un nouveau chapitre en ligne, et rapidement. je suis en forme en ce moment semble-t-il. un grand merci à tous ceux qui suivent cette histoire et à mme Rowlings.
bonne lecture.
Chapitre 22 : Vacances à Poudlard
Le lendemain matin, ils s'éveillèrent vers dix heures. Ils s'habillèrent et vérifièrent qu'ils avaient tout ce qu'il leur fallait et, discrètement, passèrent par la chambre de Narcissa pour lui dire au revoir. Personne en effet à part Narcissa, ne savait qu'ils partaient le jour même, il valait donc mieux ne réveiller personne.
- Il faudra qu'on continue de se voir à Poudlard, murmura Liz à l'oreille de Narcissa.
Liz vit dans les yeux de la jeune Black, de l'espoir elle lui fit un clin d'œil et referma la porte de la chambre.
Toujours en silence, ils sortirent du manoir et montèrent rapidement dans le magicobus qui venait d'apparaître. Le voyage fut tout aussi catastrophique que d'habitude, mais ils n'y prêtèrent pas attention, trop content de quitter le manoir. Même si le séjour n'avait pas été si horrible, ils étaient heureux de fuir la famille de Sirius, à part peut-être Narcissa…Lou n'avait jamais rediscuté de la jeune fille avec Sirius, car elle respectait le silence de son ami, elle le connaissait suffisamment pour savoir qu'il ne désirait pas en parler. Une heure plus tard, ils étaient devant les grilles du manoir du Lion. Ils sonnèrent et immédiatement la porte s'ouvrit sur Nob' l'elfe des Potter. Celui-ci les amena au salon où ils trouvèrent James et Remus en pleine partie d'échec.
- Maître, vos amis sont arrivés, annonça l'elfe.
James releva la tête en soupirant alors que Remus renversait son Roi en disant « échec et mat mon cher Cornedrue ! ».
- bonjour vous ! on vous attendait. Et cesse de faire cette tête Lunard ! c'est la dernière fois que je joue avec toi !
- Tu dis toujours ça Cornedrue, fit remarquer Lunard. Bonjour à tous les deux. Alors comment se sont passer vos vacan…
Le lycanthrope s'interrompit et fronça les sourcils.
- comment se fait-il que vous soyez arrivés ensemble ? s'étonna-t-il.
« Oh, oh ! » Ils n'avaient pas pensé à ça. Il était vrai que James et Remus n'étaient pas au courant. Sirius soupira.
- oh ! après tout, on peut bien leur dire, non ? ce n'est pas un secret d'état.
- De quoi vous parlez ? s'irrita James.
- Disons que je t'ai mentit, avoua Sirius. Androméda ne pouvait pas me loger.
- Pourquoi tu ne m'as rien dit ! s'énerva James.
- Parce que je te connais, je ne voulais pas que tu te sentes mal à l'aise ou inquiet ou je ne sais quoi d'autre.
- Tu es rentré au manoir alors ? intervint Remus, lui aussi en colère.
- Oui, où voulais-tu que j'aille ? j'ai juste proposé à Liz de venir au manoir elle aussi.
- Et j'ai accepté et tout c'est bien passé, conclut Lou pour clore la discussion. Tout c'est bien passé je vous assure, Sirius m'a fait cette proposition pour ne pas être tout seul face à ses parents et pour que moi par la même occasion je ne sois pas toute seule pendant deux semaines, c'est tout.
Remus s'était calmé, mais James paraissait toujours en colère. Liz échangea un regard avec Remus et d'un accord commun, ils quittèrent la pièce pour laisser les deux amis s'expliquer. Ils revinrent une heure plus tard et James et Sirius étaient de nouveau comme d'habitude. Cependant la joie fut de coutre durée. Un hibou grand-duc pénétra par la fenêtre et vint se poser à côté de Liz. La jeune fille détacha la lettre qu'il portait, et l'oiseau s'envola. Elle aperçu sur l'enveloppe le cachet de Poudlard et reconnu l'écriture de Dumbledore. Elle l'ouvrit et lut la lettre.
Lou, je suis désolé d'écourter ainsi tes vacances chez les Potter, mais tu dois rentrer à Poudlard de toute urgence. Hagrid passera te prendre ce soir à cinq heures. Je t'expliquerai tout, une fois que tu seras en sécurité à Poudlard.
A ce soir,
Albus Dumbledore.
- Lou qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta Remus, en voyant son amie blanchir.
- Je dois rentrer à Poudlard, Hagrid vient me chercher à cinq heures.
- Mais, mais pourquoi ? s'écria James. Je croyais que Dumbledore était d'accord pour que tu restes, et le match de Quidditch de demain, et…
- Je suis désolée les garçons.
- Lou, qu'est ce qui se passe ? répéta Remus.
- Je n'en sais rien, Dumbledore a dit qu'il m'expliquerait une fois à Poudlard.
« En sécurité » pourquoi avait-il écrit cela ? Voldemort avait-il trouvé quelque chose sur elle ? Contre elle ? D'un geste rageur, elle froissa la lettre et l'envoya dans le feu qui brûlait dans la cheminée. Avait-elle le choix ? bien sûr que non, elle ne risquerait pour rien au monde la vie de ses amis, même si cela voulait dire de passer le reste des vacances toute seule, même s'il c'était à Poudlard. James proposa une partie de Quidditch en attendant Hagrid. Lou était reconnaissante envers ses amis de ne pas insister et de proposer de la distraire.
A cinq heures tapantes, Hagrid débarqua, l'air gêné, il savait qu'il interrompait les vacances de Lou. La jeune fille lui sourit tristement, ce n'était pas de sa faute. Et ils partirent tous les deux par la poudre de cheminette.
- Bonsoir Lou.
Lou attrapa la main que lui tendait le professeur Dumbledore. Elle avait atterrit dans le bureau du vieil homme et avait trébuché sur le tapis.
- Bonsoir professeur, répondit-elle
- Je suis désolé d'écourter tes vacances Lou, s'excusa le vieil homme.
- Vous avez certainement une bonne raison, répondit la jeune fille en essayant de ne pas paraître trop amère.
Le professeur Dumbledore ne fut pas dupe.
- Viens, je vais te montrer ta chambre. Tu pourras y déposer tes affaires.
- Je ne dors pas dans la tour de Gryffondor ?
- Non, j'ai pensé que tu aimerais avoir ta propre chambre.
Ils sortirent du bureau et Dumbledore l'emmena dans un couloir à droite. Le passage se terminait en cul-de-sac sur un tableau représentant un phénix combattant contre un basilic.
- Le mot de passe est « guimauve ». expliqua le professeur Dumbledore. Ce sont mes appartements, les elfes de maison ont aménagé une chambre et une salle de bains pour toi. Comme ça lorsque tu seras en vacances et que tu resteras à Poudlard, tu auras ta propre chambre que tu pourras décorer comme tu le désires.
- Merci, murmura Lou, émue.
Il faisait en sorte qu'elle ait un coin à soi, un foyer et Lou en était reconnaissante à son tuteur.
- Je vais te laisser t'installer, déclara le vieil homme. Mais avant tout je dois te présenter Walter, c'est l'elfe qui s'occupe personnellement des mes appartements et maintenant des tiens, si tu as besoin de quelque chose, demande lui, il seras ravi de t'aider.
- Enchanté de vous rencontrer maîtresse, salua le petit elfe en s'inclinant. Je vais vous faire visiter les différentes pièces et je vous aiderais à décorer vos quartiers.
- Walter ?
- Oui maîtresse.
- Appelles-moi Lou s'il te plaît, demanda Lou.
- Entendu maîtresse Lou.
La jeune fille soupira et s'agenouilla pour se mettre à la hauteur du petit elfe.
- Non, pas maîtresse Lou, Walter, Lou, juste Lou, répéta-t-elle dans une langue étrange et chantante.
- Vous parlez elfique, maîtresse ? s'étonna Walter, les yeux exorbités.
- Oui, mais tu ne dois pas le répété, d'accord ? et appelles-moi Lou s'il te plait, répéta pour la troisième fois Lou.
Elle parlait l'elfique, cela lui était apparut comme naturel, elle avait apprit à le parler quand, où et pourquoi ça elle l'ignorait, encore un mystère à résoudre, un de plus. Elle se tourna vers le professeur Dumbledore.
- Est-ce si extraordinaire de parler l'elfique ? se renseigna-t-elle, bien qu'elle connaisse déjà la réponse.
- Je crois qu'il n'existe qu'une vingtaine de personnes au monde à le parler, répondit Dumbledore, ses yeux pétillants de malice.
Lou soupira, « évidement ! ». en même temps, pouvoir obtenir ce qu'elle voulait des elfes de Poudlard en les amadouant ainsi pouvait avoir ses avantages, à voir.
- je dois régler une ou deux choses, je vous laisse. Walter, nous dînerons vers huit heures.
- Bien Monsieur.
Sur ces paroles, il les quitta. Et la jeune fille se retrouva seule avec l'elfe. Il lui fit visiter les différentes pièces. Les appartement privés du professeur Dumbledore comportaient une salle à manger, un salon, un hall, une bibliothèque impressionnante ( en la voyant, Lou ne put s'empêcher de penser à Lily ), une salle de musique où trônait un piano à queue au milieu de la pièce et pour finir un couloir avec trois portes. Walter l'informa que celle du fond donnait sur la chambre du professeur Dumbledore et que celle de gauche permettait d'accéder au bureau directorial. Toutes les pièces étaient décorées avec goût et les couleurs dominantes, avait remarqué la gryffondor, étaient celles de la maison de Gryffondor, même si le bleu de Serdaigle ressortait assez bien. Il ne restait qu'une seule porte dont l'elfe n'avait pas mentionné l'utilité.
- Walter, et la dernière porte, celle de droite ?
- C'est la porte de votre chambre Mademoiselle Lou, répondit Walter en lui faisant signe de tourner la poignée.
La jeune fille ouvrit la porte et entra. La chambre était immense et… vide mis à part quelques caisses en carton. Une porte était placée sur le mur à gauche de la porte. Mais ce qui attira tout de suite son attention, ce fut la grande baie vitrée qui donnait sur un jardin. Lou courut jusqu'à la baie vitrée, émerveillée. Le jardin était en fleur, et une fontaine laissait entendre le doux murmure de l'eau. Le jardin, n'était pas immense mais, il permettait tout de même de voler sur un balai ou de faire une promenade sans donner l'impression de tourner en rond. Lou résista à l'envie de sortir sentir les fleurs immédiatement et continua son inspection. Elle ouvrit la dernière porte. C'était une salle de bains, toute en marbre, somptueuse. Il y avait également une porte dans la salle de bains, elle l'ouvrit et découvrit un dressing. Un immense dressing à moitié plein. Il y avait des tenues moldues pour chaque saison, ainsi que des tenues sorcières également pour chaque saison.
- j'espère que les vêtements vous plaise, s'inquiéta Walter, je les ai choisi mais je ne savais pas vos goûts et…
- C'est très bien Walter, l'interrompit Lou que se remettait lentement. Tu as très bon goût
- Merci Maît… euh Lou, s'écria l'elfe, ravi. Nous commençons à meubler votre chambre et à la décorer ?
Lou le regarda puis sourit, la première fois depuis qu'elle était arrivée.
- tu as raison, ce n'ai pas très gai pour l'instant.
Ils se mirent tous les deux au travail. Ils optèrent pour des meubles en chêne : un lit à baldaquin, un bureau, une bibliothèque, une table de nuit, une commode à tiroirs, un coffre de rangement au pied du lit. Ils décidèrent de mettre du parquet au sol et Walter ajouta une descente de lit. Ils choisirent d'orner la pièce avec les couleurs de gryffondor mais Lou insista pour que les rideaux soient crème, ainsi que les affaires de toilettes dans la salle de bains. Ils déballèrent ensuite les caisses en cartons. Elles contenaient des livres sur à peu prêt tous les sujets qu'il rangèrent par thème dans la bibliothèque, des jeux sorciers ( un jeu de Quidditch miniature, un jeu d'échec version sorcier, un jeu nommé Delta…) qu'ils rangèrent dans le coffre et dans la commode. Walter fit apparaître un lustre en cristal pour l'éclairage et une lampe de chevet qu'il posa sur la table de nuit. Il ne restait plus qu'une seule caisse en bois. Le cœur de Lou fit un bond dans sa poitrine lorsqu'elle en découvrit le contenu c'étaient des photos de ses amis et d'elle, à la cérémonie de répartition, sur un balai, en train d'effectuer une retenue, à Pré-au-Lard, nourrissant des animaux avec Hagrid… Walter s'était éclipsé discrètement, elle finit donc seule d'arranger sa chambre, en déposant par-ci, par-là les photos encadrées des gens qui lui étaient chers. Pour finir elle défit sa malle, rangea ses vêtements dans le dressing, ses affaires scolaires dans le bureau et ses effets personnels dans sa commode ou sur des étagères. Quand elle eut finit, elle s'aperçu qu'il était huit heures en consultant la pendule qu'avait ajouté Walter en partant. Elle sortit donc, affamée et retrouva le professeur Dumbledore dans la salle à manger.
- j'ai cru que tu allais oublier ta faim.
- Je voulais finir de ranger, s'excusa-t-elle.
- Ta chambre te plaît ?
- Oui, c'est génial, mais vous n'étiez pas obligés de faire tous ça, vous savez.
- Ce n'est rien, répliqua le vieil homme, je suis heureux que tu te plaises ici, après tout, tu vas devoir passer tes journées ici, il est normal que tu aies un coin à toi, et tout le monde doit avoir une maison, tu ne fais pas exception à la règle, termina-t-il doucement.
Lou sourit et se servit. Ils mangèrent tout en discutant de tout et de rien, la jeune fille lui raconta ses vacances au manoir Black. Quand il eurent fini de dîner, le professeur Dumbledore redevint sérieux et fit signe à Lou de la suivre. Ils empruntèrent la porte de gauche du couloir et pénétrèrent dans le bureau. Fumseck les accueillit par un trille joyeux.
- Assieds-toi Lou, proposa Dumbledore en montrant l'exemple.
Ils restèrent un moment silencieux, puis le sorcier prit la parole.
- Comme je te l'ai dit je suis désolé d'avoir écourté tes vacances, mais j'ai une bonne raison à cela, tu t'en doute.
- Cela concerne Voldemort n'est-ce pas ?
- Oui Alizée; et j'aimerai que nous reparlions de ce qu'il c'est passé en juin. Je sais que c'est dur pour toi, ajouta-t-il en la voyant se tendre, je t'ai laissée tranquille car il fallait que je vérifie une ou deux choses, mais maintenant je dois savoir.
- …
- Liz…
- Professeur, je ne veux pas en parler. Je… ce n'étais pas la première fois mais… ce… c'était différent cette fois… C'était comme si… il voulait juste des réponses… Avant c'était pour me… pour autre chose.
Elle n'avait pas osé dire « pour me faire souffrir ».
- Avant ?
- Oui, avant que vous me trouviez, je crois. Je sais que… enfin c'est familier alors je suppose que c'était avant.
- Liz est-ce que tu as consciemment retranché ton esprit ?
- Oui, parce que l'occlumencie ne marche pas avec lui. J'ai essayé au début… mais c'était comme si il était dans ma tête…déjà, pas comme une intrusion mentale.
- Tu es une occlumens ?
- Oui.
- Tu crois que tu es capable de le repousser ?
- Oui. Enfin, ce n'est pas vraiment le repousser. Je sais juste qu'il ne supporte pas de rester longtemps, alors il faut que je tienne jusqu'au temps qu'il ne supporte plus la douleur et s'en aille.
- Liz est-ce que tu sais qui est Akita Sunomira ?
- Non, pourquoi ?
- Akita Sunomira est un maître spirituel. Il est un des plus grand maître en arts mentaux qui existe au monde. Il vit reclus dans un monastère en Mongolie. Peu de personne peuvent se vanter de pouvoir tenir lors d'un combat d'esprit contre lui.
- Je ne comprends pas, en quoi cela me concerne-t-il, professeur ?
- Akita a disparu. Et je pense que Voldemort n'y est pas étranger.
- Quel intérêt Voldemort aurait-il à le kidnapper ?
- Voldemort a perdu lors de votre combat d'esprit, tu as montré une grande résistance. Lui, ne supporte pas ces combats, sa spécialité c'est la possession, il agit dans l'ombre.
- Vous pensez qu'il a besoin de cet homme pour s'entraîner, renforcer son esprit ! comprit Lou.
- Exactement. Voldemort c'est aperçu qu'il n'était plus le plus puissant, il se rend compte qu'il existe des gens pour s'opposer à lui.
- Mais je ne vois pas pourquoi je dois demeurer à Poudlard, il peut m'attaquer quelque soit l'endroit où je me trouve.
- Ce n'est pas une attaque mentale que je crains, Lou, parce que tu es forte et emplie d'amour et de compassion. Ce que Voldemort redoute aujourd'hui c'est que tu t'élèves contre lui. Il te veut dans son camp, à tout prix et si lui ne peux t'avoir, alors il ne laissera personne t'avoir. Parce que tu possèdes une chose contre laquelle rien ni personne ne peut lutter.
- Ma magie ?
- Ton cœur.
- Mais j'appartiens au Bien, alors comment Voldemort…
- Non, Lou, justement. Tu peux choisir, c'est justement pour cela que tu es en danger plus que n'importe qui.
- Je ne comprends pas, avoua Liz.
- Même les démons peuvent aimer, Lou. A leur image, tu peux aimer, et choisir ton camp tout en conservant ta capacité d'aimer. Bien sûr, de ton choix peuvent dépendre beaucoup de choses. Mais le choix t'appartient. Ta magie est liée à ton cœur, c'est quelque chose de très rare. Mais toi, tu es plus exceptionnelle encore, car ta magie est immense. C'est la magie qui se nourrit du corps chez les humains, mais toi c'est l'inverse, c'est ton corps qui se nourrit de magie, tu es Magie. De plus tu peux aimer, plus que n'importe qui au monde. Tu peux haïr aussi. Lorsque tu donnes, tu ne reprends pas.
- Mais Voldemort ne peut pas utiliser ma magie, il ne la supporte pas !
- Personne ne la supporte, mais il peut te prendre à son service, ou trouver un moyen d'utiliser ta magie.
- Je ne veux pas être à son service, je lutte pour le bien ! s'écria Lou, affolée.
- Je le sais, Lou. Et Voldemort ne tardera pas à le comprendre. Et à ce moment là…
Le sorcier ne termina pas sa phrase, mais elle avait bien comprit. Si Voldemort ne pouvait pas l'avoir, alors il ne laisserait personne l'avoir.
- Il va essayer de me tuer. Conclut-elle.
- Je ne le laisserai pas faire, assura Dumbledore
- Comment ?
- Il existe des protections
- Vous ne connaissez personne qui ait le même sang que moi.
- Il existe d'autres protections que celle du sang, en attendant, tu seras en sécurité à Poudlard.
- Et pour les attaques mentales ? s'enquit la jeune fille.
Dumbledore se mit à sourire.
- J'ai dit que peu de personnes pouvaient se vanter d'avoir l'avantage lors d'un combat d'esprit contre Akita Sunomira. Mais il y en a et il se trouve que je fais partie de cette minorité de gens; c'est moi qui t'aiderai à renforcer ton esprit.
Lou acquiéça et se leva pour sortir. Le professeur Dumbledore ne l'arrêta pas. Et elle alla se coucher dans sa chambre. La partie de Quidditch avec ses amis était bien loin, même si elle n'avait eu lieu que le matin même. Encore une fois, elle se retrouvait seule, séparée des autres par une barrière. Lou eu envie de pleurer, mes les larmes ne virent pas au fond, elle savait tout ça, et d'ailleurs elle n'avait plus de larmes pour pleurer.
Le lendemain, elle mit un temps pour comprendre où elle était. Elle soupira au souvenir de la veille. Elle se leva sans se presser. Dans la salle à manger, son tuteur finissait son petit déjeuner lorsqu'elle entra. Il l'accueillit avec douceur, mais elle n'eut pas la force de sourire, elle n'en avait pas envie d'ailleurs.
- Je vais passer chez les Potter, j'ai pensé que tu voudrais peut-être écrire un mot à tes mais.
Lou le regarda sans comprendre, puis la lumière se fit. Evidemment, il était clair qu'elle ne pourrais plus envoyer de lettres, ou du moins en faisant attention à ne rien révéler dans ce qu'elle leur écrivait, ne pas leur dire où elle était, ce qu'elle faisait, avec qui elle était... Cette interdiction la mit encore plus de mauvaise humeur qu'elle ne l'était déjà. Elle décida cependant d'écrire quelques lignes à ses amis pour qu'ils ne s'inquiètent pas. De plus comme ce serait Dumbledore qui la leur remettrait en personne, elle disposait d'un peu plus de liberté.
Elle alla chercher un morceau de parchemin et une plume dans sa chambre et se mit à écrire.
Chers maraudeurs,
Je me doute que vous devez être inquiets… Ne le soyez pas ! Voldemort a encore décidé de me pourrir la vie mais je suis en sécurité ici, même si notre correspondance va sans doute être d'un ennui mortel les prochaines semaines… il s'agit de votre sécurité aussi parce que je ne veux pas qu'il s'en prenne à vous donc je pense que c'est mieux comme ça au final... Nous nous verrons à la rentrée que j'attends déjà avec impatience ! (Oui mes amis la situation est assez horrible pour que je puisse désirer ardemment la rentrée scolaire) enfin, j'espère que vous vous amuserez tout de même, il n'y a pas de raison que nous ayons tous des vacances pourries. Vous l'avez sans doute compris, vous ne serez que quatre à partir en Grèce, mais bon, vous penserez à moi j'en suis sûre. S'il vous plaît les garçons rassurez Peter, je ne veux pas qu'il s'inquiète et je ne pourrais pas lui écrire, j'en suis désolée.
Je vous enverrai tout de même des lettres pour vous rassurer sur ma santé mentale dans les semaines à venir.
Je vous embrasse fort, Lou
PS : amusez-vous bien car je veux un résumé détaillé de vos bêtises à la rentrée.
Liz relut sa lettre, la plia et la tendit à son tuteur. Elle s'assit ensuite et commença son petit déjeuner. Dumbledore lui souhaita une bonne journée et sortit. La jeune fille se retrouva seule et décida, puisqu'elle n'avait rien d'autre à faire, autant qu'elle commence ses devoirs.
Les journées s'écoulèrent ainsi, Liz se levait, déjeunait, allait faire un tour dans le château, pour pouvoir montrer à ses amis de nouveaux passages secrets quand ils reviendraient, ensuite elle passait aux cuisines pour manger quelque chose, puis allait rejoindre Hagrid ou aidait Mme Pomfresh à faire de nouvelles potions de guérison. Le soir venu, elle lisait dans sa chambre ou discutait avec le professeur Dumbledore lorsqu'il avait le temps ou jouait aux échecs avec le professeur McGonagall, et lorsqu'elle avait dîné, elle passait deux heures à renforcer son esprit en compagnie de Dumbledore. Liz s'ennuyait, elle se sentait comme une panthère en cage. Deux semaines seulement avaient passés, elle avait fini tous ses devoirs de vacances, lut la moitié des livres de sa bibliothèque, elle en avait marre de parcourir le château de long en large et même les expéditions dans la Forêt Interdite, avec ou sans Hagrid, l'ennuyaient. Dumbledore le sentait mais le sorcier n'y pouvait rien et il ne savait plus quoi faire pour occuper la jeune fille. Il passait tout son temps libre dans la recherche d'un sortilège qui permettrait à Lou d'aller où bon lui semblerait. Il avait discuté avec les maraudeurs, et désirait trouver une protection efficace avant la mi-août pour que la jeune fille puisse aller en Grèce avec ses amis.
Un matin, Liz fut réveillé par une multitude de hiboux qui avaient envahit sa chambre. Parmi eux, la jeune fille reconnut Schizo, le hibou de James et Niña, la chouette de Lily. Intriguée, Liz sauta hors de son lit et compta les hiboux, il y en avait six et chacun portait en plus d'une lettre un paquet plus ou moins gros, et deux, dont celui de James portaient non pas un paquet mais deux. Liz fronça les sourcils et alla pour fermer la fenêtre mais elle s'écarta au dernier moment pour laisser entrer Hedwige, sa chouette, qui était elle aussi chargée d'un paquet. Hedwige hulula doucement en mordillant son oreille de sa maîtresse, une fois perchée sur l'épaule de Liz. Celle-ci débarrassa l'oiseau de son colis. Elle défit l'emballage de papier kraft et découvrit à l'intérieur, un paquet emballé dans du papier cadeau brillant. Une lettre accompagnait le cadeau, elle l'ouvrit et reconnu l'écriture de Narcissa avec qui elle entretenait une correspondance depuis qu'elle avait quitté le manoir Black. Elle lut
Joyeux anniversaire !
Une personne m'a dit que tu fêtais aujourd'hui tes seize ans, alors j'ai pensé qu'il serait bon d'envoyer quelque chose à ma gryffondor préférée… j'espère que tu ne t'ennuie pas trop, et si c'est le cas j'espère que mon cadeau t'aidera à tromper ton ennui. Sache que j'ai suivi tes conseils et Regulus est actuellement chez mon « cher et tendre », Lucius n'a pu me refuser cela. Je me doute que mon cousin n'en ressortira que plus bête et méchant, mais au moins je n'aurais pas à le supporter avant la rentrée. Et comme Bellatrix passe tout son temps avec son fiancé, je suis bien tranquille au manoir pour une fois.
J'attends avec impatience la rentrée pour pouvoir te voir, et – ne lui répète pas- mais mon cousin me manque un peu, cela a été fort agréable de pouvoir lui reparler et rire avec lui comme avant. Je l'ai retrouvé, et c'est grâce à toi.
Je t'embrasse, Narcissa.
Liz ouvrit le paquet et y trouva un petit chaton endormi aussi noir que ses cheveux, avec de grands yeux verts. Le chaton émit un petit miaulement en s'éveillant et se mit à lécher les doigts de sa nouvelle maîtresse.
- Bonjour toi ? comment tu t'appelles ?
Le chaton, qui était une femelle, la regarda et se cacha les yeux derrière sa patte. Liz se mit à rire.
- Petite fripouille ! que dirais-tu de Dia, pour diablotine ? ça te va ?
Pour toute réponse, le chaton miaula et se réfugia dans le cou de la jeune fille. La jeune fille caressa le chaton un moment, attendrie puis se concentra sur ses autres cadeaux. Elle attrapa Niña et la déchargea, de nouveau le paquet était accompagné d'une lettre, de Lily cette fois.
Joyeux anniversaire Liz !
Comment vas-tu ? je n'ai pas reçu de lettre de toi depuis celle que tu m'a envoyée, il y a une semaine, mais je suppose que tu es occupée à inventer de nouvelles bêtises à faire avec Potter et compagnie… Enfin ! En parlant de bêtises, tu ne devineras jamais ce que je viens de recevoir avec la liste des fournitures de l'école ! Ah oui, c'est vrai tu me l'avais dit… eh bien oui, je suis la nouvelle préfète de Gryffondor (même si j'aurais préféré que Norrington conserve sa place plutôt que de se faire tuer… hum, enfin bref !), je t'entends gémir d'ici, mais je suis vraiment contente, c'est un poste de prestige ! Je veux aider notre maison à gagner cette année encore la Coupe des Quatre Maisons.
Lou fit une pose dans sa lecture et eut une pensée pour les jumeaux Norrington, Karen et David, qui avaient été tués dans une attaque de mangemort début juillet.
En tous cas, profite bien de ces vacances, je pense que tu aimeras mon cadeau, enfin, c'est surtout Hedwige qui appréciera je pense.
A bientôt, Lily
Liz éclata de rire, son amie lui avait offert une cage pour chouette, une cage magique auto nettoyante, avec réserve d'eau et de nourriture ainsi qu'un dispositif pour transformer la cage en perchoir. Hedwige voulut tester tout de suite sa nouvelle cage et parut satisfaite. Liz passa ensuite au cadeau que lui avait envoyé Cathy. Elle lui avait offert un exemplaire de « L'acrobatie sur balai » en lui faisant promettre de faire attention et de rester vivante jusqu'à leur prochaine rencontre. C'était du Cathy tout craché, se dit l'attrapeuse en souriant. Il restait six paquets à ouvrir, elle tendit la main sur celui d'Hagrid – elle reconnaissait son écriture brouillonne. Elle déchira le papier et examina objet qu'il lui avait offert : un couteau de poche multitout, elle l'avait vu sur le chemin de traverse, il pouvait faire des tas de choses, allant de simplement couper un morceau de saucisson à ouvrir une porte. Ravie, Liz se promit d'aller remercier son ami juste après le petit déjeuner. Elle attrapa un autre paquet, emballé dans du papier doré. Une lettre accompagnait le paquet.
L'espoir naît des rêves, même lorsqu'ils sont fous.
Il n'y avait pas de signature, mais Liz n'en avait pas besoin. Seul son tuteur pouvait sortir des phrases de ce genre. A l'intérieur du paquet, il y avait une jolie boite en ébène, sur laquelle étaient dessinées des runes, avec de la poussière d'or. La jeune fille ouvrit la boité et y trouva des pétales de rose à rêve cela permettait d'élaborer des rêves à partir de souvenirs ou de pensées, avec l'avantage que ce n'étaient jamais des cauchemars. Dumbledore avait bien choisi. Liz se tourna vers les quatre derniers paquets, qui devaient être de la part des maraudeurs. Elle attrapa d'abord la lettre qu'ils avaient écrite, ou plutôt enregistré, c'était une parlote – comme une beuglante mais sans les hurlements- c'était la voix de James qui parlait.
- Chère Lou, avant tout, joyeux anniversaire ! On est littéralement désespérés que tu ne sois pas avec nous pour ton anniversaire, tu vas manquer la bataille de gâteau d'anniversaire qu'en tant que maraudeurs nous nous devons de préparer. Mais Peter me fait savoir qu'il va trouver un moyen avec Sirius de rattraper ça, princesse gare à toi. Bon, Remus s'impatiente et va finir par me mordre si je ne le laisse pas parler… aie ! Lunard tu n'as pas honte !
- Non ! bon, Liz, puisque cet idiot n'a même pas pensé à te demander de tes nouvelles, je le fais. Alors comment vas-tu ? Tu ne t'ennuies pas trop ? nous en commence à attendre la rentrée impatiemment, car tu nous manque, on va en Grèce, mais sans toi ce ne sera pas pareil, comme l'a fait remarquer Peter qui est arrivé hier. On s'est creusé la tête – et tu sais combien c'est difficile pour Patmol – aie ! il n'y a que la vérité qui blesse, Sirius ! donc je disais, on a réfléchit longtemps pour trouver un cadeau qui t'aiderai à tromper ton ennui, donc j'espère qu'on a visé juste… et je vais te passer Sirius ou sinon tu n'aura pas la chance de me revoir avant longtemps, voilà Patmol…
- LOU ! Nous avons un traître parmi nos rangs, c'est la catastrophe internationale, intergalactique ! La malédiction va s'abattre sur les maraudeurs…hurla Sirius, sur un ton dramatique, Remus, notre Remus…, oui ça va, je lui dit ! mais non je n'en fait pas trop, je la prépare Cornedrue, Tu ne voudrais pas que Liz attrape une crise cardiaque, non ? Quoi morte de rire ? mais non, elle doit être déjà super inquiète
James avait tapé juste car la jeune fille se roulait par terre de rire, ses amis étaient de vrais pitres !
- Enfin, Liz, sois forte mais, il faut que tu saches… Remus a été… oh non c'est trop horrible ! bon enfin, Remus a été nommé préfet, raaaaaaaaaaaaaaah ! au secours ! appelez les médicomages, je fais une attaque, oh par merlin c'est trop horrible, mon meilleur ami, notre loup-garou… préfet…
Liz qui avait deviné depuis un moment, s'efforça de reprendre son souffle. Avant d'écouter la suite du message. Cette fois-ci c'était Peter qui parlait.
- Miss Spencer, nous avons le regret de vous annoncer l'internement de votre ami Sirius au chenil, il semblerait que ce canin soit atteint d'une folie aigue, mais vous pourrez lui rendre visite le mardi et le vendredi à partir de trois heures de l'après-midi…Aie ! espèce de clebbard dégénéré… et venez avec une muselière.. aieuh ! bon d'accord je me rends… Hum oui, donc je disais… ah oui ! donc notre cher Lunard a été nommé préfet, je suppose que la préfète est la dulcinée de Cornedrue, et d'abord c'est Sirius qui l'a dit Cornedrue, pas moi et maintenant laissez moi parler à Lou ! Nah ! Bon, oui, comme tu vois, ou plutôt entends, la ménagerie est en pleine forme. On espère toujours un revirement de situation que te permettrait de venir avec nous fin août, dans tous les cas on t'embrasse bien fort, et un en particulier, nous nous verrons dans le Poudlard Express à la rentrée. Et maintenant avant que tu ouvres tes cadeaux, la chanson d'anniversaire allez tenez vous prêts les gars, un…deux…trois !
Anniversaire dans le bonheur
Pour le joyau des maraudeurs
Princesse souffle et fais un vœu,
Tu demandes ce que tu veux
Mais pas un Rogue tout propre
Ni une Nock qui nous supporte
Car alors jolie maraudeuse
Que ferais-tu de tes journées ?
Si tu ne fuyais plus une goule furieuse
Ou un serpent enragé.
Dans quelques semaines tu retrouveras
Tes amis que tu serreras dans tes bras
En attendant prépare-toi bien
Que les serpents aient peur de se lever le matin
Et surtout n'oublies pas
Qu'un cerf, qu'un loup, qu'un chien, qu'un rat
Pensent très fort à toi
Alors profite de tes seize ans
Car les idiots vont s'en prendre plein les dents !
Alors nous finissons
souhaitant joyeux anniversaire
Tous ensemble à l'unisson
A la princesse qui nous est chère !
La lettre explosa en dizaine de confettis qui s'éparpillèrent dans les cheveux de la jeune fille, heureuse d'avoir pu entendre, au moins une fois cet été, les bêtises de ses amis qui lui manquaient terriblement. Elle se décida enfin à ouvrir les quatre cadeaux de ses amis. Peter lui avait offert un « Kit du Maraudeur » « pour ne pas qu'elle perde la main », de la part de Remus elle reçut du parchemin propriétaire, James lui offrit une sphère-espion et Sirius un album photo qui contenait des photos prises l'année précédente mais aussi des photos des maraudeurs avant l'arrivée de Lou.
La jeune fille contempla tous ses cadeaux, assise au milieu des emballages cadeaux et des rubans. Elle sourit, heureuse que ses amis aient pensé à son anniversaire, même si elle ne savait pas si c'était vraiment son anniversaire aujourd'hui et d'ailleurs, elle s'en fichait pas mal en cet instant. C'est donc de bonne humeur pour la première fois depuis deux semaines qu'elle alla prendre son petit déjeuner. Le professeur Dumbledore l'accueillit chaleureusement et lui souhaita un joyeux anniversaire lui aussi, Liz le remercia pour les pétales de rose à rêves. Il lui sourit en retour et lui tendit sa liste de fourniture, en l'informant qu'Hagrid passerait prendre ses livres et les ingrédients de potions à renouveler. La jeune fille acquiesça et se dépêcha de manger pour aller remercier le demi-géant. En chemin, elle croisa le professeur McGonagall qui, à la surprise de la jeune fille, sourit et lui souhaita un joyeux anniversaire. Elles convinrent toutes les deux de faire une partie d'échec le soir même. La jeune fille fit un détour par la volière avant de se rendre chez Hagrid. Elle voulait envoyer des lettres de remerciement à ses amis.
