Et donc, la suite ! J'avoue, c'est le chapitre de la flemme où j'ai abondamment repompé les descriptions de la caverne aux inferis dans le Prince de Sang-Mêlé. En même temps, ça collait bien, alors... Flemme XD (elles sont en italique)
Chapitre 21 : L'épreuve de la Mort
Une épaisse nuit noire régnait encore au-dehors lorsqu'Eleusis réveilla les adolescents. Ils se forcèrent à avaler leur petit-déjeuner malgré leurs estomacs noués par l'angoisse. Un horrible sentiment étreignait Tom : la pérennité de son existence se jouerait aujourd'hui. Son regard tomba sur Susan et sa gorge se serra. Les paroles du jeune homme, sur les bords du lac souterrain planait dans son esprit, comme l'ombre d'une sordide prophétie. Quelqu'un devrait se sacrifier pour légitimer sa nature d'être vivant. Susan n'hésiterait pas à se porter volontaire. Et ça, ça lui déchirait le cœur.
Son regard croisa celui de Susan. Il sut qu'elle pensait à la même chose que lui. Susan posa sa main sur la sienne. Tom sentit toute la peur qui la torturait. Toute sa détermination infaillible aussi. Rien de ce que Tom aurait pu dire n'aurait suffi à la faire changer d'avis. Si Tom avait eu un peu plus de cran ou de courage, il aurait médité. Il se serait profondément immergé dans le Nisir. Il aurait fini par se fondre en lui jusqu'à disparaître toute entier, lui l'amas d'âme. Mais il n'avait pas de courage. Et cela n'aurait pas sauvé la vie Susan, toujours prisonnière de trois cruels mages noirs. Peut-être que leur plan échouerait ainsi, sans porteur de la Claviculae, et peut-être qu'il était du devoir de Tom de disparaître.
Il n'en avait pas le cran.
De toute son existence artificielle, Tom se rattachait à l'espoir fou que Voldemort était de mèche avec Harry, que Harry trouverait un moyen de le sauver et qu'ensembles, ils enquiquineraient plus que jamais les mages noirs ! Douce illusion. À travers le Nisir, Tom pressentait une issue sinistre à cette journée.
Eleusis les fit sortir. Le cœur de Tom battait si fort contre sa poitrine que ça en devenait douloureux. Ses jambes paraissaient prêtes à se dérober sous lui à chacun de ses pas. Allait-il vomir ? Ou bien s'évanouir ? Si seulement il pouvait se réveiller de tout cet horrible de cauchemar ! Peut-être que tout ceci n'était pas réel ? Oui, peut-être bien… Tom avait parfois cette impression étrange de flotter dans un rêve. Il arrivait dans le jardin sur lequel la lune jetait un éclat froid, sans avoir l'impression de vraiment s'y trouver.
Les trois mages noirs les y attendaient. Ils s'interrompirent dans leur discussion. Bien malgré, Tom chercha le regard de Voldemort. Qu'espérait-il y trouver ? Du soutien ? De l'espoir ? La promesse d'une trahison contre Grindelwald et Dumbledore ? Au lieu de tout cela, au lieu même de l'excitation d'une aventure qui se solderait pour lui, par plus de pouvoir, Tom n'y trouva qu'un vide étrange. Comme s'il avait été placé sous Imperium.
— T'espérais peut-être que ton double t'aiderait ? Se moqua Grindelwald en surprenant son regard et son effroi. Nous aussi, on y a pensé, figure-toi.
Tom voulut protester. Il hurlait même intérieurement contre cette horreur à laquelle il refusait de croire. Voldemort ne pouvait être soumis si facilement ! Mais avant que Tom ait eut le temps d'extérioriser toute cette détresse qui lui broyait les entrailles, Grindelwald lui attrapa le bras et ils transplanèrent.
Des bouffées d'airs froides et salées envahirent les poumons de Tom. Le ressac des vagues résonnaient avec une intensité presque surnaturelle. Une petite brise fraîche lui ébouriffa les cheveux, lorsqu'il contempla devant lui une mer éclairée par la lune et un ciel parsemé d'étoiles. Il se tenait sur de hauts roches sombres en saille, au-dessus d'une eau bouillonnante d'écume. Il jeta un regard derrière lui et vit une imposante falaise […]. Quelques gros rochers semblables à celui sur lequel ils avaient atterri […] semblaient s'être détachés de la falaise dans un passé lointain. C'était une vision austère, désolée. Aucun arbre, aucune étendue d'herbe ou de nable ne venait adoucir ce paysage de mer et de roc.
— L'endroit idéal pour un pic-nic, plaisanta Grindelwald dont la bonne humeur paraissait déplacée en ces lieux sinistres.
Dumbledore fit signe à [la troupe] de le suivre tout au bord du rocher où de petites cavités aux contours pointus permettaient de poser le pied pour descendre sur des rocs à la surface arrondie, à moitié enfoncés dans l'eau et plus proches de la falaise. La descente était périlleuse [et les adolescents, transis de froids autant que de peur], progressaient lentement. En bas, les rochers étaient rendus glissants par la mer. [Tom] sentit la fraîcheur des embruns lui fouetter le visage.
— Lumos, dit Dumbledore en atteignant le roc qui se trouvait le plus près de la falaise.
Des milliers de petits points de lumière dorée étincelèrent à la surface obscure de l'eau.
— [Là-bas, montra] Dumbledore en levant un peu sa baguette.
[Tom] distingua dans la falaise une anfractuosité à l'intérieur de laquelle une eau sombre tourbillonnait. Son estomac se contracta violemment alors qu'il reconnaissait soudain les lieux, malgré la pénombre qui transformait le paysage. La caverne sous-marine. Il se souvint avec une vivacité troublante de cette sortie avec l'orphelinat tant d'années en arrière, de l'appel qu'il avait éprouvé au plus profond de ses tripes et qui l'avait entraîné jusque ici, des deux sales petits fouineurs qui l'avaient suivi sans doute dans l'idée de lui attirer des ennuis et à qui Tom avait flanqué une vilaine frousse avec une joie malsaine.
— Eh bien, il va falloir se mouiller, annonça Dumbledore.
Avec la soudaine agilité d'un homme beaucoup plus jeune, Dumbledore se laissa glisser dans la mer et se mit à nager une brasse parfaite en direction de la crevasse, sa baguette entre les dents. Poussée par Grindelwald, Susan fut obligée de l'imiter, suivie de Voldemort toujours sous ce contrôle mental qui le rendait si étrangement docile, et d'Eleusis qui s'assurait de mener son cousin à bon port. Ce fut enfin au tour de Tom de se glisser dans l'eau même si tout en lui n'aspirait qu'à tourner des talons et à fuir au loin. Cela n'aurait été qu'un gaspillage d'énergie. Grindelwald l'aurait rattrapé en quelques secondes et soumis au doloris.
L'eau était glacée. Les vêtements trempés de [Tom] ondulaient autour de lui et l'attiraient vers le fond. Prenant de profondes inspirations, les narines remplies d'une odeur de sel et d'algues, il s'efforça de suivre la lueur brillante [de la baguette d'Eleusis] qui diminuait en s'enfonçant plus profondément à l'intérieur de la falaise.
La crevasse s'ouvrit bientôt sur un tunnel obscur que l'eau devait remplir à marée haute[…]. Les parois visqueuses, qui laissaient entre elles un espace d'à peine un mètre, luisaient comme du goudron humide au passage de la lumière [des sorciers]. Un peu plus loin, le passage tournait vers la gauche[…]. [Tom] continua dans le sillage de Dumbledore, les extrémités endormies de ses doigts effleurant les parois rugueuses et mouillées.
Enfin Dumbledore émergea de l'eau, ses cheveux argentés et sa robe sombre brillant à la lueur de la baguette. [Susan sortit à son tour, presque immédiatement suivie de Voldemort et Eleusis. Enfin les pieds de Tom trouvèrent] les marches qui menaient à une vaste caverne. Il les grimpa péniblement, l'eau ruisselant de ses vêtements, et arriva, secoué de tremblements incontrôlables, dans un air glacé et immobile.
Eleusis eut sans doute pitié des enfants transis qui claquaient des dents l'un contre l'autre, avec les lèvres bleuies de froid : en deux coups de baguette, elle rendit leur vêtement aussi sec et chaud que s'ils avaient été laissés toute la nuit sur un radiateur.
— Pas doute, c'est bien ici, murmura Grindelwald en observant les lieux avec des yeux étincelants d'avidités. La magie imprègne cette caverne.
[Tom] aurait été incapable de dire si ses frissons étaient dus au froid qui le pénétrait jusqu'à la moelle [malgré le sortilège d'Eleusis], ou aux enchantements dont il était lui aussi conscient. Son médaillon vibrait légèrement, comme s'il sentait la proximité d'un lieu familier et qu'il n'avait désormais plus qu'une hâte : y retourner. Tom ressentait cet appel. Si une partie de lui aspirait à y répondre et à s'enfoncer plus profondément sous terre, son instinct de survie lui hurlait de fuir au plus vite et au plus loin.
Impossible. Il n'était qu'un enfant désarmé au milieu de mages qui le surpassaient en puissance et en expérience.
— Nous ne sommes que dans l'antichambre, le hall d'entrée, expliqua Dumbledore au bout d'un moment. Nous devons pénétrer au coeur même des lieux… A présent, ce sont les obstacles dressés par [les Trois Tisseuses] qui sont sur notre chemin, pas ceux créés par la nature…
Dumbledore s'approcha de la paroi et en caressa la surface du bout de ses doigts[…], murmurant des mots dans une langue étrange […].
— On nous demande de payer, expliqua Dumbledore en glissant sa main à l'intérieur de sa robe d'où il retira un petit couteau d'argent semblable à celui dont [Tom] se servait pour couper ses ingrédients en cours de potion.
— Payer ? S'étonna Grindelwald. Avec quoi ?
— Du sang.
D'un geste, Dumbledore remonta la manche de sa robe, exposant son avant-bras.
— Albus, tu ne préfères pas utiliser la gamine ? Protesta Grindelwald.
— Une des dernières Bones ? Non, son sang est beaucoup trop précieux pour une simple formalité.
Dumbledore sourit. Il y eut un éclair argenté, puis un jaillissement écarlate et la paroi de pierre fut éclaboussée de gouttelettes sombres et brillantes.
[…]
Il passait à présent le bout de sa baguette sur la profonde entaille qu'il avait faite dans son propre bras et qui guérit instantanément.
[…]
Le contour étincelant d'une arcade était apparue sur la paroi […] : la surface rocheuse constellée de sang qu'il délimitait se volatilisa, ménageant une ouverture qui donnait sur une obscurité totale.
Lorsqu'il n'était encore qu'un jeune garçonnet ignorant tout de l'existence du monde des sorciers, Tom s'était aventuré jusque dans cette caverne pour répondre à un appel pressant dont il ignorait l'origine. L'espoir l'avait étreint de rencontrer des êtres semblables. Au lieu de ça, il n'avait découvert qu'une sinistre caverne, dont il avait deviné les contours grâce à sa perception aiguisée et instinctive du Nisir. L'appel l'avait poussé à continuer… mais comment un enfant ignorant tout de la complexité des enchantements, aurait pu deviner qu'il fallait payer l'entrée de son sang ?
Son cœur s'accéléra. Son pendentif semblait pulsait au même rythme. Malgré les élans de désespoir qui le dominait parfois, il éprouvait un étrange enthousiasme : enfin il découvrirait l'origine de cet appel mystérieux ! Quelque chose en lui d'étonnamment ancien vibrait, se réveillait, comme la conviction qu'il se trouvait exactement là où il devait être. Une mission qui transcendait l'espace et le temps.
— Il vaut mieux que je passe devant, dit Dumbledore.
Il franchit l'arcade, suivi [de Susan, puis de Voldemort, d'Eleusis, de Tom et de Grindelwald selon l'ordre fixé à l'avance et auquel les deux adolescents n'osaient déroger].
Ils eurent sous les yeux une vision étrange, effrayante : ils se trouvaient au bord d'un grand lac noir, si étendu que [Tom] ne parvenait pas à en distinguer la rive opposée, dans une caverne si haute que le plafond restait également hors de vue. [Avec un frisson, Tom ne pu s'empêcher de se remémorer un lac si semblable sur les berges du quel, il avait rencontré un adolescent aveugle]. Une lueur verdâtre, nébuleuse, brillait au loin, là où semblait se situer le centre du lac, et se reflétait dans une eau parfaitement immobile. Cette lueur et la clartée projetée par les baguettes étaient les seules sources lumineuses qui perçaient l'obscurité d'un noir satinée, mais leurs rayons ne parvenaient pas à pénétrer aussi loin que [Tom] l'aurait pensé. D'une certaine manière, l'obscurité était ici plus épaisse que la normale.
— Avançons, dit Dumbledore à voix basse. [Prenez] bien garde de ne pas marcher dans l'eau. [Restez] près de moi.
Il longea le lac […]. Le claquement de leurs pas résonnait sur l'étroite bordure rocheuse qui entourait l'eau. Ils marchaient, marchaient, mais rien ne changeait autour d'eux : d'un côté, la paroi brute de la caverne, de l'autre, une étendue sans fin d'un noir lisse, vitreux, au milieu de laquelle brillait la mystérieuse lueur verte. [Tom] trouvait cet endroit et ce silence oppressants, angoissants.
[...]
— Aha, dit Dumbledore qui s'arrêta [subitement].
[Tom] percuta Eleusis de plein fouet. Pendant un instant, il vacilla au bord de l'eau noire et la main [d'Eleusis] le saisit fermement par le bras en le tirant en arrière. Elle glissa dans un même mouvement un petit papier humide dans sa main de manière si imperceptible que personne ne s'aperçut de l'échange. Dès qu'il en eut l'occasion, Tom le glissa dans sa poche.
Son coeur se mit à battre la chamade. Quelles sinistres créatures abritaient les eaux sombres du lac ? Car quelque chose se mouvait à travers la surface si lisse qu'elle en paraissait huileuse. A travers le Nisir, Tom percevait désormais qu'une multitude d'êtres grouillaient dans les profondeurs, ni vraiment vivants, ni tout à fait mort, mais animé par une magie macabre.
Comme répondant à cette question silencieuse qui torturait tous les sorciers capables de réfléchir (Voldemort fixait l'étendue d'eau avec cette même expression de vide absolue qu'il arborait depuis leur départ), Dumbledore déclara :
— Les Trois Tisseuses ont chacune mis en place une épreuve à franchir pour accéder à Avalon. Celle-ci a été mise en place par la Mort. Les Inferis qui pullulent dans le lac ne sont que de la poudre aux yeux, un peu de spectacle, pour nous dissuader d'affronter son réel défi, qui est bien plus raffiné et terrifiant à la fois.
Susan et Tom échangèrent un regard affolé : un lac rempli d'Inferis, ça leur paraissait déjà bien assez effrayants pour tourner des talons et ne jamais revenir ! Sans parler de la Claviculae qui se refroidissait à chaque pas de Tom, au point d'en devenir glacial contre sa peau !
[Dumbledore] passa la main non pas sur la paroi rocheuse mais dans les aires, comme s'il s'attendait à y trouver un objet invisible qu'il pourrait saisir.
— Oho, dit-il d'un air joyeux, quelques instants plus tard.
Sa main s'était refermée sur quelque chose que [Tom] ne pouvait voir [mais qu'il sentait vibrer dans le Nisir]. Dumbledore s'approcha de l'eau. [Tom eut la tentation de le pousser] tandis qu'il posait le bout de ses chaussures à boucles sur l'extrême bord du sol rocheux. Gardant en l'air sa main serrée, il leva l'autre bras et tapota son poing du bout de sa baguette.
Aussitôt, une grosse chaîne d'un vert cuivré, surgie de nulle part, apparut dans sa main, émergeant des profondeurs du lac. Dumbledore donna quelques coups de baguette sur la chaîne qui se mit à glisser entre ses doigts à la manière d'un serpent et s'enroula sur le sol dans un cliquetis dont l'écho résonnait bruyamment contre les parois de pierre. La chaîne tirait quelque chose du fond de l'eau noir. [Tom] étouffa une exclamation en voyant la proue fantomatique d'un minuscule bateau de la même couleur vert cuivré crever la surface et s'avancer vers eux.
— La barque n'accepte qu'un sorcier majeur par traversée, déclara Dumbledore. Tom, tu traverseras avec moi : comme tu es mineur, tu comptes pour quantité négligeable.
C'était un peu vexant. Même si Tom se méfiait beaucoup de Dumbledore (qui se révélait pire que tout ce qu'il avait pu imaginer à ce jour!), il éprouva tout de même un léger soulagement : il préférait la présence finalement assez neutre et indifférente de Dumbledore à celle bien plus menaçante de Grindelwald !
— Susan, tu viendras en suivant. Eleusis, tu m'enverras Voldemort. Et enfin toi, Gellert…
— Je ne viens pas avec vous ? S'étonna Eleusis.
— Non. Il est possible que d'autres sorciers tentent d'entrer en Avalon. Il faudrait les en dissuader le plus pacifiquement possible.
— En d'autres termes, si Potter et sa bande pointe le bout de leur nez, tu es priée de les arrêter sans trop les amocher, reformula Grindelwald avec un léger sarcasme que Dumbledore ignora.
Dumbledore s'écarta et [Tom] monta avec précaution à bord du bateau. Dumbledore y prit place à son tour, déposant la chaîne enroulée au fond de l'embarcation. Ils étaient tellement serrés l'un contre l'autre que [Tom] ne put s'asseoir normalement et du s'accroupir, ses genoux dépassant sur les côtés du bateau qui se mit aussitôt à avancer. On n'entendait que le bruissement de la proue qui fendait l'eau. Il glissait tout seul à la surface du lac comme si un filin invisible l'avait tiré vers la lumière qui brillait au centre. Bientôt, ils ne virent plus les parois de la caverne. [Seuls les faibles lumos d'Eleusis et Grindelwald perçaient péniblement l'obscurité depuis la berge].
[Tom] baissa les yeux et vit les reflets d'or du faisceau de [la baguette de Dumbledore] scintiller sur l'eau noire. Le bateau creusait des rides profondes sur l'étendue lisse, tels des sillons dans un miroir obscur…
Puis [Tom] l'aperçut, d'un blanc de marbre, flottant à quelques centimètres sous la surface. [Une main humaine][…]. Une nausée lui monta dans la gorge. […] Un homme mort flottait à quelques centimètres sous la surface. Ses yeux ouverts avaient un regard flou, comme enveloppés de toiles d'araignée, ses cheveux et sa robe ondulaient autour de lui telles des volutes de fumées.
Glacé d'horreur, Tom risqua un regard à Dumbledore. Celui-ci demeurait placide, serein même, comme si naviguer sur une mer de cadavres ne l'affectait pas le moins du monde.
— Il n'y a rien à craindre d'un cadavre, [Tom], tout comme il n'y a rien à craindre l'obscurité, expliqua Dumbledore. C'est l'inconnu qui nous fait peur quand nous contemplons la mort ou l'obscurité, rien d'autre. Telle est le message de la Mort : pour avancer, il faut oser se confronter à ses peurs les plus secrètes et à sa propre part d'obscurité.
[Tom] resta silencieux. […]. L'idée que des cadavres flottent autour et en-dessous d'eux lui paraissait abominable. Le lieu lui tirait d'autant plus des frissons qu'à chaque fois qu'il étendait sa perception dans le Nisir, il sentait chacun de ses cadavres !
— Nous y sommes presque, annonça Dumbledore d'un ton enjoué.
En effet, la lumière verte paraissait enfin grandi et quelques minutes plus tard, le bateau s'arrêta, heurtant doucement quelque chose que [Tom] ne vit pas tout de suite mais lorsque [Dumbledore] leva sa baguette, il s'aperçut qu'ils avaient atteint une petite île de roche lisse qui émergeait du centre du lac.
— Attention de ne pas toucher l'eau, répéta Dumbledore tandis que [Tom] quittait le bateau.
L'île n'était pas plus grande que le bureau de Dumbledore : une surface de pierre plate et sombre sur laquelle il n'y avait rien d'autre que la source de cette lumière verte, beaucoup plus brillante vue de près. [Tom] l'observa en plissant les yeux. Tout d'abord, il pensa qu'il s'agissait d'une sorte de lampe puis il vit qu'elle provenait d'un bassin de pierre assez semblable à une Pensine, posé sur un piédestal.
Dumbledore n'accorda pas la moindre attention : il renvoyait l'embarcation sur la rive du lac. L'action l'accaparait totalement. Peut-être devait-il manier des enchantements complexes qui requérait toute sa concentration. Tom saisit sa chance. Le cœur cognant très fort contre sa poitrine, il sortit le papier de sa poche. Un seul mot y avait été inscrit au crayon : bague. N'osant jeter le papier dans le lac (comment les inferis réagiraient-ils?), mais ne préférant pas plus conserver un tel indice sur lui, Tom s'empressa de le gober. Ce n'était pas très agréable d'avaler un bout de papier détrempé par l'eau de mer, mais la prudence primait sur l'inconfort.
Quelques longues secondes plus tard, Dumbledore se retourna et reporta toute son attention sur Tom. Se doutait-il du subterfuge ? Peut-être. Dans le doute, Tom utilisa l'attaque comme défense.
— J'ai toujours su que je devais me méfier de vous, siffla Tom avec une colère qui n'avait rien de feinte. Mais vous êtes encore pire que tout ce que j'avais imaginé !
Dumbledore soutint sans ciller l'accusation de son ancien élève.
— Je ne suis pas ton ennemi, Tom. Je ne l'ai jamais été, énonça-t-il dans le plus grand calme.
— Pas mon ennemi ? Se révolta Tom. Vous m'avez enlevé pour me livrer à Grindelwald ! Vous ne songez qu'à m'utiliser, moi et la Claviculae, pour des projets inavouables !
— C'est une manière de présenter les choses. Certes, il est regrettable que Gellert ait reporté sur toi, une partie de la colère qu'il éprouve à l'encontre de ton double. Mais tu es destiné à servir une noble et grande cause, Tom. Je te l'aurais expliqué, si j'avais eu la moindre chance de te convaincre. Mais tu es trop dans la méfiance. Tu n'aurais jamais consenti à me suivre, même si c'est pour le plus grand bien.
« Regrettable ». Voilà un doux euphémisme. Grindelwald l'avait torturé, physiquement et psychologiquement. Par moment, Tom tremblait encore au souvenir de ses mains qui s'étaient posés sur lui, de ses gestes déplacés, de la crainte qu'il ne recommence et qu'il n'aille plus loin. De l'inquiétude aussi qu'il éprouvait pour Susan, qui n'était pas plus à l'abri de la concupiscence du mage noir.
— Harry vous faisait confiance !
— Oui, il me faisait confiance. Jusqu'à ce qu'il te rencontre et que tu instilles le doute en lui. Il a préféré fuir par ses propres moyens d'enfants plutôt que de se tourner vers moi qui aurais pu l'assister lorsque le Ministère a décidé de l'arrêter. Ça aussi, c'est regrettable. Seul dans la nature, qui sait quel danger il encourt ? A quel malheur il s'expose ? Je ne doute pas de la sincérité de votre amitié, mais à cause de ta méfiance contagieuse, il se retrouve exposer à bien des dangers.
— Je n'ai rien eu à faire pour le faire douter de vous ! Protesta Tom. C'est vous, tout seul, qui êtes responsable de sa méfiance ! C'est vous qui lui avez caché la prophétie ! Vous aussi, qui lui avait caché qu'il était l'Horcruxe de Voldemort ! Vous encore, qui avez nié ma vision de Grindelwald recevant une pomme d'or !
Pendant l'espace de quelques instants, Dumbledore considéra ses arguments avec le plus grand sérieux. Il acquiesça.
— Tu as raison. J'ai manqué d'attention. Je corrigerai cela à l'avenir. Harry a beaucoup de compassion pour le monde qui l'entoure. Peut-être un peu trop pour comprendre que des sacrifices sont nécessaires au plus grand bien. Notre monde va mal, Tom. Il est malade. Tu n'as pas pu le voir comme je l'ai vu. Les moldus sont toujours plus nombreux, avec leurs industries polluantes, leur déforestation massive, les conflits incessants. Si nous n'intervenons pas dès maintenant, dans quelques décennies, nous verrons émerger de nouvelles pandémies, des groupuscules terroristes toujours plus meurtriers, des conflits armés qui risquent d'entraîner le monde dans une nouvelle guerre mondiale avec des nations dotées de l'arme atomique, le tout dans des écosystèmes ravagés. Les moldus ne sont pas faits pour être livrés à eux-mêmes, Tom. Je crois que nous sommes d'accord sur ce point. Ils ont besoin d'une tutelle.
— Malgré tous vos sermons de tolérance, vous êtes exactement comme Grindelwald et Voldemort, cracha Tom avec une vague de haine qui le surprit mais qu'il ne regretta tant il haïssait Dumbledore en cet instant du plus profond de ses tripes.
— C'est là que tu te trompes. Je n'agis pas pour ma petite personne égoïste, ni par goût du pouvoir. C'est le bien de tous qui me motive. Rien de plus. Et puis eux… ils ne pensent qu'à leur petite échelle. Leur projet manque d'envergure, d'audace, de grandeur !
La lueur verdâtre du piédestal jetait des ombres inquiétantes sur Dumbledore qui paraissait transcendait par son grand projet. Tom tressaillit d'effroi. Heureusement, l'arrivée proche de Susan détourna l'attention de Dumbledore. Tom eut la tentation de pousser Dumbledore dans l'eau… mais cela suffirait-il à l'arrêter dans ses sinistres plans ? Tom en doutait.
À son tour, Susan posa le pied sur la petite île. De nouveau, Dumbledore usa de sortilège complexe pour renvoyer l'embarcation sur la rive. Les deux adolescents échangèrent un regard. Susan aussi, songeait à pousser Dumbledore dans les eaux sombres du lac. Mais elle aussi, doutait du succès d'une telle tentative.
— Bien, déclara Dumbledore une fois la barque repartie, attaquons-nous à la véritable épreuve.
Dumbledore s'approcha du piédestal. Le bassin était rempli d'un liquide vert émeraude qui produisait cette lueur phosporescente.[…] Presque machinalement, Dumbledore brandi à nouveau sa baguette, décrivit un cercle dans les airs et prit la coupe de cristal qu'il venait de faire apparaître.
— Il faut boire la potion pour activer la première porte vers Avalon, expliqua-t-il. Et qui d'autre que la descendante de la Mort pour affronter son épreuve ?
Dumbledore tendit la coupe à Susan. La jeune fille blêmit, mais s'empara de la coupe avec un courage stoïque.
— Non ! S'opposa Tom glacé d'horreur.
Cette potion avait été ensorcelée par la Mort en personne. Tom le sentait à travers le Nisir : elle vibrait selon un rythme macabre et terrifiant, prête à ravager l'esprit du pauvre hère qui se risquerait à y plonger ses lèvres. Électrisé par une nouvelle surcharge de peur, Tom appelait déjà à lui le Nisir pour défendre Susan. Pour toute réponse, Dumbledore libéra son aura magique qui se mit à briller dans le Nisir avec une puissance terrifiante. Il tança Tom d'un regard sévère.
— C'est bon, Tom, intervint Susan. Je vais la boire. Elle ne me tuera pas. C'est la première épreuve… c'est qu'il faut bien la franchir en restant en vie, non ?
Joignant le geste à la parole, plongea la coupe dans le bassin. Malgré son air résolu, sa main tremblait.
— Non, ne la bois pas, supplia Tom.
Une idée terrible traversa alors son esprit. Mais après tout… pourquoi pas ? Leur situation n'était-elle pas assez désespérée pour justifier un tel geste ? Tom se rapprocha du bord.
— Ne bois pas, prévint-il, où je fais encore un pas. Je vais vraiment le faire, tu sais ? Comme ça, ils n'auront pas la Claviculae…
Dumbledore ne tolérera pas une telle révolte. Une force invisible repoussa Tom vers le centre de la petite île. Une pression l'écrasa au sol. Des liens l'attachèrent au piédestal. Même en se débattant avec toute l'énergie du désespoir, Tom fut incapable de se libérer. Un bâillon l'empêcha bientôt de parler.
— Tsss, tu aurais pu soutenir ton amie dans l'épreuve, mais au lieu de ça, tu as voulu jouer au héros, déplora Dumbledore. Une telle attitude de ta part me surprend…
Le très fourbe directeur de Poudlard se tut soudain. Sans doute pour détourner son attention de Tom, Susan vida la coupe en quelques grandes gorgées. Terrifié, Tom la regarda, serrant si fort ses poings que ses ongles meurtrissaient sa chair.
— Eh bien, voilà un bon début, commenta Dumbledore.
[Susan] hocha de la tête, les yeux fermés. Tom sentait sa souffrance dans le Nisir. A l'aveuglette, [elle] replongea la coupe dans le bassin, la remplit à nouveau et recommença à boire.
Sans mot dire, [Susan] vida trois coupes de potion. Puis, au milieu de la quatrième, [elle] se mit à chanceler et tomba contre le bassin. Ses yeux étaient toujours clos, sa respiration haletante.
Tom aurait voulu hurler son nom, courir à son secours, la prendre dans ses bras, la soutenir. C'était impossible. Ligoté, bâillonné, il était le témoin impuissant du supplice de son amie.
Son visage se contractait par instants, comme si [elle] était profondément endormie, mais plongé en plein cauchemar. Sa main qui tenait la coupe se relâchait, menaçant de renverser la potion. [Dumbledore] tendit le bras et attrapa le verre de cristal pour le remettre droit.
— Il faut boire, Susan, souffla Dumbledore d'une voix plus calme que douce.
[Susan] respira avec difficulté puis [elle] s'exprima d'une voix tordue de souffrance.
— Non… Je… Je ne peux pas…
Les plaintes de l'adolescente n'atteignirent pas la sérénité de Dumbledore qui porta la coupe à ses lèvres pour la forcer à boire.
— Papa… maman… je suis tellement désolée, sanglota Susan.
Incapable de lui venir en aide, Tom était au supplice. Ne pouvait-il ainsi que la regarder boire cette potion de malheur que Dumbledore la forcer à boire avec une cruelle indifférence ? Comment Dumbledore pouvait-il ne pas frémir alors qu'il était lui-même sensible au Nisir ? Susan souffrait. La douleur lui tordait les entrailles. Pas une douleur physique, mais une douleur psychique et cela avait un côté bien plus implacable : elle n'avait plus aucun espace mental où se réfugier pour lui échapper. Tom percevait avec une intensité crue, toute cette tristesse qui lui labourait le cœur, ce déchirement intérieur que rien ne saurait réparer, cette colère brûlante qu'aucun mot ne pourrait apaiser, ce dégoût d'elle-même enfin, pour ce qu'elle avait fait.
— Je… je suis désolée, gémit-elle. Il fallait que je sache… il fallait vraiment… Je… Je l'ai quitté dès que j'ai un prétexte… Non… Arretez…
Mais Dumbledore n'arrêta pas et Susan fut obligée d'avaler une nouvelle gorgée.
Tom remarqua à peine Voldemort qui arrivait sur l'île, avec son regard vide et ses gestes d'automate. Susan eut un léger répit alors que Dumbledore renvoyait la barque. Elle s'effondra sur le sol. Tom tendit son esprit vers elle. Il l'effleura à travers le Nisir, chercha à lui apporter un peu d'apaisement. Il avait lu quelques articles à ce sujet, sur l'art sorga réconfort, sans vraiment y accorder de l'importance. Aujourd'hui, il regrettait amèrement son dédain pour une telle pratique qu'il n'avait pas jugé assez noble.
Susan leva vers lui un visage humide de larmes. Leurs regards se croisèrent. Leurs esprits se connectèrent davantage. Toute la souffrance de Susan se déchargea en Tom en une fraction de seconde. Il manqua d'être submergé. Il usa de la médiation sorga. Une inspiration, une expiration. Il se connecta à la terre, sous ses fesses, se laissa traverser par les émotions de son amie qui s'écoulait à travers lui, comme de l'électricité dans un fil conducteur, avant de se dissiper dans la terre.
Inspirer, expirer.
Il y avait beaucoup à canaliser. Des émotions, des sensations, des images que Tom aurait voulu ne jamais connaître. Un lien profondément intime les unissait désormais, bien plus puissant que tout ce qu'une légilimencie classique aurait pu créer.
— Voilà qui est intéressant, commenta Dumbledore.
Il les observait avec un regard à disséquer le monde, comme un savant fou observerait le comportement atypique de deux fragiles souris prisonnière de la cage. Sa curiosité ne dura que quelques instants : très vite, il reprit la coupe et força Susan à boire. Un gémissement échappa à la jeune fille. Sa douleur s'intensifia. Jouer le paratonnerre ne suffisait plus.
Peut-être guidé par la présence rassurante du Nisir, une idée s'invita dans l'esprit de Tom. Ou plutôt une image. Des myosotis. Les fleurs préférées de Susan. L'emblème de sa famille. Il se les représentait, avec leur pétale délicat, leur bleu profond, leur cœur d'or. Il y avait quelque chose d'intensément doux dans la contemplation de ses fleurs, comme un amour maternel, comme une étreinte chaleureuse, cette main sur l'épaule qui apaise, et cette voix qui murmurait que cette douleur, bien qu'atroce, finirait par s'atténuer.
De nouveau, le regard de Tom et Susan se croisèrent. Si elle trembla en avalant de nouvelle gorgée de la potion, elle ne sanglotait plus, ni ne suppliait plus. Susan trouvait sa force d'avancer en Tom, dans l'affection profonde et sincère qu'elle lui portait, et qui lui permettait d'endurer bien des épreuves pour le protéger. Elle était résolue à échanger sa vie contre la sienne quand le moment se présenterait. Tom, alors que rien ne l'y obligeait, utilisait le Nisir pour se connecter à Susan, souffrir avec elle, la soulager en portant une partie de son fardeau.
Une odeur sucrée s'invita à ses sens, alors que de nouvelles fleurs poussaient aux côtés des myosotis : des iris en nuance de bleu canard et bleu électrique. La Claviculae vibrait sur la même fréquence que leur cœur parfaitement synchronisé.
La coupe en cristal racla le fond du bassin. L'épreuve touchait à sa fin. Tom et Susan avaient perdu la notion du temps, entre souffrance et félicité. Grindelwald arrivait dans sa barque, mais cela ne les inquiéta pas. À travers les myosotis et le parfum des iris, les deux adolescents ressentaient une présence à l'amour et la compassion infinie qui les enveloppait dans une étreinte invisible. Ils étaient prêts à se sacrifier l'un pour l'autre. Ils n'avaient plus peur de la Mort : elle se tenait à leur côté et les accompagneraient jusqu'au bout.
Le bassin était enfin vide.
Susan haletait, à quatre pattes contre le sol. Parfois elle pleurait. Parfois elle riait. De ses larmes qui heurtèrent le sol, fleurirent des myosotis.
— C'est inédit, n'est-ce pas ? Demanda Grindelwald troublé par le phénomène.
— Elle est la descendante d'une incarnation de la Mort, rappela Dumbledore. Elle est capable de supporter l'épreuve. Elle n'a même pas encore bu le contre-poison… Par sécurité tout de même…
Dumbledore tira une petite fiole argentée de sa poche, et la fit boire à Susan. Encore très faible, elle commençait déjà reprendre des couleurs.
— Le môme t'a posé quelques problèmes, remarqua Grindelwald en désignant Tom du bout du doigt.
— Il a voulu protéger son amie, confirma Dumbledore. Il s'est bien plus différentié de Voldemort que ce que nous pensions. Rien de problématique. C'est juste… surprenant. Mais il se tiendra sage à présent, parce qu'il a compris qu'il n'y a qu'ainsi qu'il pourrait protéger son amie, n'est-ce pas, Tom ?
Tom acquiesça, malgré une envie soudaine de sauter au cou de Dumbledore pour l'entraîner dans les eaux sombres et hantés du lac. Dumbledore leva sa baguette ses liens disparurent. Sitôt sur ses jambes, il se précipita au côté de Susan et la prit dans ses bras pour lui apporter autant de réconfort qu'il lui était possible. Susan se laissa aller contre lui. L'espace de quelques douces secondes, il n'y eut plus qu'eux et la présence invisible de la Mort.
— Et maintenant ?
A peine Grindelwald avait-il prononcé cette question, que dans un raclement de pierre, le piédestal se mit à tourner sur lui-même. Et plus il tournait, plus il s'enfonçait dans la terre. Il finit par disparaître complètement, jusqu'à faire apparaître un trou. A la lumière des lumos, Tom distingua les premières marches d'un escalier très étroit et très raides qui descendaient vers les plus profondes ténèbres.
— Maintenant, nous descendons, répondit Dumbledore.
Susan et Tom échangèrent un dernier regard. Peut-être pour se donner du courage, ils cueillirent quelques-unes des miraculeuses myosotis issues des larmes de Susan et de la magie de la Mort, et les fourrèrent dans leur poche. Puis ils durent se relever et suivre le directeur de Poudlard dans les entrailles de la terre qui les menaient vers la deuxième épreuve.
Vous connaissez la procrastination ? Je suis très douée en la matière. Ca fait un an que je dois écrire l'épreuve du Sort et de la Vie (tout le reste est déjà écrit). Pour l'épreuve du Sort, j'ai un souci parce qu'on va dire que c'est pas franchement ma tournure d'esprit les énigmes tordus... heureusement, j'ai quelqu'un qui aime bien ça sous la main. Maintenant il faut que je me motive à lui décrire le contexte pour qu'il me ponde l'énigme et que derrière, j'écrive le chapitre.
Pour m'aider à surmonter la flemme, les reviews sont vivement recommandées !
