Ta daaaam!

Chapitre 06

Josh parcourut la forêt et les alentours toute la nuit mais ne trouva rien. Il rentrait dépité, sûr de ce qu'il avait sentit et totalement hors , il savait qu'elle était là. Son flair ne pouvait le tromper.

Il était 6 heures du matin lorsqu'il pénétra dans la maison de Charlie. Il était persuadé qu'elle dormait à l'étage. Quelle ne fut pas sa réaction lorsqu'il entra dans la chambre d'ami et qu'elle était là, assise devant son ordinateur, en train de taper des kilomètres de texte. Elle semblait exténuée et en rogne, il le reconnaissait à ses épaules tombantes. Il se rapprocha d'elle doucement et se plaça à coter. Il pu voir son visage boursoufflé par les pleurs et portant des traces de fatigues. Seule la lumière de l'écran d'ordinateur et celle de la lune l'éclairait, la rendant blême. Il avait envie de sourire en voyant ce spectacle plutôt affligeant il faut le dire, mais il se retint, pensant qu'il pouvait être la cause de cet état et donc faire le malin serait expressément proscrit. Elle commença à parler mais elle avait tellement la gorge sèche qu'elle ne put que sortir des sons non identifiés et totalement inconnus de l'oreille humaine. Elle toussa légèrement pour s'éclaircir la voix et réussit à dire, même tout bas " Tu faisait quoi ? ", sur le ton du reproche.

Il était responsable? Du ton de sa voix, il était responsable. Il souffla un bon coup et se prépara à la joute verbale qui allait s'engager. " J'étais sortit.

- Ça j'avais vu, merci... Et pour faire quoi ? Toute la nuit., elle insista fortement sur le dernier élément.

- J'arrivais pas à dormir.

- Hon hon., fit-elle en acquiesçant.

- Sois pas fâchée. Et toi tu fais quoi ici ?

- J'arrivais pas à dormir non plus... T'étais pas dans la chambre... T'es nul ! "

Elle se mettait à faire l'enfant. Il était vraiment très mal. La tempête commençait juste.

" Tu as mal dormi ?, demanda-t-il tout mielleux.

- Mal serait un euphémisme. Je me suis réveillée au milieu du salon. Est-ce qu'on peut qualifier ça de mal dormi ?, continua-t-elle toujours dans un râle douloureux.

- Au milieu du salon ? T'es somnambule toi maintenant ?

- Non non, j'ai lévité pour atterrir en bas, ou non j'ai mieux! Je me suis téléportée..., elle ne souriait pas vraiment,. Bien sûr que j'ai du être somnambule ! T'en a de ces questions !

- Du calme ! Je pose juste la question, c'est tout. C'est la première fois? C'est ce que j'ai voulut dire.

- Pffff, oui. Désolé mais je suis d'une humeur massacrante ! J'avais juste besoin d'une épaule sur laquelle pleurer et j'ai espéré que tu pourrais jouer ce rôle mais tu n'étais pas là. Je suis juste morte de fatigue.

- T'inquiète pas. Je peux allumer la lumière ? Il fait noir comme dans un four ici !

- Vas-y. "

En allumant la lumière, il put se rendre compte de la situation exacte. Charlie avait les yeux cernés, un édredon sur le dos, les cheveux en bataille comme si la seconde guerre mondiale s'était rejoué dans sa jungle capillaire et ses beaux yeux gris étaient vitreux. Elle avait dû écrire pendant des heures. Son teint ne paraissait visiblement pas blême, il l'était, tout simplement.

Il alla se placer derrière elle et posant ses mains sur ses épaules, il regarda l'écran. Il était écrit " chapitre 30 hein?". Il lui demanda alors " Tu en étais où hier ?

- Au chapitre 5. Pourquoi ?, sa voix était rauque et fatiguée.

- Et tu es sur le chapitre 30 depuis quant ?

- Et bien..., elle soupira, disons deux bonnes heures.

- Tu as écris tout ça en si peu de temps. Je crois que tu as vraiment le moral dans les chaussettes. Ça te dirait un chocolat chaud made in Josh ?

- Je sais pas...

- Je sais que tu les adore, ne te fais pas prier !

- Dans ce cas... Si je ne peux pas refuser...

- Tu n'as pas le choix !

- Donne moi dix minutes et je te rejoins dans la cuisine. "

Il acquiesça et commença à partir. Avant de sortir, il la vit hors de son cocon de molleton et pu apercevoir la robe noire. Il ne l'avais jamais vu avant et comme le soir précédant, il s'accorda à dire que jamais elle n'aurait acheter ça d'elle-même. Il y avait anguille sous roche dans cette histoire.

Pendant qu'il allait dans la cuisine s'affairer pour le bien de Charlie. Celle-ci se leva doucement et retira la robe qui commençait à la mettre très mal à l'aise. Elle retira tout d'abord les bretelles, puis elle se tourna vers la psyché qui était là, face à elle. Elle ne se reconnaissait pas. Jamais elle n'avait parut si abattue, jamais elle n'avait sentit une douleur si affreuse dans sa poitrine, jamais elle ne s'était trouvée aussi belle mais aussi froide qu'un roc, jamais, sauf à la mort de ses parents.


Qu'est-ce qu'elle pouvait détester sa sœur dans des moments pareils! Ses parents rentraient le jours même d'un voyage en amoureux rapide dans la région des lacs. Pour leur retour la vielle dame gentille qui avait acceptée de s'occuper d'elles leurs avaient fait enfiler à toutes deux des robes du dimanches. Elles étaient propres, et bien peignées. Sa sœur, Lisbeth s'était sagement assise sur les marches du perron dans l'attente de la voiture mais Charlie, elle, ne pouvait tenir en place. Elle guettait sans arrêt la route et semblait déçue à chaque fois que ses espoirs étaient déçus. Sa sœur la houspilla et ce fut l'élément déclencheur. D'un coup, Charlie s'élança vers les champs en courant et hurla qu'elle irait de l'avant pour les intercepter sur le trajet.

La vielle dame lui cria qu'elle ne serait plus présentable mais que diable, l'avait-elle déjà été? Cette petite n'en faisait qu'à sa tête et rien ni personne n'arrivait à la séparer de la nature. En riant, les cheveux au vent, Charlie dévalait pentes et bosquets, elle sautait par dessus les cours d'eau et s'éraflait les jambes avec les orties. Ses cheveux s'étaient emmêlés lorsqu'elle était passée sous une haie. Des feuilles mortes s' étaient emberlificotées dans ses cheveux rebelles. Sa crinière de feu semblait s'embraser avec le vent. Elle arriva alors au carrefour de la route et du chemin qui menait à leur propriété, composée de tous les champs que Charlie venait de traverser. Elle s'arrêta essoufflée, se tenant les genoux. Doucement elle releva la tête avec un sourire immense. Ses parents adorés lui avaient promit un cadeau de taille lors de leur retour.

Puis, elle distingua de la fumée au loin. Les feux étaient pourtant interdits dans cette région à cette époque. Elle commença à s'en approcher et distingua une masse jaune enflammée. D'un coup la réalité lui frappa au visage. Il s'agissait d'une voiture. Celle de ses parents. Elle courut vers elle. Elle vit l'autocollant sur le pare choc en train de fondre et n'eut plus aucuns doutes: Cette carcasse brulante était leur voiture.

Elle n'arriva plus à respirer durant de longues, très longues secondes puis, d'un coup, une masse se formait dans sa gorge, elle se comprimait. Elle mit sa main dessus mais ne pu la faire partir. C'est tout naturellement qu'un sanglot suivit d'un spasme l'ébranla. Elle hurla à la mort et repartit en sens inverse pour aller chercher de l'aide, impuissante.

Plus tard dans la soirée, après que les policiers soient venus, la vielle dame qui ne cessait de répéter combien elle se sentait désolés pour ces deux enfants, les mit au lit.

Charlie tenta de s'endormir mais chaque fois que ses yeux se fermaient, les images du brasiers revenaient. Sa sœur avait le regard vide en face d'elle. Elle susurra son nom mais Lisbeth ne réagit pas. Incapable de rester là, Charlie se leva et sortit par la fenêtre. Lisbeth ne la disputa même pas et la vielle dame était sortie depuis longtemps déjà.

La lune était éclatante. Elle la contempla quelques minutes et se mit à courir dans la seule direction possible: Vers l'arbre, son arbre. Arrivée devant se vieux marronnier tout biscornu, elle regarda de nouveau la lune et commença à converser avec elle dans sa tête. Elle lui rappelait ses parents, si lumineux et pleins de vie. Elle s'approcha du fleuve qui passait à coté et se mira dedans. Son reflet approximatif et tremblant était pâle. Elle croyait voir une de ces poupées de porcelaine qui ne bougeaient jamais sauf qu'elle, elle ne souriait pas, elle n'y arrivait pas. Malgré cela, elle avait une beauté froide, improbable pour une enfant de son age.

Elle en eut marre et retourna sous l'arbre, à l'abri de la lune. Cette inquisitrice. Puis elle fit marche arrière, la regarda à nouveau puis dit à haute voix " Papa, maman, il faut partir! Je vais m'en sortir. Il faut me laisser vivre par moi-même. Mais je saurais que vous êtes là lorsque la lune se pointera." Elle retourna sous le couvert des feuilles et s'allongea. Elle mit ses bras sous sa tête, en croix et ferma les yeux. Le vent la chatouillait et elle laissa échapper une dernière larme pour ses parents morts dans un accident de voiture.


Elle revint à elle, devant son miroir. Une trainée humide barrait sa joue droite. Elle l'essuya avec hargne et retira la robe qu'elle portait encore. Elle se sentait souillée par elle. Elle enfila un vieux T-Shirt à Josh qui trainait là et retourna à la réalité: Une bonne odeur de chocolat chaud.

...

Dehors, il la contemplait depuis un bon moment. Elle avait grandit, avancée dans la vie et bien qu'elle semblait plus forte, cette sensibilité ne l'avait jamais quittée. C'est ce qu'il avait aimé chez elle.

Il la revoyait sous cet arbre, à la pâleur de la lune, si frêle, si belle, même pour une enfant. Désormais adulte, il la désirait tout autant, même plus, d'un désir dévorant, ardent.

Alors?

Pas mal? En tout cas moi je suis contente de moi =)

Je vous laisse me dire ce qui va et ce qui ne va pas bien entendu ^^

Merci du fond du cœur à toutes celles qui m'ont laissé des messages dernièrement, ça me motive énormément!

MADmoiselle Acide: Encore merci pour tes commentaires =) J'adore le lire! J'espère que ça te plaira encore longtemps! (enfin si j'arrive à écrire longtemps aussi XD) Du coup je vais plus vite que toi dernièrement... Ça fait trop peur! Je vais me freiner! Non? Ah OK! Ça serait pas cool!

caropat07: Merci pour tout tes messages! Ça me touche vraiment d'avoir ton avis! En tout cas j'essaye d'aller plus profond dans mes personnages mais mes phrases restent courtes... Je n'y arrive pas autrement. Je pense que j'essaye de donner le ton comme ça ^^ J'attends ton commentaire au pied levé ^^

Lala: Ah ah! Et non je ne dévoile pas encore tout mais ont comprends un peu mieux le début de tout non? Et puis le titre devient plus évident d'un coup n'est-ce pas XD Merci de me lire en tout cas. Ça me réconforte ^^