriez-vous faire l'effort d'écouter ?

Mais professeur, nous écoutons, se défendit Sirius

Le professeur McGonagall poussa un soupir exaspéré, sachant qu'il était inutile de vérifier, ils étaient les meilleurs et gardaient toujours une oreille sur le cours. Elle attendit tout de même qu'ils affichent une mine attentive et intéressée.

Bien, la première sortie à Pré-au-Lard est prévue le jour d'Halloween. Il vous faut bien sur une autorisation de vos parents, sans quoi vous devrez rester au château.

Le visage de Liz se décomposa, et eut un regard désespéré. Elle n'avait pas d'autorisation pour se rendre à Pré-au-Lard. Qu'allait-elle dire aux autres maraudeurs ? Ils ne savaient pas qu'elle n'avait ni foyer, ni parents, ni rien, elle ne l'avait avoué à personne. Seul Dumbledore, Hagrid et le professeur McGonagall étaient au courant. La sonnerie retentit et Liz rangea ses affaires sans grand enthousiasme. Elle allait sortir de la classe pressée par ses amis quand le professeur McGonagall l'interpella :

Miss Spencer ! attendez un instant.

Liz se retourna, étonnée. Mais elle n'eut pas le temps de poser de questions, car le professeur McGonagall lui fourra une enveloppe dans les mains et se contentant de dire :

Cela vous sera utile. Maintenant allez en cours.

Bon tu l'ouvres cette lettre ! s'impatienta Sirius, énervé par l'air ahuri de la jeune fille

Liz se reprit et en entrant dans la classe de potions, elle alla se placer à sa place habituelle. Voyant, les regard insistants que lui lançait Sirius, elle se résigna à ouvrir l'enveloppe qui contenait un parchemins, elle attrapa le parchemin qui lui fit autant d'effet presque qu'un chant du phoenix. C'était un bout de parchemin de format officiel sur lequel était écrit :

Moi, Albus Dumbledore, Tuteur de Alizée Spencer, autorise Alizée à se rendre à Pré-au-Lard.

Liz se sentit pleine de reconnaissance envers son directeur, elle relut la lettre, et sourit, émue par l'attention du vieil homme. Regrettant de ne pas lui avoir fait confiance plus tôt, même si elle avait ses raisons.

Alors ? demanda Sirius

C'est un message de mes parents qui ont envoyé mon autorisation au professeur McGonagall, mentit Liz

Toi aussi tu as eut du mal pour obtenir une autorisation ! dit Sirius apparemment satisfait de la réponse de son amie.

Il n'ajouta plus rien sur ce sujet et Liz en fut soulagée elle détestait mentir à ses amis mais Dumbledore lui avait bien expliqué qu'il ne fallait rien dire, pour en pas mettre en danger ceux à qui elle révèlerai son amnésie. Elle secoua la tête et reporta son attention sur ce que faisait James, en l'occurrence, le pitre.

Mr Potter ! gronda Van Hiten, le professeur de potions. Puis-je savoir ce que vous êtes en train de faire ?

James était justement en train de faire ingurgiter une potion de hoquet à une souris au plus grand amusement de Sirius. Lou prit son air le plus sérieux et intervint pour défendre son ami.

On tentait une expérience monsieur !

Une expérience, miss Spencer ?

Oui, nous voulions savoir si une souris qui a le hoquet est plus effrayante qu'une souris qui n'a pas le hoquet, expliqua-t-elle.

Mm, je vois… Une expérience d'importance capitale et universelle, commenta-t-il sarcastique. Je suis désolé Mr Potter mais vous devrez abandonner cette expérience passionnante.

On vous pardonne monsieur, fit Sirius.

Je vous remercie pour votre magnanimité, Mr Black. Maintenant retournons à nos chaudrons si vous le voulez bien.

Liz échangea un sourire ironique avec James et Sirius. Le professeur Van Hiten était d'une nature joviale et même s'il avait un fort penchant sur la boisson, Liz l'aimait beaucoup comme tout le monde, ses cours étaient intéressants et il était un des rares professeurs à accepter ouvertement de reconnaître le noble art des maraudeurs. Les profs de potions étaient réputés pour être les profs les plus détestés par les élèves mais le professeur Van Hiten avait tout de suite été adopté par les étudiants. Le seul défaut qui lui était reproché était son amour du whisky, mais comme l'avait fait remarquer Sirius « au moins si on veut faire une blague, on le sent arriver ». Le professeur était passé à se moment là mais n'avait rien dit. Il adorait Sirius et il reconnaissait lui-même son penchant pour l'alcool. A leur premier cours, il avait annoncé qu'il devait boire pour se souvenir des ingrédients et de la préparation des potions; il avait ajouté que s'ils le voyaient arriver sobre un jour, il seraient dispensés de cours. Sirius avait bien entendu expliqué d'un ton docte à la sortie du cours que quand il était sobre c'était « parce qu'il avait tellement été bourré qu'il avait oublié de boire ». Tous avaient ri mais jusqu'à présent le professeur était toujours arrivé en classe, rond comme une barrique, c'est-à-dire en pleine forme pour leur donner cours.

Quand la sonnerie retentit, James ne put s'empêcher, dans la cohue, de glisser la souris prise d'un hoquet violent dans les cheveux de Sonia Jarban, une serpentard avec une tête de belette et une voix de cochon, enfin… d'après Remus.

La semaine passa rapidement, et la veille d'Halloween, toute l'école savait que les maraudeurs avaient prévus quelque chose pour le festin d'Halloween. Des pronostics et de nombreux paris avaient été engagé. Des théories toutes les plus folles les unes que les autres circulaient au grand amusement des cinq maraudeurs. Cependant la rumeur était jusqu'à un certain point, exacte ; les maraudeurs se préparaient à frapper un grand coup. Ils s'étaient attelés à la tache en début de semaine et étaient fins prêts. Ils s'amusaient maintenant des suppositions qui leurs parvenaient aux oreilles.

A ce qu'il parait, on va faire entrer des trolls dans le château ! dit Remus.

Lui et Liz venaient de leur cours de runes.

Mais non ! on va faire exploser le bureau de Picott, contredit Peter en riant

Noon ! ils ne pensent quand même pas ça, non ?

Et si mon cher Lunard, confirma James

Bah de toute façon notre idée est encore plus géniale.

D'accord avec toi princesse, approuva Sirius

Voyant que les autres élèves se rapprochaient dangereusement, les maraudeurs se levèrent de table. En chemin, ils croisèrent Nock qui les fixait d'un air calculateur et soupçonneux tout en discutant avec les professeurs McGonagall et Chourave.

De quoi ils discutent à votre avis ? demanda Peter

De notre blague, répondit Liz, très sérieuse

Ils la dévisagèrent et elle leur expliqua :

J'ai entendu Flitwick et Van Hiten faire des pronostics

Ils éclatèrent de rire, très satisfaits d'eux-mêmes et poursuivirent leur chemin.

Liz, dis-moi que ce n'est pas vrai !

Liz s'arrêta devant Lily qui la fixait d'un air à la fois contrarié et désespéré.

Qu'est ce qui n'est pas vrai ? demanda Liz innocemment

Tu ne vas pas faire ça, non ? tout le monde saura que c'est vous !

Ne t'en fais pas Lily ! la rassura Liz d'un ton confiant en reprenant son chemin.

Mais Lily Evans n'abandonnait pas aussi rapidement. D'un seul regard furieux, elle fit taire les quatre garçons et alla se planter devant la jeune fille, l'obligeant à s'arrêter.

Si Griffondor perd le moindre petit point, je ne te parle plus, menaça-t-elle

A la grande surprise de tout le monde, Liz éclata de rire.

Griffondor ne perdra pas de points, assura-t-elle, un sourire mystérieux au coin des lèvres.

Très bien, puisque tu ne veux pas m'écouter… dit Lily, la voix contenue de colère.

Elle s'éloigna d'un pas pressé, bousculant les élèves sur son passage.

Lou, tu sais… enfin, on est conscients que tu aimes beaucoup Evans et … fit James, un peu embarrassé

Liz éclata à nouveau de rire et assura une nouvelle fois qu'elle savait ce qu'elle faisait et qu'il n'était pas question de renoncer à leur projet.

J'espère vraiment que tu sais ce que tu fais, grommela Remus parce que Lily n'a qu'une parole et comme elle t'aime bien malgré tout, si elle ne peut plus te parler, on va passer un mauvais moment parce qu'elle va rejeter la faute sur nous.

Faites moi confiance, dit la jeune fille, les yeux brillants d'excitation.

Ils restèrent cependant septiques et seul Sirius paru totalement confiant. Ils s'installèrent dans un coin de la salle commune et ne furent plus dérangé, les élèves sachant bien qu'ils ne prépareraient pas leur coup dans la salle commune devant tout le monde. De plus, le bruit courait que les maraudeurs avaient trouvé un local, et tout le monde en était persuadé bien qu'aucun des maraudeurs n'ait confirmé la rumeur.

Fini ! triompha Liz, faisant sursauter Peter

Moi aussi ! claironna James. Et vous ?

Presque, assura Sirius

Pareil pour moi, répondit Remus

J'y arrive pas ! gémit Peter

James échangea un regard désespéré et agacé à son meilleur ami. Lou soupira et se résigna.

Tu veux que je t'explique, Pet' ?

Peter se redressa et hocha la tête plein d'espoir tout en s'excusant de la déranger, car il savait que la jeune fille était très avare de ses coups de main pour les devoirs, elle détestait expliquer.

C'est bon. Le coupa Liz. De toute façon j'avais fini et Remus a encore pas mal de travail.

Tu as tout fini ? s'étonna James, et le devoir de Défense contre les forces du Mal ?

Je l'ai déjà fait, hier matin, je me suis levée plus tôt que d'habitude et je n'arrivai pas à me rendormir alors je l'ai fait pour passer le temps.

Je peux regarder ce que tu as écrit ? demanda Sirius

Bien sûr ! il est dans mon sac, prends-le.

Ainsi pendant que Remus, James et Sirius terminaient leurs devoirs, Liz aida Peter à faire les siens. Les trois garçons avaient presque fini mais Peter ne comprenait toujours pas pourquoi il fallait d'abord faire disparaître les organes internes puis l'extérieur quand on pratiquait un sortilège de disparition. Liz soupira, elle ne manquait pas de patience, mais elle n'aimait pas travailler, et expliquer quelque chose qu'il ne comprenait pas à Peter était ardu.

Enfin Peter, c'est pourtant simple, non ? On fait disparaître d'abord les organes de l'animal parce que c'est le plus difficile et qu'on ne peut pas vraiment les voir, de plus ils sont plus complexes. Donc d'abord tu te concentre sur la disparition de l'in-térieur, des organes et ensuite tu fini par les parties superficielles. Tu as compris ?

Oui… oui, je crois, hésita-t-il mais il ajouta précipitamment en voyant le regard de son amie, Oui, j'ai compris.

D'accord, bon maintenant vas-y, essaye, l'encouragea-t-elle

Liz attendit avec anxiété et quand elle vit qu'il y arrivait, elle poussa un soupir de soulage-ment. Ils continuèrent de discuter un moment, ayant tous les cinq fini leur devoirs et montèrent se coucher aux environs de onze heures.

Le lendemain, après s'être habillée, Lou rejoignit les maraudeurs dans leur dortoir. Ils étaient déjà tous levés et habillés quand elle entra.

Bonjour ! claironna la jeune fille, en pleine forme. Bien dormi ?

Comme un prince, assura Sirius en se coiffant

Evidement, tu ne t'entends pas ronfler ! grinça Peter.

Moi ? je ne ronfle pas, se défendit Sirius

Si, Patmol, tu ronfles, confirma Remus que ses sens ne pouvaient tromper personne.

Et James alors ? s'indigna Sirius

Moi je ne ronfle pas, déclara dignement James Potter

Tu ne ronfle plus, souligna Remus.

Liz était morte de rire, elle n'en pouvait plus et du s'asseoir sur le lit de James pour ne pas tomber par terre. Sirius lui balança son oreiller pour la faire taire, déclenchant ainsi une vaste bataille de polochon. Ils ne s'arrêtèrent qu'une fois à cours de projectiles. Ils contemplèrent le dortoir dans un désordre effrayant, et se moquèrent les uns les autres car ils étaient recouverts de plumes. James avait les cheveux plus en batailles que jamais, Sirius lui était complètement débraillé mais fait curieux chez lui ses cheveux s'étaient remis en place, Remus lui était parfait comme à son habitude et Peter s'étranglait avec sa cravate à force d'avoir ri.

Lou ! Tes cheveux ! lança Remus.

Quoi mes cheveux ? qu'est-ce qu'ils ont ? demanda précipitamment Lou en se regardant devant la glace.

Ils… on dirait qu'ils flottent autour de toi.

Lou le regarda et fit un joli sourire. Elle était très fière de son physique. Elle avait un corps gracieux et bien proportionné, une démarche élégante, un beau sourire qui laissait découvrir de belles dents blanches, des lèvres bien dessinées et une peau légèrement mate. Mais ce qu'elle préférait chez elle, après ses yeux bien sur, c'était ses cheveux : imaginez des cheveux noirs de jais assez longs et lumineux qui semblaient flotter même quand il n'y avait pas un souffle de vent, à cela vous ajoutez de grands yeux vert émeraude, bordés de longs cils noirs, et qui étincellent ; vous aurez alors une idée de ce à quoi ressemblait Lou. C'était tout cet ensemble qui faisait tourner les têtes des garçons sur son passage.

Hey, mais c'est vrai ! s'exclama à son tour James après observation

Je n'y avais jamais fais attention, avoua Sirius

J'ai toujours été comme ça, dit-elle

C'est pour ça que la moitié de Poudlard veut sortir avec toi, expliqua Peter en rougissant.

Malheureusement, le plus beau d'entre eux ne veut pas de moi, soupira-t-elle, un sourire coquin aux lèvres en se collant à Sirius.

Sirius éclata de rire et la prit dans ses bras

Dites, si on vous dérange dites-le, on peut sortir, dit James, vaguement indigné.

Les deux griffondors, regardèrent tour à tour James, Remus et Peter qui paraissaient outré de leur comportement, puis ils éclatèrent de rire.

Ah, princesse je meurs ! je t'aime trop ! c'est insupportable, gémit Sirius

Sirius, non… chaque minute loin de toi est une torture insoutenable… souffla Liz.

Les trois autres éclatèrent de rire, amusés par le manège de Sirius et de Liz, qui jouaient les amoureux transis.

On a pas droit à un câlin, nous ? s'enquit James avec un sourire charmeur

Bien sur !

Liz les serra tour à tour dans ses bras avant d'être reprise par Sirius qui trouvait inadmissible qu'ils profitent de la tendresse d'une jeune fille sans défense. C'est comme ça qu'il acheva Remus qui s'écroula par terre, sans pouvoir se relever tellement il riait. Mais comme toute chose à une fin, le jeune loup-garou, hoquetant de rire, finit par s'étouffer. James ordonna alors à Sirius et Liz d'arrêter leurs idioties pour laisser leur camarade se calmer.

Bon ! que fait-on ? on va à Pré-au-Lard et ensuite on revient installer notre blague ?

On n'a qu'à aller à Pré-au-lard un peu plus tôt et pendant que tout le monde y sera on préparera notre coup, proposa Remus, redevenu sérieux

Oui, mais si on nous voit rentrer à Poudlard, ce sera louche, objecta Peter.

On n'aura qu'à utiliser un souterrain pour rentrer, déclara Sirius en haussant les épaules

Oui, ce n'est pas le problème, approuva Liz.

Leur décision prise, ils descendirent prendre leur petit déjeuner, en prenant bien sur le soin de disperser quelques souris dans la Grande Salle ainsi qu'une nouvelle friandise farceuse, in-ventée par messieurs Black&Potter, qui explosaient une fois en bouche teignant au passage les cheveux en bleu. Ils firent cela pour la forme et parce que c'était Halloween, mais sans grand intérêt, ils visaient plus haut pour la soirée. Les élèves se tinrent sur leurs gardes dès qu'ils virent entrer les cinq griffondors mais étant donnés qu'ils ne connaissaient pas encore la nouvelle trouvaille , il y eut une bonne cinquantaine d'élèves avec des cheveux bleus sur la tête, la majorité étant évidemment des serpentards. Malgré toutes les précautions que leurs condisciples prenaient, ils se faisaient toujours avoir, Remus étant passé maître dans l'art de disséminer leurs farces sans se faire remarquer. Les regards déconcertés des élèves qui s'attendaient à pire déclenchèrent chez les maraudeurs des sourires narquois qui donnèrent la confirmation aux professeurs que les maraudeurs ne dérogeraient pas à la tradition d'Halloween. Ils mangèrent sans grand enthousiasme à part Peter et Sirius qui étaient de vrais goinfres. Ils se vexèrent d'ailleurs quand James le leur fit observer, d'un ton moqueur.

Je réfléchis plus, donc je dépense plus calories alors il est normal que je mange plus, dit Sirius, digne. C'est Peter le goinfre

Hey, je ne suis pas un goinfre ! Avec tous ce que vous me faites courir, c'est normal que je reprennes des forces, s'indigna-t-il, d'un air offensé.

Mouais, fit Remus, sarcastique

Les deux accusés se levèrent et partirent, en montrant exagérément qu'ils étaient blessés dans leur orgueil. Les trois autres, pas du tout convaincus, les suivirent en ricanant et en leur passant des brioches sous le nez. Ils allèrent chercher leurs autorisations, et le matériel dont ils auraient besoin pour mettre leur plan à exécution. Ils prirent ensuite la direction de Pré-au-Lard. En passant, devant le concierge qui contrôlait les élèves qui allaient au village sorcier, ils ne purent s'empêcher de sourire d'un ton goguenard et provocateur : le concierge n'allait pas apprécier leur blague, il n'appréciait jamais, et détestait particulièrement celles qu'ils faisaient le jour d'Halloween. Les quatre garçons avaient raconté à Liz, la blague qu'ils avaient montée, l'année précédente. Ils avaient introduits une colonie de niffleurs, que Sirius avait patiemment dressés et à la fin de la soirée, le lancer de chauves-souris avait tourné au cauchemar puisque les maraudeurs avaient éparpillé un peu partout des appâts pour chauves-souris. Ils passèrent par Zonko la boutique de farces et attrapes pour renouveler leur stock de pétards, ils délaissèrent Derviche et Bang, la boutique d'objets magiques mais entrèrent à l'auberge des Trois Balais où ils s'assirent pour boire une bièrreaubeurre. Ils en achetèrent une caisse pour la ramener au Quartier Général et finirent leur tournée par la boutique de confiseries magiques, Honeydukes, où ils se réapprovisionnèrent de chocogrenouilles, de plumes en sucre, ballongommes, chocoballes à la fraise, de couinesouris, de Fizwizbiz, de Bulles Baveuses, de dragées surprises de Bertie Crochue et de divers chocolats. Vérifiant qu'aucun regard indiscret ne regardait dans leur direction, ils sortirent les deux capes d'invisibilité. James et Sirius qui étaient les plus grand s'enveloppèrent tous les deux sous la cape de James et les trois autres se cachèrent sous celle de Liz. Dans la foule qui se pressait dans le magasin, ils se faufilèrent jusqu'au comptoir, le contournèrent et s'engouffrèrent dans la cave ou était dissimulée l'entrée d'un passage secret qui menaient à Poudlard.

Ça y est ! je l'ai trouvée, chuchota Remus qui était celui qui voyait le mieux dans le noir

Vous êtes sûrs que Picott ne connaît pas ce souterrain, gémit Peter.

Queudver, ne sois pas si peureux ! murmura James, agacé

On te l'a déjà dit ! Personne ne connaît l'existence de passage secret, affirma Sirius

Allez, grouillez-vous, on a déjà perdu trop de temps, rouspéta Liz en se glissant par la trappe à la suite de Remus.

Quand ils eurent tous descendus dans le tunnel, James referma soigneusement la trappe et alluma sa baguette pour leur éclairer le chemin. Ils marchèrent vite, sans pour autant courir, et environ dix minutes plus tard, ils étaient dans leur repaire.

Je ne me lasserai jamais de ses passages secrets, commenta Sirius en soupirant de satisfaction.

Lève-toi gros paresseux, dit Peter en lui tapant sur le ventre, on a du pain sur la planche

Sirius grogna mais se leva sans répliquer. Silencieusement, ils traversèrent le château sans rencontrer âme qui vive. Ils entrèrent dans la Grande Salle, complètement déserte à cette heure de la journée, les préfets et professeurs ayant installé les décorations la veille. Une fois certains qu'ils avaient le champ libre, les cinq complices se mirent au travail. Peter faisait le guet pendant que Remus et Liz préparaient le terrain, Sirius et James, quand à eux, se livraient à un travail délicat.

Lou ! viens nous aidez

Il y a un problème Cornedrue ? demanda Lou

On a besoin de ton aide, c'est compliqué comme sortilège.

Ok Lou, fit Lunard, de toute façon on avait presque fini, je me débrouillerai.

Queudver ?

Peter leur fit signe que tout allait bien et Liz aida les deux maraudeurs à jeter leur sort. Un fois le travail fait, Peter et Remus les rejoignit et ils contemplèrent leur travail, et ajoutèrent quelques détails par-ci par-là. Quand James se déclara pleinement satisfait, ils levèrent le camp.

Les maraudeurs attendirent avec impatience l'arrivée de la nuit. Ils renoncèrent à retourner à Pré-au-lard et ne quittèrent pas leur Salle Commune, s'attirant les regards admiratifs des plus jeunes qui avaient dû rester au château, les sorties n'étant autorisées qu'à partir de la troisième année. James avait fini par prendre un livre et il était maintenant plongé dans Feintes pour poursuiveur émérite, Peter révisait son cours de Défense contre les forces du Mal et Remus et Liz jouaient aux échecs même si tout le monde connaissait pertinemment le vainqueur, Remus n'ayant jamais était battu à ce jour.

Sirius, tu pourrais cesser, s'il te plaît ? s'irrita James

Sirius grommela mais cessa de tambouriner la table avec ses ongles.

Je vais faire un tour, annonça-t-il, ne tenant plus en place

Je viens avec toi, décida Peter en lâchant tout ce qu'il était en train de faire

James interrompit sa lecture et s'étira, il regarda son meilleur ami et sondant son regard, il hocha la tête à son adresse et se leva.

Rem' ?

Remus, de son calme assuré, dévisagea son ami et fonça les sourcils en voyant l'expression qu'arboraient les yeux bleus de Sirius.

Non, merci je préfère rester ici.

Très bien, fit Sirius, contrarié. Liz ? Je suppose que toi aussi tu préfères rester en tête à tête, grinça-t-il

Si', tu sais que je t'adore mais je t'en prie, ne joues pas au jaloux, tu serai ridicule, dit tranquillement la jeune fille en avançant son fou pour contrer le cavalier de Remus.

Sirius la regarda et rougit très légèrement, fait exceptionnel chez lui; les autres détournèrent la tête. La maraudeuse détourna ses magnifiques yeux verts de son échiquier et les posa sur son ami.

Tu sais ce que je pense, dit-elle, le ton de sa voix un brin menaçant. J'aime jouer aux échecs avec Remus.

Sirius se tortilla mal à l'aise et baissa les yeux un peu honteux. Liz redevint aussi joyeuse et sereine qu'auparavant.

Je ne veux pas abandonner cette partie, je sens que cette fois je vais gagnez, alors allez faire vos bêtises et revenez nous chercher pour le banquet.

Remus eut un petit rire quand elle se tourna vers lui.

Tu crois vraiment me battre aujourd'hui ? ironisa-t-il

Si tu te moques, je te transforme en crapaud velu, menaça Lou

Mm… combinaison intéressante, commenta Sirius avant de disparaître par l'entrée de la Salle Commune.

Il était lui aussi redevenu égal à lui-même, assuré, ironique, insolent et mordant, juste comme Liz l'aimait. Remus sourit imperceptiblement et la jeune fille lui ordonna de jouer au lieu de ricaner bêtement. Son ami la fixa des ses yeux dorés qui affichaient un éclat de moquerie mais devant l'air complètement neutre et indifférent, il n'ajouta rien et déplaça sa tour qui alla massacrer un pion adverse. Liz tiqua mais elle se reprit vite, et le visage triomphant elle avança son cavalier, qui était maintenant en position d'échec au roi.

Je crois que j'ai gagné, Remus Lupin ! claironna-t-elle

Mais le jeune loup-garou fit signe que non et manoeuvra sa dame.

Echec et Mat, p'tite chatte, dit-il les yeux pétillants pendant que le visage de son amie se décomposait.

Liz revérifia, l'air contrarié et vit qu'elle avait effectivement perdu encore une fois. En bonne joueuse qu'elle était surtout face à Remus contre lequel il était impossible de gagner, elle sourit et accepta sa défaite en riant :

Tu m'as encore eut Mr Remus-le-Sage !

Remus redresse le menton avec fierté et se tint droit comme un grand enchanteur pour faire rire son amie, ce à quoi il réussit parfaitement puisqu'elle éclata de rire.

C'est quand tu te tiens comme ça Lup' que je me remets en question ! dit une voix charmeuse qui ne pouvait appartenir qu'à une seule personne au monde

Salut James ! fit Remus en reprenant sa posture habituelle

Alors ? s'enquit Liz

Alors quoi ? s'étonna Sirius d'un ton trop innocent pour être vrai

Oh je ne sais pas, fit Liz entrant dans son jeu, vous n'avez pas rencontré Severus, je voulais lui dire à quel point il sentait bon et combien de fois j'avais rêvé de passer ma main dans ses cheveux si soyeux, ajouta-t-elle, d'une voix pleine d'ironie et de sarcasme.

Eh bien, désolé mais on a oublié de lui transmettre ta déclaration

Oui, je ne sais pas ce qui c'est passé mais tout d'un coup il s'est mis à croasser, expliqua James

Et bien sûr vous n'avez aucune idée de l'origine de cet étrange phénomène, demanda Remus.

Nous ? Non, on n'a pas vraiment compris, on était tellement désolé pour lui, assura Peter en poussant de faux soupirs.

Ils ricanaient encore en débarquant dans la Grande Salle. Lou se tourna vers les serpentards et se maîtrisant, elle fit les yeux doux à un serpentard qui était fou d'elle, déclenchant de nouveaux rires chez les garçons.

Tu es cruelle, lui reprocha Remus

Bah, c'est un serpentard, se justifia-t-elle

Oui mais il est plutôt sympa.

S'il ne me collait pas aux basques comme ça, je pourrais l'apprécier, grimaça la jeune fille tout en jetant un regard dédaigneux à un deuxième année qui la dévorait des yeux, faisant des efforts surhumains pour se rapprocher d'elle.

Tu es trop jolie, expliqua James.

Lou ne répondit pas, guettant Cathy et Lily. Quand elle les aperçu, elle leur fit de grand signe pour qu'elle les rejoignent. Lily hésita un instant mais s'installa malgré tout en face de la jeune fille, à coté de Remus qui lui fit de la place, Cathy s'assis à coté de la jolie rousse.

On peut ? demandèrent Lisa Hope, accompagnée de Christopher et Richard.

Ouais, bien sur ! accepta Liz avec empressement.

Maggy compléta le tableau en s'asseyant à côté de Peter qui devint rouge écarlate. Sirius qui était assis entre James et Liz, se retint difficilement de faire un commentaire et s'obligea à re-garder ailleurs pour ne pas rire. Au grand soulagement de Liz, ce fut Frank Londubat et Mondigus Fletcher qui s'assirent à côté d'elle pour occuper les dernières places de libre. Elle savait que Frank, qui était dans sa classe, avait un faible pour Alice Grant, la petite sœur de Daniel qui était elle aussi dans sa classe. Et Mondigus n'était pas non plus intéressé, bien qu'il admirait souvent sa « beauté resplendissante », selon ses propres mots.

Je crois que je t'épargne d'avoir à supporter un imbécile qui bavait à chacune de tes paroles, murmura Mondigus, en souriant

Tu me sauves la vie, oui ! je te serai éternellement reconnaissante, Ding', jura Liz en lui faisant un clin d'œil.

Fais gaffe, quand même ou Ding' va se mettre a baver lui aussi, se moqua Frank.

Attention les gars ! prévint Cathy, c'est une chasse gardée. Notre princesse est la propriété de Môssieur Black en personne

Parfaitement ! approuva Sirius en affichant une tête de psychopathe, faisant rire tout le monde.

Lou ri de plus belle quand un jeune Griffondor, qui l'observait avec un regard presque indécent, recracha le jus de citrouille qu'il avait en bouche parce qu'elle lui avait fait un clin d'oeil. Le jeune garçon rougit et sembla chercher un moment à disparaître. Lou s'apprêtait à lui lancer une remarque mordante de son cru, mais Remus, lui attrapa le bras par-dessus la table.

Tu es un rabat-joie, Remus Lupin, soupira-t-elle

Peut-être mais toi tu exagères, la réprimanda pour la deuxième fois dans la soirée le lycanthrope

Remus a raison, raisonna Lily en plongeant ses grands yeux verts dans les yeux, étrangement semblables de son amie, tu ne crois pas qu'il est déjà assez embarrassé comme ça ?

Si tu veux. Dit Liz sans conviction

Elle tint cependant compte de la remarque de son amie et laissa le garçon tranquille. A côté d'elle James et Sirius s'étranglaient de rire à force de voir Carla Thompson essayer d'attirer l'attention de Remus.

Remus, susurra James, se moquant allègrement de la jeune fille.

Oh ! ça suffit James. Arrête de l'embêter

Jamesie boy, si tu fais fuir toutes les prétendantes de notre cher Lunard, il finira par s'ennuyer en études de runes.

Et toi Sirius, répliqua Remus, si tu en choisissait une pour de bon

Mais il a déjà choisi voyons ! s'exclama Cathy. Sirius chéri, tu n'a pas encore annoncé nos fiançailles ? tu es incorrigible.

Désolé mon petit sucre d'orge, s'excusa Sirius, tout penaud, sous les rires de ses camarades.

Et moi alors ? se plaignit James

Tu veux te marier avec Sirius ? s'étonna Christopher, perplexe.

Tout le monde se mit à rire, aux dépends de Christopher et de Sirius qui maintenant se serrait contre Liz en jetant des regards dégoûtés à James qui se tenait dignement. Lisa et richard regardaient les maraudeurs avec insistance, Remus qui le remarqua leur demanda ce qu'il se passait.

Alors cette marauderie ? s'impatienta Lisa

Quelle marauderie ? fit Liz

Allez, on sait tous que vous avez préparé une énorme farce ! encouragea Mondigus, sous le regard soudain renfrogné de Lily

Qui te dit qu'on a pas déjà fait notre blague, questionna James, tu n'a pas vu Rogue croasser et Avery avec des cheveux bleus ?

Un moment Liz crut que Mondigus, Frank, Lisa, Richard, Christopher, Cathy et Lily allaient vraiment se décrocher la mâchoire. Mais Cathy reprit :

Vous n'allez quand même pas nous faire croire que c'était ça votre blague monumentale ?

Il y eut des murmures déçus de la part des élèves qui avaient prêté attention à la conversation dès qu'ils avaient entendus le mot « marauderie ». Les maraudeurs levèrent les bras en signe de reddition. Liz sourit intérieurement et croisa les yeux bleus océan de Sirius qui brillaient d'une lueur folle que la jeune fille connaissait bien puisque ses yeux d'un vert incroyable reflétaient la même passion diabolique. Oui, elle ressemblait vraiment à Sirius, il la comprenait si bien, elle n'aurait jamais d'ami comme lui, il était son opposé masculin. Si Remus qui était son meilleur ami pouvait sonder son âme et en faire ressortir tous ses démons, s'il pouvait l'apaiser ; Si James qui était comme son frère pouvait la rassurer et lui donner l'impression d'être en sécurité, s'il pouvait lui montrer ses limites ; Sirius était celui qui brûlait du même feu qu'elle, celui qui possédait le même sourire insolent et ironique, ils étaient faits de la même beauté…bref, ils s'entendaient à merveille et ne pouvaient se passer l'un de l'autre. Elle replongea son regard dans celui de Sirius qui affichait son air diabolique, annonçant les réjouissances.

Je peux avoir la tarte à la mélasse ?

Liz se tourna vers le garçon qui venait de parler. Il était brun, les yeux bleus, la peau mate, un corps d'athlète, un sourire qui devait être séduisant mais qui pour le moment était indécis. Et il avait son âge, et il était à Serdaigle. Mm… craquant, pensa la jeune fille en lui souriant.

Oui, vas-y je n'aime pas ça !

Oh !

Je préfère le gâteau au chocolat, répondit Liz en lui faisant un clin d'œil

Le garçon essaya de la remercier mais ne réussit qu'à balbutier un vague merci avant d'aller retrouver ses amis à la table des serdaigle en tentant de paraître détaché.

Ben dis donc, souffla Christopher, t'as un don pour intimider les garçons.

C'est dommage, se désola Cathy, il était vraiment mignon celui-là.

Je trouve aussi, admit Liz. Lily, tu sais qui c'est ? demanda-t-elle à son amie qui connaissait pas mal de serdaigle.

Il s'appelle Thomas Davies et il est très sympa. Répondit la jolie rousse.

C'est un idiot ! affirma James, d'un ton méprisant

On t'a demandé ton avis Potter ? siffla Lily

Pourquoi il est idiot ? s'enquit Liz, intéressée.

Il n'a aucun sens de l'humour

Personne n'est parfait, protesta Cathy. Allez Liz, vas le voir. Il est mignon, il a de l'esprit, il est responsable, et à ce qu'il paraît très doué pour tu sais quoi.

C'est vrai qu'il n'a pas vraiment le sens de l'humour ? demanda Liz en s'adressant à Lily.

Il n'aime pas beaucoup les blagues, avoua la jeune fille.

Encore un à rayer de ta liste, conclut Sirius d'un air pas du tout désespéré.

Si ça continue je vais devoir demander à Rogue de m'épouser ! se plaignit Lou d'une voix forte.

Un silence s'installa dans la Grande Salle. Lou avait parlé à un moment où tout le monde, comme par magie, avait enfourné quelque chose dans sa bouche, créant un silence assez important.

Au moins je saurait quoi acheter à Noël, continua Lou sans se démonter.

Ça c'est important, le cadeau de noël, c'est un critère qu'on néglige trop souvent, approuva Sirius d'une voix forte complètement inutile puisque maintenant tout le monde les regardait stupéfait, Rogue le premier.

Et n'oublie pas, c'est le cèdre qui donne la meilleur parfum, conseilla Peter, presque à son propre étonnement

Et tes futurs enfants ? se renseigna James

Albus, Perceval, Wulfric et Brian, débita Lou d'un seul coup en nommant les prénoms du professeur Dumbledore.

Un rire retentit dans la salle, Liz se tourna et vit qu'il provenait de Dumbledore en personne qui la regarda les yeux pétillants.

C'est un grand honneur que vous me faites là, Miss Spencer, dit-il malicieusement.

Oh ce n'est rien professeur et si vous aviez le droit de marier, je vous supplierai de le faire, n'est-ce pas Severus chéri ?

Rogue la regarda en rougissant, l'air toujours ahuri. Un immense rire éclata du côté des quatre maraudeurs qui tenaient les cotes et s'étendit à toutes les tables. Liz, très fière de son coup se mit à rire tout en donnant des grandes tapes dans le dos de Sirius qui hoquetait de rire. Puis les desserts disparurent, sans qu'aucun incident n'ait perturbé le repas, à part bien sûr, le mariage Spencer/Rogue. Le professeur McGonagall, qui avait affaire aux maraudeurs au moins deux fois par semaine, était totalement déconcertée. Flitwick et Chourave lançaient des regards étonnés en direction des cinq griffondors et le professeur Van Hiten qui avait jeté des coups d'œil pleins d'espoir autour de lui, affichait une mine basse et déçue. Les élèves, eux étaient franchement désappointés à part les serpentards qui étaient maintenant sûrs de ne pas subir une humiliation. Les maraudeurs eux ne semblaient pas du tout affectés mais ce que personne ne savait c'était qu'ils luttaient intérieurement pour ne pas laisser transparaître le moindre sourire narquois ou goguenard. Dumbledore après un dernier regard pour les cinq griffondors, se résigna à déclarer la fin du banquet, après que les fantômes aient fait leur petite démonstration et que Hagrid eut lâché les traditionnelles chauves-souris géantes.

Chers élèves, chers professeurs, chers fantômes, je vous remercie d'avoir participé à ce banquet d'Halloween…

Il fut interrompu par un splendide hibou grand-duc qui volait gracieusement sur lui. Le directeur tendit machinalement son bras pour recevoir l'oiseau et décrocha la lettre attachée à sa patte. Le hibou débarrassé de son colis repartit en frôlant les têtes des élèves. Dumbledore décacheta la lettre qui se mit à flotter dans les airs, formant une grande bouche qui prit la parole imitant le professeur Dumbledore:

Chers élèves, chers professeurs, Joyeux halloween et bonne nuit ! turlututu chapeau pointu, citron et boule de gomme !

Sous les regards complètements ébahis et incompréhensifs de l'assemblée la lettre se laissa tomber doucement sur le sol en même temps que de la poussière dorée tombait du plafond enchanté, sous les regards émerveillés cette fois des élèves. Mais lorsque le poussière toucha les élèves et professeurs, ils disparurent laissant place à des animaux de toutes sortes. Il y eut des cris précipités de la part de ceux qui n'avaient pas encore été touchés par la poudre et qui essayaient de se protéger sous les tables ou de sortir de la grande salle. En vain car les tables s'envolèrent pour se coller au mur et les portes se fermèrent sur les élèves et professeurs. Quand tous furent métamorphosés, le sol se recouvrit d'herbe et les murs et tables de lierre. Un grand chêne poussa au beau milieu de la Grande Salle qui était maintenant semblable à une grande clairière rectangulaire. Les cinq maraudeurs qui n'avaient pas échappé à la transformation générale se mirent à rire car, dans leur sortilège, ils avaient pris soin de préserver la parole, estimant que ce serai encore plus drôle. Evidemment tout le monde les entendit rire. Un chat s'approcha d'eux, le poil hérissé et les yeux cerclés d'un trait noir. Lou regarda ses amis et éclata à nouveau de rire, car eux avaient pris la forme qu'ils avaient en tant qu'animagus- pour McGonagall et Liz-, futur animagus ou pour Remus en simple loup.

Je suppose que c'est à vous que nous devons cette brillante métamorphose ?

Le professeur de métamorphoses, transformée en chat, les fixa des ses yeux toujours aussi perçants. Pour toute réponse, Sirius aboya, Remus et Liz firent pendre leur langue et Peter se réfugia entre les pattes de James. Quand les élèves s'aperçurent qu'ils pouvaient toujours parler, un grand vacarme s'éleva. Sirius était quasi extatique face au chaos qui régnait et les quatre autres n'était pas loin de son état d'esprit car les professeurs n'arrivaient apparemment pas à : un, rétablir le calme et deux, retrouver leur apparence humaine. Cependant, le silence revint au bout d'un long moment, entrecoupés toutefois de grognements et de pleurs. Les maraudeurs toujours au plein milieu, juste sous le chêne magique virent avancer vers eux, une quinzaine d'animaux. Cela allait du lion, qui devait être le professeur Dumbledore, au serpent, probablement Nock, en passant par l'écureuil, peut-être Flitwick, le faucon, sûrement Bibine et le putois, sans aucun doute Picott. Le lion se planta devant eux et la voix du professeur Dumbledore s'éleva, ce qui confirma les pensées de Liz.

Remarquable métamorphose, jeune gens, dit-il ses yeux bleus n'ayant pas perdus leur lueur malicieuse malgré la transformation. Mais pourriez-vous nous rendre notre apparence que nous puissions aller nous coucher et passer une bonne nuit comme nous l'a si bien souhaité votre parchemin bavard.

Hélas, professeur ce « bonne nuit » était ironique, expliqua Sirius en s'étranglant de rire

Nous sommes… dans l'imp… dans l'impossibilité de vous rendre… de vous rendre votre forme humaine, tenta avec difficulté d'articuler James, secoué par un fou rire démentiel.

Les cinq camarades essayèrent de reprendre leur souffle pendant que des murmures désespérés s'élevaient de toute part. Van Hiten qui avait été métamorphosé en singe, riait avec les maraudeurs, Nock ne faisait que siffler son mécontentement et aurait bien planter ses crochets sur eux s'ils n'avaient pas pris soin de le transformer en serpent complètement dépourvu de venin. Le professeur Dumbledore souriait, ce qui lui donnait un air bizarre, un lion ne souriant normalement pas et le professeur McGonagall, avait adoptée une posture bien trop droite et sévère pour être naturelle, pour un chat bien sur, mais ils virent tous qu'elle était impressionnée. Liz, un peu calmée, s'éclairci la gorge et déclara :

Nous sommes dans le regret, pas du tout sincère je l'avoue, de vous annoncer que la métamorphose ne prendra fin que demain matin.

Si nous n'avons pas fait d'erreurs bien entendu, ajouta Sirius.

Les cinq amis attendirent le verdict, pas du tout anxieux. La farce était trop bonne pour flancher maintenant. Ils observaient du coin de l'oeil les serpentard fulminer. Le professeur Dumbledore s'éclaircit la gorge.

Je crois que c'est bel et bien la meilleure farce d'Halloween que Poudlard ait jamais connu et un des plus belles métamorphose que j'ai vue au cours de ma vie.

Il eut un petit rire et les griffondors, pas rancuniers, se mirent à rire de bon cœur. Bientôt, se joignirent les serdaigles et les poufsouffles. Seuls les serpentards continuèrent de fumer de rage et de hargne, sauf une minorité qui rirent avec leur condisciples des autres maisons. Totalement rassuré, Sirius s'exclama :

Ce sera bien la première fois qu'on ne sera pas puni !

Une minute Mr Black, corrigea Dumbledore, amusé. Il est vrai que je ne peux décemment enlever des points à Griffondor pour un sortilège aussi remarquable mais vous aurez tout de même une retenue.

On va tous être punis? demanda Liz, vaguement indignée.

Ne vous inquiétez pas Miss Spencer, intervint le professeur McGonagall. Seuls vous, Mr Black et Mr Potter serez punis étant donné que vous êtes les seuls élèves de cinquième année capables, dans tous les sens du terme, de faire cela.

Sirius se mit à gémir en marmonnant que c'était là une grande injustice que de leur donner une détention juste pour la forme et parce qu'ils étaient doués. Et toute le monde se tordit de rire devant l'air indigné et furieux que les trois jeunes gens jetaient à Remus et Peter qui était littéralement pliés en deux à force de rire. Dumbledore réclama le silence et ordonna à tout le monde de dormir.

Puisque que les portes de la Grande salle sont fermées et que nous sommes tous coincés ici, essayons de passer un bonne nuit en profitant des circonstances assez exceptionnelles et des avantages que nous procurent notre état, ainsi je vous propose de trouver une position plus ou moins confortables pour dormir, nos amis ayant eut l'extrême délicatesse de transformer notre grande salle en terrain forestier. De plus je pense que cette situation est une occasion inespérée de tisser des liens entre nos différentes maisons.

Professeur Van Hiten ? puis-je, dans le but de créer des liens, dormir avec vous ?

Black ! Cinq points en moins pour Griffondor ! dit le professeur McGonagall sous les rires des élèves et du professeur Van Hiten.

Rapidement, les coins de la salle abritèrent toutes sortes d'animaux. Le chêne aussi envahi par une multitude d'oiseaux, rongeurs et autres pendant que dans les endroits dégagés, des amas de plumes ou poils se formaient. Seules les écailles aquatiques manquaient à l'appel. Les élèves s'endormirent peu à peu et le bruit des conversations s'éteignit en même temps que les chandelles et seuls les citrouilles géantes d'Hagrid demeurèrent allumés, diffusant une étrange lumière sur la verdure qui avait envahit murs et sol. Les maraudeurs eurent un dernier regard satisfait et goguenard avant de s'endormir les uns contre les autres, appuyés sur Hagrid qui s'était métamorphosé en ours brun.

Le lendemain, les cinq amis faillirent se faire assassiner car, personne n'avait reprit sa forme humaine, il furent sauvés par Hagrid qui se montra assez convainquant sous sa forme d'ours pour faire reculer les élèves partagés entre la panique de ne plus jamais redevenir humains et la fureur d'avoir été dupés par les maraudeurs.

Hey ! regardez-nous, on n'a pas retrouvé notre apparence première, mais on ne se plaint pas ! s'exclama Sirius qui s'amusait beaucoup.

Sirius a raison. vous ne trouvez pas ça drôle ? demandèrent Liz et James à la ronde.

Etes-vous en train de nous faire comprendre que vous n'êtes pas en mesure de nous délivrer de ce sort, s'offusqua le professeur Nock bien que légèrement narquois et triomphant.

Par Merlin ! j'espère bien que non, s'écria Hagrid en scrutant les yeux de Liz qui riait sous cape avec Sirius et James.

Bon, allez dites-leur, ordonna Remus en souriant

Les trois maraudeurs grommelèrent un peu mais s'inclinèrent.

Le sortilège cessera de faire effet à la reprise des cours, révéla Liz à contrecoeur.

Le moment a bien évidement été choisir par le plus grand des hasard, commenta le professeur Dumbledore grandement amusé, et le fait que les cours seraient amputés d'au moins une demi-heure ne vous a pas traversé l'esprit.

Ah ! fit James d'un ton innocent qui ne trompa personne et surtout pas le vieux directeur.

Nous n'y avions pas pensé, surenchérit Sirius, un sourire angélique flottant sur ses lèvres, ou plutôt une grimace flottant sur ses canines

Mm, c'est bien ce que je pensais, dit le vieux directeur

On ne peut pas être brillants partout malheureusement, soupira Liz d'une voix tout à fait audible.

Les élèves rirent et la plupart des professeurs ne purent s'empêcher de lâcher un petit rire eux aussi devant le manègent des plus infernaux des griffondors. Un quart d'heure plus tard la sonnerie annonçant le début des cours retentit et les portes de la Grande Salle s'ouvrirent. Elèves et professeurs se redressèrent de manière à ne pas paraître trop ridicule quand ils reprendraient forme humaine. Quand le sonnerie se tu, la grande salle reprit son apparence habituelle, et les animaux qui se tenaient là quelques instants auparavant furent remplacés par des humains. Soulagés à par quelques uns, élèves et professeurs se tâtèrent pour vérifier qu'ils étaient totalement humains. Tous se tournèrent alors vers les auteurs de la farce qui les défiaient du regard, des sourires ironiques et insolent au coin des lèvres. Ceux qui n'avaient pas apprécié, les serpentards en l'occurrence, sortirent d'un pas digne de la Grande Salle, le professeur Nock en tête. Tous les autres élèves rirent une dernière fois, et prirent le petit déjeuner, sans se presser, remerciant les maraudeurs de leur avoir écourté les cours.

Plus fiers que jamais, les maraudeurs commencèrent leur journée d'excellente humeur et même le cours de Défense contre les forces du Mal ne parvint pas à les énerver puisque ce-lui-ci avait été raccourci d'une demi-heure. Et pour Liz la journée fini aussi bien qu'elle avait commencée car Lily admit qu'elle avait trouvé cette expérience très amusant et enrichissante. Elle avait d'ailleurs voulu s'excuser mais Lou avait dit à son amie qu'elle n'avait pas à faire ça. Lily avait accepté reconnaissante et elles s'étaient couchées, réconciliées sous le regard tendre de Cathy qui détestait les voir en froid

James, Liz et Sirius effectuèrent leur retenue une semaine plus tard. Retenue qui les flatta plus qu'elle ne les gêna puisque le professeur McGonagall leur demanda de l'aider pour un travail de métamorphoses et quand ils repartirent pour leur salle commune, ils avaient même fait gagner dix points chacun à Griffondor. Une conséquence de leur farce fut la haine, maintenant déclarée du professeur Nock et de la majorité des serpentards ; ce qui entraîna de nouveaux conflits entre les deux maisons rivales alors que les poufsouffles, serdaigles et griffon-dors s'étaient rapprochés après cette nuit mémorable.

10. Le Manoir du