Las Vegas. Un million neuf cents cinquante et un mille deux cents soixante-neuf habitants. Première ville hôtelière, connue pour ses casinos et revues. Couvre une superficie de mille neuf cents six kilomètres carré, soit la plus grande ville du Nevada, dans le désert de Mojave. La mafia y a prospéré dans les années cinquante, contribuant à son enrichissement. Luxure et playmate, paradis des joueurs et amateurs de spectacles de charmes. La prostitution y est officiellement illégale, mais il y'a toujours un moyen de contourner les règles. Surnommée Sin City, ville de tous les péchés, ville de la fête et des miracles. Ville natale de Eustass Kidd qui a grandi et baigné dans cette ambiance dès le plus jeune âge. Fils unique d'un directeur de casino, d'une chaine hôtelière et de quelques bordels au passage. Sa réputation de joueur de black jack n'est plus à refaire. Débordements et fêtes jusqu'à l'aube, allez savoir quand comment il a perdu sa virginité. Possède cependant un sens affiné des affaires, et triche plus rapidement que son ombre. Envoyé à l'exil depuis un an et demi à Marijoa, sa venue l'année dernière à fait bien du bruit. Sportif de haut niveau et running back confirmé, ce démon de la Cote Ouest est un véritable tourbillon. Mais voilà, ce qui se passe à Las Vegas reste à Las Vegas, alors ainsi, il n'y aucun moyen de savoir ce qui à pu se produire.

Il n'y a aucun moyen de savoir ce qui a pu se passer là bas, pour ruiner cette histoire d'amour entre deux adolescents tortueux. Aucun bruit, aussi minuscule qu'il soit n'a pu filtrer, et aucun d'entre nous, mise à part Robin est au courant. Robin, et puis lui aussi. Lui, allongé sur son lit, une fine chaine en or qu'il s'amuse à enrouler autour de son doigt. Ce bijou qu'il a du voler à une des jeunes filles de première ou de deuxième année et à qui il rendra ensuite contre un baiser, ou bien plus.

Lui, que Jenny n'avait plus quitté le jour de la rentrée, jusqu'à ce qu'elle s'enferme définitivement dans sa chambre, nous offrant que quelques rares apparitions. En réalité, il est plutôt bon de croire que cet imbécile arrogant et narcissique veillait sur elle, à défaut d'un certain lien d'enfance.

-Je t'ai déjà dis de partir. Ta présence ici est inutile, tu perturbes mon espace vitale.

-Je ne partirais d'ici que lorsque tu m'auras tout raconté.

-Ah oui. J'ai oublié de préciser ce qui c'était passé cette nuit là à l'hôtel. Elle portait des sous-vêtements rouges vois-tu, cette couleur…

-Ce n'est pas ce dont je te parle. Bien que je ne comprends vraiment pas comment cette française à pu tomber si facilement dans tes bras.

-A vrai dire elle était psy.

-Robin est au courant de ce qui s'est passé entre Kid et Jenny.

-Bien que cette catégorie de mortels ne soit pas ma préférée.

-Et elle refuse de me le dire.

-Ils se croient au dessus de tous, sous prétexte de comprendre comment fonctionne le mécanisme humain.

-Et je suis certaine que c'est par promesse qu'elle t'a faite.

-Mais, elle n'avait pas encore compris qu'elle avait en face d'elle un être supérieur aux autres.

-Kid et Jenny.

-Tu te doutes bien que j'ai du rectifier ce petit détail.

-Qu'est ce qui s'est passé entre eux cet été ?

-D'ailleurs elle n'arrêtait pas de crier mon nom. C'était si drôle.

-A Las Vegas.

A l'évocation de ce nom, il se leva instantanément, rangeant son jouet dans la poche de son pantalon. Son regard n'était plus le même, mais une pointe de colère brulait au fond de ses iris d'un gris terne. Il descendit sans un bruit, la moquette à nos pieds absorbant l'écho de ses pas. Il me dominait à présent de toute sa hauteur, sans la moindre expression humaine dans le regard.

-Tu peux partir, tu ne m'amuses plus.

-Est-ce si grave que ça ?

Il se retourna, les mains toujours dans les poches et se dirigea vers la porte dont il saisit la poignée.

- Mêle-toi de tes affaires. Ce qui se passe entre eux ne te regarde absolument pas Mademoiselle je veux tout savoir sur tout le monde.

-Comprend moi bien que si je veux connaitre la vérité, c'est purement pour aider Jenny.

- Toi et on instinct maternelle surdéveloppé me donnent envie de vomir. Jenny n'a pas besoin de ton aide.

-Alors pourquoi avoir tout raconté à Robin ?

-Disons que je la supporte plus que toi.

Mensonge.

-Ecoute, on sait très bien toi et moi que les choses ne s'arrangeront pas d'elles-mêmes. Jenny n'a jamais été comme ça, et qui sait, c'est peut etre la première fois qu'elle tombe vraiment amoureuse, alors si Kid l'a rendue malheureuse à ce point, nous devons faire quelque chose, et nous ne le pourrons uniquement si nous savons ce qui lui est arrivé.

-Tomber amoureuse ? Ne me fais pas rire. C'est la chose la plus stupide que je connaisse. Il n'ya que les faibles qui se laissent dominer par ce sentiment.

-Et n'esquive pas la conversation !

Il était maintenant de profil, la main toujours sur la poignée de la porte. Le silence qui émanait de son corps inspirait une profonde réflexion que personne ne semblait pouvoir comprendre. Il me semblait entendre au loin le rythme éternel et régulier d'une horloge. Il était tard. A cette heure-ci, chacun devait se trouver dans sa chambre, sous son lit ou du moins, y paraitre. Il referma dans un claquement à peine audible la porte, et ôta sa veste qu'il jeta sur le siège en face de lui.

-Bien. Mais si jamais on nous attrape, ce sera de ta faute et je dirais que tu n'avais pu résister à l'envie de venir me voir.

-Très bien.

Dans un soupire, je quitte son bureau pour m'installer sur le fauteuil, me drapant de sa veste au passage. Elle avait une odeur particulière, une odeur que l'on reconnaitrait entre mille. La lumière terne réchauffait dans nos esprits la chambre baignée dans un noir absolu, ou brillait contre une glace l'éclat d'une lampe qui semblait sortir de nulle part. Il n'y avait aucun bruit, hormis le silence même des branches qui flottaient aux aléas du vent. Il semblait faire froid au dehors de ces quatre murs. Son visage toujours aussi inexpressif et stoïque montrait à présent un ennui sans pareil. Ses doigts frôlaient quelques mèches de ses cheveux tandis qu'il s'installa à nouveau sur son lit. Une main barrait son visage et un soupire retentit. J'observais Law attentivement, sachant pertinemment que cette partie de la nuit allait être très longue. Il n'était pas du genre à énormément parler, sinon pour dire des bêtises. Il n'était pas du genre à révéler à contre cœur certaines choses. Il suffit de voir quelle expression d'agacement il affiche naturellement pour comprendre que c'est là, une faveur qui en coutera son prix.

-Tout à commencé à la fête de fin d'année…

Si vous deviez réfléchir à la manière de quitter la personne que vous aimez, choisiriez-vous la moins douloureuse ?

Chaque étoile en cette nuit ne brillait que pour elle-même. Et si une étoile brille, ce n'est pas pour vos beaux yeux ou votre cœur amoureux. Si elle brille, c'est parce qu'elle est condamnée à vivre ainsi, quelque soit sa place dans l'univers. Et par chance, si notre regard croise sa lumière, alors nous étions à un endroit sur Terre, où sa place fut la même dans le ciel. Ce point lumineux dans cette toile sombre et sans limite, à des milliards de kilomètres de l'Homme, qui de l'étoile ou l'être humain est-il insignifiant ? Je ne crois pas que ce fut le bon moment ni le bon endroit pour ce genre de réflexion. Mais à cet instant précis, écorchée vive sous un ciel astrale, à quoi penseriez-vous ?


Je profite de ce troisième chapitre pour laisser un petit mot. Le personnage se nommant Jenny est enfaite Jewelry Bonney, dans mon profil j'ai donné quelques explications sur les changements de nom et d'apparences de certains personnages, je pense que vous comprendrez qu'une fiction écrite dans notre monde peut comporter difficilement des personnages aux cheveux roses, meme si c'est evidemment possible non-naturellement, mais ce genre d'explication ne correspond pas au personnage qu'est Jenny.

De plus, sur la version de mon blog, les chapitres sont accompagnés de lien de musique, je ne les ai pas mis ici parce que j'ai mis un moment à comprendre comment fonctionne ce site.

Bref, n'hésitez pas à mettre une review petits lecteurs fantomes.

yukata: Merci bien, j'aimerais en effet avoir plus de review..