Chapitre 60: 60ème rencontre
Une fois la commande passée, Pansy rejoignit Hermione déjà attablée. Elle recula gracieusement sa chaise avant de s'y asseoir toute aussi élégamment. L'acte seul y attira la paire marron sur ses belles courbes et Hermione dut s'y attacher un peu trop longtemps car un rire amusé s'échappa des lèvres inquisitrices de Pansy.
-Je ne te pensais pas pour être un de ses types à lorgner une jolie fille sans défense. la taquina l'ex-verte.
Hermione grogna du fond de sa gorge pour s'y être fait attraper.
-Je ne lui suis pas d'habitude. avoua-t-elle honteusement en essayant de s'y cacher malgré ses joues rouges d'embarras qu'elle savait être visible pour l'autre sorcière.
-Hmm... fredonna-t-elle un semblant de réflexion. Je ne suis pas certaine de te croire, Granger. lui dit-elle en ne laissant transparaître aucune émotion.
Hermione fronça des sourcils en observant attentivement sa partenaire de table. Elle y chercha un indice de ses pensées et bien que l'autre sorcière fut assez forte pour s'y tenir, une fissure glissa sur son masque impassible le temps d'un clignement et ce fut suffisant pour que la lionne le note. Un léger rictus au coin des lèvres, tirant sur un sourire joueur et ses yeux verts chargés d'un bon défi.
-Il est vrai! garda-t-elle un ton sérieux en lui indiquant de se rapprocher. Pansy le fit, tout à fait titiller par l'appel et quand elle fut assez proche, Hermione lui chuchota à l'oreille ses quelques mots: seulement quand il s'agit de toi, amour. claqua-t-elle ce dernier mot de manière sensuelle. Puis elle se recula afin de se délecter de la nouvelle rougeur apparue sur les joues pâles.
Pansy la regarda avec une telle fureur après s'être forcée à se réinitialiser sur son siège à l'arrivée du serveur portant leur plat respectif qu'elle en fit trembler la lionne. Elle but sa première gorgée d'eau afin de soulager sa gorge asséchée dont elle devait donner le crédit à la sorcière la plus intelligente de sa génération.
Évidemment, elle savait qu'Hermione saurait voir à travers son jeu mais c'était toujours déconcertant de l'entendre la déjouer si facilement. A partir de maintenant, elle devait se souvenir de garder ses yeux rivés et verrouillés sur ceux en chocolat afin de la tenir aussi ébranlée qu'elle se sentait car un Parkinson n'était pas connu pour reculer.
