india77200 : Oh que oui, "l'amour est plus fort que tout" c'est ma devise ! Et puis, nos tits amoureux sont faits l'un pour l'autre.

Rose-Eliade : Merci.

Sc0r0se : Vois comme l'amour fait des miracles, Rose est devenue une belle jeune fille. Vlà la suite, avec émotions garenties.


TROIS ANS PLUS TARD

La fin d'une époque. Le lendemain, Rose dira au revoir pour de bon à ce qui aura été sa seconde maison, comme tous les sorciers britanniques.

Pourtant, elle ne retiendra finalement pas tant de choses de ses sept années passées à Poudlard. En fait, ses souvenirs les plus mémorables commencent dès l'instant où Scorpius l'a rejoint trois ans plus tôt, après l'année passée chez les Moldus. De la première à la quatrième, Rose s'est surtout fait remarquée par ses crises de colères et ses bagarres. Après son retour, elle a rappelé le bon souvenirs de sa famille en étant de très loin la meilleure élève de sa promotion. Son père ne compte plus les fois qu'il a dit à son propos : « telle mère, telle fille ». Et la directrice Minerva McGonagall a déclaré un jour que Rose Weasley ressemble enfin vraiment à sa famille. Durant les trois dernières années à Poudlard, Rose n'a pas été convoquée une seule fois dans le bureau de la directrice pour indiscipline, alors qu'elle y allait pratiquement tous les jours durant les quatre premières.

Il en va de même pour Scorpius qui a pleinement profité de la chance qui lui a été offerte d'intégrer Poudlard, même si pour certains, c'est plus pour ne pas perdre Rose. La condition première en effet, en plus du travail, et imposée par ses parents et beaux-parents est qu'il ait un comportement exemplaire, contrat qu'il a parfaitement rempli. Comme Rose, il n'a pas été mis une seule fois en retenue, malgré un Argus Rusard qui ne l'a pas lâché d'une semelle.

Rose et Scorpius n'oublieront jamais le 2 mai de leur cinquième année, ce jour-là étant le vingt-cinquième anniversaire de la Victoire, mais surtout de la Terrible Bataille de Poudlard. Tous les sorciers de toutes générations se sont réunis dans le Parc de Poudlard pour une célébration unique. Rose en a eu le cœur gros : son oncle Fred a péri dans la bataille. Comme son frère et ses cousins, elle ne le connaitra jamais. Elle a aussi entendu son oncle Harry discuter avec ses parents : il s'est toujours senti coupable malgré le réconfort incessant de Ron et Hermione lui assurant qu'il n'y est pour rien.

''Harry, combien de fois faudra-t-il te le répéter ?'' a dit Ron sans reproche. ''Ce n'est pas de ta faute, ce n'est pas toi qui a fait exploser ce mur.''

''Si tu n'avais pas été là, Harry, Voldemort aurait tué encore plus de gens,'' a ajouté Hermione. ''Tu a sauvé le monde des sorciers il y a vingt-cinq ans. Sans toi, nous ne serions pas là. Notre famille n'aurait pas survécu.''

''Je sais bien, mais chaque fois, ce jour-là, je… je ne peux pas m'empêcher d'y repenser.''

''Rappelle-toi, Harry, tu as su prévenir à temps quand mon père s'est fait mordre par un serpent,'' a dit Ron.

Ce souvenir, quoique douleureux, a au moins rassuré un peu Harry. Oui, des êtres chers, des milliers d'innocents ont subi la folie meurtrière de Voldemort. Mais en bonne partie grâce à lui, il a quand même réussi à sauver des centaines, des milliers vies, dont la sienne et celles des Weasley. Sans lui, James, Albus, Lily, Rose, Hugo et tous les enfants Weasley de la dernière génération n'auraient jamais existé.

''Comme on dit, avec des si, on mettrait Poudlard en bouteille,'' a ajouté Ron.

Ils se sont tus. McGonagall s'est levée et a fait face à la grande assemblée. Elle était encore plus grande que pour l'enterrement de Dumbledore. Derrière la directrice était disposée une grande stalle de pierre à la mémoire des victimes des deux Guerres. Les noms de Lily, James, Lupin, Tonks, Fred et Maugrey y figurent parmi des milliers d'autres.

''Sonorus,'' (et la voix de McGonagall a raisonné de partout comme si elle parlait dans un mégaphone.) ''Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, jeunes gens et sorciers, merci d'être venus aujourd'hui en ce jour si particulier. Il y a vingt-cinq ans aujourd'hui, notre monde a basculé, notre monde a changé à tout jamais. Il y a vingt-cinq ans, des milliers de sorciers se sont battus pour nos libertés, pour que chaque sorcier soit égal en droit, pour mettre fin à la terreur et à l'intolérance. Des innocents, des courageux, des combattants ont donné leur vie pour permettre aux nouvelles générations de vivre dans un monde de sorciers libre. Derrière moi, vous le savez, sur cette stelle sont inscrits les noms de chacune des quelque mille quatre-cents victimes des deux Guerres des Sorciers. Ainsi, nous n'oublierons jamais ces malheureux, ces héros, sans qui notre monde aurait sombré dans les ténèbres. De même, je n'oublie pas qu'il y a ici parmi nous un sorcier que nous aimons tous, un sorcier que, unanimement, nous pouvons considérer comme LE héros, celui qui a provoqué la chute du plus terrible des Mages Noirs. Je laisse maintenant la parole à notre ami dévoué, Harry Potter.''

Sous les applaudissements chaleureux de l'assemblée, l'oncle Harry s'est avancé, a échangé un sourire avec son ancien professeur de Métamorphose, et a commencé son discours d'une voix un peu timide. Il en est toujours ainsi lorsqu'il s'adresse à un grand public.

''Bonjour à vous tous, merci d'être là. Ce que je vais dire nous concerne tous. Il y a vingt-cinq ans, j'ai réussi à éliminer à jamais Lord Voldemort, le plus terrible Mage Noir que notre monde ait jamais connu. Mais je n'y suis pas parvenu sans heurt. J'ai souffert des semaines, des mois. Chaque jour pendant l'Année Noire, ma vie était en jeu. Avec mes meilleurs amis, Ron et Hermione Weasley, nous avons été jusqu'à devoir jouer les Robinson Crusoé pour survivre alors que nous étions traqués comme des criminels. Nous avons vécu les pires horreurs, les plus atroces et imaginables, mais nous avons finalement réussi. Et comment ? Parce que nous n'avons jamais renoncé, même au bord du désespoir, parce que nous voulions tout donner pour que nos enfants vivent dans un monde heureux, pour que nos enfants soient libres. Parce qu'une chose est sûre : que nous soyons sorciers, Moldus ou Cracmols, nous avons tous un point en commun : nous sommes tous des êtres humains. Pour reprendre une citation d'un célèbre discours moldu, j'ai fait un jour un rêve : celui que mes enfants vivent un jour dans un monde où ils ne sont pas jugés sur leur couleur de peau ou leur sang mais uniquement pour leurs cœurs. Libres nous sommes aujourd'hui, libres nous sommes, égaux nous sommes en droit et en sang. Mais maintenant, je voudrais que nous accordions tous une minute de silence à nos proches, à nos amis, à tous ceux qui ont perdu la vie pour notre liberté. Merci.''

Tous ont été très émus par le discours d'Harry et certains, comme Ron, Hermione, Ginny et Rose, ont même pleuré. George lui n'a pas retenu ses larmes et pour cause : il ne s'est jamais remis de la perte de son frère jumeau. Même les Malefoy ont été touchés. Après tout, eux aussi ont joué un rôle dans la victoire, d'une certaine manière. Si Narcissa n'avait pas trompé Voldemort en lui faisant croire à la mort d'Harry, celui-ci n'aurait jamais pu le vaincre définitivement.

''C'était… merveilleux, oncle Harry,'' a dit Rose quand tout le monde s'est retiré après la fin de la cérémonie.

Comme tous ceux de la dernière génération Weasley, elle connait maintenant très bien l'histoire et sait combien son oncle, ses parents et les autres ont vécu le sens même de l'horreur.

''Le tout, c'est de croire à ce qu'on veut, Rosie,'' a dit Harry. ''Je sais que toi, tu as un cœur en or et feras que ton avenir soit beau.''

Emue, Rose a pris son oncle et parrain dans ses bras.

''Quand je pense que mon père et ton oncle se détestaient à Poudlard,'' a dit plus tard Scorpius plus alors qu'ils se promenaient en amoureux, main dans la main, dans le parc de Poudlard.

''Oui. Mais ils ont compris qu'ils valent beaucoup mieux que cela.''

''Et puis, grâce à cela, on est ensemble pour la vie.''

''C'est vrai.'' Et Rose l'a embrassé sur la joue et s'est blottit contre lui, comme elle aime tant faire.

DEUX ANS PLUS TARD

Après avoir obtenu chacun les diplômes de fin d'études, les ASPIC – Rose a remporté le titre de meilleure élève de sa promotion, rejoignant ainsi sa mère au palmarès, Rose et Scorpius habitent maintenant ensemble.

Rose est devenue écrivaine à succès et a donné une vie littéraire au monde magique et enfantin qu'elle et Scorpius ont inventé durant leur année au Pensionnat moldu. Son livre a connu un succès immense dans le monde des sorciers et a même, conseillé par sa mère, été publié chez les Moldus où il a aussi fait un triomphe. Rose écrit actuellement une autobiographie, notamment pour permettre aux futurs générations de connaitre eux aussi la riche histoire de la famille Weasley.

Scorpius a pris la sucession de son grand-père, parti à la retraite, au Département de la Justice Magique, où il s'efforce de combattre toutes discriminations et injustices. Ses parents et grand-parents ne cachent pas qu'ils sont fiers de ce qu'il est devenu, digne de la famille.

Ce jour-là, Rose est seule dans l'appartement à écrire son livre, Scorpius étant au Ministère pour le travail. C'est alors que quelqu'un frappe à la porte. Rose va ouvrir et est agréablement surprise de découvrir Belinda sur le seuil.

''Coucou, Rose !''

''Belinda ! Que ça fait plaisir de te revoir ! Entre !''

Elles ne se sont pas revues depuis cinq ans et le départ du pensionnat. Elles ont dans un premier temps communiqué par lettres puis se sont peu à peu perdus de vus. Aussi Rose est-elle enchantée de revoir celle qui, de ennemie jurée, est devenue meilleure amie.

''Alors, qu'est-ce que tu deviens ?'' demande Rose en l'invitant à s'assoir à table.

Elle remarque que Belinda a physiquement beaucoup changé. Rose parierait sur une perte d'au moins trente kilos. Elle est devenue plus fine, plus châtain, plus belle, plus radieuse. Elle respire clairement la joie de vivre, à des années lumières de l'enfer qu'elle a subi avec son père. Pour Rose, elle est devenue une belle et ravissante jeune femme. Sans doute est-ce là le fruit de l'amour.

''Pour l'instant, je suis à la maison,'' raconte Belinda. ''Après le pensionnat, j'ai continué le lycée et j'ai décroché mon bac littéraire avec mention très bien.''

''Tu es toujours avec Amélie ?''

''Bien sûr. On ne se quitterait pour rien au monde, on s'aime tellement. Certes, on parle dans notre dos et parfois, on reçoit même des lettres d'insultes anonymes. Tout ça parce que nous sommes deux femmes et que nous nous aimons.''

''Les gens sont vraiment... et Amélie, que devient-elle de son côté ?''

''Elle a fait un bac scientifique et souhaite maintenant travailler dans le domaine de la Chimie. Elle travaille comme caissière à mi-temps pour payer les factures. On s'est installé ensemble à deux pas d'ici.''

''Donc, on va pouvoir se revoir enfin ?''

''Oui. Vous nous avez tellement manqué, toi et Scorpius. Vous devenez quoi de votre côté ?''

''Oh ! Moi, disons que j'ai décroché la palme d'or à Poudlard.''

''Félicitations au fait pour ton livre. Moi et Amélie on l'adore. Ah et j'ai une nouvelle à annoncer. Scorpius n'est pas là ?''

''Non, il est au travail. Il ne rentre que ce soir. Alors c'est quoi ? Tu veux attendre qu'il rentre ?''

''Non, ce n'est pas grave, tu pourras lui en parler toi-même. Alors voilà : moi et Amélie, on a décidé de faire un enfant.''

Rose est émerveillée. Un enfant est certainement le plus beau cadeau que Belinda et Amélie puissent avoir.

''Mais c'est magnifique ça ! Laquelle de vous deux portera l'enfant ?''

''On s'est mis d'accord et ce sera moi la première. Plus tard, on en fera un deuxième et cette fois, c'est Amélie qui le portera. On va faire une insémination artificielle. On pourrait adopter mais on veut connaitre le bonheur de porter la vie.''

''Je vous comprend. C'est tellement merveilleux le miracle de la vie.''

''Et vous deux alors ? Vous avez des projets ?''

''Oh ! Heu ben on attend encore un peu pour l'instant. Ça ne fait pas longtemps qu'on habite ensemble.''

En fait, Rose et Scorpius discutent souvent bébé et encore plus depuis que la jeune femme a appris récemment que Victoire et Teddy Lupin attendent leur premier enfant.

''Vous avez raison, vous avez encore tout le temps devant vous. Mais vous ferez de merveilleux parents.''

''Merci, Belinda, du fond du cœur.''

''D'ailleurs, je voulais te demander aussi : Rose… voudrais-tu être la marraine de notre enfant ?''

Très flattée par ce qui est une vraie preuve d'amitié, Rose répond avec joie :

''Oh ! Oui avec plaisir ! C'est merveilleux. Merci infiniment, Belinda.''

''De rien, c'est normal. C'est aussi pour te remercier pour tout ce que tu as fait pour moi, pour Amélie, pour nous. Sans toi, je serais toujours comme-tu-sais avec tu-sais-qui. C'est toi qui m'a appris à vivre, à me débarrasser de mon père infâme, à trouver enfin un sens à ma vie. Et donc, je te le dis encore : merci.''

Les deux amies se prennent dans les bras. Elles s'adorent tellement et ne veulent plus se quitter. Rose est enchantée que Belinda habite maintenant dans la rue voisine. Elle ne s'en rend compte vraiment que maintenant mais les cinq années sans la voir ont été bien creuses.

Le soir, Scorpius rentre du travail un peu tendu et pour cause. Ce n'est pas n'importe quoi ce qu'il s'apprête à faire : c'est toute la vie qui va changer, dans le bon sens.

''C'est moi, ma tite chérie !''

''Oh ! Te voilà !''

Rose se jette dans ses bras, comme elle fait chaque soir qu'il rentre du travail. Les journées seules à la maison sont parfois longues.

Elle remarque alors qu'il a l'air soucieux et secret.

''Quelque chose ne va pas, mon amour ?'' demande Rose, un peu inquiète.

''Si, tout va bien, mon cœur. Ferme les yeux.''

''D'accord.''

Scorpius lance un petit coup de baguette magique.

''Voilà. Tu peux les ouvrir.''

Rose n'arrive pas à croire ce qu'elle découvre. Scorpius a dressé tout une table avec chandelles et grandes assiettes. Elle remarque alors que Scorpius semble cacher quelque chose dans son dos.

''Oh ! Scorpius, pourquoi tout cela ?''

''C'est pour fêter un évènement, si tu es d'accord.''

''Quel évènement ?''

Scorpius se met à genoux. Rose le sent tendu.

''Tout va bien, mon chéri ?''

''Hmm hmm.''

''Oui ?''

''Rose…''

''Oui ?''

''Rose, veux-tu m'épouser ?''

Il montre ce qu'il cachait. Une petite boite qu'il ouvre et qui contient… une bague. Rose n'a jamais été aussi émue, tellement qu'elle en a les larmes aux yeux, plus que le jour où il lui a demandé d'être sa cavalière de bal.

''Oh ! Scorpius !''

''Rose, je veux faire ma vie avec toi. Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé. Grâce à toi, j'ai trouvé une raison de vivre alors que j'étais perdu. Alors, veux-tu m'épouser ?''

''Oh ! Oui, Scorpius, je le veux ! Je t'aime tellement !''

Ils s'enlacent, s'embrassent et dansent. Oui, Rose et Scorpius sont faits l'un pour l'autre depuis touours. Belinda et Amélie bientôt parents, elle marraine de leur enfant, et elle et Scorpius bientôt mariés. Que demander de plus face à un tel bonheur ?

Un enfant peut-être…