Kira Adams : Y'a pas de quoi, moi aussi je suis content d'écrire cette fic qui vient du fond de moi..
Scorose: Oui je suis content d'avoir trouvé ce joli tit nom (: merci pour l'info, je ne savais pas qu'il allait passer, je vais voir ça ! Je vais encore pleurer sur la scène de la mort de Dumbledore... pour ce qui est du talent, t'en fais pas, j'écris pas que des potterfictions, j'ai aussi mes écrits personnels (:
Rose-Eliade : J'imagine que tu m'en veux.
CINQ ANS PLUS TARD
Pour tout sorcier et sorcière, il y a un jour très important dans la vie et qui ne s'oublie jamais : la première rentrée à l'école de sorcellerie.
Pour Lucy Malefoy, ce grand jour est enfin arrivé. Elle a tellement attendu avec impatience son entrée à Poudlard. Ses études, outre sa formation de sorcière, auront un but moral : fuir une enfance trop triste.
Lucy était trop petite quand elle a perdu son père à six ans, le sinistre soir de l'incendie de l'ancienne maison Malefoy-Weasley. La gamine n'a jamais compris. Pourquoi son père est parti ? Pourquoi les a-t-il laissé, elle et sa maman ? Pourquoi un homme infâme a pu commettre l'effroyable en assassinant de sang-froid Scorpius Malefoy, pourtant totalement innocent ?
Sa mère reste très déprimée et Lucy en souffre beaucoup. Dans sa peine, la petite a un rayon de soleil : Killian Blondel-Vadot.
Ils se sont rencontrés pour la première fois le jour de l'enterrement et ne se sont plus quittés depuis. Comprenant rapidement que jouer avec un ami garçon est une excellente manière pour Lucy d'oublier, en apparence, la blessure incurable de la perte de son père, Rose, Belinda et Amélie les ont laissé sans problème. Lucy et Killian respirent une telle innocence et sont parfaitement dignes de confiance. Les mamans disent même, avec un grand sourire, qu'ils sont des petits Rose et Scorpius nouvelle génération.
''Tu crois qu'il est où ton papa ?'' a demandé un jour Killian alors que tous deux étaient assis sous un arbre, devenus vite leur refuge préféré où ils peuvent être seuls tous les deux sans que personne ne les dérange.
''Maman m'a dit qu'il est au ciel,'' a répondu Lucy.
''Les morts vont au ciel ?''
''Je ne sais pas. Mais c'est ce qu'on dit.''
''Un jour, si je dois aller au ciel, je veux que tu viennes avec moi.''
''Moi aussi.''
''Je veux jamais qu'on se quitte.''
''Moi non plus.''
Leur belle histoire n'a cessé depuis de grandir. Plus tard, Lucy a demandé à sa mère :
''Maman ?''
''Oui ?''
''C'est quoi être amoureuse ?''
D'abord surprise par la question, Rose a compris ensuite que le cœur de sa fille a pour la première fois été touché. Elle lui a répondu :
''C'est la plus belle chose qui puisse arriver au monde.''
Et sous l'arbre, blotti contre Killian, Lucy lui a demandé :
''Tu veux être mon amoureux ?''
Killian a rougit et répondu avec un grand sourire pur d'enfant :
''Oui, je le veux.''
Lucy lui a donné un tendre bisou sur la joue et s'est blottit plus fort encore contre l'épaule de Killian.
''Vivement qu'on soit grand, qu'on puisse se marier et avoir des enfants,'' a-t-elle dit, les yeux pleins de rêves.
''Tu veux combien d'enfants plus tard ?''
''Autant que tu voudras, mon amoureux.''
''Je t'en ferai plein, mon amoureuse.''
Lucy l'a de nouveau embrassé sur la joue.
''Ma maman m'a raconté que quand elle a rencontré mon papa, ils sont devenus le roi et la reine d'un royaume.''
''C'est vrai.''
''Oui. Et je voudrais que tu sois mon roi.''
''Et toi, ma reine.''
''Et on aura pleins de petits princes et de petites princesses.''
Ils se sont depuis jurés de ne jamais se quitter et sont de petits amoureux que tout le monde adore.
A sept ans, un miracle s'est produit pour Killian.
Alors qu'il jouait tranquillement au ballon dans le jardin de sa maison, Killian s'est mis soudainement, sans savoir comment, à faire léviter le ballon. Témoins, Belinda et Amélie ont crié de joie. Car elles savent ce que cela signifie.
''Mon chéri, tu es un sorcier !''
''Un sorcier ? Je suis un sorcier, maman, comme Lucy ?''
''Oui ! Tu as des pouvoirs mon cœur !'' s'exclame Amélie en le prenant dans ses bras.
Pour Belinda et Amélie, c'était jour de joie. Elles craignaient que ça ne soit possible, Belinda étant une Cracmol et Amélie une Moldue. Mais l'ascendance magique de Belinda a finalement pris le dessus.
Ayant elle aussi entendue la scène, la petite Scosie a couiné en sautillant :
''Grand frère sorcier ! Grand frère sorcier !''
Aussitôt que Killian l'a raconté à Lucy, celle-ci a sauté de joie.
''Alors, tu es un sorcier comme moi !''
''Ouép. On ira à Poudlard ensemble quand on aura onze ans.''
''Je serai si heureuse d'y aller avec toi, mon roi.''
''Moi aussi, ma reine.''
Là, ils ont échangé leur tout premier bisou sur la bouche. Un moment si beau et magique, ils ne l'oublieront jamais. Ils se sont ensuite enlacés comme le font tant d'enfants innocents.
Et aujourd'hui, le grand jour est arrivé : enfin Lucy va y être, elle a tellement attendu ce moment. Enfin, elle va entrer pour la première fois à Poudlard. Kilian y est déjà entré depuis un an et l'année sans lui a été très très longue.
Rose de son côté a un peu redouté cet instant : sa fille est sa seule raison de vivre depuis qu'elle a perdu l'homme de sa vie. Maintenant qu'elle va être à Poudlard, elle va se retrouver seule toute l'année. Bien sûr, il y a la famille qui lui affichce un soutien sans faille, mais elle lui manquera tout de même énormément.
"Alors, tu as bien pris toutes tes affaires, ma chérie ?''
''Oui, maman.''
''Alors, on y va.''
Elles se rendent en taxi à la gare de King's Cross en se faisant passer bien sûr pour des voyageurs ordinaires. Elles arrivent bien en avance, à dix heures et demi. Elles franchissent l'habituelle barrière menant à la voie neuf trois quart. Le Poudlard Express est là, mais pas de traces d'autres Weasley-Potter ni de Killian.
''Où est Killian ?'' couine Lucy en le cherchant des yeux.
''Ne t'en fais pas mon cœur, il va bientôt arriver. Ah tiens les voilà.''
En effet, elles aperçoivent la silhouette mince d'Amélie et celle massive de Belinda, chacune tenant la petite Scosie, cinq ans maintenant, de la main. Aussitôt, Killian et Lucy courent se prendre dans les bras, se câliner et s'embrasser. Les mamans les regardent émerveillés : ils sont si mignons.
''C'est pour ce genre de scène que j'aime tellement les enfants,'' dit Amélie.
Peu après, ils sont rejoints par Teddy, Victoire et leur fils Paul, qui entre en troisième année à Poudlard. Il était jusque-là le seul dans ce cas, Lucy étant la deuxième de la nouvelle génération Weasley-Potter à découvrir le monde des sorciers.
''Alors, Paul, tu seras toujours bonne élève cette année ?'' dit Teddy avec un grand sourire.
''Evidemment, papa. Si je veux devenir préfet en cinquième année, j'ai intérêt.''
Il a en effet un caractère proche de son grand-oncle Percy, ce qui lui vaut souvent les plaisanteries de sa famille.
A ce moment-là, les yeux de Paul rencontrent pour la première fois ceux de Scosie, qui a cinq ans de moins. Des regards qui en disent long sur un possible avenir entre eux…
''Maman, j'ai un peu peur,'' confie alors Lucy à sa mère.
''Ma chérie,'' dit Rose en se mettant à ses genoux, ''je te promets que tout ira bien, que tout va bien se passer. Sois juste toi-même et tout se passera bien. Je comprends que tu aies peur, pour moi aussi ça a été difficile et regarde, je t'ai eu toi la plus belle petite fille du monde.''
''Tu crois que papa serait fier de moi ?''
''Et comment ! Il sera toujours là, ma chérie, tout au fond de ton cœur.''
''Il me manque tellement, maman…''
''Moi aussi, ma chérie, tellement. Allez, fais-moi un gros câlin, ça va être l'heure.''
Lucy prend sa mère dans ses bras qui la berce comme jamais. Le moment des adieux tant redouté est arrivé. De la fumée sort de la cheminée du Poudlard Express, signalant le départ imminent.
''Allez, mon cœur, je vais t'aider à monter la valise.''
''On peut aussi filer un tit coup de main.''
''Papa ! Maman !''
Ron et Hermione sont là. Malgré l'âge avançant, ils n'ont rien perdu de leur charme de jeunesse, les cheveux rouquins de Ron et ceux ébouriffés d'Hermione.
''On n'allait pas rater la première rentrée de notre petite-fille !'' s'exclame Ron.
''Mais on a failli arriver en retard, Ron. Je te l'avais dit.''
''Mais il y avait des bouchons, Hermione, j'y pouvais rien.''
''Papy !'' couine Lucy en sautant dans les bras de son grand-père, puis de sa grand-mère.
''Alors, ma puce, tu es prête ?'' dit Hermione.
''Oh oui ! ça va être génial !''
''Sois aussi brillante que ta grand-mère et ta mère, d'accord ?''
''Ron, ne lui met pas la pression enfin !''
''Je disais ça comme ça. Non, ne t'en fais pas, on sera toujours fiers de toi, chérie.''
Encore de la fumée de la cheminée.
''Allez, il est temps de monter les enfants. Bon courage.''
L'émotion commence à monter en Rose quand Lucy, non sans avoir pris la main de Killian, monte les marches du train. Pendant ce temps, Scosie dit de sa petite voix de fillette à Paul :
''Je te revois bientôt, Paul ?''
''Mais oui, ne t'en fais pas. Aux vacances de Noël.''
''Maman, maman, je veux aller à Poudlard moi aussi !'' couine Scosie.
''Le jour viendra, ma chérie,'' assure Amélie. ''Ne t'en fais pas.''
Dix heures cinquante-sept. Le train est sur le point de partir, les marches et les portes se referment. Rose commence à verser quelques petites larmes. Elle sait maintenant ce que ses parents ont ressenti le jour où elle-même est entrée à Poudlard pour la première fois, vingt-trois années plus tôt.
Onze heures, le train commence à partir, c'est fait. Killian, Paul et Lucy apparaissent à la fenêtre et disent au revoir à la famille de la main.
''Bonne chance, ma chérie ! Bonne chance, Paul !''
Parents et enfants se regardent encore et encore jusqu'à le train soit hors de vue.
Dans sa tête, Rose se dit que finalement, elle a réussi. Et c'est vrai. Là où il est, Scorpius doit être si fier de sa fille.
Le drame mis à part, elle aura réussi sa vie. Rebelle et au plus mal à quinze ans, elle aura réussi le plus beau rêve de sa vie : être mère.
