Bonjour!

Voici l'OS écrit pour le sextoy party contest. Je vous remercie pour la 2nde place, je suis très contente !

C'est un Bella/Jasper.

Bonne lecture^^

Sex Toys Party Contest!

Titre : Promets-moi

Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, seule l'histoire est créée par mes soins. Venez aussi découvrir le Forum Damn-Addict-Lemon à ce lien : damn-addict-lemon . forumgratuit . fr/ (enlever les espaces) sur lequel se feront les votes !

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"Oh oui! C'est bon."

Enfin je me détendais. Les va-et-vient étaient lents, le temps pour moi de m'habituer à sa grosseur. Il était doux et je fermai les yeux pour profiter au maximum des sensations. Lui et moi nous étions rencontrés deux ans plus tôt et ça avait été carrément un coup de foudre.

"Han Edward! Plus fort! Oui!"

Maintenant j'avais besoin de plus, il fallait qu'il prenne entièrement possession de moi, je n'avais pas besoin de brutalité mais j'avais passé une mauvaise journée, une de celles où l'on ferait mieux de rester coucher, et il devait m'épuiser afin que je puisse réussir à m'endormir.

"Encore! Non! Ne faiblis pas!"

Malheureusement je sentais qu'il ralentissait.

"Oui pluuuuus foooooooooort!"

J'essayai de compenser, en l'aidant de mes reins, à me pénétrer plus fort mais je sentais qu'il était en bout de course, qu'il n'allait pas tenir suffisamment longtemps pour que je jouisse.

"Non non non, me lâche pas!"

Et ce qui devait arriver, arriva...

"Noooooooon ! !"

Les piles lâchèrent et mon gode arrêta de vibrer.

Je soupirai de dépit en amenant le vibro devant mon visage:

"Pourquoi ce soir Edward ?"

Évidemment, Eddy m'ignora silencieusement. J'intervertissai les piles et de le mettai en marche à nouveau, il s'anima avant de vrombir lamentablement et de s'éteindre.

"Après le coup de foudre, la déception! Que ce soit une vraie queue ou une fausse, vous êtes toutes pareilles, vous finissez toujours par nous lâcher !" Et sur cette exclamation, je lançai Edward à l'autre bout du lit.

"Jamais j'aurais pensé que tu me ferais le coup de la panne!" rétorquai-je sans même le regarder.

J'avais vraiment besoin de ça ce soir ! Maintenant, j'allais avoir du mal à m'endormir, si jamais j'y arrivais...

Demain je partais rendre visite à mon père et je n'allais pas pouvoir me faire du bien avant une bonne semaine, c'était ce soir ou jamais!

Puis je me sentis soudainement coupable, en deux ans, il avait été exemplaire, il méritait une médaille pour bons et loyaux services et moi, je le jetai de l'autre côté du lit et l'ignorai royalement. Il ne méritait pas ça!

"Désolée Edward, je ne voulais pas me fâcher contre toi. Ce n'est rien, ça peut arriver. Je vais tout faire pour que tu retrouves ta vigueur!"

Et sur ces bonnes intentions, je me levai et enfilai une robe simple. Je ne pris même pas la peine de mettre des sous-vêtements, j'allais simplement au bout de la rue, à la supérette ouverte tard le soir. Ils auraient sûrement de quoi recharger mon Edward.

Je le bordai tendrement et lui fis un clin d'œil avant de sortir de mon appartement.

Certains avaient des gosses, d'autres avaient des animaux, moi j'avais un gode.

Ne jugez pas, chacun son truc.

Les gosses, je ne les supportais pas. Ça criait, ça pleurait et la plupart du temps ça vous touchait avec leurs doigts sales, que ce soit du chocolat ou de la morve, ils ne faisaient aucune différence tant que ça se mangeait ! Les animaux j'en étais allergique. Enfin c'était ce que j'avais toujours dit à mon père pour l'empêcher d'acheter un chien et à ma mère pour ne pas avoir de chats. Pas étonnant que ces deux-là avaient divorcé, ils n'étaient même pas capable de se mettre d'accord sur une boule de poils qui passe son temps à se lécher le cul !

Alors que mon Edward était parfait. Toujours là quand j'en avais besoin et jamais un mot plus haut que l'autre. Il me comprenait parfaitement, il était propre et silencieux et ne passait sûrement pas son temps à se lécher! Il était gros mais pas trop, d'une longueur plus qu'appréciable et puis il avait son petit côté "girly" en étant rose à paillettes.

D'ailleurs son nom venait de ce film avec les vampires qui brillent au soleil. De suite, j'avais pensé à mon Edward et ce prénom lui allait comme un gland, oh pardon, comme un gant: une bite qui scintille !

J'appuyai sur le bouton pour appeler l'ascenseur. Mon premier vibro se prénommait Spike, je devais avoir un truc avec les vampires. La concierge, madame Sommers, me sourit lorsque j'entrais à ses côtés.

"Mademoiselle Swan, vous passez une bonne soirée?" dit-elle en me détaillant de la tête aux pieds.

De son point de vue, je devais effectivement passer une soirée mémorable: j'avais les joues rouges, le souffle encore un peu court encore et les cheveux en bataille. Sans parler de mes tétons qui semblaient vouloir découper le tissu de ma robe de l'intérieur.

Malheureusement, ma soirée n'allait pas aussi bien que je le souhaitais mais ça, elle n'avait pas besoin de le savoir.

"En fait, j'étais en plein rendez-vous et nous sommes tombés en panne de protection" lui dis-je sur le ton de la confidence.

Elle prit un air offusqué et se précipita en dehors de l'ascenseur dès que les portes s'ouvrirent. Elle s'enferma chez elle avant même que je n'ai eu le temps d'en sortir moi-même. Elle devait déjà avoir attrapé son chapelet et sa bible pour tenter de faire sortir le diable hors de mon corps.

Madame Sommers était une de ces personnes qui n'avaient ni enfants, ni animaux, ni godes et qui franchement en aurait eu grand besoin!

Je sortis de mon immeuble et traversai la route en direction de l'enseigne lumineuse. La cloche tinta dès que j'ouvris la porte et l'homme derrière le comptoir releva la tête, me détailla de la tête aux pieds et me sourit gentiment avant de reporter son attention sur le journal qu'il tenait. Il était plutôt pas mal dans le genre mauvais garçon. Ce qui était tout à fait mon genre d'ailleurs. Il semblait grand, ses doigts l'étaient en tout cas et rien que cette pensée me fit frissonner. Des cheveux blonds, mi-longs, attachés négligemment au dessus de sa nuque. Très appétissante nuque d'ailleurs.

Mais je n'étais pas là pour ça, enfin, en quelque sorte oui mais pas avec lui. Je pris directement la direction du rayon quincaillerie, je savais exactement où étaient les piles et lorsque j'arrivai à l'endroit où elles étaient supposées être, il n'y avait que du vide.

Non non non, ça ne pouvait pas arriver, pas ce soir! Cette journée n'en finirait jamais!

Lorsque j'étais gamine, j'étais Bella-la-poisse. Un caillou, je tombais. Une marche, je tombais. Le putain de sol plat, je tombais quand même. A mes vingts ans, j'avais fait le vœu de ne plus être maladroite et malchanceuse. Et ça avait marché !

Visiblement, même les vœux avaient une date de péremption !

"Puis-je vous aider Madame?" me demanda l'homme du comptoir en s'accoudant au bout du rayon. Son tee-shirt se releva et je pus distinguer la fermeté de son ventre et ce "v" qui semblait pointer vers la partie la plus inintéressante de sa personne.

Sans m'en rendre vraiment compte, je me léchai les lèvres. Oh oui tu peux m'aider !

Un raclement de gorge me fit reprendre connaissance. D'ordinaire, j'étais assez obsédée par le sexe. Enfin, surtout par Edward... Mais alors là, je devenais une obsédée tellement frustrée que je voyais des images de ce type me prenant sauvagement dans le rayon des piles...

Je n'étais vraiment pas dans mon assiette !

Ces yeux verts me scrutèrent tandis que ses sourcils se fronçaient. Je secouai la tête pour me sortir ces images salaces de l'esprit et baissai les yeux sur l'espace vide de son rayon:

"Vous n'avez plus de piles." C'était plus une affirmation qu'une question.

"Très observatrice" lança-t-il sarcastiquement en levant les yeux au ciel.

"Inutile d'être désagréable!" lançai-je sans réfléchir "Vous n'en avez pas en réserve?".

Il soupira et s'excusa. "Je vais aller voir ça. Il vous faut quelle taille?"

Taille ? Grande, grosse, immense, incommensurable ?

"Une taille normale, je suppose, j'ai pas regardé ce qu'il fallait exactement."

Il partit dans l'arrière boutique et je me mis à taper du pied nerveusement tout en croisant les doigts pour qu'il me trouve deux piles. Ce n'était pas la mer à boire si ?

"Désolé madame mais je n'ai plus rien du tout" dit-il sans être réellement désolé.

"Putain de journée de merde!" m'exclamai-je en donnant un coup de pied dans le rayon, entraînant la chute d'un marteau et de plusieurs poches de clous.

"Hé" hurla-t-il "Ce n'est pas parce que votre fiancé n'a plus de piles dans la télécommande de sa précieuse télé qu'il est obligé d'envoyer sa gonzesse casser toute la boutique!"

Mais de quoi il parlait?

"Fiancé ? Je ne suis pas fiancée! Et puis je..."

"Vous portez une bague de fiançailles!"me coupa-t-il.

Je me mis à rougir furieusement. Oui je portais une bague de fiançailles mais non, je ne l'étais pas. Enfin, je ne l'étais plus. Je la mettais juste lorsque je me sentais seule et que je m'auto-satisfaisais avec mon Edward et seulement pour me rappeler à quel point une bite scintillante était dix fois mieux que Jake, mon ex-fiancé donc.

Oui, je sais c'était assez tordu comme délire... Peut-être avais-je besoin de consulter un psy ou quelque chose à ce propos...

"Je ne suis pas fiancée! Du moins, je ne le suis plus! J'oublie seulement de l'enlever et je ne sais même pas pourquoi je me justifie devant vous! Ni même pourquoi je crie!"

Il me regarda quelques secondes avant d'éclater de rire. C'était tellement communicatif que je ne pus me retenir plus longtemps.

"Excusez-moi, j'ai vraiment eu une horrible journée" me dit-il calmement.

"Et moi donc!"

"Et si on faisait en sorte qu'elle se termine mieux que ce qu'elle a commencé? Voudriez-vous venir dîner avec moi?"

Il m'offrit un large sourire auquel je ne pus résister et je ne pus qu'acquiescer en prenant la main qu'il me tendait. Ce n'était pas comme si j'avais mieux à faire de toute façon.

La soirée se déroula merveilleusement bien. Il ferma la boutique et m'emmena dans un petit restaurant deux rues plus loin. Il m'expliqua qu'il appartenait à son cousin et que je ne mangerai jamais de meilleurs hot-dog de ma vie.

Il m'avait fait rire et j'en avais oublié ma journée pitoyable. En fait, j'en étais même venue à me dire que ma journée avait été le prix à payer pour le rencontrer. Il était doux et attentionné sans en faire trop. C'était le genre de personne à faire les choses naturellement et non pas parce qu'il savait que c'était la bonne chose à faire.

Le temps défila incroyablement vite et ce fut au beau milieu de la nuit qu'il me ramena devant chez moi.

"J'ai passé une excellente soirée Bella" me dit-il devant la porte d'entrée de l'immeuble.

Ses yeux aspiraient les miens, j'étais comme hypnotisée même si je sentais que j'avais le dessus sur ce qui allait suivre.

Et en bonne obsédée frustrée que j'étais:

"Tu veux monter boire un verre Jasper?"

Ses yeux étincelèrent et je lui souris tendrement. Ma main se retrouva dans la sienne et son visage n'était plus qu'à quelques petits centimètres du mien. Je pouvais sentir son souffle sur ma joue lorsqu'il se pencha à mon oreille. Je fermai les yeux tandis qu'il chuchotait:

"Je doute pouvoir me conduire en gentleman si je monte là-haut avec toi ce soir."

Je reculai pour qu'il me voit bien en train de hausser les épaules. Comme si je lui demandais de se conduire de cette façon! J'étais une femme indépendante qui savait ce qu'elle voulait et ce que je voulais là maintenant de suite, c'était lui!

Je le tirai derrière moi à travers le hall d'entrée et attendis religieusement que l'ascenseur arrive. Je crus apercevoir la porte de la concierge s'entrouvrir légèrement.

Un jour, je lui offrirai un gode... quoi qu'elle ressemblait plus à une personne à chats qu'à une personne à godes...

Jasper se rapprocha de moi et je me collai à lui, le dos contre son torse. Ses mains caressèrent mon ventre tandis que son nez et sa bouche chatouillaient mon cou. Il sentait bon, il était doux et tendre. Je me sentais extrêmement bien alors que je ne le connaissais seulement depuis quelques heures.

Le bip de l'ascenseur me fit sursauter, j'avais fermé les yeux et m'étais totalement laissée aller par l'instant. Il m'aida à entrer dans la cabine et, par un jeu de main très habile, me tourna face à lui. J'étais dans un état second et cela se renforça lorsque sa bouche se posa délicatement sur la mienne. On aurait été dans un mauvais épisode de série B, j'aurais pu entendre les violons, les oiseaux et tous ces putains de trucs romantiques !

A la place, juste le bruit de succion de sa bouche kidnappant ma lèvre inférieure.

Juste le frémissement du tissu lorsque sa main passa sous ma robe.

Juste mon soupir lorsque sa langue caressa la mienne.

Juste un grondement étouffé lorsqu'il réalisa que je ne portais rien en dessous.

Ou était-ce parce que j'étais intégralement épilée ? Oui, ça pouvait bien être ça, c'était bien connu, les hommes aimaient que les...

Oh putain sa main passa sur un point très sensible. Je me cambrai tout contre lui, ses lèvres avalant le moindre de mes soupirs.

Il ne cessa pas de me caresser lorsque l'ascenseur arriva au bon étage. Il passa juste un bras autour de mes reins et me souleva comme si j'étais une plume. Il marcha à travers le couloir, mes pieds à dix centimètres du sol et sa main toujours entre mes cuisses.

"Quelle porte ?" demanda-t-il.

Je l'entendis seulement parce que sa bouche s'était décollée de moi et que j'en étais complètement frustrée !

"Quelle porte Bella ?"

Cette fois il me posa au sol mais sa main triturait toujours mon clitoris, comment pouvait-il s'attendre à ce que j'aie une pensée cohérente alors que tout mon corps tremblait ?

"Bella il est hors de question que je te prenne dans le couloir, j'ai bien l'intention de te faire l'amour dans un premier temps !"

Là, il n'y avait plus aucun contact entre son corps et le mien. Forcément mon cerveau fonctionnait beaucoup mieux maintenant que sa main magique ne me travaillait plus au corps. Littéralement !

"Dans un premier temps ?" demandai-je d'une voix essoufflée.

"C'est tout ce que tu as retenu de ma phrase ?" se mit-il à rire en secouant la tête. "Pourquoi ça ne m'étonne même pas?"

Je haussai les épaules et sans un mot, sortis les clés de mon sac avant de me diriger vers la porte de mon appartement.

"Dans un premier temps ?" redemandai-je avant de dévérouiller la porte. Je levai timidement les yeux vers lui, attendant sa réponse.

"Je sais ce que j'ai dit. Il y aura un deuxième temps et même un troisième si tu le souhaites."

"Promets-moi !" insistai-je.

"C'est promis Bella."

A la fin de sa phrase, sa main magique passa sous ma robe et, sous la divine sensation, je me collai contre la porte d'entrée, ma main toujours sur la clé dans la serrure. J'écartai les jambes autant que je le pouvais, deux de ses doigts écartèrent mes lèvres tandis qu'un troisième massait mon clitoris. Proche de l'orgasme, je rejetai la tête en arrière, cherchant un contact pour mes seins qui manquaient d'attention jusqu'ici mais il me lâcha, me laissant toute pantelante et plus frustrée que jamais.

"Je tiendrai parole Bella, maintenant ouvre cette foutue porte!"

Ok ok pas besoin de s'énerver !

Une fois à l'intérieur, je lui pris la main et l'entraînai avec moi directement dans la chambre. Il était hors de question qu'il s'arrête une fois de plus!

Une fois entrés, je l'embrassai à pleine bouche et le déshabillai en même temps. Il m'aida en retirant ses chaussures avec ses pieds, le tout en reculant vers le lit et lorsqu'il s'y cogna, il tomba allongé uniquement vêtu de son boxer noir. Quant à moi, je n'eus qu'à passer ma robe par dessus la tête pour me retrouver nue. Il recula vers la tête de lit à l'aide de ses coudes et tomba lourdement sur les oreillers lorsque je m'appuyai de tout mon poids sur lui.

"Aïe! C'est quoi ce truc ?" s'exclama-t-il en sortant Edward de sous sa tête.

Oh oh ! Voilà qui était embarrassant, même pour moi...

"Laisse-moi deviner ?" demanda-t-il en arquant un sourcil. "Les piles ?"

Voilà qui était doublement embarrassant...

"Jasper, je te présente Edward. Edward voici Jasper" dis-je l'air de rien. Et quitte à être ridicule, autant l'être à fond, je rajoutai: "Edward a eu disons... un petit coup de mou ce soir, d'où ma sortie nocturne sans aucun sous-vêtements comme tu as pu le remarquer..."

"Et apprécier !" ajouta-t-il en massant ma fesse droite. Son érection sur mon bas ventre ne demandait qu'à sortir à l'air libre, jalousant sûrement le fait que notre attention soit portée sur Edward.

"Comme tu as pu le remarquer et apprécier." Je grimaçai et fermai les yeux, attendant le moment où il s'enfuirait en me traitant de folle mais au lieu de ça il se mit à rire. Mes yeux s'ouvrirent sous le choc et je me mis à rire également.

"Peut-on le poser quelque part étant donné qu'il n'est pas en état de participer ?" me demanda-t-il une fois calmé.

J'acquiesçai et, sans rien dire, ouvris le tiroir de ma table de nuit et posai délicatement Edward sur son coussin rose à paillette sur lequel j'avais fait broder son prénom. Ai-je précisé que j'étais une personne à godes ? Oui ? Je lui murmurai un bonne nuit très doucement mais lorsque je sentis Jasper trembler de rire sous moi je sus qu'il m'avait entendue.

Triplement embarrassant donc...

Je fis comme si de rien n'était et lorsque mes mains glissèrent sur ses cuisses en emportant son caleçon, il riait déjà beaucoup moins. Lorsque son membre érigé se trouva au niveau de ma tête, il se crispa avant de dire:

"Bella je te présente Jackson, Jackson voici Bella. Je te promets Bella que Jackson n'aura aucun coup de mou ce soir!"

Il se mit à rire de plus belle. Ah ouais ? On se moque ?

"Enchantée Jackson !" dis-je avant de le prendre en bouche remplaçant les rires de Jasper par des jurons que je n'oserai même pas répéter ici !

Je fis glisser ma langue plusieurs fois sur toute sa longueur, le léchant sur toutes les facettes puis, je le gobai aussi profondément que je le pouvais. Ce qui ne rentrait pas dans ma bouche, je le branlai de ma main.

"Bella ! Arrête-toi !"

"Déjà ?" dis-je en relevant la tête.

"Non pas déjà" dit-il en levant les yeux au ciel. "Enlève ta bague, ça me met plutôt mal à l'aise" m'expliqua-t-il avec un sourire contrit.

"Oh ! Je comprends !"

Je mis mon annulaire dans la bouche et retirai la bague à l'aide de ma salive. Ne rigolez pas, c'était le seul moyen ! Jasper lui, n'avait plus de tout envie de rire, ses yeux complètement écarquillés et sa bouche grande ouverte le prouvaient.

Sans un mot, il empauma mon visage et le rapprocha du sien pour m'embrasser vigoureusement. J'étais à califourchon sur lui et je ne pus m'empêcher de me frotter outrageusement contre son érection proéminente.

Dans un éclair de lucidité, j'ouvris le deuxième tiroir de ma table de nuit et récupérai une protection que j'eus vite fait de lui enfiler. Quelques va-et-vient supplémentaires permirent à la capote de s'humidifier et, lentement, alors que ses mains vouaient littéralement un culte à mes seins, je descendis sur sa longueur. Centimètres par centimètres. C'était long et intense à la fois. Il se releva pour se retrouver en position assise. D'une main il empoigna un sein qu'il porta à sa bouche vorace et, de l'autre, il appuya sur mes reins et finit de me pénétrer entièrement. Nous criâmes tous deux sous la sensation et restâmes immobiles quelques instants, sa bouche ne quittant jamais ma peau.

Puis, lentement, j'imposai mon rythme en forçant sur mes cuisses. Mes mains griffaient ses épaules ou son cuir chevelu, la pièce était remplie de murmures, de grognements et de cris étouffés.

Sentant monter la chaleur au creux de mes reins, je me penchai en arrière, mes mains en appui sur ses cuisses et j'accélérai.

Une main dans mon dos, l'autre sur le matelas, il donnait des coups de reins pour venir à ma rencontre, me pénétrant plus vite et plus vigoureusement encore.

Je me laissais aller, il n'y avait plus de rythme ni de cadence, tout était frénétique, rien n'était étudié. Je me souvins vaguement d'avoir crié son nom lorsque l'orgasme me retourna le cerveau.

Mon corps s'écroula sur lui comme une poupée de chiffon et, sans arrêter de m'embrasser partout où il le pouvait, il m'allongea tout contre lui. Il tint bien évidemment sa promesse et il y eut un deuxième temps puis un troisième temps à notre réveil.

Avant de partir de chez moi, lui devant aller travailler et moi ayant un avion pour Forks à prendre, il me demanda:

"Bella, promets-moi que si d'ici un an je suis toujours près de toi, tu te débarrasseras d'Edward ?"

"Promis." avais-je dit sans aucune hésitation.

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Un an plus tard

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"Nous sommes réunis en ce jour triste et terne pour..."

Des éclats de rire m'empêchèrent de poursuivre.

"Tu as dit que tu ne te moquerai pas Jasper!" le grondai-je.

"Je sais Bella, je sais mais personne n'est mort! Comprends-moi tu ne peux pas faire un éloge funèbre à ton gode et attendre de moi que je sois sérieux !"

"Il a un nom et c'est Edward ! Et si je veux l'enterrer comme il se doit, je peux dire ce que je veux d'abord!"

D'accord c'était puéril. Mais je voulais juste l'emmerder jusqu'au bout. J'avais même fait commander une boîte en chêne que j'avais peinte en rose. Avec une colle pailletée, j'avais écrit "Edward, 2010-2013".

"D'accord, vas-y alors, je vais essayer de ne pas rire devant le ridicule de la situation!" soupira-t-il finalement.

C'est fou comme les hommes pouvaient être jaloux, même d'un simple objet. Depuis ma rencontre avec Jasper, je n'avais plus touché Edward, enfin, pas de cette façon-là. Par correction, j'avais effectivement changé ses piles, le pauvre je n'étais pas sans cœur, je n'allais pas le laisser impuissant !

Jasper s'en était rendu compte, en même temps, difficile de faire autrement puisque j'avais acheté les piles dans sa boutique à mon retour de Forks. Et depuis ce jour, il était persuadé que j'utilisais Edward dès qu'il avait le dos tourné.

Ce n'était évidemment pas le cas puisqu'il me satisfaisait entièrement, mais je n'avais jamais vraiment voulu le contredire alors il se faisait des films tout seul dans sa tête.

J'avais toujours en travers de la gorge cette putain de promesse qu'il m'avait arrachée alors qu'il venait de faire sauter mes neurones avec trop d'orgasmes!

Il ne lui tardait qu'une seule chose, que je me débarrasse d'Edward. Et nous y étions, un an après, jour pour jour.

J'étais triste bien sûr, un peu nostalgique aussi, après tout il m'avait rendu bien des services !

"Bien ! Nous sommes réunis en ce jour pour porter un dernier hommage à notre ami Edward. Edward, tu as eu une vie bien remplie..."

"et il t'a bien remp..."

Je lui donnai un coup de coude avant qu'il ne finisse sa phrase. Bien, je n'allais visiblement pas le tenir très longtemps, autant abréger:

"Et je voudrais te remercier aussi car sans toi, il y a exactement un an aujourd'hui je n'aurais pas rencontré Jasper, l'homme merveilleux à côté de moi. Avec lui..."

"Et Jackson" ajouta-t-il. Je levai les yeux, les mecs et leur entre-jambe!

"Avec lui et Jackson j'ai enfin trouvé le bonheur et je souhaite que cela continue jusqu'à la fin de nos jours. Ce matin, Jasper m'a demandé de l'épouser et je n'ai pas hésité à lui dire oui. Quelque part, c'est grâce à toi, alors merci Edward, du fond du cœur, merci!"

Je laissai passer quelques secondes de silence et fis semblant de prier. Jasper se tortillait, mal à l'aise à mes côtés.

"A toi maintenant, dis-lui au revoir!"

D'un mouvement de tête, je l'incitai à parler à Edward. Je retint difficilement mon rire lorsque je le vis me prendre totalement au sérieux:

"Ouais, bye mec et... merci! C'est bon ?" me questionna-t-il du regard.

Je m'écroulai de rire, les bras autour de mon ventre tellement mes abdos me faisaient souffrir.

Jasper parlant à une bite rose scintillante, c'était une image que je garderai à tout jamais gravée dans ma mémoire !

Il ne dit rien et ferma la boîte rose renfermant Edward. Il la mit dans le trou qu'il avait creusé ce matin et la recouvrit de terre.

Mon rire finit par cesser et Jasper me prit la main pour me guider dans la maison que nous partagions depuis quelques mois.

"Ça va aller ?" me demanda-t-il, réellement inquiet.

"Ça ira. Mais écoute-moi bien Whitlock," commençai-je en posant un doigt menaçant sur son torse. "Le jour où tu me fais le coup de la panne, rien ne m'empêchera d'aller ressusciter mon Edward ! Compris ?"

Il prit mon doigt et le porta à sa bouche, sa langue tournoyant à l'extrémité. Je gémis comme un collégienne.

"Le jour où j'ai une panne Bella," dit-il de sa voix rauque avec des yeux criant braguette. "J'irai le déterrer moi-même !"

"Promets-moi!" marmonnai-je difficilement.

"Promis."

Inutile de vous préciser que je ne revis jamais Edward ?

Même pas un mini bout brillant...

Jamais...