disclaimer : alors les habituels remerciements. à Madame Rowlings tout d'abord sans qui aucune de ces fanfics que nous adorons n'auraient vu le jour. à tous ceux dont je dévore les fics et qui m'ont certainement inspirés (si certains reconnaissent dans mes histoires un peu de leur folie et touche perso, je veux juste dire : wow, vous lisez ma fic, c'est super !)

pour le reste c'est juste sorti tout seul de mon cerveau tordu. désolée c'est pas vraiment de ma faute, :)

bonne lecture à tous et encore une fois je suis impressionnée de votre patience, vous qui attendez, bienveillants ( les agressions sont punies par la loi je vous rappelle, même envers les auteurs feignants/peu inspirés/lentissimes/avares de chap -rayer la mention inutile ), la suite de mon histoire

Chapitre 22 : Voyage au pays de Circé

Une semaine avait passé depuis son anniversaire et un matin, alors que Liz était en train d'effectuer une punition infligée par le professeur McGonagall pour avoir enfermé Miss Teigne dans l'armoire à Disparaître trois jours auparavant, Walter vint la chercher.

- Le professeur Dumbledore voudrait vous voir Lou.

- Je ne peux pas Walter, je dois finir d'astiquer tous ces trophées. Si j'invente encore une excuse comme la dernière fois, McGonagall va vraiment se mettre en colère.

- C'est très important, Maître Albus a dit que je devais aller vous chercher, il a parlé de protection…

A ces mots, Lou se redressa et laissait tout tomber et partit en courant sans même attendre l'elfe. Elle croisa le professeur de métamorphose mais ne prit pas la peine de s'arrêter ni même de ralentir. Elle passa par les appartements privés du directeur qui désormais étaient sa maison et emprunta le passage qui menait au bureau Directorial. Elle déboula comme une flèche dans le bureau.

- Bonjour Lou, je t'attendais.

Le vieil homme marqua une pause pour la laisser reprendre son souffle, puis reprit.

- Si je t'ai fait venir, c'est parce que j'ai trouvé un moyen de te protéger efficacement mais sans passer par les liens du sang. Il existe un très ancien sortilège de protection qui nécessite une grande puissance magique. Il crée un lien magique entre deux personnes ou plus et protège ainsi les personnes liées.

- Mais ? demanda la jeune fille, car il y a avait un mais, il y avait toujours un mais.

- Cependant, il y a plusieurs conditions pour que cette protection se renouvelle, car c'est une protection annuelle.

- Lesquelles ?

- Tout d'abord durant deux semaines, ce lien devra se refaire, et tu ne pourras pas aller où tu le désires. Il te faudra demeurer près de la personne à laquelle tu es liée. Ensuite tu devras toujours avoir à l'esprit, que c'est la chose la plus importante au monde car en tant que personne liée, tu pourras briser ce lien, pas forcément consciemment. Tu dois savoir que si jamais tu passais quelque chose avant cette protection, elle s'affaiblirait fortement…

- Attendez, durant deux semaines je serais prisonnière ?

- Non Lou. Disons que chaque année, le lien se reformera, cela prend du temps et de l'énergie. Mais le plus important c'est que tu seras très vulnérable durant ce laps de temps. Je te placerais donc au centre d'un pentagramme qui sera en mesure de te protéger.

- Cette protection, elle me protègera aussi des attaques mentales de Voldemort ?

- Je crains bien que non Lou. Toi et Voldemort êtes liés, et rien ne peut détruire ce lien, rien.

- Comment je pourrais briser ce lien ?

- Ce lien va te tenir éloigné de Voldemort, il ne pourra pas t'atteindre à Poudlard et lorsque tu sortiras de l'enceinte de l'école, tu seras également protégée. Mais si toi tu décidais de le rejoindre pour quelque raison que ce soit, alors ce lien ne t'en empêcherait pas. Et je dois te prévenir, que cette protection ne s'applique qu'à Voldemort, il pourra essayer de t'atteindre par l'intermédiaire de l'un de ses mangemorts. Mais rassures-toi, ce lien me permettra également de savoir où tu te trouves.

Lou hocha la tête en guise d'acceptation, de toute façon c'était tout ce qu'ils avaient, et la jeune fille préférait perdre deux semaines par an plutôt que de devoir demeurer toute sa vie à Poudlard, et ne pas pouvoir aller où bon lui semble. Ils discutèrent un moment encore, puis convirent d'effectuer le sortilège le lendemain, quand Fumseck serait rentré, car le sortilège utilisait la magie du phénix.

- Oh, Lou ?

- Oui, monsieur ?

- La première fois, le lien se met en place très rapidement. Je crois savoir que tes amis et toi aviez projeté d'aller au pays de Circé, cette protection n'exclut pas ce genre de projet tu sais.

- Lou se retint de crier sa joie et fit un grand sourire à son tuteur et se précipita pour les serrer dans ses bras, puis sans attendre sa réaction, partit en courant pour aller finir sa punition en priant Merlin pour que le professeur McGonagall ne soit pas trop en colère.

Une semaine plus tard, le lien protecteur bien en place, Lou sonna à la porte de Mr et Mme Lupin, un sourire accroché aux lèvres, le cœur battant et les yeux brillants d'excitation.

- LOU !

Ses amis lui avaient sauté dessus, et la serraient au point de l'étouffer mais, elle se laissa faire, trop heureuse de les voir.

- Allons les enfants du calme, vous allez l'étouffer ! tenta Athéna Lupin

- On croirait que cela fait des années qu'ils ne se sont pas vus. Commenta John Lupin avec humour

- Vous devriez peut-être la lâchez si vous voulez qu'elle vous accompagne en Grèce, il serait dommage qu'elle décède le matin du départ. Par ailleurs je ne veux pas de tache sur mon tapis. Se moqua Mme Lupin.

Les garçons consentirent enfin à lâcher Lou et éclatèrent de rire au dernier commentaire.

- Liz, je te présente mes parents, Athéna et John Lupin. Ma mère est sorcière et mon père est moldu.

- Et de qui tiens-tu ton côté préfet ? demanda innocemment Liz.

- Certainement pas de son père. Déclara la mère de Remus, en lançant un regard insistant à son mari.

- Mon père est plus fier de mon côté maraudeur que de mon insigne, murmura tout à fait audiblement le lycanthrope.

- On le comprend ! Je me répète mais cet insigne est le déshonneur de…

Un grand éclat de rire couvrit la fin de la phrase de Sirius.

- moi je crois que tu ne vois pas le bon côté des choses, dit Peter.

Les rires cessèrent et tous les regards se posèrent sur le maraudeur. Sirius se retint exagérément à Liz avant de sauter sur Peter pour lui prendre sa température.

- Ben oui, continua Peter après s'être débarrassé de Sirius. Avec son insigne, il va pouvoir nous couvrir !

Quatre sourires maraudesques apparurent.

- être préfet ce n'est pas le contraire ? se renseigna Remus avant de sourire à son tour.

- Avec la nouvelle préfète, un préfet dans notre camp ne sera pas de trop, fit remarquer Liz.

- Evans ?

- Dix points pour gryffondor, Peter.

- OUAIS ! hurla Sirius. Jamesie tu me dois un gallion !

C'est dans cette ambiance que Mr et Mme Lupin les menèrent à l'aéroport. Liz fit connaissance avec eux, et il s'avéra que les parents de Remus étaient tout aussi gentils et accueillants que les parents de James. Athéna et John Lupin étaient fier de leur fils et reconnaissant envers ses amis de l'accepter tel qu'il était.

- Après les embrassades de dernière minute et les dernières recommandations « ne faites pas de bêtises ! (Ça c'est inutile chérie !)», « écrivez-nous », « soyez gentil avec grand-mère » « ne faites rien de trop dangereux » et « amusez-vous bien » et un dernier « ne faites rien de trop dangereux », ils montèrent tous les cinq dans l'avion et s'installèrent. Il fallut bien évidemment toute la détermination de Peter et de Remus pour empêcher Sirius et James qui venaient de familles sorcières de faire leur commentaire à voix haute, sur leur manque de confiance en cet appareil et sur l'émerveillement qu'il ressentaient à l'idée que ce « truc immonde et plus énorme que le nez de rogue », selon les propres mots de James, puisse les maintenir dans les airs. Liz n'avait rien dit, elle était impressionnée car elle ne se rappelait pas être jamais montée dans un avion, mais elle savait que l'appareil pouvait réellement voler et les amener à destination. Remus cependant ne fut pas dupe, il avait vu qu'elle était impressionnée, le gryffondor lui fit un clin d'œil et lui montra les ceintures de sécurité, en lui expliquant qu'elle devait s'attacher.

Le vol dura sept heures avec une escale à Paris mais les cinq amis ne s'ennuyèrent pas, bien qu'il fallu toute l'autorité de Remus pour qu'ils se fassent plus discret car ils voyageaient avec des moldus. A l'arrivée, Remus les dirigea dans l'aéroport d'Athènes et ils empruntèrent une diligence magique pour se rendre à Iraklion, une ville de Crète. La diligence les amena dans un village dans les environs, au bord de la mer. Une fois sur la place principale et ils sortirent du village, et empruntèrent un chemin caillouteux parmi les broussailles. Au bout de dix minutes, ils arrivèrent en vue d'une maison en pierre. Sur le seuil, une vielle femme les attendait, elle était petite et plutôt ronde et avait les cheveux gris et des yeux noisette pétillants. Elle les accueillit en anglais avec un sourire.

- Bonjour les enfants !

- Bonjour grand-mère, salua Remus

- Bonjour Madame.

- Allons, pas de madame entre nous, appelez-moi, Neesa ou grand-mère.

Elle les invita à rentrer, pour se mettre au frais et leur servit à boire. James et Sirius durent se retenir fortement pour ne pas aller jeter un coup d'œil à tous les appareils qui se trouvaient dans la cuisine, car Neesa Lupin était une moldue.

- Grand-mère, voici mes amis. Alors dans l'ordre, voici James, Peter, Liz et Sirius.

- Je suis enchantée de rencontrer enfin les maraudeurs au complet.

Ils posèrent ensuite leurs affaires dans les chambres puis Remus proposa d'aller faire le tour du propriétaire. Ils convinrent ensuite de monter la tente qu'ils avaient trouvé dans la remise pour pouvoir dormir tous ensemble, dehors. Vers neuf heures du soir, Neesa les appela pour manger. Ils étaient morts de faim et Peter failli faire un malaise lorsqu'il apprit qu'ils mangeraient les autres jours à onze heures du soir. Remus expliqua qu'en Grèce on mangeait beaucoup plus tard, mais qu'ils se feraient vite au rythme. Peter fut rassuré et ils mangèrent de bon cœur leur salade grecque puis les brochettes de poisson. Vers minuit, ils prirent congé de leur hôte et partirent s'installer dans la tente pour discuter à leur aise. James et Sirius grognèrent un peu contre l'inconfort des tentes moldue, mais les trois autres les firent taire en leur sautant dessus et en engageant une guerre des chatouilles. Vers deux heures du matin, ils s'endormirent, exténués.

Ils furent réveillés trois heures plus tard par Lunard qui les secouait.

- ça vous dirait une petite baignade dans la mer grecque accompagnée d'un lever de soleil grec ?

- Si tu ajoutes un petit déjeuner grec sur la plage, je serai comblée, répondit Liz

Son ami lui sourit et ils se précipitèrent tous dans la maison pour préparer un pique-nique et des serviettes de bain. Ils enfilèrent leur maillot et firent la course pour arriver à la plage. Ils y passèrent toute la matinée, et ce fut la faim qui les fit rentrer. Neesa se mit à rire lorsqu'elle les vit arriver. James, Peter et Remus étaient rouges comme des écrevisses. Heureusement, Lou avait prévu le coup et avait amené une crème magique qui apaisa les brûlures des trois garçons, Sirius et elle étaient déjà bronzés naturellement, il craignaient donc moins le soleil que leurs amis. Ils décidèrent cependant d'être plus prudent à l'avenir et d'emporter de la crème pour l'après-midi. Remus les emmena faire un tour au village en vélo. Ils rentrèrent le soir vers sept heures et ils aidèrent tous Neesa à faire le repas du soir et à mettre la table ensuite. La vieille femme dût se lancer des de grandes explications pour faire comprendre à James et Sirius qu'il n'était pas dangereux de préparer un repas sans magie les deux sorciers ne furent pas convaincus mais Peter et Liz se tenait l'un à l'autre pour ne pas tomber tellement ils riaient, alors que Remus affichait un air désespéré. Ils se couchèrent assez tôt ce soir là, fatigués de leur première journée qui avait été, malgré tout, bien remplie, d'autant plus qu'ils n'avaient dormi que quelques heures la veille.

- Bon qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? demanda Remus, en s'écrasant sur le banc à côté de Liz.

- Passes-moi le pain aux olives, dit Neesa

- Je sais pas trop, je connais pas le coin… répondit James, Peter, la fêta s'il te plait.

- Voilà… hey ! Sirius, espèce de goinfre !

- Désolé James, mais… Liz !

- Allons ne vous disputez pas. je me sacrifie pour éviter de briser votre si belle amitié, se moqua la jeune fille en se servant de fêta abondamment, pour ce qui est du programme, on pourrait faire une randonnée jusqu'aux falaises, prendre la tente et dormir là bas.

- Ouais, c'est super comme idée

- C'est tout décidé ! s'écria Sirius, emballé.

- On finit de déjeuner et on prépara le matériel, déclara Peter en attrapant un toast sur lequel il mit de l'huile d'olive.

- Grand-mère ?

- Il n'y a pas de problème, les enfants, mais avant vous passerez au marché au village. Je vais vous donnez une liste de course et de l'argent.

- D'accord, Neesa, on file ! répondit Lou en obligeant les quatre garçons à se lever. Vous avez assez mangé vous autres !

Ils sortirent mais Lou revint dans la cuisine et attrapa la liste de course, l'argent et une pomme au passage. Deux heures plus tard, ils étaient de retour. Et se mirent tout de suite au travail. Remus et James démontèrent et rangèrent la tente, Peter qui était un excellent cuisinier se chargea de la nourriture, Sirius vérifia les vélos et Liz fit leurs sacs (maillots, serviettes, matériel de camping, sucreries, cartes à jouer et musique). Ils furent prêts vers une heure de l'après-midi. Ils mangèrent avec appétit la moussaka qu'avait préparée la grand-mère de Remus. Ils firent ensuite une sieste d'une demi-heure comme ils en avaient pris l'habitude, ils restaient en effet éveillés jusque tard dans la nuit et cela leur permettait d'être en pleine forme. Ensuite, ils étudièrent l'itinéraire qu'ils allaient faire. Ils projetèrent de faire le chemin des falaises, d'aller jusqu'au cap et ensuite de revenir par les grottes et les plages : cela leur prendrait trois jours sans se presser. Une fois tous d'accord, ils expliquèrent leurs plans à Neesa et se préparèrent à partir. Au dernier moment, Sirius sauta de son vélo et pénétra dans la maison pour en ressortir deux minutes plus tard, sa guitare sous le bras et l'appareil photo dans sa main.

- Bonne idée, Patmol ! le félicita Remus, en se dépêchant de ranger l'appareil photo dans une sacoche.

- Je sais, je suis génial, déclara modestement son ami.

James lui lança un noyau d'olive et ils démarrèrent, Peter et Liz devant, affrontant Remus dans une course acharnée, que le jeune lycanthrope gagna évidement haut la main. Ils ralentirent cependant pour bien profiter de la ballade et pour économiser leur souffle afin de pouvoir plaisanter tout en admirant le paysagé méditerranéen, le mer s'étalant sur leur droite, calme et scintillante sous le soleil.

- eh bien on s'essouffle les petits vieux ! se moqua Remus

- Attends que je t'attrape, grogna Liz en accélérant subitement pour rattraper son meilleur ami, qui souriait de toutes ses dents.

Ils firent la course pendant un moment et Remus finit par reconnaître que la jeune fille possédait une très belle endurance malgré sa condition d'« humaine ». Ils s'arrêtèrent pour attendre les autres tout en se disant qu'il faudrait commencer à rechercher un endroit pour passer la nuit. Ils roulèrent encore une demi-heure avant de tomber sur des ruines. Ils décidèrent de s'installer sous un pin qui avait poussé au milieu des pierres antiques et de ne pas monter la tente puisqu'il n'y avait ni vent ni pluie. Ils allumèrent donc un feu et s'installèrent tout autour dans leurs sacs de couchage. Peter fut chargé du repas et Sirius et Remus, en explorant les environs, trouvèrent une source. Ils n'eurent pas à entamer leur réserve d'eau. Ils mangèrent du poisson que Peter avait fait grillé accompagné de pain aux olives et de pastèque ils finirent le repas en faisant griller des marshmallows.

- Tu viens souvent ici ? demanda Liz à Remus, je veux dire chez ta grand-mère.

- Au moins un fois tous les deux ans.

- C'est sympa comme coin, pour passer ses vacances, fit remarquer Sirius

- Oui, mais c'est encore mieux cette année, parce que vous êtes là donc on s'amuse plus.

- C'est vrai que des vacances comme ça, tous ensemble, c'est le rêve, déclara James. C'est pas comme lorsqu'on est à Poudlard ou même en Angleterre.

- Je suis d'accord avec James, approuva Peter.

Le garçon, durant la semaine qui avait passé, s'était métamorphosé. Il disait maintenant franchement ses opinions, même s'il devait s'opposer à ses amis. Et la transformation n'était pas que mentale. Peter avait maigri et s'était musclé et le soleil lui avait fait le plus grand bien le gryffondor était maintenant beaucoup plus mince, ses cheveux châtains étaient brillants et parsemé de mèches blondes à cause du soleil, il avait le teint halé. On pouvait désormais le qualifier de garçon mignon. Il n'atteindrait jamais la beauté de Sirius ou de James, ni même le charme de Remus. Mais lorsqu'il reviendrait à Poudlard, les filles le remarqueraient, c'était certain.

- En tous cas, on est tous contents que tu sois là, Lou. Avoua Remus.

- Oui, on a vraiment cru qu'on partirait sans toi, confirma Peter.

Les quatre garçons se regardèrent, l'air indécis. Une question les démangeait depuis le début du séjour, et Liz le savait. Ce fut James qui la posa.

- Lou… est-ce qu'on peut savoir pourquoi tu as du rentrer à Poudlard précipitamment ? Si tu ne veux pas répondre on comprendra mais… on est tes amis et on s'est beaucoup inquiété. C'est en rapport avec ce qui s'est passé en juin ?

La jeune fille hésita une fraction de seconde mais en voyant ses amis, elle ne put s'empêcher de se confier à eux.

- Pas exactement. Dumbledore m'a fait rentrer à Poudlard parce que je n'étais plus en sécurité…

- Voldemort ? coupa Sirius.

- Oui. Il me recherche. Dumbledore voulait que jusqu'à ce qu'il trouve un moyen de protection efficace, je reste auprès de lui à Poudlard, en sécurité.

- Et ça y est tu ne risque plus rien maintenant ? s'inquiéta Peter.

- Non, il a trouvé une protection efficace. Et disons que je ne suis pas protégée à 100% mais presque. Seulement, je devrai chaque année passer au moins deux semaines en été à Poudlard pour renouveler cette protection.

- Mais pourquoi Voldemort te recherche. Enfin, en juin, Dumbledore nous a dit que…

- Que… Vol… Voldemort avait pénétré ton esprit pour te soutirer des informations.

Lou regarda Peter avec surprise et fierté, c'était la première fois que le gryffondor osait prononcer le nom du mage noir. Oui, le jeune garçon timide et peureux avait changé, beaucoup changé, personne ne pouvait désormais remettre en doute son courage et sa place parmi les maraudeurs.

- Dumbledore a aussi dit que tu étais très puissante et que c'était pour ça que Voldemort en avait après toi, ajouta Remus.

- C'est compliqué à expliquer, mais pour résumer, on va dire que je suis très puissante parce que ma magie est liée à mon cœur et que en plus de posséder de la puissance au départ, ma magie est décuplée parce que je suis d'une nature passionnée. Et si Voldemort m'attirait dans son camp je serais une arme non négligeable mais j'ai déjà choisi mon camp. Jamais je ne m'allierai à Voldemort, et il ne tardera pas à le comprendre.

- Et quand il aura comprit ? appréhenda James

- Voldemort ne laisse que deux choix au gens, commença lentement Lou, perdue dans ses pensées. Ou tu combats à ses côtés ou tu ne combats pas du tout.

Un ange passa et ils demeurèrent tous ainsi sans bouger, leur visages figés dans une grimace d'horreur, même s'ils savaient déjà tout ça, leur amie n'avait fait que formuler cet état de fait à voix haute.

- Tu ne veux pas parler de ce qui s'est passé en juin ? demanda doucement Remus.

- Il n'y a rien à dire, répliqua Liz, tendue, vous savez déjà tout ce qu'i savoir.

Ils demeurèrent silencieux. Liz reprit la parole doucement.

- s'il vous plaît les garçons, j'avais peur de vous dire tout ça parce que je savais que vous me regarderiez différemment… s'il vous plaît, répéta-t-elle, vous savez maintenant mais, il n'y a qu'avec vous que je peux parler de ça et… Je… je vais pas mourir, Dumbledore me protège. Et même si je suis en danger, je veux continuer de rire avec vous… j'ai jamais eut le droit d'être comme tous les enfants, d'avoir des amis… alors…

- Lou, on va pas t'abandonner, assura James en venant s'asseoir à côté d'elle.

- James à raison, on va devenir tes clowns privés, avec pour mission de te faire rire au moins trois fois toutes les heures, ajouta Sirius.

- Et puis sans toi les maraudeurs, c'est comme, Rogue avec les cheveux propres, déclara Peter.

- Donc, tu vas devoir nous supporter, au naturel, encore pendant pas mal de temps, conclut Remus. Mais c'est promis si tu en a marre, tu pourras t'enfuir en courant après avoir passé tes ASPICs.

Lou éclata de rire devant les grimaces que lui firent les quatre maraudeurs.

- Vous êtes de vrais amis, confessa-t-elle, et pour le prouver une nouvelle fois, vous allez me laisser le dernier marshmallow.

Elle leur fit un clin d'œil et attrapa d'un geste rapide le dernier marshmallow qui grillait au-dessus du feu. Sirius poussa un cri déchirant, alors que Peter et Remus se levaient, menaçant et s'approchaient d'elle. Liz, pour être sûr de garder son larcin, le fourra dans sa bouche.

- Désolée mais je l'ai avalé.

James se mit à rire, vite imité par Sirius et Rémus alors que Peter sautait sur Lou, avec un regard de tueur fou, pour tenter de la faire recracher.

Le lendemain, ils se réveillèrent aux lueurs de l'aube et rangèrent leur matériel sans se presser pendant que Peter préparait le petit déjeuner. Ils se remirent en route vers neuf heures. Ils ne s'arrêtèrent pas à midi, pressé d'arriver au cap. Ils atteignirent leur destination vers trois heures de l'après-midi. Ils posèrent leurs affaires dans une petite crique au pied de la falaise et se précipitèrent dans l'eau. Après une heure de baignade, l'estomac de Peter et de Sirius crièrent famine, ce qui leur valu pas mal de répliques moqueuses. Ils passèrent le reste de la journée à se dorer au soleil et à se baigner, encore une fois ils décidèrent de ne pas monter la tente et de dormir à la belle étoile dans la crique. Remus défia Sirius et James d'attraper du poisson, défi que bien sûr les deux gryffondors relevèrent. Ils pataugèrent donc tous les trois dans l'eau durant deux heures, sous les rires de Liz et de Peter, qui s'en donnaient à cœur joie. Lorsqu'ils sentirent le fumet odorant des grillades préparées par ce dernier, ils s'avouèrent vaincus.

- Sirius, tu es presque noir, tellement t'as bronzé ! s'exclama James.

- Tu admires mon corps d'athlète, têtenpétard ? demanda le garçon en s'allongeant paresseusement et en fermant les yeux. Eh ! c'est cruel ça !

Liz venait de lui tapoter le ventre.

- Il ne fallait pas autant manger, espèce de goinfre, répliqua la jeune fille en lui tirant la langue.

- Je… Le garçon s'interrompit et se mit à sourire en regardant derrière elle.

- Qu'est-ce qui… ah ! non… les garçons… vous… je vous interdis !

Remus et James s'étaient approchés par derrière et l'avait attrapé pour la balancer à l'eau.

- Queudveeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer !

Peter n'eut pas le temps de se porter au secours de son amie, car James et Remus venaient de la lâcher. Elle ressortit de l'eau trempée, sous les rires des quatre traîtres qui lui servaient d'amis. Lou se tourna vers Sirius qui était celui qui riait le plus fort, d'autant plus que c'était sa spécialité les blagues mouillées.

- Patmol, commença-t-elle dangereusement, vient me faire un câlin…

Une course poursuite commença, dans laquelle, pour se rattraper, Peter fit trébucher Patmol, qui n'échappa pas au câlin mouillé. Les mouillés décidèrent alors de mettre à l'eau ceux qui étaient encore secs. James fut cependant plus malin en proposant un bain de minuit. Ils s'endormirent vers trois heures du matin, après avoir fini les deux bouteilles de vodka qu'avait emporté Sirius.

Ils passèrent la matinée du lendemain sur la plage, tentant de se remettre de leur gueule de bois puis après le déjeuner, ils remballèrent leurs affaires et prirent le chemin du retour par la route au pied des falaises. Le trajet fut ponctué de nombreuses baignades et c'est vers huit heures du soir qu'ils arrivèrent enfin à destination. La grand-mère de Remus les attendait sur le banc en pierre à coté de la porte d'entrée, un panier de pique-nique à côté d'eux.

- Si on allait voir un coucher de soleil ? proposa-t-elle.

Ils acceptèrent avec enthousiasme, et déposèrent leur vélo avant de suivre la vieille femme. Ils marchèrent dix minutes avant de s'installer devant une petite maison en pierre abandonnée. Ils sortirent le pique-nique et attendirent le coucher du soleil.

Le lendemain, ils se reposèrent tous de leur excursion et passèrent presque toute la journée dans les deux hamacs à discuter de tout et de rien et à réfléchir sur les blagues qu'ils feraient à la rentrée. Car le retour de vacances approchait, il ne restait plus que deux jours avant qu'ils ne doivent rentrer en Angleterre.

Le lendemain, Neesa leur demanda d'aller au village faire quelques courses et ils apprirent qu'il y avait une fête le soir même ils passèrent donc la soirée à danser, à boire, et à rire. Ils ne rentrèrent que vers cinq heures du matin car ils avaient fait un détour par la plage. Lors de la soirée, Liz fit connaissance avec un moldu de leur âge nommé Jason qui les invita tous à passer la journée du lendemain sur le voilier de son père. Ils acceptèrent et passèrent la journée avec Jason et des amis à lui. Le soir venu, la grand-mère de Remus, pour leur dernière soirée, les invita au restaurant.

Le lendemain fut identique aux jours de départs, que se soit le départ pour quitter Poudlard ou pour revenir à Poudlard. Ce fut l'hystérie, pour retrouver tout ce qu'ils avaient éparpillé un peu partout, pour refaire les valises et pour le faire en un temps record. Neesa, amusée, leur prépara leur petit déjeuner et le mit dans un panier à emporter, puis leur donna un coup de main. Deux heures plus tard, ils étaient prêts. Ils coururent jusqu'au village, après avoir remercier leur hôte pour le séjour merveilleux qu'ils avaient passé, la vieille femme les embrassa et leur ordonna de filer pour ne pas rater l'avion. Ils coururent donc jusqu'au village, appelèrent la diligence magique qui les mena à l'aéroport, juste à temps pour prendre l'avion. Une fois bien installés dans l'appareil, ils se décontractèrent.

- Ouf ! on y est arrivé. Je voyais d'ici la tête de ma mère si j'avais raté l'avion… annonça James.

- Et le savon que mes parents m'auraient passé ! renchérit Peter.

- Bah… on l'a eut non ? les rassura Sirius, nonchalant.

Liz sourit à cette remarque, le calme de Sirius venait sans doute du fait que sa mère à lui aurait sauté de joie si il avait raté l'avion. Un regard vers Remus lui apprit que le lycanthrope avait eut la même pensée.

Lorsqu'ils arrivèrent à Heathrow, l'aéroport de Londres, huit heures plus tard, ils furent happés par deux bras qui les serra chacun à leur tour.

- Maman, on revient vivants et toi tu veux nous étouffer. Se plaignit James.

- Alors les enfants ce voyage ? demanda William Potter en ébouriffant les cheveux de son fils.

- Super ! répondirent les cinq amis en chœur.

- Méga top génial, ajouta Sirius.

- En tout cas vous avez pris des couleurs ! déclara Emily Potter.

En effet, ils arboraient tous un bronzage impressionnant, en particulier pour Liz et Sirius, qui avait déjà la peau mate au départ.

- Et Peter s'est métamorphosé, ajouta Mr Potter, j'ai failli ne pas te reconnaître.

- Cornedrue, Patmol, faites gaffe, vous allez avoir de la concurrence cette année, plaisanta Lou.

A la surprise des parents de James, Peter devança les deux garçons dans leur réplique en tirant la langue à la jeune fille.

- c'est vilain ça ! le réprimanda faussement Remus, en bombant le torse et en pinçant le nez en imitant McGonagall.

L'imitation, assez bien réussie, fit rire Mr Potter qui adressa un clin d'œil à Remus. Ils se dirigèrent tous vers la sortie et prirent la limousine pour rentrer au Manoir, il était convenu en effet qu'ils dorment tous chez James, car la rentrée était le lendemain.

i hope your enjoy it !

dans le prochain chapitre, le cas Narcissa, un nouveau concierge et bien sur des blagues !