Chapitre 18
« Une guerre est sur le point d'éclater ! »
Qui aurait cru qu'on attendait Charlie comme le messie à ce moment précis. L'histoire semblait réellement improbable.
Les parents de Charlie faisaient offices de porte parole entre le monde des humains, celui des dieux et autres créatures magiques et celui des enfers. Comme pour toute guerre, un problème récurent entre tous les poussaient à se tirer dans les pattes. Or dans ce cas précis, il s'agissait de la place des humains dans les questions politiques entre ces trois mondes. Certain voulait mettre au courant la population humaine de la réalité des choses et d'autres les voulait ignorant de tout. Actuellement des populations habituellement extérieures à la terre commençaient à y venir entraînant conflits et déclarations de guerre. Et quel meilleur terrain de combat que la terre quand on sait qu'aucun humain n'est plus essentiel qu'un autre aux yeux d'une majorité.
La situation est grave et au bord de la catastrophe.
"Bon... Je crois que là, vraiment, il va être temps de me laisser tranquille! Débita Charlie après ces quelques explications encore brouillons par rapport à la réalité. Je suis en train de devenir folle! Je commence à croire que je vais explosé comme une bombe à retardement si tout ceci continue. Je suis consciente que vu la tonne d'informations que vous m'avez donnez, c'est improbable que ce soit des idioties et que vous vous soyez donné le mot. J'imagine que vu la tournure que prennent les choses, je vais devoir m'impliquer dans cette grosse pagaille. Mais je te préviens Marc, je dois rentrer chez moi ce soir! Je ne vais pas supporter longtemps que l'on m'enferme. Que se soit pour mon bien ou non. J'ai besoin de respirer et de réfléchir calmement. Tu comprend?
- Je me doutais que tu allais me demander cela. Je suis contre cette idée. Je ne veux pas que tu disparaisse de mon champ de vision. Tu es ma future femme!
- Ah j'avais presque oublié ce détail pourri.
- Merci... Je n'avais pas terminé.
- Pardon... Continu.
- Je pense que tu dois rentrer chez toi tout de même...
- C'est vrai? Fit-elle avec emportement.
- Je suis prêt à te laisser partir à une condition.
- C'était trop beau. J'aurais du m'en douter.
- Au mariage de ta sœur, où je suis invité, tu devra m'accompagner comme ma compagne, porter ce que je t'ai offert et dormir dans le même hôtel que moi.
- Tu veux que je te suive comme un petit chien gentil? Toute une semaine? Tu divague? Je vais voir ma famille, mes amis et des tas de connaissances et tu voudrais que je passe le plus clair de mon temps avec toi? Tu comprend que ça me dérange.
- C'est toi qui vois. C'est ça ou tu reste ici jusqu'à ce que je décide du contraire.
- En gros l'un n'empêche pas l'autre. Dans les deux cas durant le mariage je suis collée à toi?
- Tu as tout compris.
- ... Certes. Je pense que je suis capable de le supporter. Mais crois-moi, jamais je ne t'aimerais!
- On sera deux. Tu es une vulgaire chose fragile, quelque peu utile je dois l'avouer, au caractère trempé et au corps parfait mais vraiment insignifiant. Je veux juste que tu sois ma femme pour le prestige... Et on talent divin.
- Connard!
- Merci. J'apprécie."
Et il s'en alla. Charlie tremblait autant de colère que de fatigue mais ne perdit pas une minute pour rassembler ses affaires et pouvoir ainsi décamper en vitesse. Elle ne savait pas trop pourquoi mais savoir qu'elle allait pouvoir partir ne lui faisait pas autant plaisir qu'elle l'aurait cru. Peut-être qu'avec tous ces chocs elle n'arrivait plus à rien assimiler réellement?
Elle ne se posa pas plus de questions tant elle voulait partir rapidement, elle ne savait absolument pas combien de temps durerait cette chance de partir. Elle fourra tout en bouchon dans le pauvre sac qu'on avait ramené de chez elle et commença à descendre les escaliers. C'était sans compter sur ce cher Chase, toujours dans le coin et toujours aussi dérangeant. Il était si souvent au bon endroit au bon moment qu'il en devenait vraiment flippant. Cela provoqua des sueurs froides à Charlie qui ralentit légèrement sa descente en passant à côté de lui. Il avait un petit sourire en coin et la suivait attentivement du regard. Elle alla deux fois plus vite qu'avant après l'avoir dépassé bien qu'il pouvait aisément la rattraper s'il le voulait.
Elle arriva enfin dans la grande entrée et allait passer le pas de la porte quand une main lui attrapa le bras. Elle sursauta et poussa un petit cris de souris. Cela fit rire Mary qui était celle qui la tenait ainsi. "Quelle terreur dans ton regard! On dirait que je vais te bouffer. Bien que ce serait tentant je ne suis pas sure que Marc apprécierait. Tu cours où comme ça?
- Chez moi! Fit-elle impérieuse bien que peut rassurée. Marc me l'a autorisé.
- Ah! C'est donc là qu'il faut que je t'emmène! Marc? L'appela-t-elle et il apparut alors à côté d'elles, un livre entre les mains.
- Oui très chère? Lui répondit-il sans lever les yeux de son livre.
- Puisque je la ramène chez elle, tu devrais peut être lui dire au revoir comme l'hôte courtois que tu es? Enfin ce n'est qu'une proposition. Je ne t'oblige en rien.
- Tu as raison! J'allais manquer à mes devoir d'hôte avec tout ça. Et bien Charlie, très chère, votre agressive et imposante présence ne nous manquerons que partiellement étant donné nos très prochaines retrouvailles! Je ne te dis pas au revoir mais à bientôt!
- Ce fut totalement sans aucun plaisir Marc! J'aurais aimé pouvoir dire adieu. Fit Charlie impérieuse avec le peut de courage et d'orgueil qui lui restait.
- Bien, si vos yeux à tout les deux sont prêt à se détacher de leur fabuleux combat, nous allons y aller! A plus tard Marc!
- A plus tard Mary!"
Charlie piquée au vif par la remarque de Mary, avait tourné vivement la tête et attendait d'être lâchée pour partir vers le parking à leur droite.
Mary la lâcha et elle prit la tête de la marche pour la guider. Elle ne lui parla pas mais avait un sourire amusé sur le visage. Cela agaçait prodigieusement Charlie qui s'efforça de ne pas piquer au vif cette vampirette de mes deux comme elle s'amusait à le penser. Elles arrivèrent devant une vielle chevrolet en superbe état de couleur argent. "Bien entendu le cliché ne serait pas parfais sans de superbes voitures! Fit remarquer Charlie sarcastique.
- Oh tu sais, quand on vit aussi longtemps que nous, on s'amuse à faire des collection débiles. Moi je collectionne les pierres précieuses et Chase les sortes de poisons. On laisse à Marc les vieux bouquins poussiéreux et Rose nous fait le grand plaisir des voitures qu'on peut lui emprunter. Si tu veux mon avis, ne critique pas ses voitures! Elle te tuerait et pisserait sur ton cadavre au moindre mot de travers à leur sujet.
- Il y a encore une semaine je t'aurais rit au nez mais aujourd'hui j'ai peur de croire aux moindres de tes paroles.
- Et crois moi tu as raison de le faire. Aller monte! On rentre dans ta vielle baraque!"
Charlie monta en grognant, sa maison était tout ce qu'il y avait de génial même si elle était âgée. Le trajet se fit dans un silence total. Jusqu'à ce qu'elles dépassent la forêt et se retrouvent sur la route principale. "Pourquoi n'arrête-tu pas de sourire Mary? J'ai un truc sur le visage?
- Non. Je songe juste à toi et Marc... Lui répondit-elle avec malice.
- Quoi? Qu'y a t'il entre moi et Marc à part un néant de haine et de colère? Répondit-elle avec véhémence.
- Vous êtes si aveugles que ça en devient hilarant!
- Je ne voix absolument pas de quoi tu veux parler.
- Vous êtes attirés l'un par l'autre!
- Tu débloque! Lui il est attiré sexuellement par tout ce qui bouge nuance! Et moi je le hais plus que tout au monde! Il n'y a rien d'autre à jouter. Je ne sais même pas pourquoi je discute de ça avec toi!
- Moi non plus... On est arrivé! Bonne soirée!
- Merci."
Elle n'ajouta rien de plus et prit ses jambes à son cou pour rentrer le plus vite possible. Elle ferma sa porte d'entrée, regarda par la fenêtre si Mary était partie et lentement, très doucement, elle s'allongea au sol sur le ventre et se mit à pleurer silencieusement.
Voilà! J'espère que cela vous a plu ^^
A très bientôt
PS: Je suis en vacances!
