Bonjours bonjours... Voici le premier chapitre d'une histoire qui, je le sens, va être un plaisir à écrire...
Bonne lecture
PS: Les personnage sont tous les miens mais Fascination reste un modèle pour certaines idées.
*Réécrit et corrigé le 06/01/2012*
Chapitre 01
Encore un rêve. Ça faisait bien 5 ans que toutes les nuit elle cauchemardait. A chaque fois c'était lui. Ce vampire sans nom.
Elle était couverte de sueur. Elle lui dégoulinait dans le cou, la faisant trembler. Il allait falloir qu'elle prenne sa douche rapidement.
Arrivée dans sa cabine de douche elle pesta contre elle-même d'avoir encore eut peur d'un personnage irréel qui hantait ses nuits depuis tellement longtemps, qu'il en devenait habituel. Pourtant elle ne pouvait passer une nuit sans sursauter, sans hurler ou sans, blasée, se réveiller couverte de cette pellicule de sueur si désagréable.
Sa douche terminée, elle regarda par la fenêtre de la salle de bain, enroulée dans une grande serviette aubergine. Il faisait beau dehors. Il était très tôt et la brume matinale couvrait le sol. La nature était luxuriante en ce mois de Mai. Les journées commençaient à vraiment se rallongées et la chaleur pointait le bout de son nez. C'était pourtant difficile d'aller dehors sans veste. C'était connu que à New Forest dans le Hampshire en Angleterre, la chaleur mettait du temps à arriver.
Elle regarda sa montre sur le lavabo et s'agita violemment. Il était 7 heures et il fallait qu'elle soit à 8 heures en ville pour ouvrir sa librairie. Elle habitait en campagne dans une vielle maison qu'elle avait déniché et restauré. Son plus proche voisin se trouvait à plusieurs kilomètres et elle mettait 25 minutes pour aller en ville en vélo. Heureusement pour elle le terrain était plat et c'était plus un plaisir qu'une contrainte d'aller travailler à vélo. Et puis elle n'avait pas de voiture... Trop cher et trop de mauvais souvenirs pour elle.
Elle bu rapidement un verre d'eau et engloutit une barre de céréale. Donna à manger à Spoon son poisson télescope noir et enfila sa veste en même temps qu'elle prenait son sac, la bouche encore pleine d'un chocolat qu'elle avait attrapée au vol. Elle enfourcha son vélo rapidement et partit. Elle fit un demi-tour rapide alors qu'elle avait fait quelques mètres, et revînt fermer sa porte d'entrée.
Qu'elle était belle Charlie McMorrow sur son vélo, les cheveux dans le vent, brillant au soleil, dévoilant des reflets roux sur ses cheveux bruns. Son teint de porcelaine, tacheté de tâches de rousseurs, rougissait avec le froid et sa cambrure dévoilait sa taille fine et sa petite poitrine arrondie. Ses yeux gris se fermaient à chaque rayons de soleil trop éblouissant et son sourire donnait du baume au cœur en le voyant.
Elle entra dans la ville encore un peu endormie et salua chaque personne qu'elle croisait. Les gens d'ici l'avaient vite acceptée. "Elle est si gentille", dirait certains, "elle me semble être une bonne fille" dirons d'autre. Mais ceux qui serons le plus proche de la vérité dirons "qu'elle à l'air mélancolique mais en même temps tellement forte que s'en est déroutant".
Elle est devenue orpheline il y a longtemps. Ses parents sont morts dans un accident de voiture un après-midi d'été. C'était il y a 15 ans. Il ne savent pas ce qui c'est passé. Leur voyage en couple s'est soldé par un brasier avec leur voiture à quelques pas de leur domicile. Le choc avait été terrible, les tuant sur le coup, voilà tout ce qu'on avait pu dire à la famille. Cela avait un peu atténué les peines de Charlie et sa sœur ainée Lisbeth. Les deux sœurs McMorrow étaient devenue orpheline l'une à l'age de 10ans, l'autre à l'age de 18 ans. Lisbeth avait prit soin de sa sœur avec l'aide de leur oncle Jean et cela avait permit à Charlie de grandir dans une famille aimante. Leurs parents avaient laissés une somme d'argent conséquente, ainsi, Lisbeth fit ses études de droit pour être avocate et Charlie obtînt une licence en édition. Elles vivaient à Londres mais Charlie avait commencée à vouloir partir à la campagne, dans un lieu plus paisible, un peu comme sa campagne natale, Coventry dans le West Midland.
Le soir de la mort de ses parents, charlie s'était enfuie de chez elle. Elle avait courue dans la campagne et était venue s'étaler sous un arbre. Un grand et vieux chêne qui laissait passer la lumière de l'astre blanc. Elle avait des larmes aux coin des yeux mais ne pleurait plus. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que perchée sur une branche, quelqu'un la regardait. Il la trouvait belle cette jeune fille, le teint de lait et les yeux humides à la pâleur de la lune. Depuis ce jour elle ne quitterait plus sont esprit. Elle deviendrait sa drogue, sa raison de vivre, si vivre était le mot. Dans tout les cas, elle était son dû.
Charlie arriva à sa librairie à l'heure. Elle ouvrit la porte, s'installa tranquillement et alla retourner l'écriteau disant "We are closed" , devenant "We are open". Elle alla s'asseoir derrière la caisse et machinalement, comme tous les jours, elle empoigna son tas de feuille et se mit à écrire.
Charlie n'avait pas un job comme les autre il faut dire. Durant ses années à étudier l'édition, elle avait développé un fort attachement à l'écriture et ses amis l'avaient poussée à tenter sa chance chez un éditeur surtout qu'elle avait des contactes grâce à ses professeurs. Elle avait été éditée très vite aux édition De Nuit, son roman se vendit rapidement et les critiques étaient plutôt bonnes. Désormais elle avait de quoi vivre paisiblement encore plusieurs années. Dans New Forest, tous savait qu'elle était écrivain et cela ajoutait à son mystère. Elle était arrivée un beaux jour, avait achetée la maison de la vielle Giselle qui était morte 3 mois auparavant et un beau jeune homme l'accompagnait. Ils crurent tous que c'était son petit ami voir son mari mais en réalité c'était Josh Lockhart, un de ses plus proches amis, architecte et célibataire endurcit. Il était venu pour l'aider dans ses travaux. Tout le monde jasait sur eux et les rumeurs sur la nouvelle venue étaient allées de bon train. Depuis, tous connaissaient son nom sa profession et sa boutique qu'elle avait achetée quelques mois après avoir emménagée.
Depuis son arrivée, elle avait publié un roman et était sur le point d'en achever un autre. Elle passait tout son temps à écrire lorsqu'elle était dans sa boutique et certains curieux tentaient en vain de lire au dessus de son épaule. Malheureusement elle écrivait beaucoup trop mal pour qu'on la comprenne et ses feuilles ressemblaient plus à un champs de bataille de qu'à une feuille de roman. Elle était bordélique et pour une fois ça lui était utile.
Dans sa librairie elle avait souvent des visites de fans qui venaient la rencontrer et elle ressentait toujours un plaisir immense à les accueillir dans sa boutique et à leurs parler. Jamais l'un d'eux n'avait été trop démonstratif, elle s'en félicitait. A Londres c'est ce qu'elle avait le plus mal vécu et avait fui cette ville remplie de fous qui veulent vous photographier pour le seul motif que vous êtes plus ou moins connu. Sa maison en campagne profonde lui procurait le calme dont elle avait besoin pour écrire mais de temps à autre elle rendait visite à sa sœur à Londres pour trouver l'inspiration et revoir ses amis.
Elle devait partir dans moins d'un moi chez sa sœur. L'échéance allait arriver à son terme et elle voulait être là pour l'événement. Lisbeth McMorrow était enceinte de 7 mois et demi. Depuis plusieurs années elle vit avec James Stanford, un historien académicien. Ils sont fous amoureux et Lisbeth devait accoucher bientôt et se marier dans la foulée. Elle avait décidée ça sur un coup de tête et ne lâcherait pas son projet comme ça.
La journée s'était écoulée rapidement. Charlie avait fini ses pages manuscrites et sa journée de travail. Elle avait vendu 3 livres et avait mangée un begel.
Le retour à vélo lui reposa l'esprit et en arrivant chez elle, elle alla s'étaler sur son canapé, exténuée. Il était 6 heures comme le lui indiquait sa montre. Il faisait un temps magnifique dehors. Elle décida de sortir derrière sa maison, un paquet de chips dans la main. Elle alla sur le banc qu'elle avait mit sous le vieux mimosa et s'y allongea, le paquet sur le ventre. Elle avait le sourire aux lèvres en se disant qu'elle ne devrait vraiment pas manger des chips à cette heure-ci, surtout en guise de repas. Le soleil filtrait entre les branches. Elle ferma les yeux pour profiter de la chaleur du soleil sur ses paupières. Petit à petit une torpeur lente la gagna. Elle s'enfonça dans les limbes du sommeil sans difficulté et étrangement sans aucune crainte quant à ses mauvais rêves.
Elle voulut ouvrir les yeux. Mais des mains l'en empêchaient. Elle se persuada alors qu'elle dormait toujours. Elle était peut-être somnambule. Puis, elle put les ouvrir. Les mains s'étaient retirées. Elle se trouvait dans un labyrinthe végétal. Un labyrinthe comme on les voyait dans Alice au pays des merveilles. Elle sentit une main sur son flanc. Elle tourna la tête vers son possesseur. C'était lui. Toujours lui. Elle le regarda avec fascination alors qu'il l'entraînait à travers le dédale.
Ils débouchèrent sur une sortie. Elle sortit de sa transe et regarda le paysage qui se dressait face à elle. C'était si beau. Un grand lac illuminé par des milliers de bougies qui flottaient à sa surface dans une nuit noire, sans lune. Les bougies s'éteignirent dans un souffle glaçant la scène. Tout devînt beaucoup moins chaleureux. Elle frissonna la main, sa main, toujours sur son flanc. Puis, l'astre blanc et lumineux apparut. Elle le regarda avec intérêt.
"Tu as toujours été si belle lorsque la lune éclairait ton visage."
Avait-elle rêvé? Avait-il réellement parlé. Lui si muet, si silencieux d'habitude. Avait-il réellement parlé de sa voix suave et envoûtante? Elle resta sonnée plusieurs minutes. Pour la première fois en cinq ans, elle avait entendu son vampire parler. Elle entendait encore sa voix chanter à son oreille. Elle en était sûre. Jamais elle n'oublierait cette voix.
Tellement obnubilée par ce son, elle en avait oublié la situation. Désormais, Il était en train de se pencher vers son cou blanc pour, comme chaque nuit, la mordre et lui aspirer le sang. Seulement cette nuit ci elle n'était plus la même. Elle sentait que la voix de cet homme lui ferait retrouver la sienne. Elle s'écria soudain
" Non!... Je... Je ne veux pas."
Il s'éloigna d'elle lentement. La peine se lisait sur son visage. Il avait l'air si triste ou... Si déçu. Son visage était si tiraillé que Charlie ne pu rester de marbre. Elle attrapa sa main d'un geste brusque, comme si elle agissait instinctivement. Il fut surprit de son geste mais l'accepta avec bonheur. Il se rapprocha une nouvelle fois d'elle et posa sa main libre sur son visage. Elle ne voulait pas lâcher l'autre. Comme si ce moment allait s'évanouir avec elle. Leurs yeux ne pouvaient se lâcher eux non plus. Leurs visage se rapprochaient instinctivement. Encore quelques minutes et ils s'embrasseraient. Ils restèrent ainsi plusieurs minutes, se scrutant l'un l'autre, voulant retenir chaque ride, chaque millimètre de peau de l'un ou de l'autre. Leurs respirations se faisaient haletantes. Leurs lèvres allaient se sceller l'une à l'autre dans la seconde.
seulement le destin en avait décidé autrement et une voix parvînt à leurs oreilles. On appelait Charlie. Mais la voix était si floue qu'elle ne parvenait pas à déterminer d'où elle venait. Puis son vampire s'éloigna, aussi rapidement qu'avec douceur. Elle s'accrocha à sa main mais elle s'envola en fumée. Tout son corps commençait à disparaître de la même manière. Elle ne pouvait rien faire contre. Elle le regarda disparaître lentement, elle avait envie de pleurer en perdant ce contact. La voix extérieure se répéta plus fortement et d'un coup, elle se réveilla. Le sursaut était si fort qu'elle eut du mal à respirer.
Elle regarda où elle se trouvait et se rappela qu'elle était dans son jardin. Ses chips étaient tombés au sol, la lune avait pris la place du soleil, une larme coulait sur sa joue mais elle sentait encore la peau de son adonis sur la sienne. Elle porta sa main à sa joue et ferma les yeux à leur contact. La voix qui l'avait séparée de cet homme se répéta, elle venait de sa maison...
Nausicaa.
Voila voila... J'éspère que ce chapitre vous plaît et que je ne vous déçois pas.
J'attends vos impressions avec hâte
