Auteur : CuchyLaina

Titre : Trahison…

Résumé : Concilier sa vie de nation et sa vie d'homme peut être difficile pour une nation…surtout une si profondément blessée par le retournement de veste d'un ami cher…d'un amant.

Rated : M (chapitre 2)

Pairings : GerIta

Warnings : Yaoi, boysxboys, smut, trace de 2p!Italy XD

Disclaimer : Hetalia et tous ses personnages ne m'appartiennent ni à moi, ni à l'amie à qui appartient le compte. Rendons plutôt hommage à Hidekaz Himaruya pour cela.

NA : Voici un GerIta écrit pour fandegeritaetino durant notre voyage au pays des chiens suicidaires (te rappelles-tu ce chien couché devant notre bus, attendant patiemment son précieux trépas XD ?)… J'espère que ce deuxième chapitre vous plaira, chers lecteur, et que cette nouvelle version de cette deuxième partie sera à ton goût, amie folle de GerIta ! Rendez-vous à la fin du chapitre !

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Chapitre 2 :

PDV Ludwig / Allemagne

Les mots hurlés à mes oreilles prirent soudain un sens lorsque j'osai tourner la tête pour dissiper l'illusion selon laquelle mon Italien serait ici…et que je rencontrais deux orbes de lumière débordantes de larmes.

Larmes qui entaillèrent mon cœur plus profondément que ne le pourrait jamais quelque trahison que ce soit. Sans y penser, je posai ma main sur la joue de Feli, espérant sans doute par ce geste vain stopper les torrents salés qui la trempaient. Il ferma les yeux, serra les lèvres avec force. Je le sentis se tendre sous mon toucher. Qu'attendait-il ? Pourquoi ne parlait-il pas ?

Fronçant les sourcils, j'amorçai d'une voix rendue rauque par les…hum…pleurs et les longues heures de solitude :

« Feli ? »

Il se raidit encore plus.

« Tu ne me détestes pas ? » osai-je murmurer alors.

Ses yeux s'ouvrirent d'un coup, remplis d'espoir.

« Lud…Ludwig… Pourquoi te détesterais-je ? »

Il semblait presque étonné.

« Tu m'as déclaré la guerre, Italia… »

Le regard triste qu'il me jeta serra mon estomac, comme si je recevais un coup de poing. En plus douloureux. Un air que je ne n'avais jamais vu sur le visage d'ordinaire si lumineux de Feliciano s'installa ensuite ses traits, et je sus que la nation italienne se préparait à me répondre.

« Tu sais…j'ai fait ce qu'il y avait de mieux pour mon peuple. J'ai souvent l'air un peu désinvolte, et j'ai des comportements enfantins, je l'avoue, mais quand il en vient aux Italiens, Romano et moi serions prêts jusqu'à se frotter aux pieds d'autres pays pour leur assurer le meilleur. Ce sont dans des occasions pareilles que je ne peux ignorer mon Boss. Tu dois le comprendre, n'est-ce pas ? »

Et je le comprenais. C'était la croix de nous autres nations. Aimer passionnément son peuple. Devoir aller jusqu'à le sacrifier pour suivre la pensée d'un chef qu'il aurait lui-même choisi ou s'être vu imposer. J'aurai tant aimé sauver mes Allemands…

Mais je n'avais pas pu, et je n'avais fait que souffrir avec eux, à travers eux. Alors, oui. Je comprenais.

Cependant, une chose encore m'empêchait de prendre Feliciano dans mes bras et de l'embrasser à perdre haleine.

« Mais…dans ce cas…Pourquoi n'es-tu pas venu me voir après la guerre ? »

Un doux sourire fleurit sur ses lèvres, et je le dévorai des yeux. Il était tellement mignon…

« Mon nouveau Boss me l'avait interdit… Cependant, maintenant que les Italiens ne sont plus menacés par notre alliance périlleuse, j'ai en quelque sorte…pris des…vacances. »

Je n'en croyais pas mes oreilles. Feli, mon petit Feli, s'opposer avec fermeté à son chef pour…moi ? Je le regardai intensément. Soudain un éclat blanc orna sa lèvre inférieure alors qu'il la mordillait doucement, ses joues un peu rougies…

Ma poitrine explosa, et d'un geste sans délicatesse, je saisis Feliciano et le plaquai contre moi. Mm… Sa chaleur, sa douceur… C'était si bon, après tout ce temps. D'émotion, je laissai tomber toutes mes barrières et embrassai avec emportement ses cheveux.

« Aah…ich liebe dich, ich liebe dich, ich liebe dich, ich liebe dich…"

Soudain, je sentis sous mes baisers une mèche bien trop familière. Trop tard pour l'éviter…

« HAN ! Ludwig~… » gémit-il, aussitôt excité. « Oh, Luddi, encore, s'il te plait, oh, encore… »

Taquin, je suçotai sa boucle, gagnant en retour un grondement de plaisir et une friction bien plus qu'agréable. Bien vite, je fus surmonté par un Italien fou de désir, qui plongea sans hésitation sa tête dans mon cou, me faisant gémir bien trop fort pour ce type de caresse. Mais, verdammt ! Cela faisait si longtemps…

PDV Feliciano / Italie

« Ça fait si longtemps… » soupirai-je contre la jugulaire de mon petit-ami.

Cela le fit glousser, et avant que je ne le comprenne, il avait pris mon visage entre ses grandes mains et me contemplait. Il redevint brusquement sérieux, tandis que j'étais moi dévoré par l'envie de l'avoir plus près, tout contre moi, en moi… Je poussai un peu sur ses hanches, pressant mon érection contre la sienne avec impatience. Un éclat s'alluma dans ses prunelles, et il approcha ses lèvres des miennes avec lenteur. Je laissai échapper un couinement de frustration. Pourquoi s'arrêtait-il à deux millimètres de…

« Du bist so schön, mein Italiener… » souffla-t-il avec émotion. « Ich liebe dich, Feliciano. So viel… » ajouta-t-il avec ferveur.

Avant d'écraser sa bouche sur la mienne, et de m'embrasser comme jamais il ne l'avait fait. Oh, siii… C'était si agréable, il embrassait si bien… Lorsqu'il voulut se séparer un instant de moi, je le retins et glissai ma langue dans son oreille, tout en griffant légèrement sa nuque, empoignant là les petits cheveux d'ordinaire plaqués sur la peau et bien coiffés. Je voulais passer à la vitesse supérieure. J'en avais besoin.

L'effet fut immédiat. Il eut un hoquet, puis, avec fièvre, je sentis ses mains brutales arracher mes vêtements un à un. D'ordinaire, c'était toujours à ce moment précis qu'il me prenait dans ses bras vigoureux pour m'emmener dans sa chambre de peur que Gilbert ne nous surprenne.

Aujourd'hui cependant, Gilbert et lui était séparé par un mur de béton immense, et il semblait avoir très peu envie de monter tout un escalier avant de profiter de moi. Il se déshabilla lui-même prestement, et se recoucha sur moi aussitôt, frottant son bout contre mon entrée palpitante. Il remonta une de mes jambes sur sa hanche d'une main, se maintenant au-dessus de moi de l'autre.

« Feli… Je ne peux pas attendre de…ça va faire mal, pardonne-moi… »

Mes veines prirent feu et mon bassin vint de lui-même à sa rencontre. Il glissa de quelques centimètres en moi. Ce n'était pas comme si je m'étais laissé devenir trop serré…

« Si, si, Ludwig. Je te veux…''Bitte''… »

Je savais que m'entendre lui parler allemand le rendait fou. Je ne fus pas déçu. Dans un grognement guttural, il entra en moi d'une seule impulsion.

« Bouge, bouge ! » le pressai-je, même si la douleur était presque insoutenable. « Oh, Ludwig ! »

Il se mit en mouvement, et très vite, après quelques gémissements peinés, le plaisir supplanta en moi tout le reste, surtout lorsqu'il trouva l'Endroit au fond de moi qui me faisait miauler de joie.

« Hmm…F-Feli…tu es si…hmmm…Feli, je vais… »

Je m'agrippai à ses bras tendus aux muscles saillants alors que je criais librement, le forçant à accentuer ses va-et-vient. Subitement, je sentis sa langue sur la partie la plus sensible de mon anatomie…

« Lud…Lud…LUDWIIIG ! » hurlai-je à plein poumon tout en me répandant sur son torse sculptural recouvert d'une fine pellicule de transpiration.

Il enfouit sa tête dans mon épaule gauche et poussa un long gémissement alors qu'il me rejoignait dans l'orgasme, ses coups de rein ralentissant petit à petit.

Nous restâmes un long moment ainsi, appréciant de seulement être l'un contre l'autre, nus. Il se retourna cependant bientôt sur le dos, m'emmenant avec lui pour que je repose sur sa poitrine. Il se saisit d'un bout de ma chemise en lambeaux pour nous nettoyer, puis me laissait installer ma tête sur sa clavicule. Je le sentis soupirer calmement et il joignit ses mains sur le bas de mon dos. Mon oreiller vibra lorsqu'il prit la parole.

« ItaliaNein, Feliciano… »

Il semblait stressé, d'un seul coup. Que se passait-il ? Aurait-il des remords de m'avoir pardonné si facilement ?

Alors que je paniquais intérieurement, et que mes yeux se remplissaient involontairement de larmes contenues, il déclama, déplaçant un de ses bras pour le placer sur ses yeux :

« Feli…Ne me laisse plus jamais ? »

Pourquoi cela sonnait-il comme une question ?

PDV Ludwig / Allemagne

Je regardai avec anxiété mon amant. L'inspiration m'en était venue subitement. Ce n'était sans doute pas le bon moment, ni le bon lieu, et sonnait comme un immense cliché, et n'était même pas possible officiellement, et…j'avais si peur qu'il refuse…

« Feli…Verheirate mich, bitte ? »

Un grand silence accueillit ma proposition, et mon corps entier se glaça. Il semblait…horrifié par l'idée ? Oh Gott

PDV Feliciano / Italie

Je regardai mon Allemand se débattre avec des mots de sa langue natale, avant de péniblement regagner notre langage commun. Je n'y comprenais absolument rien. Mais je savais que je devrais bientôt intervenir avant que son visage rougi ne produise des radiations de chaleur encore plus élevées…

« Oublie, oublie, je t'en supplie ! »

« Lud… »

« On vient seulement de se revoir après tant de temps… »

« Ludw… »

« Et, ce n'est pas grave si tu…si tu n'en as pas envie. Je…je comprends, tu sais… »

« LUD ! » criai-je pour l'arrêter.

Ses yeux désappointés se posèrent sur moi. Je lui souris, quasi-certain de la teneur de sa question originale.

« Et si tu reposais ta question dans une langue que je comprenne, chéri ? » le taquinai-je.

Ses oreilles rougirent également.

« Oh…oh ! Ich bin ein Dummkopf… » murmura-t-il, honteux.

Puis, après une grande inspiration, il reprit, d'un ton stressé et à la fois empli d'espérance :

« Feliciano Vargas…voudrais-tu m'épouser ? Rester à jamais à mes côtés ? »

Je fus soulevé d'allégresse, ma tête se mit à tourner. Il me voulait pour toujours ! Qui étais-je pour refuser une si belle perspective ?

« Ve~ ! » laissai-je échapper, alors que j'avais presque réussi à perdre ce fâcheux tic de langage au cours de ma longue séparation d'avec ma principale source de joie. « Si, Ludwig, SI ! Nous nous épouserons, mon bel homme ! Même si cela doit rester secret aux yeux du monde, nous serons unis, je te le promets ! »

Je me perdis dans ses yeux, souriant béatement, babillant sans y penser en italien de tendres petites exclamations.

« Ti amo, mi amore, ti amo tanto ! »

Il me tapota le bout du nez, détendu et heureux, avant de m'embrasser le cou, me faisant glousser alors que je caressais ses cheveux défaits. L'avenir s'annonçait radieux pour nous deux à présent, et je me fis la promesse de prier chaque soir pour qu'aucun stupide conflit ne vienne gâcher notre amour renouvelé.

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Traductions :

Ich liebe dich : Je t'aime (allemand)

verdammt : bon sang (allemand)

Du bist so schön, mein Italiener… : Tu es si beau, mon Italien… (allemand)

So viel : tellement (allemand)

Siii : Ouiii (traduction utile XD) (italien)

Bitte : s'il te plait (allemand)

Nein : Non (deuxième traduction utile ;) ) (allemand)

Verheirate mich, bitte : Epouse-moi, je t'en prie (allemand)

Gott : Dieu (allemand)

Ti amo, mi amore, ti amo tanto ! : Je t'aime, mon amour, je t'aime tant ! (italien)

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NA : Bon, voilà XD… Comme toujours, c'est un plaisir d'écrire avec un de mes quatre OTPs (ça se dit, ça ?), et d'exploiter encore un peu mon rêve : « Les nations commandent les actions politiques et Hetalia devient réel ! Youhou ! » ^.^. J'espère que le changement de PDV continu ne vous a pas trop rebuté, c'est juste quelque chose que j'avais vraiment envie d'essayer sur cette fic. Laissez des reviews si le cœur vous en dit, ça fait vraiment plaisir !

NA 2 : Je pense sérieusement à une suite de ce OS (initialement prévu en un seul chapitre), quoiqu'un peu plus fluffy et invraisemblable, comme de la Mpreg ou quelque chose dans ce goût-là… Néanmoins, comme toujours, je tenterai d'écrire le plus justement possible, comme l'humble serviteur que je suis XD… Bye bye !