Rien ne m'appartient, tout est à JKR, sauf les quelques conneries que débordent de mon cerveau encombré et qui atterrissent dans mon ordinateur.
Chapitre 17 : Lunard, Patmol, Queudver, Lou et Cornedrue
- Lou, bon sang, grouille-toi ! s'écria Remus Lupin.
- Une seconde Lunard !
- Je n'aurai jamais dû t'écouter… Râla le garçon.
- Moi aussi je t'aime rem'… J'ai fini !
La jeune fille sortit en trombe du bureau d'Electra Nock et les deux amis se mirent à courir, malgré l'interdiction, pour se rendre à leur cours de runes.
Ils allaient arriver en retard Lou le savait. Mais l'occasion de mettre en oeuvre la blague qu'elle avait préparée avec Remus était trop bonne pour la laisser passer. Cela faisait trois jours qu'ils en avaient eu l'idée et lorsqu'ils avaient vu leur cible quitter son bureau précipitamment, ils s'étaient dit qu'arriver en retard en cours de runes était un moindre sacrifice face à l'application de leur marauderie.
Au bout d'un moment, Remus ralentit et au regard perplexe que lui lança son amie, il lança :
- On va être en retard de toute manière, alors inutile de se presser.
- Voilà une façon de parler bien maraudesque Mr lupin
- Ne suis-je pas surnommé dans les grandes instances Remus le Sage ? philosopha le jeune homme d'un ton docte.
- A juste titre Maître…
Ils sourirent et c'est en dissertant ainsi qu'ils se rendirent à leur cours. Ils y arrivèrent bien entendu dix minutes en retard et prirent le soin de paraître essoufflés avant de pénétrer dans la salle de classe.
- nous sommes désolé professeur, nous étions à la bibliothèque et nous n'avons pas vu le temps passer, on a couru mais…
Remus Lupin s'était mis en mode gentil-élève-consciencieux-travailleur-et-sérieux-et-surtout –affreusement-désolé-et-horrifié-d'être-arrivé-en-retard. Pendant se temps Lou se confondait en excuses. Bien sûr, il ne vint pas à l'esprit du professeur de runes que cette scène avait été répétée des dizaines de fois et que c'était ce qui avait permis à Remus de garder sa réputation d'élève modèle. Le jeune professeur se contenta de les sermonner et de les envoyer à leur place. L'opération fut plus difficile avec Lily, la jeune fille n'avait pas été dupe et les regardait avec suspicion. Les deux amis prirent un air désolé et pour ne pas tenter le diable, décidèrent, fait exceptionnel, d'être attentifs.
- Pourquoi êtes-vous arrivés en retard ? leur demanda Lily à la sortie du cours.
- Eh bien, on était en grande discussion lorsqu'on s'est aperçus que le cours allait commencer et disons... que nous n'avons rien fait pour nous dépêcher afin de pouvoir finir notre conversation, expliqua Liz en haussant les épaules.
Lily fut convaincue : ils était tout à fait capable d'arriver en retard exprès parce qu'ils n'avaient pas eu le temps de finir leur conversation. Elle se contenta de grommeler un « franchement ! » excédée et de lever les yeux au ciel. Ce qui n'eu que pour seule conséquence que de faire pouffer les deux maraudeurs.
Plus tard dans la soirée, à l'heure du dîner, un incident éclata.
!
Le cri avait retenti, et stupéfait tous les élèves qui s'apprêtaient à se lever de table lorsque que surgit une créature recouverte de poils violets , la chevelure composée de serpent roses, des sabots au pieds, deux dents proéminentes, une queue de chameau et une bosse dans le dos.
L'apparition déclencha une vague de panique qui prit fin au moment où, la créature étant arrivée au milieu de la salle, fit apparaître un tutu en cuir rose et se mit à entamer une chanson accompagnée d'une chorégraphie qui provoqua des vagues de rire cette fois. La créature se mit à chanter :
Je suis une agitatrice
A mes heures cantatrice
Je danse sur le tempo
Du meilleur des mambos.
Vous me reconnaissez ?
Star des serpents délurés
Impératrice des mal-aimés
Vous m'avez oubliée ?
Chasseuse de vampires
Tueuse de loups-garous
Vous oubliez le pire
Quand je vous traite de fous
Mais si je vous insulte
Il faudra m'excuser
C'est parce que mon culte
N'est pas vénéré
Je ne l'ai pas volé
Et je suis désespérée
C'est pourquoi je vais danser
Pour tous vous éblouir
Admirez ma beauté
Il vous est permis de rire
J'ai oublié de me raser
Mais il faut m'excuser
Telle est ma nature
Je veux rester nature
Et ne pas m'encombrer d'artifices
Qui allègeraient mes vices
Je ne suis pas une miss
Mais sur la piste je glisse
Et danse sur le tempo
Du meilleur des mambos !
A la fin du récital, la grande majorité des élèves avaient reconnu leur professeur de DCFM et tous, y compris ceux qui n'avait pas encore réalisé, étaient écroulés de rire. Liz et Remus d'abord étonnés avaient vite compris que leurs trois amis avaient eux aussi mis au point une blague sur le professeur ce qui expliquait son apparence grotesque. Et ils riaient aux éclats sans pouvoir s'arrêter tout à fait ravi du résultat. Lou jeta un coup d'œil vers la table des professeurs et attira l'attention des autres maraudeurs, qui s'étranglèrent de rire : le professeur Dumbledore souriait comme un damné et applaudissait sa collègue à tout rompre.
- Bis ! Bis ! Réclamait Van Hiten entre deux hoquets. Encore ! une autre !
Peter et James haletaient et Sirius et Remus étaient l'un dans les bras de l'autres et pleuraient de rire. Lou avait mal aux côtes tant elle riait.
Au milieu des rires, le professeur Nock sembla reprendre ses esprits et se dirigea, rouge de colère, les yeux lançant des avada kedavra, vers les maraudeurs écroulés de rire. En la voyant approcher, leurs rires redoublèrent et Lou frôlait l'arrêt cardiaque à force de rire, à ses côtés les quatre garçons ne valaient pas mieux, Peter en était tombé de son siège et James se tenait à Sirius pour ne pas faire de même.
- QU'EST-CE QUE VOUS M'AVEZ FAIT ? hurla Nock, hors d'elle
En effet si la pauvre femme avait reprit le contrôle de ses actions, elle avait conservé son apparence monstrueuse. Mais les maraudeurs n'étaient pas en état de répondre. Toute la grande salle était désormais silencieuse devant la fureur du professeur le plus détesté de l'école, mais les cinq amis, malgré leurs efforts n'arrivaient pas à se calmer. Chaque tentative de répondre était saluée par un nouvel éclat de rire. Enfin, Lou parvint à retrouver un semblant de sérieux et tout en lutant contre son fou rire, elle déclara :
- Je n'y suis pour rien dans la transformation dont vous avez été victime
- Moi non plus, réussit à articuler Lunard avec difficulté.
- Pas plus que pour le récital qui vous a été imposé, affirma – avec raison- James en se forçant à respirer lentement pour se calmer
- Nous… non… plus, affirmèrent Peter et Sirius en hoquetant de rire.
Le professeur fulminait alors que les cinq jeunes gens tentaient de redevenir sérieux, pas du tout aidés par leurs camarades qui ricanaient sous cape.
Finalement, le professeur Dumbledore, prévenant une nouvelle explosion de rires ou de fureur (de la part du professeur Nock), les envoya à l'infirmerie et dispersa les élèves, morts de rires.
Une semaine passa, les cinq amis s'étaient calmés mais l'évènement restait dans leur mémoi-re et il leur arrivait souvent d'éclater de rire au souvenir de leur blague. La haine qu'éprouvait le professeur honni à leur égard avait dépassé un seuil qui dépassait l'imagination. « Comment fait-elle pour continuer de vivre ? » avait demandé Sirius, avec ironie. Mais il est vrai que la colère de leur professeur avait été exacerbée par deux facteurs, le premier était qu'elle n'avait bien entendu pas pu prouver leur culpabilité, l'assurance que les maraudeurs mettaient lorsqu'ils niaient leur implication dans l'affaire avait dérouté les professeurs. Aucun d'entre-eux, à part le directeur et le professeur Van Hiten, n'avait remarqué que seul un aspect était nié par Remus et Liz alors que James, Peter et Sirius, niaient l'autre aspect. Le deuxième facteur qui avait augmenté la colère de la directrice des serpentars était justement le professeur de potions et le professeur Dumbledore, qui avait grandement apprécié le spectacle.
Tout cela avait fait que les griffondor de cinquième année avaient intérêt désormais se tenir à carreau lors des cours de DCFM. La situation devint telle que le professeur Dumbledore dû intervenir lorsque Nock enleva cinquante points à Frank Londubat parce qu'il avait respiré trop fort. Les maraudeurs cependant, n'étaient pas trop inquiets et ce nouvel accès de rage ne faisait qu'augmenter leurs rires lorsqu'ils repensaient à l'évènement et ils passèrent les vacances de Pâques à jouer à cache-cache dans le château et dans la forêt interdite avec Apollon Picott, le concierge et Nock
Vers la fin du mois d'avril, en revanche, les maraudeurs eurent un sujet de préoccupation bien plus important que les crises de fureur de leur professeur. En effet, la pleine lune approchait, la première pleine lune qu'ils passeraient dans la cabane hurlante tous les cinq, Remus comme loup-garou et les autres sous leur forme animale. Ils avaient tous intensifié leurs leçons pour être fins prêts et même Peter était maintenant capable de demeurer tout le temps qu'il désirait sous la forme de rat, quelque soient les circonstances. Le fait d'avoir réussi cet exploit à l'insu de tous n'avait certes pas diminué l'ego de James et Sirius, mais n'étaient-ils pas des maraudeurs ? Cependant, Remus, comme toujours, était intervenu et leur avait fait comprendre qu'il ne fréquenterait pas des idiots prétentieux, arrogants et pleins de suffisance. Le discours les avait donc fait redescendre sur terre et l'arrogance s'était mués en assurance tranquille. Comme l'avait fait remarqué Lou, « on est les meilleurs et tout le monde le sait, pas besoin d'en rajouter ! ».
Bref, tout allait pour le mieux dans l'univers, du moins jusqu'à ce soir-là.
- On va se faire charcuter ! lança Sirius, toujours très subtil.
Ce qui eut pour effet de faire pâlir James et Peter encore plus, ce qui était ardu puisque toute couleur avait déjà disparu de leur visage.
- Mais non ! je l'ai fait des dizaines de fois, et avec un loup-garou adulte je vous le rappelle, les rassura Lou, pas inquiète pour une noise
- C'est vrai, on ne risque rien, on s'est bien entraîné non ? répéta Peter, plus pâle que jamais mais le regard déterminé, pour la millième fois depuis ce matin.
- Bien sur, Queudver, affirma Sirius Black en lui tapotant le bras, avec un sourire encourageant, même si il n'en menait pas large lui non plus.
- Et Lunard a besoin de nous.
Ils approuvèrent tous le commentaire de James. Et ils se mirent en route, cachés par leurs deux capes d'invisibilité. Arrivé devant le saule cogneur, Peter se transforma et suivant les indications que leur avait donné le lycanthrope, le garçon passa entre les branches et appuya sur le nœud qui ouvrait le passage vers la cabane hurlante.
Liz, Sirius et James se transformèrent à leur tour et Queudver, Patmol, Lou et Cornedrue pénétrèrent dans le passage pour rejoindre leur ami. Ils mirent un quart d'heure pour atteindre la cabane hurlante, où ils tombèrent nez à nez avec… un loup-garou en furie qui les avait senti venir. La bête les dévisagea longuement, grogna et pour finir les accepta. Fous de joie, la panthère et le chien lui sautèrent dessus et entamèrent une bataille amicale sous l'œil attendri du cerf et du rat. Bientôt, le rat mis en confiance se jeta lui aussi dans la mêlée, rapidement imité par le cerf. Le jeu dura jusqu'à l'aube, au bonheur du loup-garou qui avait trouvé quatre compagnons de jeu pour atténuer ses souffrances. Lorsque les lueurs de l'aube percèrent les fenêtres, le cerf, la panthère, le chien et le rat interrompirent leur jeu et se résolurent à laisser leur ami qui grognait mécontent et perplexe. La mort dans l'âme, ils reprirent le passage souterrain, en empêchant le loup-garou de les suivre. Ce n'est qu'une fois le passage refermé, qu'ils reprirent forme humaine, et sans un bruit, lutant, contre le som-meil, ils rejoignirent leur dortoir, profiter des derniers instant pour se reposer avant d'affron-ter une nouvelle journée de cours.
Etant donnée que le printemps était bien installé, les maraudeurs n'eurent que très peu de sommeil et le réveil fut dur, tant chez les garçons que dans le dortoir des filles, où fait exceptionnel, Lily et Cathy durent recourir à la douche froide pour convaincre leur amie de se lever. C'est donc de très mauvaise humeur, qu'ils prirent leur petit déjeuner et qu'ils se rendirent en cours de métamorphose.
- Pourquoi Lunard a-t-il le droit de dormir à l'infirmerie et pas nous ? râla Sirius en réprimant un bâillement
- Parce qu'on est pas censé avoir passé la nuit avec lui, rappela James en luttant pour garder les yeux ouverts
- Patmol, Cornedrue, les interpella Lou, regardez Queudver.
Ils pouffèrent. Le garçon s'était endormi sur son pupitre et dormait comme un bienheureux.
- Eh ben, lui au moins il a compris les choses de la vie, ricana Sirius. Euh… James ? qu'est-ce que tu fais là.
- Tu vois bien, Patmol, j'imite notre très cher ami qui a eu la plus brillante idée depuis l'invention de la baguette.
Le jeune homme s'était en effet confortablement installé contre l'épaule de son meilleur ami et avait déjà fermé les yeux. Celui-ci demeura un instant indécis avant de faire de même. Il fit un clin d'œil à Lou et ferma les yeux.
- Bon, ben, bonne nuit, ne vous dérangez pas pour moi, fit semblant de s'offusquer la jeune fille.
- Merci, marmonna Sirius la voix ensommeillée.
- Si je vous dérange, dites-le jeunes gens, je pourrais demander à vos camarades de se taire pour vous laissez dormir ! retentit la voix sévère et indignée de leur professeur de métamorphose.
- Hein ? quoi ? s'exclama Peter en se réveillant en sursaut, les yeux bouffi et les cheveux dans tous les sens.
- Toi : dormir en cours, McGonagall : pas content, résuma Liz en étouffant un rire.
Le garçon regarda tour à tour Lou puis le professeur et se mit à rougir.
- je suis désolé professeur
- Je crois que vous feriez mieux d'aller récupérer à l'infirmerie, mais que cela ne se reproduise…
- BOUM !
Tous les regards se tournèrent vers le banc à la droite de Liz pour y constater que Sirius et James étaient par terre, les membres emmêlés et en train de rouspéter l'un contre l'autre.
- Oh, Patmol, tu pourrais te tenir quand tu dors.
- Eh, j'ai rien fait, c'est toi qui m'as poussé !
- C'est pas vrai, tu t'es couché sur moi.
- Et toi tu m'as aggripé le bras. T'as pas honte de fantasmer en cours.
- Pardon ? tu peux parler, tu t'es frotté sur moi, espèce de clebbard pervers.
Liz était morte de rire, comme tout le reste de la classe. Elle aida cependant ses amis à se démêler et elle accompagna Peter à l'infirmerie. Sirius et James prirent une retenue et perdirent vingt points et le cours continua sans Peter.
La journée pour le reste fut longue aux trois amis. Sirius tomba endormi au déjeuner et ne du qu'à la rapidité de James d'éviter de plonger la tête la première dans son potage. James quand à lui se cassa la figure dans les escaliers et il fallu toute la puissance de la voix d'une infirmière en colère pour réveiller Liz qui s'était endormie au chevet de remus, lorsqu'elle était passée le voir après le dîner. Ce fut d'ailleurs Peter – qui avait passé sa journée à dormir à l'infirmerie- qui la ramena, en la portant presque, au dortoir.
Les quatre griffondor furent ravis de voir arriver le soir et, une fois n'est pas coutume, ils montèrent se coucher immédiatement dans leur lit, où ils s'endormirent à peine leur tête posée sur l'oreiller.
Le lendemain tout était rentré dans l'ordre, et conséquence de la présence de ses amis lors de la pleine lune, Remus pu sortir de l'infirmerie dès le matin. Une fois rassuré sur son état, ils se mirent au travail pour rattraper les blagues perdues.
- Et si on enfermait les serpentard dans leur salle commune ? proposa Sirius
Ils étaient en histoire de la magie et cherchaient une blague à faire. Un murmure d'approbation parcouru le dernier rang où étaient installés les maraudeurs.
- C'est une super idée, Patmol, approuvèrent James et Peter en chœur.
- Moi, je ne crois pas qu'on devrait faire ça… commença remus.
- Hein ! tu plaisantes Lunard, c'est une blague de génie !
- Lunard à raison Cornedrue, dit lou.
Elle jeta un coup d'œil à son ami et vit qu'il avait la même idée qu'elle.
- Vous plaisantez tous les deux, pourquoi on ne le ferait pas ? demanda, Queudver, perplexe.
- Parce que c'est trop grandiose…
- Et que ce serait plus spectaculaire en fin d'année, le dernier jour par exemple.
Les sourires qui avaient disparus des visages de James, Sirius et Peter réapparurent encore plus diabolique. L'idée était adoptée.
- D'accord, le dernier jour.
- On sera des héros
- Les autres élèves nous adulerons
- On leur aura offert un trajet sans serpents venimeux.
Ils étouffèrent leurs rires et se replongèrent dans leur pensées pour trouver de quoi les faire patienter jusque là.
Au cours du déjeuner, James se pencha et leur murmura :
- J'ai une idée, ce soir au repaire, on en discutera.
- Encore une idée, attention jamesie boy, tu vas faire une overdose, se moqua son meilleur ami.
- Ne m'appelle pas comme ça !
- Il a raison, approuva Liz, avec un sourire qui ne disait rien de bon, C'est ridicule comme surnom, n'est-ce pas Jimmy ?
- ALIZEE ! hurla le griffondor en provoquant le silence dans la salle. NE M'APPELLE PLUS JAMAIS COMME CA !
Lou et Sirius se mirent à rire.
- Pourquoi ? demanda la griffondor innocemment. Tu ne trouves pas ça mignon ?
- Non, répliqua-t-il durement.
- Allez, pardonne nous mon pote chevelu, on est des idiots, ça te va ? dit Sirius en lui ébouriffant les cheveux.
James jeta un regard noir à ses soi-disant amis, puis fit la grimace.
- N'appelez plus comme ça, je déteste ce surnom, soupira-t-il.
- Promis ! jurèrent les deux griffondor infernaux en croisant les doigts.
Le soir, comme promis, ils se retrouvèrent dans leur repaire pour mettre l'idée de James au point.
- Bon alors, je sais pas trop comment on va s'y prendre mais je pense qu'on pourrait relooker le corps enseignant, mais pas de façon dégradante. Il faut que ce soit drôle bien sûr. Mais…
- Tu veux que ce soit plus ou moins réaliste, compléta Sirius.
- Voilà. Alors qu'en pensez-vous ?
- Génial !
- Parfait !
- Sublime !
- J'adopte !
- Ok, puisque tout le monde est d'accord, j'attends vos propositions.
- Eh bien, il faudra, pour chaque professeur établir un style.
- Je peux m'en charger avec Patmol, proposa Peter.
- Oui, je pensais vous le demander, approuva James.
- Ensuite, il faudra trouver les potions, les sorts et les vêtements et accessoires nécessaires.
- Je veux bien m'en occuper.
- Je n'y vois pas d'inconvénient Lunard, mais tu vas avoir besoin d'aide, on fera équipe tous les deux.
- Et moi, j'appliquerai vos trouvailles sur nos victimes, acheva Lou, un sourire ravi.
- Bien, puisque les tâches sont réparties, au travail maraudeurs !
Le signal donné, ils passèrent à l'action. Pendant que Sirius et Peter dressaient le nouveau look de leurs professeurs, Liz, Remus et James firent leurs devoirs ainsi que ceux de Sirius et Peter. Ils fonctionnaient souvent ainsi, pour ne pas perdre de temps.
Les deux garçons travaillèrent avec acharnement durant trois jours au bout desquels ils présentèrent leur travail, très fiers et satisfaits.
Liz, James et Remus se penchèrent sur le parchemin et leur sourire se fit plus grand à mesure qu'ils lisaient.
Albus DUMBLEDORE : barbe rose tressée _ bottes de dragon _ robe blanche avec inscription au dos : « Je suis drogué au citron et j'aime ça ! »_ Chapeau pointu blanc avec phénix qui danse la gigue en chantant l'hymne de Poudlard.
Minerva McGONAGALL : kilt écossais_ chemise blanche_ béret écossais_ avec l'inscription « je passe mes nuits avec les maraudeurs »
Electra NOCK : tenue de gladiatrice_ muselière_ queue de cheval retenue par un runespoor_ inscription dans le dos «100% maraudeurs! »
Adam VECTOR : costume 16° siècle
Ethan FLITWICK : grosses bottes_ cotte de mailles_ casque en fer_ hache.
Daniel VAN HITEN : cheveux rouges_ jeans_ chemise en soie gris métallique_ baskets_ incription dans le dos « Professeur de boisson, il n'y que mes potions que je ne bois pas ».
Rose CHOURAVE : robe texture feuillage_ chapeau pétale de rose_ pieds nus.
Aquila BIBINE : combinaison en cuir de dragon_ bottes en cuir de dragon, noires_tatouages
Josepha TRAMBLO : frange_ cheveux violets_ robe vibrante, violette
Jeremy ALBAN : pantalon noir_ pull col roulé vert bouteille_ lunettes noires_ cheveux blonds cendrés_ chapeau rouge avec inscription clignotante « je suis marié et comblé »
Frédérick BRULOPOT : manteau peau d'ours_ chaussures cuir de dragon_
Astress SINISTRA : robe sorcière de Dumbledore avec des lunes et des étoiles, retouchée_ cheveux avec constellation du grand chien
Apollon PICOTT : dreadlocks_ pantalon large_ chemise hawaïenne avec inscription « Peace and Love »
Pithie FOLTAROT : longue jupe provençale_ tee-shirt " je fumes mes feuilles pour interpréter les signes »
- Queudver, Patmol, mes amis vous êtes de grands génies ! déclara James, les yeux brillants
- Merci mon cher !
Une fois les looks définis, se fut à Remus et James de se mettre au travail. Lou quand à elle se mit à réfléchir quand à la manière dont elle pourrait obliger le corps enseignant à s'accoutrer de la sorte.
Trois jours plus tard, Remus et James avaient tout rassemblé, c'était à Liz de passer à l'action. Et elle savait comment procéder. Elle prit donc tous les vêtements et, pénétrant dans les appartements de chacun des professeurs, les substitua aux vêtements qu'ils portaient habituellement, elle prit soin de les métamorphoser en tenues normales. Une fois ce point résolu, elle s'occupa des coiffures. Lou avait eut du mal à trouver une solution mais elle s'était dit que finalement, le plus simple serait d'aller droit au but. Et c'est ainsi que durant la nuit, elle s'introduit, avec les autres maraudeurs dans les chambres de chacun de leurs professeurs afin de les coiffer et de leur jeter un sortilège d'illusion pour qu'ils ne se doutent de rien. Ils firent une ou deux découvertes qui les dégoûta au plus au point : le professeur Nock dormait en nuisette presque transparente, Adam Vector dormait dans un pyjama sur lequel on voyait dormir des oursons et Pithie Foltarot dormait avec un doudou qui ressemblait plus ou moins à une tortue.
- Comme je vais faire pour pouvoir dormir maintenant, se lamenta Liz en repensant à la vision d'horreur qu'ils avaient eut en entrant dans la chambre à coucher de la directrice des serpentard.
Ils firent la grimace et s'efforcèrent de penser à autre chose tout en regagnant le repaire des maraudeurs. Là- bas, ils avaient un dernier détails à régler : la barbe du professeur Dumbledore. Ils n'avaient pu pénétrer dans le bureau du directeur. Mais Sirius, le plus doué en potions, avait sauvé la situation en leur dévoilant sa dernière trouvaille, la potion en question était une version améliorée d'une teinture classique, à savoir qu'elle restait beaucoup plus longtemps, quelques semaines ils descendirent aux cuisines pour soudoyer l'elfe de maison qui était chargé d'apporter un thé au directeur à son réveil chaque matin. Pour les tresses, ils se résignèrent à se lever tôt pour jeter un sortilège de coiffure au vieil homme lorsqu'il se rendrait dans la grande salle Une fois les derniers rouages de leur plan mis en place, ils s'autorisèrent à se sentir satisfaits. Et ils s'endormirent dans leur repaire, impatients de voir le résultat, prévu pour le petit déjeuner.
Le lendemain, ils furent sur pied en un rien de temps et après s'être douché et habillé, ils se séparèrent, Remus et Liz prirent la direction du bureau de Dumbledore tandis que les autres se retournèrent au dortoir pour prendre leurs manuels puisqu'ils n'étaient pas rentrés de la nuit. Remus et Liz, n'eurent pas longtemps à attendre et après hésitations, Liz lança son sortilège, en priant pour que le vieil homme ne s'aperçoive pas qu'il avait été ensorcelé. Heureusement, tout ce passa bien et Liz et Remus purent rejoindre Sirius, James et Peter dans la grande salle avant que les professeurs et les élèves n'arrivent. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la grande salle, ils constatèrent avec satisfaction que seul le professeur Dumbledore était présent et que leurs sortilèges avaient tenus. S'efforçant de paraître naturels, ils attendirent l'arrivée des élèves et celle des vedettes de leur blague : les professeurs. Leur supplice ne dura pas longtemps, et lorsque la quasi totalité des élèves et l'ensemble de leurs victimes furent présentes, ils décidèrent, d'un commun accord, que le défilé devait commencer. Liz se tourna vers James et dit :
- A toi l'honneur Cornedrue, c'est toi que en a eu l'idée après tout.
- Ok ! vous êtes prêts ? chuchota le garçon, les yeux brillants d'excitation, en sortant sa baguette discrètement.
Un sourire apparu sur le visage des maraudeurs, sourire qui ne passa pas inaperçu. L'atmosphère, lorsque les élèves et les professeurs remarquèrent LE sourire sur les mines réjouies des maraudeurs, se tendit, surtout du côté des serpentards. Mais le piège était déjà en place et pour une fois les serpentards n'avaient aucune raison de se méfier, les cinq griffondors avaient visés plus haut.
- Finite incantatem, prononça James.
Les serpentard attendirent l'humiliation, les visages tournés vers eux, mais celle-ci ne vint pas, et c'est donc perplexe qu'ils se tournèrent vers les maraudeurs qui riaient aux éclats. Il fallu peu de temps aux professeurs pour s'apercevoir que c'était d'eux qu'on riait et la raison de ce rire, qui s'étendit à l'ensemble des élèves qui après un instant de stupeur, n'avaient pu retenir leur rire devant l'accoutrement du corps enseignant totalement relooké.
Dans l'ensemble assez hétéroclite et inhabituel qui s'était formé à la table des professeurs, les réactions étaient partagées. Les professeurs Dumbledore et Van Hiten étaient franchement ravis et s'étaient levés pour parader, le directeur semblait singulièrement ravi de l'inscription qui trônait dans son dos. La majorité des professeurs étaient résignés et priaient pour que le supplice prenne fin rapidement. Deux personnes étaient en revanche, aussi surprenant que cela puisse être, rouge de colère : en effet le concierge et la directrice des serpentard ne paraissaient pas apprécier leur relookage. On ne savait pas si c'était le costume proprement dit ou le slogan qui leur avait été attribué, toujours est-il, que la tête qu'ils affichaient n'était pas pour faire stopper les rires.
Après avoir paradé durant cinq bonnes minutes, le professeur Dumbledore s'approcha de Liz et ses amis, le sourire aux lèvres.
- Je suppose que c'est à vous que nous devons cette touche festive, dit-il, ses yeux bleus plus pétillants que jamais.
- Nous ? Voyons professeur, nous n'aurions jaaamais osé, sans vous demander la permission, assura Lou avec un grand sourire.
- Le rose vous va très bien, complimenta Sirius, d'un ton faussement expert.
- Je vous remercie Mr Black, c'est très aimable à vous et j'avoue que cette nouvelle tête est loin de me déplaire.
- Vous nous en voyez ravi ! déclara James.
- Hum, si ce n'est pas vous, vous avez peut-être une idée de la personne qui est derrière tout ça ?
- C'est possible, oui, nous avons bien une petite idée, répondit Liz en entrant dans son jeu.
- Et vous ne sauriez pas, par hasard, si c'est un état définitif.
- D'après nos renseignements, il semblerait que cette personne soit très cruelle, et je crains bien que vous n'ayez à supporter cela durant quelques temps, avoua Sirius l'air pas du tout désolé.
A la table des professeurs, la directrice des serpentard manqua de s'étrangler, ce qui fit redoubler les rires des élèves, auxquels exceptionnellement se mêlaient les rires des serpentard.
Sirius n'avait pas mentit les élèves eurent cours durant toute une semaine avec des professeurs au look complètement déjanté. La seule exception, fut le professeur Dumbledore qui garda sa barbe rose pendant trois semaines et demi et qui en fut apparemment ravi, et on le vit bien après la blague se promener avec le chapeau qu'avaient confectionné les maraudeurs, un grand sourire aux lèvres. Les professeurs cependant qui eurent le plus de succès furent les professeurs McGonagall, Van Hiten et le professeur de divination Foltarot. Car les inscriptions étaient demeurées longtemps à après que leur déguisement ait disparu. Et c'était surtout cela qui avait fait rire leur camarade puisque les maraudeurs n'avaient fait qu'écrire ce que tout le monde pensait tout bas.
