Malheureusement l'univers de Harry Potter ne m'appartiens pas car c'est JKR qui a eu l'idée avant moi. Du coup je brode juste autour avec mes maigres talents d'écrivaine (ou ecrivatrice ?)

bonne lecture

Chapitre 15 : S'excuser, nous ? Mais la fierté ?

Le professeur Nock demeura deux jours à l'infirmerie et lorsqu'elle en revint, elle ne put, malgré les points qu'elle enlevait et les retenues qu'elle donnait, effacer les sourires narquois qu'affichaient les élèves quand ils la voyait : le règne de terreur du professeur Nock était sur le déclin et seule une action d'éclat lui aurait rendu son ancien prestige. Cependant, une chose était certaine, elle était ivre de vengeance. Dès son retour de l'infirmerie le professeur de DCFM, s'était mise à enquêter pour pouvoir coincer les Maraudeurs. Car personne ne doutait que c'était une de leur blague.

Cette certitude leur avait d'ailleurs causé quelques problèmes. Premièrement, Les maraudeurs avaient été convoqués chez le professeur Dumbledore.

Flash-back, le lendemain du bal.

- Miss Spencer et Mr Black, Potter, Pettigrow & Lupin, Vous êtes priez de vous présenter ce soir chez le professeur Dumbledore.

Ils avaient passé une journée à se demander (plus ou moins) ce que leur voulait Dumbledore, sans toutefois être réellement inquiets, il en fallait plus que ça.

Un fois les cours terminés, ils s'étaient rendus dans le bureau directorial, et là, ce n'avait pas été un moment de joie …

- Entrez jeunes gens, les avait prié le vieux directeur, anormalement sérieux.

Ils s'étaient installés, dans une pose de sincère repentir, heureusement pour eux, et le directeur avait commencé.

- Je suppose que je ne dois pas vous rappeler les raisons de votre convocation.

Il marqua une pause

- Jeunes gens, j'aime les farces et les blagues. Le rire est bénéfique, surtout en cette période sombre que nous traversons. Cependant, hier, vous avez déclenché les rires au dépends de la dignité de deux de vos camarades et d'un de vos professeurs. Et cela je ne peux l'accepter. Le professeur Nock est très en colère et Mr Rogue n'ose plus sortir de son dortoir. Vous les avez humilié et couvert de honte.

A ce stade, les cinq amis étaient passés du mode simulation au mode stupéfaction et leur visage avait brusquement pâli. Ce n'était pas la première fois qu'ils faisaient une blague, et beaucoup avaient été humiliantes, par exemple la blague de Liz en début d'année… Mais le professeur Dumbledore n'en avait pas terminé et il reprit :

- Il est rare que je sois scandalisé ou déçu par vos farces, mais cette fois-ci, c'est le cas. Il faut que vous compreniez, que vous avez poussé Mr Rogue à commettre un acte grave et qui n'engage pas que lui. Cela a eu des conséquences sur la relation entre lui et son professeur.

Ils se regardèrent un peu gênés, ils n'y avaient pas pensé, mais il était vrai que d'habitude, l'humiliation n'entraînait pas ce genre de conséquences. Liz surtout était mal à l'aise, elle avait au fil du temps noué un lien d'amitié avec le vieil homme, et la pensée qu'elle puisse l'avoir déçu lui était insupportable. Elle osa lever les yeux vers lui.

- Que devons nous faire pour réparer ce que nous avons fait ?

Albus Dumbledore regarda la jeune fille d'un œil perçant, secrètement ravi par sa question et sa détermination, qui semblait être partagée par les quatre garçons.

- Ce n'est pas à moi de vous le dire. Mais vous devez trouver un moyen, pas de réparer -ce qui a été fait est fait- mais au moins, si ce n'est de vous faire pardonner, un moyen d'alléger votre conscience.

Et ils s'étaient levés, comprenant que l'entrevue était finie. En bas de l'escalier, attendait le professeur McGonagall qui les regarda passer, intriguée. Cependant, elle ne posa pas de questions en voyant leur air anormalement pâle et sérieux.

Fin du flash-back

La deuxième conséquence arriva le soir même à leur retour dans leur salle commune et elle fut terrible pour Liz. Lily en effet avait décidé qu'elle parlait plus à Liz. Dire que la jolie rousse était en colère était un euphémisme, Lily Evans avait dépassé la colère, elle était passée en phase mépris et dégoût. Et rien n'y avait fait, elle n'avait même pas voulu s'expliquer, ni que Liz s'explique.

Cela dura une semaine, une semaine durant laquelle, Liz dormit, en cachette de tous, dans le dortoir de Peter, James, Remus et Sirius. Une semaine durant laquelle, Liz n'osait même plus lever les yeux sur Lily. Une semaine durant laquelle, les cinq amis se torturèrent le cerveau pour trouver commencer tenter de se faire pardonner. Ils devaient trouver tous seuls, ils le savaient, demander aux professeurs n'était pas envisageable, quand bien même ils auraient été au courant – car ce qui s'était dit dans le bureau du professeur Dumbledore avait été tenu secret et personne pas même le professeur McGonagall n'était au courant –. Liz avait bien pensé demander à Hagrid mais Peter avait dit, judicieusement, qu'ils devaient trouver un moyen tous seuls pour que cela viennent d'eux.

Finalement, ce furent Peter et Remus qui trouvèrent la solution. Les maraudeurs avaient été convoqués à un « conseil de première urgence » dans leur repère et les deux garçons qui avaient eut la même idée, furent accueillis avec consternation.

- Quoi ?

C'était Sirius qui avait réagit le premier.

- Vous êtes fous ! on ne va pas faire ça tout de même ! je veux bien croire qu'on a exagéré mais de là à … enchaîna James, rouge de colère

- C'est impossible ! Je ne peux pas. Déclara Sirius, catégorie.

Liz, elle, n'avait rien dit et ils se tournèrent vers elle, James et Sirius pour qu'elle les appuie et donne l'argument qui ferait entendre raison à Remus et Peter et ceux-ci parce qu'ils avaient pensé que sa réaction serait plus vive. La jeune fille les regarda l'un après l'autre, puis commença lentement.

- Cela fait une semaine que je n'ose plus monter dans mon dortoir, malgré les encouragements de Cathy. Cela fait une semaine que je n'ose même plus m'asseoir à moins de trois mètres de Lily. Cela fait une semaine enfin que je n'ose plus regarder le professeur Dumbledore en face. Je l'ai déçu et je ne peux pas y penser sans qu'une boule me monte à la gorge. Je tiens à son estime et encore plus à sa confiance. Malgré tout je ne sais pas si je suis prête à m'abaisser devant Rogue, Nock et Zabini.

Liz elle fit une pause durant laquelle elle demeura songeuse puis se tourna vers Peter et Remus.

- Maintenant, je veux vous posez une question. Est-ce que présenter nos excuses atténuera ce que nous avons fait, sans parler de l'effacer ? Si vous pouvez me le garantir, alors… Liz respira un grand coup et poursuivit. Alors je suis prête à le faire.

Peter et Remus se regardèrent hésitants puis Remus prit la parole, en s'adressant à Liz et à James et Sirius, qui semblaient finalement d'accord avec leur amie.

- On ne peut rien garantir, mais je pense que c'est la meilleure chose à faire, et c'est ce qui aura le plus d'impact. On ne s'est jamais excusé, alors si nous le faisons je pense que cela montrera à tous que nous regrettons et Liz, je crois que cela pourrait inciter Lily à te pardonner.

Un silence retomba entre les cinq griffondors ce fut James le Fier qui gravement approuva d'un signe de tête et qui scella la décision. Ils mirent alors au point ce qu'ils allaient dire et, sur la proposition de Sirius, il décidèrent de faire leur excuses publiquement, le lendemain matin.

Lorsqu'ils retournèrent dans leur salle commune, personne ne manqua leur air satisfait et heureux. Et c'est joyeusement qu'ils montèrent dans leur dortoir des garçons et qu'ils s'endormirent tous les cinq, Liz sur le matelas de camp qui lui avait servi de lit durant la semaine.

Le lendemain, ils s'habillèrent sans se presser et attendirent d'être sûrs que tout le monde, et surtout les principaux intéressés, à savoir Nock, Rogue, Zabini, Dumbledore et Lily, soient là pour réclamer l'attention des élèves et des professeurs. Ce fut Sirius qui se leva et réclama le silence. James, un peu mal à l'aise, se leva suivi de ses quatre amis et se plaça au centre de la grande salle.

- Hum… Je…hum… Vous me connaissez tous ainsi que mes amis. Et vous n'ignorez pas, même ceux qui n'y on pas assisté, ce qui s'est passé lors du bal de la St Valentin.

En entendant cela, le professeur Nock, se leva, furieuse et ouvrit la bouche pour parler, mais elle fut arrêtée par le professeur Dumbledore qui lui fit signe d'écouter. Liz regarda Nock, et voyant qu'elle obéissait à contrecoeur et que Dumbledore acquiesçait légèrement, enchaîna.

- Vous savez tous également qui sont les auteurs de cette blague humiliante. Vous savez que se sont James, Sirius, Peter, Remus et moi qui avons organisé et causé ces… disons ces désagréments.

Liz jeta un coup d'œil à Sirius qui reprit.

- Il y a une semaine, le lendemain du bal, nous avons été convoqué chez le professeur Dumbledore. Il est vrai que ce n'est pas la première fois, mais c'était la première fois que nous nous sentions aussi mal en ressortant. Ce que nous avons fait, n'est pas humiliant ou dégradant pour les victimes de cette blague – de mauvais goût, il faut le reconnaître- c'est pire. Cela nous rend méprisable et c'est infamant pour eux.

Sirius s'interrompit et Remus continua.

- Nous avons réfléchi pendant une semaine au moyen de réparer notre erreur et il nous est apparu que rien ni personne ne pourrait effacer notre acte, alors nous avons décidé d'essayer de réparer du mieux que nous le pouvions.

Remus se tut et Peter prit la parole.

- Puisque nous ne pouvons pas nous racheter ou effacer ce qui a été fait, nous voudrions montrer aux personnes concernées que nous regrettons et nous voulons le faire publiquement pour leur prouver que nous sommes sincères.

Pour la deuxième fois, James se mit en avant et dit.

- ce que nous voulons dire c'est que nous… C'est que nous… enfin, nous sommes…

Le fier griffondor, se mordit la langue, dans l'impossibilité de poursuivre. Il croisa les yeux de son meilleur ami qui posa sa main sur son épaule pour l'encourager, un lui murmurant un « courage Cornedrue ». James, avec détermination, releva les yeux et acheva.

- Moi, James Potter ainsi que mes amis Sirius Black, Remus Lupin, Peter Pettigrow et Alizée Spencer ici présents, présentons nos excuses à Severus Rogue, Electra Nock et Benjamin Zabini pour la cuisante humiliation que nous leur avons fait subir.

- Nous nous sommes comportés comme des idiots et nous sommes désolés, ajouta Sirius.

- Et nous ne demandons pas votre pardon, il nous suffit que vous sachiez que nous regrettons, termina Liz.

Et avec un dernier regard, de défi envers les autres élèves, ils saluèrent de la tête chacune de leurs « victimes » et sortirent.

On était vendredi, et après cet effort, les maraudeurs décidèrent de s'octroyer un jour de congé exceptionnel, pour faire retomber l'affaire et pour se remettre de cette humiliation qu'avait été de s'excuser à deux des personnes qu'ils détestaient le plus au monde.

Ils ne réapparurent que le lendemain matin, où ils se présentèrent directement chez le professeur McGonagall pour recevoir leur retenue pour avoir séché les cours de la veille et pour recevoir leur sermon hebdomadaire.

Cependant, ils reçurent leur première surprise de la journée. Surprise qui les inquiéta plus qu'elle ne les flatta. Le professeur McGonagall en les voyant arriver se mit à sourire, première bizarrerie, et les regarda avec une lueur de fierté dans les yeux. Et non seulement, ils n'eurent pas droit à un sermon digne d'entrer dans les annales de Poudlard sur leur manque de rigueur dans leur travail scolaire, mais en plus la sévère directrice leur épargna une semaine de retenue, à cumuler sur celle qu'ils avaient déjà acquis dans la semaine et elle ne leur enleva pas non plus de points supplémentaires.

Sirius fut traumatisé.

- tu te rends compte Lunard, pas de retenue, pas de points en moins, pas de sermon et en plus elle nous a souri…

- Oui, Sirius, j'ai vu, on a tous vu, on étaient là tu sais, nous aussi on est traumatisé…

- Elle nous a souri, répéta-t-il pour la millième fois.

- Patmol ! la ferme ! clamèrent en chœur les quatre autre griffondors, exaspéré.

- Elle…

Liz se jeta sur le jeune homme et le bâillonna avec sa main sous les rires de ses amis.

La deuxième surprise fut pour Liz. Au détour d'un couloir, ils rencontrèrent Lily Evans qui sans leur laisser le temps de parler ou de réaliser, sauta au cou de son amie, un grand sourire au lèvres.

- Euh… ça veut dire que je suis pardonnée ?

- Oui, idiote ! rit la jolie rousse. Vous m'avez étonnée tous les cinq – vous avez étonné tout le monde- mais je suis fière de ce que vous avez fait. Etant donné votre ego surdimensionné, ça a dû être dur ! plaisanta-t-elle.

Elle fut la seule à rire. Sirius la regarda, sans émotions.

- C'est sur que ça a dû être extatique pour toi, j'espère que tu a bien pris ton pied Evans, siffla-t-il, plus tranchant qu'une lame, plus froid que l'antarctique.

- Pa… Pardon.

- Nous n'avons rien à nous dire, répliqua James, dangereusement calme lui aussi. J'espère que tes amis auront toujours assez d'affection pour toi pour juger que votre amitié a plus de valeur que leur fierté comme Liz l'a fait.

Le visage de la griffondor sembla se décomposer mais ce fut Remus qui lui donna le coup de grâce avant de rejoindre, James et Sirius en traînant Liz et Peter avec lui.

- Tu vois Evans, l'amitié vaut tout les sacrifices, mais se réjouir d'un sacrifice que quelqu'un fait, au nom de cette amitié, pour moi ce n'est pas de l'amitié et c'est encore plus ignoble et méprisable que la blague que nous avons faite lors du bal.

Il fallu attendre le soir pour que tous s'arrange, en effet, Lily que les paroles des maraudeurs avait apparemment fait réfléchir, vient s'excuser nom seulement auprès de Liz mais également auprès des quatre garçons, qui acceptèrent les excuses de Lily sans rancune. Et Liz retourna dormir dans son dortoir, bien qu'elle dû fournir des explications sur l'endroit où elle avait dormi durant les derniers jours. La vérité lui apporta d'ailleurs une vague de plaisanteries de la part de Cathy qui persévéra longtemps après l'incident.