Bonjour tout le monde, voici le 2ème chapitre de ma petite histoire, en espérant que ça vous plaira toujours autant ^^
Merci à tous ceux qui ont laissé des reviews ou ajouter cette histoire à leurs histoires préférées !
Je n'ai rien de plus à ajouter, à part : Bonne lecture !
PARTIE 2
Hermione fulminait littéralement de rages. Elle se demandait comment les jumeaux, qui étaient désormais majeurs et avaient leur propre entreprise, pouvaient encore se montrer aussi puériles. Et Ron, qui n'avait même pas bougé le petit doigt pour la soutenir ! Refermant la porte de son armoire d'un geste violent elle enfila à la hâte un T-shirt propre et un pantalon et s'assit sur son lit, les poings toujours serrés de colère. Elle promena son regard autour d'elle et constata d'après le lit vide que Ginny n'avait pas dormi avec elle cette nuit encore, tout comme les autres nuits depuis son arrivée au Terrier. Elle savait que son amie se glissait en douce dans l'ancienne chambre de Percy quand tout le monde était couché, là où dormait désormais Harry. Bien sûr, à part elle personne n'était au courant, et elle préférait ne pas imaginer la réaction de Ron si jamais il l'apprenait. Elle avait promis au deux amoureux de garder le secret, comprenant très bien leur situation. Dans quelques jours ils partiraient pour la quête des horcruxes et Harry et Ginny voulaient profiter au maximum du temps qui leur restait à passer ensemble, la rouquine ayant réussir à convaincre le survivant de lui laisser au moins cela avant de partir sans elle.
Étouffant un soupir elle entendit des pas dans l'escalier et reconnut la démarche pesante de Ron. Qu'est-ce qu'il était bruyant ! Un son métallique lui parvint tandis qu'un juron retentit d'une voix forte. L'imbécile, il allait réveiller toute la maison ! Elle savait que Bill, qui logeait dans la chambre à l'étage au dessus et qui était toujours affaibli par la morsure qu'il avait subi, avait besoin de repos. Elle ouvrit la porte de sa chambre juste au moment où le rouquin passait devant. Comme une furie Hermione l'attrapa par le col de son T-shirt et l'entraîna dans la pièce en refermant la porte après lui.
- Ron ! Tu vas réveiller ton frère ! gronda-t-elle alors que ce dernier s'affalait sur son lit.
Elle réprima à grand mal le frisson qui l'empoigna en voyant son grand corps sur son lit à elle. C'était une étrange vision, et également une étrange situation que de se retrouver seule avec lui dans une chambre vide. Qui plus est quand c'était dans sa propre chambre.
- Pas ma faute si j'me suis cogné ! maugréa-t-il en se tenant le pied.
Hermione leva les yeux au ciel.
- Ca t'apprendra à ne pas regarder où tu vas !
Il lui lança un regard noir.
- Peut-être que si tu ne m'avais pas trempé pour rien je n'aurai pas été obligé de monter me changer.
Elle remarqua soudain que son T-shirt, encore humide à cause de son sortilège, lui collait à la peau et laissait deviner les muscles de son torse. Elle n'avait jamais vu Ron dénudé et déglutit difficilement, sentant ses joues se colorer. Il n'était pas mal du tout, exactement comme elle l'avait imaginé…
- Et bien qu'est-ce que tu attends ? lui cria-t-elle pour chasser ses sordides pensées. Tu es en train d'inonder mon lit !
- Dis donc Miss Grognonne, c'est pas toi qui disais qu'il ne fallait pas faire de bruits pour ne pas réveiller les autres ? Alors arrête un peu de crier !
Ne trouvant rien à redire elle croisa les bras sur sa poitrine et lui lança un regard assassin.
- En plus, il va peut-être falloir me couper l'orteil, marmonna-t-il.
Hermione leva les yeux au ciel devant le ton plaintif du rouquin et vint s'asseoir à côté de lui. Qu'est-ce qu'il était douillet !
- Fais-moi voir ça.
- Je n'ai pas besoin de ton aide.
- Ron… gronda-t-elle.
- Alors arrête de te moquer de moi.
- Mais je n'ai rien dit !
- Tes yeux parlent pour toi, dit-il d'un ton boudeur.
Elle sourit franchement cette fois-ci.
- Ca fait très mal hein ! se défendit-il.
- Je sais, concéda-t-elle pour le calmer, c'est juste que je me demande comment quelqu'un qui a une carrure aussi solide que la tienne puisse être aussi douillet !
Elle rougit en se rendant compte de ce qu'elle venait de dire et baissa les yeux vers le sol pour ne pas voir sa réaction.
- Ca arrive à tout le monde, poursuivit-elle comme si de rien n'était. Je me suis déjà fait une fracture à l'orteil quand j'étais enfant moi aussi.
- Ah bon ? demanda-t-il, étonné, alors qu'il la laissait examiner son pied.
- Oui, j'étais petite et je jouais à la balançoire avec ma cousine quand elle m'a poussé trop fort, lui raconta-t-elle dans l'espoir d'atténuer sa mauvaise humeur et de lui faire oublier sa douleur, et accessoirement ce qu'elle venait de laisser échapper. Je suis tombée et dans ma chute mon pied a tapé contre un rocher : direction l'hôpital pour me mettre un plâtre.
- C'est quoi un plètre ?
- Un plâtre. C'est une sorte de coque que mettent les docteurs moldus quand leur patient se casse quelque chose, tenta-t-elle d'expliquer. Je ne pense pas que ce soit très sérieux, ajouta-t-elle en lui relâchant la cheville. Tu devrais mettre un peu de glace dessus, c'est tout.
Un silence gêné s'installa alors. Hermione ne savait plus quoi dire et Ron ne paraissait pas décider à sortir de sa chambre.
- Où est Ginny ? demanda-t-il en voyant son lit vide.
- Heu… Je crois qu'elle est partie dehors… mentit la jeune fille en évitant son regard.
- Si tôt ?
Il fronça les sourcils et Hermione rougit de plus belle.
- Je n'en sais rien, dit-elle sur un ton exaspéré. Je ne surveille pas les faits et gestes de tout le monde comme tu le fais toi.
Elle n'avait pas pu s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle, il fallait toujours qu'elle le provoque. Au moins avait-elle détourné la conversation de Ginny…
- Je ne surveille personne ! répondit-il en haussant lui aussi la voix. Ce n'est pas moi qui suis tout le temps après les gens pour les obliger à faire leurs devoirs ou à adhérer à cette stupide sale…
- C'est S.A.L.E ! Et ce n'est pas stupide, sinon j'aurai appelé ça Ron Weasley !
Il se leva d'un bond et allait partir quand la porte de la chambre s'ouvrit à la volée.
- Il me semblait bien avoir entendu le doux gazouillement de vos voix, lança Ginny, sarcastique, alors qu'elle entrait dans la pièce.
Harry, qui était sur ses talons, la suivait de près et pénétra également dans la chambre.
- Ce n'est pas que ça nous gêne, poursuivit ce dernier, il faut dire qu'on y est habitués depuis le temps, mais vous allez finir par réveiller Bill.
- C'est lui qui a commencé ! dit Hermione d'un ton indigné en lançant au rouquin un regard assassin.
- Quoi ? ! Harry ce n'est pas vrai, c'est cette furie qui m'a arrosé tout à l'heure dans la cuisine ! Elle a essayé de me noyer !
- Peu importe ! coupa Ginny en voyant que son amie allait répliquer. On s'en fiche. Soit vous arrêtez tout de suite de vous chamailler, soit on vous vire d'ici à coups de pieds au derrière pour que vous alliez crier dans le jardin. D'ailleurs, vous devriez peut-être y aller, je suis sûre que vous arriveriez à faire déguerpir les gnomes en quelques minutes, ça nous éviterait une corvée.
Les deux concernés s'enfermèrent dans un silence boudeur et il fallut à Harry tout son sang froid pour ne pas rire.
- Allez viens Ron, ça te dit une bonne petite partie de quidditch pour te détendre ? proposa-t-il. On n'a qu'à aller chercher Fred et Georges.
Ron hocha la tête et ils sortirent tout deux de la chambre, le rouquin prenant néanmoins le temps de lancer à Hermione un coup d'œil meurtrier.
A SUIVRE
