[l'auteur souffrant toujours des affres de sa précédente révélation sur sa condition de produit dérivé la direction invite le lecteur à passer directement à la lecture]

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Chapitre 10 : Vacances au Manoir

Novembre passa vite, et amena un froid mordant qui poussa les élèves à se réfugier le plus possible devant la chaleur de la cheminée de leur salle commune. A l'extérieur de Poudlard, les attaques des Mangemorts se multipliaient et prenaient de l'ampleur. Chaque semaine désormais, le dimanche matin, les élèves s'ils le voulaient descendaient à dix heures et se recueillaient pour les victimes mortes durant la semaine. La tristesse n'était cependant pas sur les visages, la sécurité et la joie demeuraient mais parfois un élève recevait une lettre portée par un hibou noir et tout le monde détournait alors la tête d'un air un peu éteint. Liz dans ses moments-là était heureuse de n'avoir personne à l'extérieur. La neige tomba un matin de la première semaine de décembre, recouvrant le parc d'un manteau blanc qui rendait l'endroit réellement féerique. Et maintenant, une semaine après, la glace qui avait recouverte la sur-face du lac était assez épaisse pour pouvoir glisser dessus avec des patins de moldus. Le match Serpentard contre Poufsouffle avait eut lieu fin novembre et ce fut Serpentard qui l'emporta de justesse, se plaçant ainsi à la deuxième place du championnat ex aequo avec Serdaigle. Ce qui selon Grant, le capitaine de Griffondor, était une mauvaise nouvelle. Il fit donc travailler son équipe d'arrache pied par tous les temps, et Liz sortait extenuée des séan-ces d'entraînement.

Une semaine avant le départ pour les vacances de noël, les maraudeurs se réunirent pour dis-cuter de leurs projets de vacances. Ils s'étaient réunis dans leur repaire et s'étaient conforta-blement installer devant la cheminée qui diffusait une douce chaleur dans toute la pièce.

Bon, qu'est-ce qu'on fait pour ces vacances-ci ? demanda James.

Moi je reste à Poudlard. Annonça Sirius avec une légère amertume qui ne lui était pas habituelle et qui venait du fait qu'il haïssait sa famille.

Moi je retourne chez moi pour passer les fêtes, dit timidement Peter qui passait toujours les fêtes avec sa famille.

Peter, tu n'a pas à t'excuser de ça tu sais, au contraire tu devrait être content de retourner dans ta famille, s'irrita Sirius.

Peter, baissa les yeux, avec un sourire gêné, ils savait tous que Sirius n'avait jamais eu la chance de passer de joyeuses fête en compagnie de sa famille.

Et toi Remus ? se renseigna James.

Eh bien, je crois que je vais rester ici, hésita-t-il, indécis.

Pourquoi tu ne retournes pas chez toi ? s'étonna Sirius.

Ma mère ne sera pas là, elle ne pourra être là que le jour de noël, mon père travaille aussi, ma grand-mère habite en Grèce et bon, le reste de ma famille… enfin personne ne veut me fréquenter parce que je suis un … parce que je suis un loup-garou, acheva-t-il embarrassé.

Liz regarda son ami. « Tous des idiots ! » pensa-t-elle, mais elle s'abstint cependant de dire tout haut ce qu'elle pensait tout bas. Elle ne pouvait que se désoler que son ami ne soit pas plus assuré et à l'aise face à sa lycanthropie. Elle-même n'avait aucun problème face à ce handicap mais son ami était toujours gêné d'en parler ouvertement. Liz ne voyait pas pourquoi et trouvait cela stupide mais bon, elle s'était résignée et évitait d'en parler le moins possible pour ne pas embarrasser son ami. Et se contentait d'en rire, comme le faisaient Sirius et James et Peter qu'elle soupçonnait d'être du même avis qu'elle bien qu'ils n'en aient jamais discuté ouvertement.

Et toi, Liz qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?

Oh ! euh… je reste à Poudlard, dit-elle, en rougissant un peu.

Evidement qu'elle restait à Poudlard, elle n'avait même pas de vrai nom, alors une famille ou une maison…Elle soupira imperceptiblement, elle ne devait pas en vouloir à ses amis, ce n'était pas de leur faute et il n'en savait rien. La jeune fille reprit contenance et demanda au dernier maraudeur ce qu'il contait faire.

Mes parents m'ont laissé choisir, soit je reste, soit je les rejoins au manoir, répondit-il calmement.

Et qu'est-ce que tu vas faire ? répéta Sirius.

J'ai bien envie de rentrer parce que avec ce qui se passe en ce moment… enfin on est sûr de rien vous comprenez. Mais bon j'avais envie de fêter noël avec toi aussi Sirius étant donné que je savais que tu resterait à Poudlard…

Alors ? s'impatienta Sirius qui détestait que son meilleur ami fasse durer le suspense juste pour le plaisir.

J'en ai parlé avec mes parents, expliqua James

Et ? s'énerva Sirius.

Alors ils m'ont proposé de faire une pierre deux coups. C'est-à-dire revenir au manoir et te prendre avec nous.

Sirius lui sauta dessus pour l'embrasser

Jamesie t'es un super copain ! je t'adore mon p'tit pote chevelu ! T'es génial ! s'enthousiasma Sirius, sans se préoccuper de James qui devenait rouge car Sirius commençait à l'étouffer

Euh ! Sirius ? tu devrais peut être le lâcher parce qu'il agonise là.

Par Merlin ! T'as raison Lunard ! ça va Jamesie Boy ? s'excusa Sirius, confus.

Maintenant ça va. Assura James en ramassant ses lunettes que était tombées quand son ami lui avait sauté dessus.

Liz, Peter et Remus éclatèrent de rire, alors que James se massait les côtes. Sirius se gratta la tête un peu embarrassé mais ri lui aussi quand il fut sûr que James se remettait.

L'invitation, elle vaut aussi pour vous. Dit James quand il eut retrouvé son souffle, je ne crois pas que mes parents y verront un inconvénient, je ne leur ai pas demandé parce que je ne savais pas que vous resteriez à Poudlard.

C'est gentil James mais je ne veux pas… commença Remus

T'inquiète pas comme ça, Lunard ! Ma mère t'adore et je ne vois pas pourquoi tu dérangerai, on est amis non ? J'ai une grande maison alors si je ne peux même pas inviter mes amis, à quoi ça sert ? l'interrompit le jeune Potter

Je veux bien alors, accepta Remus, plein de reconnaissance.

Bah, c'est rien, me remercie pas, grommela James, c'est normal.

Le jeune homme regarda alors Liz qui n'avait pas bougé ni crié.

Je parlais aussi pour toi tu sais, si tu est d'accord bien sûr !

Je… il faut que je réfléchisse, expliqua la jeune fille, mal à l'aise et voyant le regard déçu de son ami, elle ajouta : Il faut juste que je demande la permission.

Oh… tu sais si tu ne veux pas…

Non ! le coupa Liz, ça me ferait très plaisir au contraire, mais je dois demander à… enfin je ne crois pas que cela posera un problème, assura-t-elle.

James retrouva le sourire et se réfugia derrière son fauteuil car Sirius menaçait d'un nouvel éclat de joie. Les rires fusèrent de toutes parts, se répercutant sur les murs de la petite pièce, et Sirius pas rancunier se mêla à la bonne humeur, avant d'avoir fait semblant d'être offensé et déprimé.

Lou ! On a notre cours de runes dans cinq minutes ! s'affola Remus en regardant sa montre.

La jeune fille le regarda horrifié, et ils empoignèrent leur sac, se précipitant hors du repaire, paniqué par la distance qu'ils avaient à parcourir pour se rendre dans la classe du professeur Alban. Ils coururent comme des fous, bousculant tout sur leur passage. Ils arrivèrent deux minutes avant le début du cours. Lily qui avait pris la même option qu'eux les attendait et les prenant en pitié, elle les laissa reprendre leur souffle avant de les sermonner pour qu'ils ne manquent plus d'être en retard à leur cours.

Désolé, Lily, haleta Liz, on n'a pas vu le temps passer

On te promet qu'on n'arrivera plus en retard, approuva Remus en tentant de recouvrer une respiration normale.

Lily jugea qu'ils avaient retenus la leçon et redevint amicale. Ils entrèrent et allèrent s'asseoir leur place, tout au fond, sur le seul banc qui offrait trois places. Ils installèrent leurs affaires et attendirent l'arrivée du professeur Alban.

Bonjour tout le monde ! salua le professeur Alban en entrant dans la classe.

Les trois amis échangèrent des regards narquois.

Vous croyez qu'il l'a achetée où sa robe ? murmura Liz, sarcastique

Récupérée sur une momie égyptienne, chuchota Lily

Ils pouffèrent de rire tous les trois. Le professeur avait toujours des tenues assez originales et le plus souvent ridicules. Mais aujourd'hui, Liz estima que c'était la robe la plus dingue qu'il aie jamais porté jusque là. La robe, d'un beige sale était savamment cousue pour donner l'im-pression qu'elle était faite de bandelettes en décomposition.

Au moins, on ne sera pas dépaysés durant le cours, souffla Remus

Lily et Liz se retirent de rire avec beaucoup de difficultés. Remus faisait référence au sujet du cours qui portait sur les hiéroglyphes de l'Égypte de pharaon. Liz regarda les élèves assis de-vant elle, et leva les yeux au ciel. Ils buvaient tous les paroles du professeur Alban, et cela é-nervait Liz. Pourtant, elle adorait cette matière mais ces idiots ne savaient pas apprécier la matière en elle-même. Tous les élèves étaient des filles ou presque, Remus et deux autres garçons faisant exception. Liz regarda Lily et vit qu'elle pensait la même chose qu'elle, tou-tes ces filles avaient prit cette option parce que le professeur Alban était très sexy. Et de ce fait, le cours était ponctué de gloussements très agaçants.

Seriez-vous les seules à ne pas fantasmer sur notre cher professeur ? susurra Remus qui était assis entre les deux jeunes filles qui pouffèrent de rire.

Spencer, Evans et Lupin, auriez vous l'obligeance de cesser de ricaner à mon cours !

Les trois amis cessèrent tout de suite, le professeur n'avait pas tort puisqu'ils ne pouvaient s'empêcher de bavarder ou ricaner comme des hyènes pendant tout le cours, et tout cela en obtenant les meilleures notes.

Merci bien ! Spencer, pouvez-vous lire ce qu'il y a au tableau ?

Liz s'exécuta et donna la bonne réponse, comme toujours. Le cours se poursuivi, sans nou-velle interruption intempestive.

Intéressant cette histoire de hiéroglyphes inversés, non ? commenta Lily à la sortie du cours.

Ils étaient quand même drôlement tordus ces égyptiens, constata Remus

Je préfère les runes celtiques aux hiéroglyphes, avoua Liz

Moi aussi, approuva Lily

Et on a un rouleau de parchemin à traduire, gémit Remus qui était de l'avis des filles.

Liz se sépara de ses amis qui avaient un cours d'arithmancie et promit qu'elle ne commencerait pas son devoir de runes sans eux. Elle pensa un moment rejoindre les autres maraudeurs mais se rappela qu'ils avaient un cours de divination. Elle erra un peu dans la château, désoeuvrée. Elle avait oublié que tous les mardi après-midi, elle avait une heure de liberté, puisqu'elle était une des rares élèves qui n'avait pris ni divination, ni arithmancie. Elle s'apprêtait à passer une heure à ne rien faire quand elle eut une idée. Elle retourna dans la salle commune et posa son sac. Elle prit ensuite la direction du bureau de Dumbledore dans l'intention de lui demander la permission de passer les fêtes chez James, Dumbledore était son tuteur mais il n'y avait aucune raison que Liz ne puisse pas aller chez James.

Patacitrouille ! dit-elle avec empressement

La gargouille ouvrit le passage et Liz s'engouffra dans l'escalier.

Il n'y a pas de raison qu'il refuse !siffla Liz pour faire taire la petite voix dans sa tête qui tentait d'infiltrer le doute dans son esprit.

Qui refuserait quoi ? demanda une voix amusée derrière elle.

Liz se retourna et fit face au professeur Dumbledore qui se tenait sur le seuil de la porte. Il avait sans doute entendu la gargouille monter Liz jusqu'au bureau directorial et avait ouvert la porte pour accueillir le visiteur. Il regardait la jeune fille de ses yeux bleu et pétillants de malice à travers ses lunettes en demi lune.

Oh ! je … c'est … balbutia Liz. Je parlais toute seule, finit-elle, en souriant. Je peux entrer ?

Je t'en prie, je suis curieux de t'entendre, je croyais être le seul à parler tout seul, ajouta-il en lui faisant un clin d'œil.

Liz sourit et entra dans la pièce circulaire. Elle jeta un coup d'œil aux portraits des anciens directeurs qui faisaient toujours semblant de dormir, selon Dumbledore lui-même. Elle salua Fumseck, qui se reposait sur son perchoir à coté du bureau.

Alors qu'est-ce qui t'amène ? c'est Voldemort ?

Oh non ! je ne ressens plus aucune douleur, je crois que c'était lié à mes souvenirs et le fait que j'ai eut mal le même jour qu'une attaque n'était qu'une coïncidence. Ou sinon, j'aurai eut mal à nouveau, non ?

Mm, je crois malheureusement que tu es bel et bien reliée à lui mais pas de façon constante. Peut-être que cet été tu essayait de te concentrer sur quelque chose qui avait trait à Voldemort, sans t'en rendre compte, contredit le vieux directeur, une ride apparaissant entre ses sourcils, je suis désolé.

Comment en êtes vous sûr ? demanda Liz, soudain moins joyeuse.

Elle leva les yeux vers lui en voyant qu'il avait failli dire quelque chose. Dès qu'elle plongea ses yeux verts dans l'extraordinaire regard du professeur Dumbledore, elle eut la sensation qu'il lui cachait un détail important.

Professeur ? encouragea-t-elle. Qu'alliez-vous dire ?

Il soupira, et lança un regard perçant à sa jeune protégée, comme pour la jauger.

Il y a une chose que tu ignores, Alizée. Ces derniers temps, des Mangemorts ont infiltré divers endroits très fréquentés du monde de la magie. Ce n'est pas dans leurs habitudes. Il semblerait qu'ils cherchent quelque chose, ou bien quelqu'un, et j'ai bien peur que ce ne soit …

Moi, compléta Liz, d'un air tranquille.

Je n'en suis pas sûr. Tu sais, tu dégages une aura particulière, je l'ai sentie. Oh ! tu n'es pas un danger pour Voldemort, mais je suis persuadé qu'il a senti ton aura sans toutefois pouvoir déterminer à qui elle appartenait et il veut savoir.

Alors je ne suis pas plus en danger ? demanda Liz, pleine d'espoir

Non, mais tu as fréquenté Voldemort, même si on ne sait pas dans quelles circonstances, cela se voit. Il faut donc que tu fasses attention et ne pas raconter trop de choses qui pourraient attirer les soupçons sur toi, avertit le vieux professeur avec un sourire rassurant.

C'est promis.

Je suppose que ce n'était pas la raison de ta visite, devina Dumbledore

Non.

Je t'écoute

James Potter m'a invité à passer les fêtes chez lui et j'aurai voulu savoir si …

Bien sur que tu peux y aller, je n'y vois aucun inconvénient et le manoir du Lion est qui plus est très bien protégé.

Liz se détendit complètement et remercia chaleureusement son tuteur.

Il n'y avait effectivement aucune raison que je refuse, dit-il malicieusement.

Merci beaucoup monsieur.

Tu ferai bien d'y aller, si tu ne veux pas être en retard à ton prochain cours, observa-t-il en consultant une drôle de montre, munies de symboles qui ne semblaient avoir un sens que pour Dumbledore.

Liz prit congé et se dépêcha d'aller chercher ses affaires dans son dortoir. Elle arriva cinq minutes à l'avance au cours de Soins aux créatures magiques.

Salut, princesse ! fit Sirius en l'aidant à se relever.

Elle s'était assise pour relire son manuel.

Où est Cornedrue ? s'impatienta-t-elle

Il discute avec Foltarot pour connaître le sujet de son travail supplémentaire, déclara Sirius

Tu savais qu'il était déconseillé de laisser tomber un pétard dans les coupes qu'on utilise pour brûler de l'encens divinatoire, dit Peter en guise d'explication.

Liz eut un sourire sardonique.

C'est vraiment une peau de troll ! râla James en arrivant juste au moment de la sonnerie

Qu'est-ce qu'elle t'a donné comme punition ? questionna Remus, vivement intéressé.

Je vais devoir préparer le matériel pendant une semaine, rouspéta James.

Ouche ! Joyeux instants en perspective, je te plains Cornedrue, compatit Liz.

Le professeur Brûlpot les fit entrer dans la classe pour un cours théorique. Ils étaient rares mais extrêmement barbants. Les cinq griffondors émigrèrent au fond de la salle et sortirent leurs affaires pour faire bonne figure, sachant très bien qu'ils n'écouteraient rien du tout à part peut-être Peter dont c'était la matière préférée. Ils discutèrent de tout et de rien, lançant de temps à autre une plaisanterie pour amuser les rangées, juste devant eux. Liz avait failli dire à James qu'elle avait la permission d'aller chez lui pendant les vacances, mais elle s'était ressaisie à temps, il fallait quand même un laps de temps pour pouvoir mentir et dire que ses parents lui avaient donné la permission. Elle se résolu donc à attendre le lendemain, en espé-rant que le professeur ne passe pas dans les classes pour relever la listes des élèves qui par-taient dans leur famille. Mais comme le cours de Soins aux créatures magiques était le der-nier de la journée, il y avait peu de chance.

Le lendemain, elle annonça à James qu'elle avait le droit d'aller chez lui. Celui-ci lui fit un grand sourire, et Sirius ajouta d'un air carnassier qu'il pourrait avoir un câlin tout les jours. Sur ce Remus changea de place et s'interposa entre James et Sirius qui se disputaient le premier câlin et déclara qu'il était le meilleur ami de Liz donc qu'il aurait le premier câlin. Liz déclara que pour les mettre d'accord ce serait Peter qu'elle embrasserait en premier. Sirius ne lui adressa plus la parole jusqu'au moment où elle l'embrassa sur la joue. Un peu plus tard dans la journée, durant le cours de potions, le professeur McGonagall passa pour relever le nom des élèves qui restaient et s'est avec une immense satisfaction que Liz répondit qu'elle partait. Le professeur de métamorphose, qui connaissait sa situation, lui jeta un regard étonné mais ne fit aucun commentaire.

La semaine passa trop lentement aux yeux de Liz qui attendait avec impatience les vacances, tout comme Sirius, Remus et James. La veille du départ, la jeune fille avait discuté longtemps avec Lily et Cathy. Lily partait rejoindre sa famille en suisse pour faire du ski et Cathy partait avec son père aux Etats-Unis. Lily redoutait de revoir sa sœur qui la haïssait et avait peur d'elle et Cathy, elle était parfaitement heureuse même si elle aurait préféré que sa mère soit avec eux. La mère de Cathy était morte, quand Cathy avait huit ans. Liz avait dit à Cathy qu'elle savait ce que c'était puisque sa mère à elle était morte. C'était la seule fois où elle avait parlé de ses parents. Liz avait dit ça, et c'était vrai, pour réconforter et soutenir son amie. Elle savait depuis peu qu'elle avait perdue sa mère très jeune vers un ou deux ans et c'était malheureusement la seule personne dont elle pouvait se souvenir du visage. Sa mère était rousse avec des yeux chocolats et une beau sourire lumineux qui laissait découvrir de belles dents blanches. « Elle devait avoir une voix douce » se dit Liz en s'endormant.

Liz se réveilla à l'aube, surexcitée. Pour une fois Lily et Cathy se réveillèrent à peu près à la même heure qu'elle. Elle finirent de boucler leur valise et rangèrent un peu leur dortoir. De très bonne humeur, elles descendirent dans la Grande Salle pour déjeuner. Elles y retrouvèrent Remus et allèrent s'asseoir à coté de lui.

Où sont les garçons ? se renseigna Liz

Sirius et James font leur valise…

Quoi ? s'écria Lily, effarée qu'ils ne soient pas encore prêts

… et Peter ronfle, termina Remus, un petit sourire moqueur flottant sur la bouche.

Peter remplace Sirius, plaisanta Liz.

Et James et Sirius, imitent parfaitement Peter pour la frénésie.

Tu ne leur a pas conseillé de faire leur valise la veille, le gronda gentiment Cathy.

Gaspillage de salive, expliqua Remus, d'un ton narquois.

Les trois garçons les rejoignirent en rouspétant contre le réveil de Peter qui ne marchait qu'à moitié et qui ne les avait pas réveillé assez tôt. Ils se déchaînèrent ensuite sur Remus qui ri-golait à en perdre le souffle. Vers dix heures ils montèrent dans les diligences qui les menè-rent au train. Après une longue discussion avec Lily, Cathy et Liz parvinrent à la convaincre de faire le voyage dans le même compartiment que les maraudeurs pour rester en leur com-pagnie. Lily, dont les rapports avec James s'étaient quelque peu améliorés, s'assis à côté de Cathy qui riait déjà avec Sirius. Liz referma la porte du compartiment le plus spacieux du train qu'ils avaient réquisitionné. Lily dut vite reconnaître qu'elle s'amusait bien quand Ja-mes cessait de se vanter pour épater la galeries (et surtout Lily Evans selon les mauvaises langues). Ils passèrent le longues heures que durait le trajet à jouer à la Bataille Explosive tout en débitant le plus de bêtises chacun, et même Lily s'y mit à la fin, discipline dans la-quelle elle s'avéra assez douée pour une première fois, sans pour autant battre Sirius qui était passé maître pour réciter le maximum d'idioties dans un minimum de temps. Vers la fin du trajet, ils abandonnèrent leurs cartes, sauf Peter qui avait arrêté de jouer au moment ou il s'é-tait fait griller la pointe des mèches de ses cheveux. James et Sirius s'étaient engagés dans une impressionnante bataille d'insulte pour décider qui était le plus grand fléau de Poudlard. On ne put cependant pas déterminer le gagnant puisque le Poudlard Express arriva en gare. Les sept griffondors descendirent sur le quai se mêlant à la cohue. Liz embrassa ses deux a-mies en leur souhaitant de bonnes vacances pendant que Sirius et James tentaient de repérer Mr et Mrs Potter. Au bout d'un moment, ils partirent en courant entraînant Remus avec eux. Liz sans se presser dit au revoir à Peter qui avait retrouvé ses parents, puis elle quitta Cathy et Lily qui avaient rendez-vous avec leur parents.

! hurla une voix

Liz sourit, et masquant son excitation, elle rejoignit Sirius avant qu'il ne s'étouffe d'impa-tience. Traînant sa valise derrière elle, elle se fraya un passage vers son meilleur ami, qui se précipita sur elle pour porter sa valise afin d'accélérer la rencontre avec les parents de James.

Maman, voici Liz, présenta James

Monsieur, Madame, salua Liz en leur tendant la main.

William Potter la lui serra avec enthousiasme, apparemment ravi de la revoir mais Emily Potter la dédaigna et prit Liz dans ses bras.

Mr Potter était un homme plutôt grand à la carrure d'athlète, ce qui n'était pas vraiment sur-prenant quand on savait que s'était un joueur de Quidditch émérite même encore aujourd'hui. Il avait les mêmes cheveux noirs que son fils mais coiffés. William Potter portait des lunettes lui aussi derrière lesquelles se cachaient deux yeux bleus qui n'abritaient cependant pas la lumière qui était présente dans ceux de son fils.

Emily Potter était une belle femme aux longs cheveux châtains qui ondulaient doucement sur ses épaules. Elle avait légué à son fils ses yeux couleur noisette et son sourire séducteur.

Je suis très heureux de te revoir Liz, dit Mr Potter, Comment va Hagrid ?

Très bien, il vous passe le bonjour.

Si nous allions à la voiture, proposa Mrs Potter. Les enfants mettez vos bagages sur le chariot et passez devant.

Ils traversèrent le mur de la gare et retrouvèrent le monde des moldus. Liz éprouva un certain plaisir à se mêler à la foule de moldus. Dehors, un chauffeur aux allures de mannequin les at-tendait. Il s'occupa de leur bagages qu'il mit dans le coffre et les fit monter à l'arrière, la voi-ture ressemblait beaucoup aux limousines dont parlait souvent Lily, les yeux pleins d'envie. James semblait gêné, il n'aimait pas faire l'étalage de la fortune des Potter devant ses amis, Liz lui sourit pour le réconforter, elle était un peu dans la même situation que lui. Tout Poud-lard savait en effet que Alizée Spencer possédait une immense fortune, tout le montrait : son Nimbus 700, ses vêtements de haute qualité, ses habitudes à table…

Vous habitez dans la banlieue de Londres ? demanda-t-elle à James, une fois tous installés dans la luxueuse voiture.

Oh non, on habite dans le Pays de Galles, répondit celui-ci

Liz resta un instant perplexe

La voiture fonctionne comme le magicobus ! comprit-elle

C'est ça. Confirma Mrs Potter

Impressionnée ? espéra Sirius

Liz ri, son ami avait relevé le défi, il y a quelques temps de l'impressionner au plus haut point.

Si', je suis une sorcière. Rappela-t-elle

Pas juste, grommela Sirius.

Il n'y a donc rien qui t'impressionne ? Dit Remus, déçu.

Vous essayez de m'impressionner avec de la magie, alors que je suis une sorcière, comment voulez-vous que ça fonctionne ? raisonna-t-elle

Mais on ne connaît rien sur les moldus, se défendit James, et ce qu'on apprends en cours tu l'apprends aussi !

La jeune fille ri de plus belle.

Allez ! un peu d'imagination que diable ! les encouragea Liz

Les parents de James, riaient sous capes, amusé du manège de leur fils et de ses amis. La mè-re de James semblait très heureuse d'accueillir Liz, la jeune fille le lui fit remarquer timide-ment pour ne pas la froisser.

Ce n'est pas toujours de tout repos avec deux hommes à la maison, quatre ici. Alors je suis heureuse de t'accueillir au manoir, cela changera.

Comme si Liz était plus reposante que nous, marmonna James.

Remus et Sirius se mirent à rigoler et Liz ébouriffa les cheveux de James déjà dans un état é-pouvantable.

Nous sommes arrivés Monsieur ! annonça le chauffeur.

Liz fut étonnée, ce chauffeur était décidément plus doué que Doug', le chauffeur du Magico-bus. Elle attendit avec les autres qu'il vienne ouvrir la portière, ce qu'il ne tarda pas à faire.

Merci Nigel ! dit Mrs Potter qui descendit la première.

Ils descendirent tous l'un après l'autre et le dénommé Nigel sortit leurs bagages qui disparu-rent quelques secondes plus tard, sans doute les elfes de maisons qui les avaient emportées. Mr Potter les entraîna à travers l'allée du parc, après avoir donne congé à son chauffeur. Liz leva les yeux et admira la belle demeure victorienne qui se dressait majestueusement devant elle. Liz se trouvait devant les grilles qui délimitaient le parc. Le parc était une merveille, pour le moment recouvert de neige, les arbres dénudés de leurs feuilles abritaient des massifs de fleurs d'hivers qui scintillaient à la lumière des étoiles. Liz regarda l'entrée et le mur d'en-ceinte : il était fait en pierre qui donnait un certain âge à l'ensemble tout en y ajoutant de la noblesse, l'entrée était encadrée par deux lions de part et d'autres de la grille. Une allée de graviers menait jusqu'à la grande porte du manoir. Le manoir semblait assez ancien, et domi-nait tout le parc, sans pour autant l'écraser. Il était évident qu'il regorgeait de magie, cela se sentait dans l'air. Du lierre poussait de façon harmonieuse sur la façade, et de part et d'autre de l'immense porte d'entrée, une torche brûlait pour éclairer l'entrée. Une fois arrivée devant l'immense porte en chêne, Mr Potter frappa trois coups à l'aide de la poignée en forme de gueule de lion. Toute de suite, la porte s'ouvrit sur deux elfes portant une toge aux armes de la famille Potter.

Bonjour maître ! salua le premier des elfes qui semblait être de sexe masculin.

Bonjour Noblian, répondit Mr Potter en lui tendant sa cape.

Noblian, nous avons des invités, annonça Emily Potter en tendant elle aussi sa cape.

Oh ! le jeune maître est de retour ! s'exclama l'elfe en s'inclinant de nouveau.

Bonjour Nob'

L'elfe parut enchanté et s'empressa de débarrasser son jeune maître, se courbant deux fois plus. Quand il releva la tête, il aperçu Remus et Sirius, qu'il accueilli comme des invité mais, Liz sentit bien qu'ils étaient plus que ça. La jeune fille connaissait les elfes et elle sut que Si-rius surtout faisait partie de la famille puisque l'elfe l'appelait « Maître Sirius » alors que en théorie, cette appellation était réservée aux membres de la famille que l'elfe servait. Soudain l'elfe l'aperçu, il ouvrit de grand yeux émerveillés, puis tout de suite il laissa échapper une exclamation horrifié et se pliant littéralement en deux

Oh Miss ! Veuillez pardonner Noblian ! s'excusa l'elfe. Noblian est impardonnable…

Liz le laissa se lamenter et s'excuser mille fois de trop puis quand il sembla calmé, elle lui dit doucement mais fermement :

Tu es pardonné, et si tu peux me regarder à nouveau si tu le désires, concéda-t-elle en lui tendant elle aussi sa cape de voyage.

Tu connais le protocole ? s'étonna Remus.

Je suis une sorcière, je suis riche, donc je connais le protocole à suivre face aux elfes, le protocole de réception, le protocole d'usage, le protocole de… enfin bref tous les protocoles, conclut-elle.

Elle resta plantée là, un peu gênée quand même. Elle ne voulait pas paraître hautaine ou prétentieuse aux yeux des parents de James ni aux yeux de ses amis. Sirius poussa un soupir exaspéré et après un regard à James, il lui prit la main et l'entraîna, en la gronda gentiment.

Tu n'as pas à surveiller chaque geste et parole, tu es la bienvenue ici, tu ne gène pas et on sait tous que tu ne ressemblera jamais à ma mère ou à mes cousines ou encore à mon frère. Les Potter sont les gens les plus accueillant que je connaisse et ils t'aime-ront sûrement autant que moi je t'aime, aucune personne saine et équilibrée ne peut ne pas t'aimer.

Sirius a raison, tu es la bienvenue, assura Emily Potter, en souriant. Nous avons juste été surpris, peu de gens respectent le protocole surtout par les temps qui courent. Les elfes sont souvent méprisé ou maltraités, hélas ! mais la déclaration enflammée que t'a fait Sirius est tout à fait exacte, sauf je ne suis pas sûre de t'aimer de la même fa-çon que Sirius t'aime.

Ils rirent tous et passèrent dans la salle à manger pour dîner. Liz mangea avec appétit, tout en discutant avec les parents de James. Très vite elle se sentit à l'aise dans cette maison qui lui rappelait bien des choses sans qu'elle puisse les définir.

Ça va ? demanda Remus, qui sentait toujours la mélancolie de son amie.

Toutes les conversations cessèrent de coups, et des visages soudains inquiets se tournèrent vers elle. Liz rougit.

Tout va très bien je vous assure, c'est juste que… votre maison me rappelle un peu chez moi… avoua-t-elle.

Ça fait longtemps que tu n'es pas rentrée chez toi ? Que tu n'as pas vu tes parents ? s'enquit Mrs Potter.

Cela fait très longtemps que je n'ai pas vu mon père, répondit-elle, l'air triste

Et ta mère ? demanda James

James ! s'indigna son père

Non, Mr Potter, ce n'est pas grave, assura Liz en soupirant tristement.

Liz regarda ses amis et hésita un peu, elle avait tellement envie de parler, et leur dire ça ce n'était pas comme leur révéler son secret, après tout, elle n'avait pas promis de ne rien dire au sujet de sa mère. D'une voix douce et tranquille elle révéla.

Ma mère est morte, James.

Il y eut un grand blanc, durant lequel tout le monde la fixa, horriblement gêné et sincèrement désolé. La jeune fille décida de rompre ce silence, et continua pour les rassurer.

Vous ne devez pas être désolés comme ça, je ne l'ai pas connue, je devais avoir à peine un ou deux ans quand elle est morte. C'est moi qui m'excuse : de un de vous avoir mentit et de deux d'avoir gâché votre repas.

Pourquoi tu ne nous l'as pas dit ?

Je ne voulais pas faire pitié, répondit-elle avec un air de défi.

C'est ridicule, voyons pourquoi on te prendrais en pitié, répliqua Sirius. On est tes amis, non ? On sert justement à ça !

C'est justement ça que je voulais éviter, Sirius, il y a des choses plus importantes que de se lamenter sur quelqu'un que je n'ai jamais connu, expliqua Liz. Regarde ce qu'il se passe dans le monde, moi dans mon malheur, j'ai eu la chance de ne pas la connaî-tre alors que des dizaines d'enfants perdent leur mère tout en gardant des souvenirs d'elle. Et puis, je sais qu'elle n'est pas morte pour rien. Elle se battait et même si je souffre, elle est morte pour une cause pour laquelle il vaut la peine de faire ce genre de sacrifices.

Mr Potter, la contempla une étrange expression sur le visage, il demanda :

Ta mère s'est faite assassiner par des Mangemorts ?

Liz hocha la tête, avec une pointe de fierté tout de même et s'excusa d'avoir causé tous ces émois le premier soir de leur rencontre. Mais Mrs Potter l'interrompit.

Tu peux être fier de ta mère, les gens comme elles sont rares et tu seras toujours la bienvenue dans notre maison. Mais tu sais, personne ne te prend en pitié, cela s'ap-pelle de la compassion. James, Sirius et Remus, s'inquiète pour toi parce qu'ils sont tes amis. Ce n'est pas la pitié qui les faits compatir, c'est l'amitié. Tout ce qui te tou-che les touche aussi parce que vos liens sont très forts.

Je… je n'avait jamais vu les choses comme ça, confessa Liz mal à l'aise. Je suis désolé les garçons.

Bon, on ne va pas passer le premier soir des vacances à pleurnicher, décida Sirius en redevenant égal à lui-même.

James l'approuva en se servant de rôti et la bonne humeur revint. Ils plaisantèrent toute la soirée et quand la mère de James s'endormit dans son fauteuil, William Potter décida qu'il était grand temps d'aller dormir et les envoya tous au lit. Liz suivi James, trop fatigué pour prêter attention au magnifique décor des couloirs et des pièces qu'ils traversaient. Quand ils furent arrivés dans la grande chambre de James, Liz s'effondra avec Sirius sur un grand lit à baldaquin, semblable à ceux de Poudlard. Sa dernière pensée fut pour les trois garçons qui s'étaient endormis là où leurs jambes les avaient portées. « C'est ça l'amitié ! » pensa-t-elle avant de sombrer dans le monde des rêves. Liz sans que personne ne le sache avait découvert quelque chose qu'elle n'avait jamais put apprendre : la confiance et l'amitié, la vraie. Toute sa vie elle s'était méfiée pour se protéger, ne se laissant approcher que par ces quatre fantô-mes qui avaient fait toute sa vie, son père, la femme et les deux autres hommes avec qui elle avait vécu. Une porte s'était ouverte dans le cœur de la jeune fille, et son cœur froid et indomptable venait de trouver ses maîtres. Quatre garçons dont elle ne pourrait désormais plus se passer. Quatre garçons qui feraient ses joies et ses peines.

James William Potter ! gronda une voix mi-indignée, mi-amusée.

Liz ouvrit les yeux pour découvrit Mrs Potter qui regardait juste à côté d'elle. Liz cligna des yeux et s'aperçu qu'elle était lovée dans les bras de quelqu'un, qu'un autre personne était dos à dos avec elle et qu'une troisième était appuyée sur ses jambes. Lentement elle leva les yeux vers le visage de la personne qui possédait les bras qui l'avait recueillie pour la nuit, bien que ce fut inutile, elle savait parfaitement à qui ils appartenaient.

Très agréable en tant que coussin, commenta Sirius Black les yeux pétillants.

Liz regarda ses pieds pour y découvrir un James Potter hébétée qui tentait de retrouver ses esprits en même temps que ses lunettes. Contre elle Remus s'étira avant de s'apercevoir qu'il était dos a dos avec Liz.

Vous comptez rester longtemps comme ça ? demanda Mr Potter, l'air très sérieux.

Les quatre amis se regardèrent et se redressèrent, plus amusés que gênés.

Très confortable Sirius, et James rappelle-moi de dormir avec toi le jour au j'aurai oublié ma bouillotte. Quand à toi Remus, comme support… mm, très agréable, plaisanta à voix basse Liz en descendant du lit.

Cette fois les trois garçons rougirent, sous les rires de William et Emily Potter.

Mademoiselle je ne tolèrerai pas que vous fassiez la cour à trois garçons en même temps sous mon toit, déclara Mr Potter, faussement offensé.

C'est que, j'ai du mal à choisir, plaida la jeune fille en riant.

Et donc tu nous adopte tous les trois, c'est ça, ironisa Sirius et tendant à James ses lunettes.

Liz éclata de rire et lança un oreiller sur Sirius qui en attrapa un autre pour se défendre.

Une minute, jeunes gens, attendez que nous soyons sortis de la pièce pour déclencher les hostilités, intervint Mrs Potter.

Sirius qui avait retenu son geste, patienta encore quelques secondes pour laisser le temps à James de mettre ses lunettes en sûreté et passa à l'attaque. Ils se battirent ainsi pendant un bon quart d'heure, Liz avec Remus contre James et Sirius. Finalement Liz et Remus se ren-dirent et ils tous prirent une douche rapide, Liz dans la salle de bains attenante à la chambre inutilisée et les trois garçons dans celle de James. Une fois lavés, habillés et coiffés ( enfin pour Sirius et Remus, James ayant renoncé depuis longtemps à se coiffer et Liz possédant des cheveux qui étaient indomptables et volaient dans tous les sens refusant toute tentative d'ar-rangement ), ils descendirent dans la salle à manger pour prendre leur petit déjeuner.

Sirius, tu pourrais arrêter de ricaner bêtement, s'il te plaît, s'énerva James comme chaque matin.

Tu coupes mon bacon, Lou ?

Sirius se moquait de James et de Liz car les deux griffondors avaient des manies qui faisaient rire leur camarade. Ils buvaient tous les deux le petit doigt légèrement relevé, coupaient leur bacon et s'essuyaient la bouche avec leur serviette à chaque fois qu'ils prenaient la parole au cours du repas. Les deux jeunes gens avaient essayé tant bien que mal de se débarrasser de ces habitudes mais, ils recommençaient toujours. Ils n'étaient pas comme ceux qui se donnai-ent un genre, James Potter et Alizée Spencer avaient de la classe, une élégance que l'on ne pouvait pas feindre.

Sirius, tu…

Mais Sirius éclata à nouveau de rire en regardant Liz. Celle-ce fronça les sourcils puis regar-da sa main et rougit : à nouveau elle tenait son verre, le doigt relevé. Remus se mit à rire lui aussi. Liz soupira et renonça à répliquer.

Vous êtes tous les deux des idiots, déclara James, dignement.

Ces moqueries, qui pour quelqu'un de l'extérieur auraient pu paraître offensantes, n'étaient pas du tout source de disputes chez les quatre amis. Ils se moquaient tous gentiment les uns des autres. C'est la façon qu'ils avaient de se montrer leur affection. Ils traitaient James d'a-veugle riche, Sirius de crétin, à Remus ils attribuaient toutes les caractéristiques de monstre qu'ils pouvaient trouver, et ils s'amusaient à marier Liz à n'importe qui et n'importe quoi, et Peter, ils se jetaient à ses pieds très souvent pour l'admirer et l'aduler quand il disait quelque chose de particulièrement stupide et drôle. Bref ils s'entendaient à merveille, on disait que quand on pouvait plaisanter sur les défauts de quelqu'un s'était le signe qu'une grande amitié régnait, et pour Liz et ses amis, c'était vrai.

Liz ? tu veux visiter le manoir ? proposa James

La jeune fille accepta avec joie. Et James les emmena pour faire le tour de la demeure.

Le manoir du Lion était appelé ainsi car il appartenait à la famille Potter tous des griffondors depuis des dizaines de générations. Il comportait des dizaines de pièces réparties sur trois éta-ges sans compter le sous-sol qui abritait les cuisines, les cachots servants de laboratoire à Mme Potter et la cave, et le grenier où étaient entassés des centaines d'effets personnels ayant appartenus à des membres de la famille Potter. Ils commencèrent la visite par le rez-de-chaus-sée. Le hall d'entrée était le centre de l'étage. Un grand escalier en marbre menait aux étages supérieurs et des portes s'ouvraient sur les différentes pièces. L'étage comprenait une salle à manger, située juste au dessus des cuisines, comme à Poudlard, un salon, une salle de réception et une grande véranda, fleurie et ouverte sur l'arrière du parc. Ensuite ils montèrent au premier étage qui contenait une grande bibliothèque qui servait aussi de salle d'étude, le bureau de Mr Potter et la salle d'étude privée de Mrs Potter. Ce premier étage comprenait aussi la grande chambre des maîtres du lieu et une salle de bains. L'étage supérieur était réservé à James. Ce niveau avait été aménagé pour lui, il était partagé en une immense chambre, et une salle de bains avec jacuzzi. Un salon avait été aménagé, ainsi qu'un jardin intérieur et une autre chambre inutilisée. On accédait au grenier par une trappe située dans le couloir du dernier étage. Une fois redescendus, James montra à Liz, la serre construire contre la face sud du ma-noir. Ils enfilèrent ensuite leur cape pour se rendre dans la dépendance réservée aux invités au bout du parc. Les trois garçons, un sourire mystérieux aux lèvres emmenèrent ensuite leur amie, de l'autre coté du parc à travers le petit bois qui bordait le parc sur le côté est. La plus grande surprise de la matinée attendait Liz. Devant elle, se dressa un terrain de Quidditch, les gradins en moins. Les dimensions étaient un peu plus petites que celle de Poudlard. Un ves-tiaire avait été érigé sur le côté et une petite tribune était installée sur le coté, à égale distance des buts. Liz, les yeux écarquillés, se tourna vers ses amis et balbutia :

Vous… Tu… c'est…rumeur, elle…

Oui la rumeur qui court comme quoi le manoir Potter renferme un terrain de Quidditch privée est exacte. Confirma James.

C'est pas génial ça ? s'écria Sirius en lui assénant une tape dans le dos.

, je suis impressionnée, déclara Liz en souriant de toutes ses dents.

Ses amis se mirent à rire, et ils rentrèrent pour prendre le repas de midi et pour ne pas inquié-ter les parents de James.

Alors comment trouves-tu notre modeste demeure ? s'enquit William Potter en souriant

Je crois qu'elle est tout sauf modeste, plaisanta Liz.

Tu as le mérite d'être honnête, mais tu as raison, modeste est un beaucoup plus qu'un euphémisme. Mais qu'en penses-tu ?

Ce manoir est génial ! J'aime beaucoup la décoration et les tableaux et les miroirs de la salle de réception sont d'une splendeur… Mais bon, ma préférence reste quand mê-me pour la bibliothèque, avoua Liz qui avait été séduite par les boiseries de la belle pièce, et ses grimoires bien rangés. J'aime beaucoup la véranda et le terrain de Quid-ditch bien sur.

Ce qui ne m'étonne pas puisque tu as dépensé près de cinq cents gallions pour un simple balai, fit Emily Potter, une moue désapprobatrice.

Je n'ai pas pu m'en empêcher, confessa timidement Liz.

Mr Potter ri et expliqua que sa femme désapprouvait le danger auquel on s'exposait parfois en jouant au Quidditch. Mrs Potter ne releva pas la remarque et les fit passer à table, clôtu-rant le débat sur le Quidditch.

11. Un Noël