Et voila la suite!
Bonne lecture!
Je ne rajoute rien de plus ^_^
Chapitre 13
Après cette expérience plus que traumatisante, elle s'était évanouie. Enfin c'est ce qu'elle croyait, mais en fin de compte, son cerveau avait juste effacé et occulté ce dont elle n'avait pas besoin de se souvenir. Alors que sont cerveau actuel avançait dans les souvenirs, la Charlie bébé, elle, continuait son bout de chemin en commençant par hurler son mécontentement d'être sortie de sa maman.
La Charlie qui nous intéresse quant à elle se réveille dans un couffin, seule et en couche. Elle a froid et ne voit pas grand chose tant ses yeux sont collés mais elle entend tous les bruits alentours. Il y a des « bip » un peu partout et aussi des femmes qui rigolent dans une autre pièce, le bruit étant étouffé.
En dressant l'oreille, elle entend la voix de sa mère « Mais vous êtes ignobles ! Vous avez vu dans quel état est ma fille ? Enlevez lui tout ça tout de suite ! Je vous avais prévenus ! Vous n'auriez jamais dû faire cette erreur, croyez moi !
- Mais madame, votre fille est si différente ! On ne peut pas la laisser partir comme ça ! Vous vous rendez compte des progrès médicales que nous pourrions faire grâce à elle ?
- Je me contrefout de vos recherches ! Ma fille n'est pas un rat de laboratoire et n'a pas à souffrir pour vos idées tordues ! Je vous avais prévenu et vous avez signé une clause vous stipulant être discret et ne pas chercher à comprendre quoi que ce soit d'anormal ! Regardez dans quel état elle est ! Elle a des tuyaux sur tout le corps ! Comment peut elle bouger ? Vous êtes un monstre ! »
Charlie voulut bouger ses doigts pour vérifier les dires de sa mère. Elle sentit les tuyaux de plastiques qui semblaient sortir d'elle. Elle fronça les sourcils et voulut crier qu'on lui enlève, mais un truc lui obstruait la bouche, c'était un autre tuyau. Elle tapa des poings sur le matelas sous elle avec ses petites mains et un bip plus strident que les autres s'enclencha. Une personne entra et cria qu'il fallait vite lui remettre un tuyaux qui s'était enlevé. Elle n'avait pourtant rien sentit.
Cependant, au moment de remettre le tuyau, le son de la voix de sa mère résonna « Arrêtez ça tout de suite ! »
Plus personne ne bougeait. Elle aurait entendu une mouche voler. Mais déjà elle se calmait, sa mère était près d'elle, miracle pour elle qui sentait toujours un vide lorsqu'elle pensait à cette femme qu'elle avait aimée plus que de raison et qui dans son présent n'était plus.
Au bout de quelques minutes de silence, elle sentit des mains tendres lui toucher le bras. Une sensation de liberté la gagnait aussi vite que les mains la touchaient. Puis le tuyau dans sa gorge disparu et elle pu avaler une grande goulée d'air. Sa mère la prit dans ses bras et lui susurra dans l'oreille « Ne t'en fait pas ma chérie, plus personne ne te fera revivre ce cauchemar, je te le promet. Notre différence ne te causera plus jamais de soucis. »
Sur ces mots, Charlie ferma totalement les yeux de béatitude même si des tas de questions se pressaient dans sa tête « Différence ? Cauchemars ? Soucis ? Que voulait dire tout ça ? »
Elle se réveilla dans un autre lit. Elle reconnu le lit de bébé que ses parents lui avaient acheté. Elle l'avait gardé longtemps dans sa chambre même si elle ne pouvait plus dormir dedans. Quant elle avait une dizaine d'années, elle mettait toutes ses peluches dedans et leurs chantait des chansons. Cependant, ici, elle dormait dedans. Elle leva une de ses mains au dessus de son visage. Elle est si petite. Elle en conclu, qu'elle n'a pas plus de deux ans. En fait elle a un an et elle vient de terminer sa sieste.
De la lumière forte l'éblouie, elle met ses mains sur ses yeux. Elle ne voit donc pas deux grosses mains l'attraper. Elle les ouvres par surprise et découvre face à elle le visage de son père. Elle a une expression si étonnée sur le visage que son père se moque d'elle « Eh bien ! Tu ne t'attendais pas à me voir ? Je sais que ta maman est plus importante mais essai de faire semblant... Tu es si mignonne ! Nous avons bien travaillés. Toi et ta sœur êtes nos trésors. » Charlie fit alors son plus beau sourire. Elle aurait voulut pleurer de bonheur tant les mots de son père lui venaient droit au cœur. Bien qu'au fond elle lui aurait bien hurlé « On est tes trésors mais vous nous avez laissées seules ! C'est trop dur sans vous ! »
Il lui fit à son tour un sourire et la coinça entre son bras gauche et son torse. Elle se sentait si bien en cet instant, comme protégée de tout et de tout le monde. Il se déplaça et alla vers le salon où la mère de Charlie écrivait dans le sofa. « Chris, notre petite étoile est réveillée. Elle doit avoir faim tu ne crois pas ?
- Bien sûr... Mais Frantz, tu peux aussi bien lui donner son goûter, elle adore la compote.
- Malheureusement, tu sais qu'elle ne jure que par toi ! Nous allons devoir faire quelque chose ! Et puis elle crache partout et j'adore ma chemise.
- C'est tellement dommage que je sois en train de rédiger mon rapport à mon père. Et puis comme ça tu réussiras peut-être à l'amadouer...
- Tu es perfide !
- C'est pour ça que tu m'aime. »
Chalie ressentit tous l'amour que ses parents éprouvaient l'un pour l'autre. Elle était un peu vexée qu'ils ne se battent pas pour s'en occuper mais s'était si agréable d'être là qu'elle ne s'en plaignait pas.
Son père l'installa sur sa chaise et posa devant elle un bol de compote de pomme. Elle avait très faim d'un coup et tendit les bras pour attraper l'écuelle. Son père la recula rapidement en riant « Cette coquine à faim on dirait. »
Il lui mit alors une grande cuillerée de compote dans la bouche et elle l'avala en souriant. Elle voulut lui dire merci mais ne fit qu'un « gaaaaheuuu »
Elle mangea sa compote avec un réel plaisir et n'embêta pas une fois son père. Il lui essuya la bouche et lui embrassa les deux joues pour la récompenser. « C'est comme si elle comprenait ce qu'on disait Chris. Elle a tout mangé sans rien balancer !
- C'est ton pouvoir de super papa !
- Crois-moi, j'abandonnerais bien mon don pour celui de super papa ! Ce serait beaucoup plus util !
- Ne dit pas d'idioties, Aphrodite serait vexée d'entendre ça de la bouche de son fils unique.
- Justement ! Elle me met trop la pression en ce moment ! J'ai envie de profiter de mes deux filles et de ma superbe femme plutôt que de m'occuper des affaires politiques !
- Areuh !, fit Charlie alors qu'elle aurait voulu lui demander ce que son travail de paysagiste avait de politique.
- Tu vois ! Elle aussi elle voudrait que je reste !
- Et moi aussi tu sais mais tu as des devoirs envers nos alliés et si tu ne fais rien ils vont se retrouver dans une situation plus que délicate ! Les sylves n'étaient plus revenues ici depuis des lustres.
- Je sais bien... Bon, je te la confie. Je dois appeler Josh. Il est encore paumé dans je ne sais quel pays, à la recherche de ses foutues armoiries qu'il n'est pas foutu de retrouver.
- Gahhh ? (Josh?)
- Elle n'a vu Josh qu'une fois mais elle l'apprécie déjà ! Fit sa mère.
- Certes mais jamais elle n'épousera un vampire ! Ce serait vraiment trop dure pour elle !
- Qui te parle d'épousailles ? Tu es vraiment un papa poule. Aller passe-la moi. Va lui téléphoner.
- Tient. A plus tard ma perle en sucre.
- Paaaaaaa... Paaaaa.( Papa ! Ne part pas!)
- Elle a dit papa ! Fit-il tout ému !
- Tu vois ! Elle t'adore ! Aller va bosser ! Ria sa mère en tapant les fesses de Frantz.
- Oui mon commandant. »
Frantz sortit de la pièce en souriant et Charlie qui était dans les bras de sa mère se retrouva assise dans le sofa, calée avec des coussins. « Alors ma puce, comme ça tu dis papa et pas maman ? C'est pas très gentil pour moi ça ! Riait-elle.
- Gahhhh Reuuu. (Mais non ! Je t'aime aussi !)
- Oui c'est ça, justifie toi avec des bruits tout mignons ! Tu es vraiment maligne !
- Baaaaa (Mais non ! Je veux tellement comprendre ce que vous dites et vous serrer dans mes bras!)
- Oui oui ma chérie !
- Taaaaa Beeeee Gaaaaaa ! ( Mais non ! Et puis avec seulement un Baaaa je peux rien dire ! C'est horrible!)
- Calme toi. Essaie de dire maman. MA-MAN !
- Maaaaaaa gaaa heu ! (Mais maman arrête ! Je suis moi mais à 25 ans !)
- Presque ! Essaie encore !
- Maaaaaa... Maaaaaa. (Mais... Mais non!)
- Ouiiiiii ! Frantz ! Elle a aussi dit Maman ! Frantz !
- Elle a dit maman ? Dit-il tout essoufflé, encore au téléphone. Il avait courut pour venir jusqu'au salon.
- MaaaaaaMaaaaa. Fffffff( Maman... Voilà vous êtes content Pfffff)
- Wow ! C'est génial ! Elle est super douée ! Mais pourquoi elle souffle ?
- Elle doit être fatigué. Dit sa mère.
- Oui ça doit être ça. Josh me dit qu'il faut qu'on arrête de la couver. Quel abrutit... Oui t'es un abrutit ! »
C'est alors que les paupières de Charlie devinrent lourdes et elle s'endormit.
Elle rouvrit le yeux mais sentit son corps beaucoup plus lourd et plus grand. Elle était allongée dans l'herbe. Elle se redressa et regarda autour d'elle. Il faisait beau, chaud et elle était en short et T-shirt. C'était l'été. Elle se leva et reconnu le paysage. La mer et les landes. Elle a 9 ans et se trouve en Irlande avec ses parents et sa sœur pour les vacances d'été. Elle court alors jusqu'à leur location en riant. Elle arrive à la maison assez vite et aperçoit ses parents sur la terrasse. Sa mère semble paniquée et son père lui frotte le bras pour la réconforter. Charlie ralentit et part se cacher derrière le mur. Elle tend l'oreille. « Chris, je sais que c'est dur mais on ne peut pas faire autrement. C'est même toi qui me dit toujours qu'il faut faire face à ses devoirs. Le conflit se rapproche et je veux protéger nos deux filles. Elles doivent vivre loin de ça.
- Mais Frantz... Charlie est encore si jeune. Je n'ai pas encore pu lui révéler ce que nous sommes et elle a encore tant de choses à connaître.
- Je sais. Il faut que l'on en parle à Lisbeth. Elle prendra soin de sa sœur si jamais il nous arrive quelque chose.
- Seule ? Non. Elles ne sont pas prêtes. Je ne veux pas ça pour elles...
- Maman ? Fit Lisbeth qui entra. Je sais déjà tout. Je vous espionnais la nuit dernière.
- Lisbeth... Fit Frantz
- Non papa. Je suis grande et j'ai compris la situation. Je veux vous aider.
- Non. Tu...
- Je rien maman ! Dites moi tout. Moi aussi je veux que Charlie ne sache rien elle est trop petite. Il faut que l'une d'entre nous assume tout ça et je pense que je suis la plus apte.
- Mais c'est trop dure. Je ne veux pas vous laisser. Gémit Chris.
- Tu sais que tu n'as pas le choix ! J'ai entendu l'appel d'hier soir. Ton père est catégorique. Répondit Lisbeth sur un ton sans appel.
- C'est... Chris, on ne peut pas lui refuser la vérité.
- Frantz ? Non.
- Chris ! Que veux-tu que nous fassions d'autre !
- Très bien. Mais je ne veux pas le lui dire. Fais le s'il te plaît.
- Oui... Lisbeth... En fait nous sommes en guerre et comme tu le sais étant des... »
Et alors tout devînt flou.
Elle reprit conscience à l'age de 10 ans. Elle est de nouveau devant cette voiture en feu. Celle qui a tuée ses parents. Enfin, celle qui est censée les avoir tués. Elle pleure déjà mais ne s'enfuie pas cette fois. Elle s'approche de la carcasse en flamme et regarde dedans. Rien. Personne. Pas de vie. Pas de siège. Le néant.
Elle s'écroule. Et regarde le spectre de ses peurs, vide. Elle tombe alors dans l'inconscience, le cœur en miette.
Une douleur affreuse lui comprime alors le corps et elle ouvre les yeux en grand. Elle est de nouveau chez le psychopathe vampire. « Alors se voyage ? Agréable ? » Sourit Marc-Edward.
Tadaaaaaam!
Alors? Ce retour dans ses souvenirs? Balèze hein! Bon j'avoue c'est gros comme truc mais au moins on approche de la révélation ;D
Je répondrais aux reviews au prochain chapitre désolés!
