Voilà un nouveau chapitre en ligne. je suis vraiment désolée de l'attente. merci à ceux qui continuent d'espérer mes chapitres et aux nouveaux qui découvrent aujourd'hui cette histoire.
une petite pensée à JK sans quoi aucune de ces histoires n'existeraient et qui nous permet (bon sans le savoir) de gentiment imprunter ses personnages le temps d'une fiction.
bonne lecture !
Chapitre 19 : Persiflage de serpent et colère de maraudeur
Mai était déjà bien entamé, et les BUSEs approchaient à grand pas. Lily Evans était désormais la personne à éviter à tout prix. Car la jeune fille avait décidé que les révisions avaient commencées, et quiconque venait à perturber le calme qui régnait dans la salle commune, devaient s'attendre à subir le courroux de la très studieuse griffondor. C'est donc sans surprise que les maraudeurs, champions de la fainéantise, avaient déserté la tour des lions. Les cinq amis passaient le plus clair de leur temps dehors à profiter du beau temps. Plus soudé que jamais, tout semblait aller dans le meilleur des mondes, seulement ce n'était qu'une apparence… Car Lou n'allait pas bien. La jeune fille sentait que quelque chose se passait, et au fond d'elle une vieille blessure s'était réveillée sans qu'elle puisse en déterminer l'origine. Incertaine, la jeune fille renonça à aller voir le professeur Dumbledore, ou à en parler avec ses amis. L'évènement arriva une nuit, alors que Lou s'était endormie dans le repaire des maraudeurs.
- Tiens, tiens…siffla une voix aigue et menaçante. Qu'avons-nous là
- Je… qui êtes vous ? demanda une jeune fille, d'une voix tremblotante.
Lou ne savait pas où elle se trouvait, tout autour n'était que ténèbres, elle ne sentait plus son corps, ni rien. Devant elle se trouvait deux yeux rouges, comme deux braises rougeoyantes. La jeune fille ne pouvait détacher ses yeux de ce regard, qui la transperçait de part en part, en dévorant tout sur son passage, son cœur, son âme, ses rêves. Lou aurait voulu hurler, mais rien ne sortait, si ce n'est l'impression que ce n'était pas la première fois la douleur était presque familière, mais Lou ne pouvait pas se rappeler de la dernière fois, la douleur occultait tout. La jeune fille sentit son esprit se déchirer, son cœur se briser, son âme hurler sans fin, et au milieu de toute cette souffrance, une voix qui retentissait, chaque mot prononcé s'enfonçant plus profondément en elle.
- Enfin, nous nous rencontrons, déclara la voix d'un ton amusé. Ainsi le vieux fou s'est trouvé un nouveau protégé… pauvre petite chose… ajouta la voix d'un ton cruel, alors que Lou sentait toutes les fibres de son corps la brûler.
Les ténèbres qui l'entouraient se resserraient, elle étouffait sans pouvoir toujours se déta-cher des deux braises qui la transperçaient.
- Que… que voulez-vous ? gémit-elle dans un effort
- Mais voyons, toi bien sûr, répondit la voix
- Pour…pourquoi ?
- Je veux ton âme, je veux ta vie, je veux tes pouvoirs… gronda la voix, froide, aiguë et coupante telle la lame d'un rasoir.
- Je… pourquoi ? répliqua lou.
Le jeune fille ne comprenait pas.
- tu m'appartiens ! tonna de nouveau la voix avant d'éclater de rire.
C'est en l'entendant rire que Lou comprit. Ce rire. Elle le connaissait comment aurait-elle pu oublier ce rire…
- Vol… Voldemort…
Un second éclat de rire lui répondit, la brûlant une nouvelle fois, plus profondément. Mais Lou commençait à comprendre, et sa haine envers le Seigneur des ténèbres l'aidait à lutter contre la douleur.
- Je ne serai jamais à vous, vous êtes un monstre ! hurla-t-elle. Plutôt aller en enfer !
- Mais tu es déjà en enfer, répondit Voldemort, sans aucun amusement dans la voix cette fois. Je vois tout, je sais tout. Je peux te donner ce que tu désires, susurra-t-il dans le noir qui les entourait.
« Papa ? ». Non ! Lou se ressaisit, son père était mort elle le savait, Mais les réponses qu'elle cherchait désespérément ? Un nouveau rire retentit et la voix reprit
- oui, je peux t'apporter des réponses…
- Non ! vous ne savez rien ! cracha Lou, l'esprit en feu. Jamais je ne m'unirait à vous, vous ne saurez rien, aller crevez !
Lou ressentit qu'il tentait de s'introduire dans ses pensées, et elle mis tout ce qui lui restait d'énergie à repousser l'ombre qui s'immisçait dans son esprit. Et comme si elle avait toujours su ce qu'il fallait faire, elle retrancha son esprit au plus profond d'elle-même, laissant la douleur recouvrir tout son être. Elle s'entendit hurler, puis ce fut le noir total. Mais Lou sentit qu'Il était toujours là, peu à peu elle se rendit compte, qu'il était entré. Elle et le Seigneur des Ténèbres ne formaient plus qu'un, unit dans la souffrance, il n'était pas réellement là, mais il l'empêchait de revenir, et elle savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps, qu'elle serait vite submergée pas la douleur et que la souffrance la ferait sombrer dans la folie.
A l'aube, les maraudeurs, inquiets de ne pas voir leur amie, s'étaient rendus dans le repaire pour voir si elle ne s'était pas endormie là-bas comme cela lui arrivait souvent. Ils tombèrent en entrant sur une vision d'horreur. La jeune fille se tordait de douleur, et son visage habituellement charmant était déformé par la souffrance. Ils furent paralysés devant cette image qui resterait gravée dans leur mémoire toute leur vie. Ce fut James qui réagit le premier. Il envoya Peter chercher le professeur Dumbledore, et à l'aide de Sirius et Remus, ils transportèrent leur amie à l'infirmerie.
- Mr Potter, qu'est-ce que vous avez encore fait ? Soupira Madame Pomfresh en les voyant arriver.
- occupez-vous d'elle ! aboya Sirius
- Mr Black je ne tolèrerai pas qu…
L'infirmière s'interrompit en apercevant Lou que Remus essayait tant bien que mal de calmer, sans aucun succès. La femme se mit en mode infirmière et ordonna aux garçons de la déposer sur un lit dans une pièce à part. Elle leur ordonna de se tenir à l'écart, et durant cinq minutes, elle s'activa au chevet de Lou, pour tenter de la calmer.
Après un temps qui leur avait semblé durer des heures, Peter arriva, suivi de Dumbledore, dont ils ne manquèrent pas de remarquer la mine inquiète.
- Comment va-t-elle ? demanda-t-il à l'infirmière sans autre préambule.
- Elle s'est calmée monsieur, mais je ne sais pas comment…
- Que voulez-vous dire ?
- J'ai tout essayer pour arrêter cette… disons ses convulsions, mais rien n'y a fait, je pense que c'est elle-même qui y a mis fin…
- Et maintenant ? interrompit Sirius, incapable de se retenir plus longtemps.
- Sincèrement je ne sais pas. Et je ne pourrais rien faire tant que je ne saurais pas ce qu'il s'est passé, répondit madame Pomfresh.
- Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il s'est passé jeunes gens, demanda Dumbledore avec grand sérieux, l'inquiétude demeurant sur son vieux visage.
Les quatre garçons se regardèrent pendant un moment, puis ce fut James qui prit la parole.
- nous ne savons pas professeur, nous l'avons trouvée comme ça. Elle… on aurait dit qu'elle se tordait de douleur, mais elle n'émettait aucun son. J'ai dit à Peter d'aller vous chercher immédiatement et avec l'aide de Sirius et de Remus, nous avons amené Liz à l'infirmerie.
- Il ne s'est rien passé d'autre ?
- Non, professeur, répondit Remus.
Le vieil homme demeura songeur un instant.
- Vous dites qu'elle se tordait de douleur mais qu'aucun son ne sortait de sa bouche, c'est ça ?
- Professeur, qu'est-ce qu'elle a ?
- Est-ce qu'on peut faire quelque chose ?
Dumbledore les dévisagea l'un après l'autre puis soupira.
- Pour l'instant je crains que non. Je ne suis pas sûr de ce qui s'est passé mais j'ai une petite idée, vous devriez aller en cours maintenant…
- On ne va tout de même pas la laisser toute seule ! s'écrièrent en chœur Peter et Sirius, indignés.
- Je vous avertirai dès que j'aurai des nouvelles, promit le vieux directeur, qui paraissait soudainement très fatigué. Je vous demanda de ne parler de cela à personne, vous m'entendez, à personne, c'est important je veux que vous me le promettiez.
Devant l'air sérieux de leur directeur, ils promirent sans se faire prier, et se résolurent à quitter l'infirmerie après un dernier regard à leur amie qui paraissait plus morte que vive. La jeune fille était aussi pâle que les draps, on la voyait remuer dans son sommeil. Elle était en sueur et une expression de terreur était figée sur son visage. Les quatre garçons en avaient le cœur brisé. James d'un seul regard à ses amis sut qu'ils n'iraient pas en cours aujourd'hui. Et c'est donc le cœur lourd qu'ils se dirigèrent vers leur repaire. Une fois arrivés là-bas, ils ne purent s'empêcher de penser que c'était là qui avaient trouvé leur amie. Sirius, particulièrement semblait touché, James s'approcha de son meilleur ami.
- Eh, Patmol…elle va s'en sortir, ne t'inquiète pas, commença Cornedrue avec douceur, en passant son bras autour des épaules du gryffondor.
- Ils ne savent même pas ce qu'elle a, murmura Remus recroquevillé dans un fauteuil.
James échangea un regard avec Peter. Le garçon avait les larmes aux yeux et James s'aperçu que lui aussi. Alors James Potter, se laissa aller et se blotti contre son meilleur ami. Il demeurèrent comme ça toute la journée, sans parler et finirent par s'endormir, serrés les uns contre les autres, en priant pour leur princesse.
Il y avait un autre repaire à Poudlard où le temps n'était pas à la joie. Albus Dumbledore était inquiet. Que s'était-il passé ? Le vieux directeur soupira. La réponse était simple même s'il ne voulait pas l'admettre, même si c'était impossible. Mais Lou était différente, elle était exceptionnelle, rien ne semblait impossible pour cet enfant. Est-ce qu'il aurait du lui parler de son pouvoir ? Il savait pourtant que Voldemort ferait tout pour la trouver…
- Est-ce que j'ai eu tord Fumseck ?
Pour toute réponse, Fumseck lança un trémolo rassurant qui vibra dans l'air.
- Oui, tu as raison, j'ai foi en Lou, elle se réveillera.
Le vieil homme avait prit sa décision, Lou était forte, et il était persuadé qu'elle avait déjà affronté le mage noir bien qu'il n'ai rien pu découvrir sur le sujet malgré son acharnement, elle réussirait une fois de plus à le repousser. Il lui faudrait juste un petit coup de pouce de la part de ses amis.
Mais au fond de lui, Dumbledore savait ce qu'il risquait. Pouvait-on permettre à Voldemort de découvrir tous les secrets que gardait cet enfant ? Probablement que la réponse était non. Mais il ne pouvait se résoudre à condamner cet enfant, il s'était attaché à cette jeune qui avait mis si longtemps à sourire, cette jeune fille qui au fond d'elle possédait un tel amour, malgré tout ce qu'elle avait vécu. Qui n'aurait pas aimé ce rayon de soleil ? Albus Dumbledore, du haut de sa puissance et de sa sagesse, était un être humain, un simple être humain ensorcelé par deux émeraudes. Le vieux directeur sourit à cette pensée. Et sûr de lui, il se rendit à l'infirmerie.
Dans le repaire des maraudeurs, le réveil fut dur, encore moins joyeux que le coucher. Sans même prendre une douche ou manger quelque chose, les quatre maraudeurs se précipitèrent vers l'infirmerie, où ils trouvèrent Hagrid endormi au chevet de Lou et le professeur Dumbledore qui veillait non loin de là.
- Bonjour jeunes gens, je vous attendais.
- Comment va-t-elle ? demanda Sirius sans autre forme de politesse.
- Il n'y a pas d'amélioration, cependant…
- Cependant ? l'interrompit cette fois Remus.
- Liz est tombé dans un sommeil profond
- Elle est dans le coma ?
- Non pas exactement Mr Pettigrow, mais si vous préférez on peut dire cela comme ça.
- Est-ce qu'on peut faire quelque chose ?
- Oui. Savez-vous ce qu'est un combat d'esprit ?
Les maraudeurs se regardèrent, l'incompréhension se lisant sur leur visage.
- Liz ne peut pas se réveiller car elle s'est enfoncée trop profondément dans son subconscient pour échapper à une intrusion mentale. Quelqu'un a essayé de pénétrer ses pensées et son esprit s'est donc retranché au plus profond d'elle-même, car il a comprit qu'il ne pourrait pas lutter contre l'intrus.
- Et qu'est-ce qu'on doit faire pour qu'elle se réveille ?
- Je ne sais pas si elle peut vous entendre directement, mais vous pouvez lui parler, lui montrer que vous êtes là. Pour l'inciter à resurgir.
- Il y a un autre esprit dans sa tête ?
- Oui Mr Potter, on peut dire cela comme ça. Il faut que Lou se sente en sécurité, qu'elle sache que si elle se réveille, elle sera dans un lieu sûr. Je pense que si elle a fermé tous les accès à son esprit s'est parce qu'elle croyait que c'était le seul endroit où elle serait en sûreté. Vous devez savoir que c'est très dangereux de faire ça, on peut en mourir. expliqua Dumbledore, en levant une main pour empêcher Sirius de l'interrompre. Ne vous inquiétez pas Mr Black, Liz n'est pas en danger de mort. Mais c'est une mesure extrême qui ne faut utiliser qu'en dernier recours.
- Qu'est-ce que nous devons faire concrètement ? s'informa pour tous Peter.
- Lui parler, veiller sur elle, qu'elle sente votre présence.
- Comptez sur nous, assura James.
- Je n'en attendais pas moins de vous.
Dumbledore prit congé, et les quatre amis s'installèrent autour de lit de la maraudeuse.
Les heures passèrent ainsi, ils ne quittèrent pas un moment le chevet de leur amie, lui parlant sans cesse. Hagrid demeurait avec eux ne quittant l'infirmerie qu'en de rares occasions. Le professeur Dumbledore venait aussi régulièrement. Trois jours passèrent, puis cinq, puis sept. Le lendemain du septième jour, alors que les maraudeurs s'étaient endormis et que Hagrid s'était absenté pour aller chercher quelque chose à manger, ils furent réveillés par un hurlement. Lou s'était réveillé, et elle semblait en proie à la panique. Sirius, se précipita pour le prendre dans ses bras et la calmer, tandis que Remus, James et Peter s'étaient rapprochés du lit pour la rassurer.
- Chut, là… tout va bien, princesse. Murmura Sirius en la serrant contre lui, regarde on n'est là… Cornedrue, Queudver et Lunard… calme-toi. Tu es à Poudlard, à l'infirmerie, tu t'en souviens ?
À force de paroles rassurantes, ils réussirent à la calmer. Même si la jeune fille demeurait les yeux dans le vague, ses mains cramponnées au bras de Remus qui s'était assis à coté d'elle, et toutes les tentatives de Sirius pour s'éloigner d'elle avaient été vaines. Les garçons en avaient le cœur brisé. Ils ne surent jamais combien de temps ils restèrent ainsi jusqu'à ce que le professeur Dumbledore arrive. Avec une douceur surprenante, le vieil homme prit le visage de Liz entre ses mains et la força à le regarder dans les yeux.
- Lou, regarde-moi, allez, s'il te plaît fais un effort.
Des larmes coulaient le long de son visage, silencieusement, alors qu'elle tentait désespéré-ment de se soustraire au regard perçant de Dumbledore.
- Lou, écoute-moi, tu m'entends, tout va bien tu es en sécurité ici, allez regardes-moi, tu ne dois pas lutter…
- Laissez-moi… supplia Lou dans un murmure.
Ils avaient dû tendre l'oreille pour entendre ce qu'elle avait dit. Et à nouveau, sa voix leur brisa le cœur, c'était une voix d'enfant perdu, chargée de souffrance.
- Lou, tout va bien maintenant… tu t'es réveillée… tu as été très courageuse…
- Je … je ne veux plus… qu'il recommence… murmura-t-elle en laissant échapper de nouvelles larmes.
- Je sais, Lou. Cela n'arrivera plus, je vais tout faire pour que ça n'arrive plus, promis le professeur Dumbledore.
- Vous ne pouvez pas l'empêcher, personne ne peut…
- Il existe des moyens de lutter, Liz. Affir- ma le vieil homme. Tu es fatiguée, il faut te reposer…
Liz secoua la tête en signe de négation et se recroquevilla plus fort encore. Elle chuchota d'une petite voix.
- j'ai… j'ai peur… si je dors encore, il … il va revenir.
Au son de la voix de son amie, James ne pu se retenir. Il écarta Lou des bras de Sirius et plongea son regard dans celui de la jeune fille, essayant de ne pas prêter attention à la souffrance qui s'y logeait.
- Lou, tu dois dormir, on va veiller sur toi d'accord ? il ne t'arrivera rien, je te le promets. Il faut que tu te reposes d'accord ?
Il y eut un silence, durant lequel James effaça les larmes qui subsistaient sur le visage de Lou. Puis la jeune fille acquiesça lentement et s'allongea dans le lit où elle ferma les yeux immédiatement. Remus se tourna vers Dumbledore, celui-ci sourit.
- Il va lui falloir un moment pour se reprendre, mais quand elle se réveillera elle ira beaucoup mieux. Je vous demanderai de ne pas lui en parler. Il faut à tout prix éviter qu'elle se referme sur elle-même, mais il ne faut pas la forcer à parler.
- Professeur, qu'est-ce qui se passe ? interrogea Sirius
- Je suis désolé, Sirius. Je ne peux pas vous en parler, il faut que vous oubliiez ce qu'il s'est passé, répondit le vieil homme en sortant
Les quatre garçons ne notèrent pas que c'était la première fois que le directeur appelait l'un d'eux par son prénom. Ils n'avaient pas l'esprit à cela ils étaient tous les quatre hors d'eux. Ce fut Sirius, le plus impulsif qui explosa le premier et déclara avec un calme effrayant, signe chez lui de grande colère.
- Elle souffre et tout se qu'il trouve à dire c'est qu'on doit tout oublier ! Si je trouve celui qui l'a fait souffrir je vais le faire tellement souffrir, que je vais lui faire perdre l'envie de faire souffrir les autres !
- Il faut qu'on sache qui lui a fait ça, approuva Peter.
- On ne va pas laisser Lou comme ça, on doit l'aider, on doit pouvoir faire quelque chose non ? ajouta Remus, qui avait laissé de côté son côté calme pour laisser libre cours à sa fureur.
Les trois garçons se tournèrent vers James qui n'avait encore rien dit. Le gryffondor réflé-chissait, tout en remettant des mèches rebelles derrières les oreilles de Lou, d'un geste tendre. Il la considérait comme sa petite sœur et était aussi en colère que ses amis.
- Cornedrue ?
- La question n'est pas de savoir qui, mais comment nous pouvons aider Lou, commença-t-il lentement.
- Comment ça « la question n'est pas de savoir qui » ? l'interrompit Peter.
- Eh bien, je pense qu'il n'est pas difficile de répondre à cette question, la personne qui lui en veut, c'est Voldemort.
- Tu plaisantes !
- Mon père est auror, je sais reconnaître les signes qui indiquent que Voldemort est impliqué dans une affaire.
- Pourquoi Voldemort en voudrait-il à Lou ? c'est absurde ! s'exclama Remus.
- Elle nous a dit qu'elle ne pouvait pas tout nous révéler, murmura Sirius comme pour lui-même. Il y a autre chose, de beaucoup plus grave…
- Il faut voir Dumbledore, déclara James en se levant brusquement.
Il fut imité par les trois autres maraudeurs. Et ils se dirigèrent résolument vers le bureau directorial. Sans même prendre la peine de frapper, ils pénétrèrent dans le bureau avec la ferme intention d'obliger Dumbledore à leur révéler le secret de leur amie. Dumbledore les contempla l'un après l'autre et d'un geste leur fit signe de s'asseoir. Il allait parler mais James, en leader naturel, le devança.
- Nous voulons savoir ce qui se passe. Nous savons que Voldemort en a après Liz, mais nous voulons savoir pourquoi et comment il s'y est prit pour pénétrer son esprit.
- Ecoutez, je sais que vous tenez à Liz mais…
- Non vous ne savez pas, elle a besoin de nous. Et nous voulons être en mesure de l'aider, mais nous ne pourrons pas si vous nous cachez toute la vérité. Alors nous ne partirons pas tant que nous ne saurons pas la vérité, répliqua Sirius, d'une voix glaciale.
Le jeune homme farceur et souriant avait disparu. Il y avait une chose qui mettait Sirius Black hors de lui, c'était qu'on s'en prenne à ses amis. Ses amis étaient toute sa famille, et voir la jeune fille dans une telle détresse, l'avait mis dans une colère noire. James échangea un regard avec Remus et Peter, il n'avait vu que deux fois Sirius dans une telle rage, lors de leur deuxième année, quand il savaient découvert le secret de Remus et les souffrances qu'il endurait et lorsque sa cousine Andromeda avait été rejetée par sa famille parce qu'elle voulait se marier avec un moldu, un peu avant les vacances de Noël.
- Professeur, nous voulons savoir, répéta Remus, d'une voix dure et ferme.
Le vieux directeur les regarda à nouveau, l'un après l'autre dans les yeux pour tenter de les sonder. Devant leur détermination, il soupira, et après un moment d'hésitation, il prit la parole.
- Liz est différente, elle possède en elle quelque chose qui la rend différente, unique, exceptionnelle. C'est son cœur. Sa magie et son cœur, son âme sont étroitement mêlés ce qui la rend puissante, très puissante. Vous ne pouvez pas le sentir, mais un sorcier puissant comme Voldemort, peut ressentir la magie, et il a eut vent de l'aura de Lou, parce qu'elle dégage de la puissance. Ce n'était pas très significatif au début, c'est pour cela qu'il n'y a pas prêté beaucoup d'attention, il a envoyé des mangemorts mener une petite enquête, mais c'était tout. Du moins au début, car il y a peu de temps, l'aura magique de Liz, a commencé à croître. J'ai tout d'abord pensé, qu'elle se développait, mais par après j'en suis venu à la conclusion, qu'on avait du poser une barrière pour masquer son aura, ou bien était-ce elle-même qui, inconsciemment ou non, dissimulait son aura. Seulement, il y a quelque temps, quelque chose à dû briser cette barrière de protection et sa magie s'est progressivement révélée. Je l'ai senti moi-même très fortement, il est donc logique que Voldemort, qui est toujours à la recherche de puissance s'en soit aperçu et qu'il ait tenté d'en savoir plus. Quelle meilleure façon alors que de pénétrer son esprit pour en savoir davantage ?
Un long silence suivi les explications de Dumbledore. Il fut brisé par Remus
- Alors on en peut rien faire… conclut le lycanthrope, d'un air triste.
- Etre à ses côtés, ne pas la considérer comme quelqu'un de différent.
- Mais si Voldemort recommence… objecta James
- Liz sait se défendre, je pense qu'elle a juste été surprise. Ne vous inquiétez pas, je veillerai à ce qu'elle apprenne à se défendre contre ces intrusions.
A ce stade de la conversation, les maraudeurs comprirent que l'entrevue était terminée et qu'ils devaient prendre congé. Remus était persuadé que le vieil homme ne leur avait pas tout dit et qu'il leur cachait quelque chose d'important, et d'après le visage pensif qu'il affichait Sirius en était parvenu à la même conclusion. Cependant aucun des deux n'émit d'objection, et ils sortirent tous pour rejoindre l'infirmerie où dormait toujours Lou.
La jeune fille se réveilla le soir, et sur un accord tacite, ils décidèrent de ne pas parler de l'évènement. L'infirmière après un examen complet et approfondit déclara Lou apte à retourner en cours et fit remarquer aux maraudeurs qu'il était temps qu'eux aussi fassent leur réapparition dans les salles de classe. Les garçons se regardèrent : en effet ils n'avait pas mis un pied en cours de toute la semaine, ils avaient veillé à chaque instant au chevet de Liz. Ce fut Liz qui éclata de rire la première, d'un rire incertain mais un rire quand même. Et les garçons rassurés, l'imitèrent de bon cœur, leur rires redoublant lorsque Madame Pomfresh les mit dehors furieuse de leur manque de respect pour les malades qui avaient besoin de repos et donc de silence.
à suivre...
au programme du prochain chapitre : des maraudeurs en grande forme pour partir en vacances et des serpentards content de partir enfin en vacances !
