Et voilà le deuxième et dernier chapitre. Il y aura un épilogue et cette fic sera fini ! ** J'espère qu'elle vous aura plu, même si elle a été courte. Laissez une petite review, ça fait toujours plaisir


CHAPITRE 2

La voir s'effondrer comme-ça me glaça le sang. Un cri sorti de ma gorge sans que je ne puisse bouger de là où j'étais. C'est quand Rick s'approcha d'elle en courant que le monde de remit à tourner. Dans ma tête, rien n'avait plus de sens. Carol, griffée, par terre, sang. Rôdeur... C'est comme si un fouet m'avait frappé. Je réalisai soudainement l'étendue des dégâts. Je couru vers elle, la prit dans mes bras, alors que Rick ordonnait qu'on la mette dans une cellule. Furieux, je regardai Rick. Celui-ci eu un regard désolé. Il posa sa main sur mon épaule et dit :

« - C'est le seul moyen de nous en sortir. Si elle se réveille et qu'elle nous mord, nous sommes fichus. »

Je me débattis et secouai la tête. Il ne pouvait pas lui faire ça. Elle n'était encore un rôdeur. Elle était encore humaine, putain. Mais je ne dis rien pour contredire Rick. Il avait totalement raison, d'un côté. Si Carol devenait rôdeur et qu'elle nous mordait, nous serions fichus. Je soupirai et suivis Rick dans une cellule. Les autres restaient à l'écart, les larmes aux yeux. Et dire que c'est moi qui devrais pleurer... J'essayai de reprendre contenance en bombant le torse, mais rien n'y fit. Je la posa délicatement sur une couchette. Rick me demanda silencieusement si je voulais rester enfermé avec elle. Je hochai la tête, sans dire un mot. Je m'assis par terre, la tête posée contre le mur. Je l'observai. Elle n'avait pas l'air d'avoir mal. Je soupirai de nouveau et je commençai à me ronger l'ongle. Pourquoi était-ce tombé sur elle ? Je fermai les yeux. L'histoire de Merle m'était sortie de la tête pendant un instant. Et maintenant il revenait pour me dire « Je te l'avais dis. T'aurais dû rester avec moi. Bien fait. Ça t'apprendra à laisser ton frère tout seul. ». Je soupirai de nouveau quand j'entendis Carol bouger.


Quand elle ouvrit les yeux, Daryl sentit son cœur battre la chamade. Il se releva et prit son arbalète et s'approcha doucement. La douleur à l'épaule était vive. Elle émit un petit grognement. Ça faisait trop mal. Elle cligna plusieurs fois des yeux pour s'habituer à la lumière. Puis elle vit une ombre venir vers elle. Elle pencha la tête sur le côté et reconnu l'arbalète de Daryl. Elle se sentit joyeuse, tout d'un coup. Elle murmura :

« - Daryl ?... » Elle hésita. Était-ce vraiment lui ?

L'homme lâcha son arbalète et s'approcha de la couchette. Il observa Carol. Il demanda doucement :

« - Ça va ? »

Bien sûr la question était idiote. Bien sûr que ça n'allait pas bien. Carol le regarda dans les yeux et eut un petit sourire. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète. Elle cligna des yeux pour répondre à sa question. D'accord, ce n'était pas vraiment une réponse, mais elle ne voulait pas trop lui mentir. Daryl enleva sa main et se releva de la couchette. Mais avant qu'il ne puisse partir, elle le retint par le bras. Elle venait difficilement de se lever. La tête lui tourna, mais elle ne dit rien. Elle regarda Daryl dans les yeux avant de se plonger dans ses bras. L'homme se figea un instant, ne sachant quoi faire. Puis il se détendit et l'enroula des ses puissants bras. Ses doigts frôlèrent la blessure. Daryl se recula vivement. Carol le regarda dans les yeux, secouant la tête.

« - Ça va aller. N'est ce pas ? » Demanda-t-elle.

Il ne répondit pas. Les larmes que Carol retenaient jusque là coulèrent sur ses joues. Daryl s'approcha d'elle et la reprit dans ses bras. Non, ça n'allait pas. Elle allait mourir. Il allait la perdre, alors qu'il était revenu juste pour elle. Carol se recula et plongea ses yeux bleus dans ceux océan de Daryl. Il se sentit hésitant. Carol demanda :

« - Pourquoi es-tu revenu ? »
« - Pour le groupe. »

Carol le regarda longuement sans rien dire. Elle commençait à avoir froid. Elle passa sa langue sur ses lèvres et baissa les yeux. Puis Daryl rajouta en murmurant :

« - Pour toi... »
« - Tu n'étais pas obligé. Ton frère a besoin de toi plus que moi. »

Daryl secoua la tête. Non, ce n'était pas vrai. Peut-être qu'elle, n'avait pas besoin de lui, mais lui avait besoin d'elle. C'était comme une bouffée d'oxygène quand il la voyait. Il posa une main sur le front de Carol, qui eu un léger mouvement de recul. Il baissa la main et se retourna. Elle commençait à avoir de la fièvre. Ses yeux brillait à cause de sa température. Daryl soupira et donna un violent coup de pied dans la grille en murmurant :

« – Fais chier ! »

Carol comprit directement ce qu'il se passait. Elle s'approcha de lui et mit une main sur son bras. Elle vit alors les yeux pétillants de larme de Daryl et cela la choqua. Elle secoua la tête en disant :

« – Tu n'es pas obliger de rester là. Je ne veux pas te faire de peine. Daryl. »

Elle murmura son prénom une nouvelle fois avant qu'il la regarde dans les yeux. Ses yeux bleus océans. Il plongea alors dans ses pensées.
Pourquoi faut-il que tu te sois fait attraper ? Pourquoi faut-il que ce soit tomber sur toi ? Si Dieu existe, alors ce n'est qu'un con. Pourquoi te faire subir tout ça ? A toi ? Pourquoi n'a-t-il pas pris quelqu'un d'autre ? Il a d'autres gens, bordel. D'autres gens, des putains de mecs et de femmes. Mais ne dit-on pas que ce sont les meilleurs qui partent d'abord ? Putain, mais pourquoi cette phrase est aussi vraie. Je te regarde dans les yeux à cet instant et je vois toute la peur qui t'habite. Et la fatigue. Je vois bien que tu ne vas pas tarder à sombrer, que cette malheureuse griffure va t'emporter, et ça m'est insupportable. Je sers les poings de colère. Ce monde est tellement mal foutu. Je reviens vers le groupe et là, toi, ma seule, ma précieuse amie, tu t'es faite avoir. Mais qu'as-tu fais pour mériter cela ?

« - Ne pleure pas. »

Daryl sortit brusquement de ses pensées. Carol avait posé une main sur sa joue. Il soupira et baissa les yeux. Non, il n'allait pas pleurer. Pas maintenant en tout cas. Carol essaya de le rassurer avec un sourire. Mais ça ne ferait rien. Il plongea ses yeux dans les siens et ils se regardèrent ainsi pendant quelques secondes. Le cœur de Carol se mit à accélérer et Daryl s'arrêta de respirer. Elle avait maintenant sa main sur son bras. A ce moment là il se sentit si proche d'elle qu'il sentait son souffle chaud sur son visage. Il vit les yeux de Carol basculée vers ses lèvres et il frissonna. Était-ce raisonnable de faire cela maintenant, alors qu'elle allait mourir ? Mais il n'eut pas le temps de se poser plus de question. Les lèvres de Carol entrèrent en contact avec les siennes et Daryl ferma instantanément les yeux. Il ne savait pas vraiment quoi faire. Les lèvres de Carol avait un peu le goût de terre. Mais ce n'est pas ce qui lui importait. Ce qui lui importait c'était l'importance de l'acte. Il sentit ces drôles de papillons voler dans son ventre. Carol soupira de bonheur.

Daryl sentit Carol se défaire de lui. Paniqué à l'idée de lui faire face, il l'attrapa par la taille et approfondit le baiser. Mais Carol le repoussa. Elle le regarda dans les yeux et soupira. Sans qu'elle ait besoin de parler, il comprit immédiatement ce qu'elle voulait dire. Ils se faisaient du mal pour rien. Elle allait mourir, et cela n'allait que l'attrister un peu plus. Affaiblie, elle s'assit sur la couchette en murmurant :

« - Désolé ... »

Daryl resta planté là, ne sachant quoi faire. Encore dans la torpeur de leur baiser. Carol était toujours là, et elle lui demandait pardon. Pardon alors que lui aussi l'avait voulu. Il baissa la tête, détournant le regard, en murmurant à son tour :

« - C'est moi... »

Mais il s'arrêta net. Carol venait se rabattre au fond de sa couchette, les pieds ramenés contre son corps. Elle grelottait, comme si on était en hiver. La pâleur de son visage était effrayant et Daryl comprit ce qui se passait. Il s'assit sur la couchette et dit :

« - Ça va aller, OK ? »

Carol hocha la tête lentement et ferma les yeux. Il n'avait jamais assisté à la mort d'un proche. Ni en transformation d'un rôdeur. Daryl la secoua lentement en disant fermement :

« - Hey, gardes les yeux ouvert, Carol. »

Elle hocha de nouveau la tête sans les rouvrir. Elle n'avait plus la force. Il la secoua de nouveau mais cette fois ci il n'eut pas de réponse. Il attrapa son arbalète et s'approcha de Carol. Il l'appela en la secouant doucement mais elle resta de marbre. Il sentit son cœur battre la chamade. Il toucha son cou, prit son pou, et c'est là qu'il sut que c'était réellement fini. Il se releva subitement et envoya un grand coup de pied dans la grille en criant :

« - MERDE ! CAROL ! »


Dans la salle, tout le monde savait déjà ce qui était entrain de se passer. Beth était collée contre son père, laissant les larmes couler sur ses joues, Rick, quant à lui, avait Judith dans les bras, Carl assit à ses côtés, la tête basse pour ne pas montrer sa faiblesse. Michonne était dans un coin, ne sachant quoi faire. Elle n'avait pas beaucoup connue cette femme, elle ne pouvait pas exprimer sa tristesse. Maggie et Glenn se tenaient collés l'un contre l'autre, Maggie la tête plongée dans les bras de Glenn qui la berçait tendrement. Rick eu un petit soupir et adressa un regard triste à Hershel. C'était donc comme-ça qu'elle allait finir...


Daryl était entrain de balancer tout ce qu'il pouvait dans la cellule, sentant les larmes lui picoter les yeux. Mais merde alors ! Qu'il avait été stupide ! Pendant un instant il s'était dis que ce n'était qu'un cauchemar, que Carol ne s'était pas faite avoir par ce rôdeur, et maintenant, tout lui revenait en pleine figure. Il cria de nouveau, quand derrière lui il entendit un grognement. Il se retourna vivement. Le rôdeur venait de se réveiller. Carol était là, le teint pâle, les yeux injectés de sang. Elle se releva et s'approcha en grognant de Daryl. Celui-ci pleura douloureusement en la voyant ainsi. Alors qu'elle fonçait sur lui, il la repoussa. Il ne pouvait pas la tuer. Elle revient vers lui et de nouveau il la repoussa. Le rôdeur trébucha contre la couchette et s'effondra. Daryl prit son couteau et l'enfonça dans la tête de Carol, pleurant à chaudes larmes. Il roula sur le côté et s'assit contre le mur, les jambes contre lui, observant le cadavre de la défunte femme. Il sanglota longuement avant de fermer les yeux douloureusement.

Elle était morte. La femme que j'avais aimée. Je venais de la tuer, celle qui m'avait redonné le sourire. Elle qui m'avait enfin aimé pour ce que j'étais. Elle tout aussi timide que moi, mais qui au fur et à mesure était devenue une vrai guerrière. Elle que j'avais failli laisser tomber. Que j'avais laisser tomber quand Sophia était morte. Mais que vais-je devenir sans elle ? Je n'ai plus rien. Merle aussi est parti. Je l'ai laisser seul, dans la forêt. Et maintenant je pleure comme une mauviette. Elle est morte celle que j'aime. Et je ne lui aurait jamais dis à quel point je tenais à elle. Même si les gestes expliquent tout.