Bonjour, bonsoir !
On espère que la chaleur vous étouffe pas trop, parce que nous ça pèse !
Sinon un gros merci à nos reviewseuses, comme d'hab les filles z'êtes géniales et puis...
Bonne lecture !
Happy : De l'amour pur ? Wow ! Et on te comprend Louis il est génial comme personnage, trop attendrissant et tout ! Quant à nos personnages, on essaye toujours de trouver des trucs nouveaux, différents pour que ça change et pas vous ennuyer :D Merci beaucoup de ta review et de ces compliments ! Au plaisir de te re-lire !
Chapitre 10
Erysse Gilbert et Eric sont tout simplement fabuleux. Je suis éblouie devant tant de classe. Comment cette fille fait pour être parfaite en toute circonstance et sans avoir l'air d'avoir fait un effort particulier ? La vie est terriblement injuste. Elle est dans une robe argentée qui semble avoir été faite pour elle, longue et à bustier, sans chichi rien mais ça n'empêche que tout le monde – particulièrement la gente masculine, ne cesse de lui jeter des regards. Elle a fait boucler ses cheveux pour l'occasion et contrairement à moi où la seule fois où j'ai essayé de le faire ça a fini par une choucroute digne de Brigitte Bardo dans ses mauvais jours, Erysse donne l'impression de sortir de chez un grand coiffeur. Je ne me suis quand à moi pas risqué dans de telles fantaisies, j'ai opté pour un chignon et ai juste réussi à rentre ma franche pas trop vilaine.
« Tu es vraiment très jolie ce soir ! s'exclame Erysse en venant me faire sa fameuse bise française. J'adore ta robe !
- Merci, tu es superbe, laché-je quant à moi du bout des lèvres.
- Oh non ! fait-elle avec modestie avec un geste gracieux de la main, c'est une vieillerie que j'ai ressortie, j'économise pour un voyage humanitaire en Thaïlande alors tu sais les robes neuves! »
Merlin, où s'arrête la perfection de cette fille ? Moi j'économise surtout pour aller au Pérou, voir le Machupichu, et n'ai pas la grande classe du prétexte humanitaire. Shaaaaame on me !
« Ed, je te l'emprunte, nous interrompt alors Eric dans un costard d'un rouge foncé, c'est notre chanson ! »
Oooooh comme c'est romantique, ironisé-je pour moi-même. Erysse me lance un sourire éclatant avant de lui donner sa main pour rejoindre la piste. Ses boucles sculptées avec soin tressautent dans son dos, comme pour narguer. Je me fais soudain l'impression d'être Polochon trouillard et rondouillet qui regarde Ariel danser avec son prince. Eric en plus, quelle ironie !
« Bon tu viens danser ou tu nous joues la grande scène du quatre ?m'apostrophe Deborah.
- T'as pas un cavalier à qui ordonner ça ? demandé-je en me servant un verre de ponch.
- Non ! s'exclame-t-elle en m'arrachant des mains le verre,bois pas cette merde !
- Euuuh, quoi c'est de la pisse de dragon ou quoi ? rié-je.
- Va savoir, avec les serpentards on est jamais certain !
- Les serpentards ? froncé-je les sourcils.
- Bones a décidé de nous faire sa drama queen puéril ! explique-t-elle. J'te jure, il a aucune tenue ce mec !
- Faut dire, vue l'état de sa chemise… faisé-je remarqué avec humour, faut pas trop lui en demander !
- Bon tu viens ou pas ? »
Et je lui emboîte le pas, me demandant qu'est-ce que je vais bien pouvoir manger si les canapés ont subi le même sort que le ponch ! Ils ont aucune considération pour l'estomac des gens !
OoOo
Ky est carrément mort de rire depuis déjà dix minutes, faut dire ya de quoi. Calum nous a fait son petit speech avec son ton supérieur et son accent écossais, nous expliquant combien les bals c'est d'un ringard bablabla. Pour finir par avaler cul-sec son verre de ponch. Qu'il a recracher sur le premier venu, autrement dit Karim, le cavalier de Deborah qui a fait un scandale. Résultat il a planté Debra qui du coup est montée sur ses grands chevaux, insultant de tous les noms Cal. Ce à quoi a répondu Amélia.
« Mais c'est pas de sa faute si c'était pas du ponch. »
Debra lui a sorti son regard de tueuse.
« On t'a demandé ton avis à toi le mollusque ?! »
Là on avait définitivement perdu Kyle.
« D'où tu causes à ma copine comme ça la morue !s'est écrié Calum. »
Pour toute réponse elle lui a jeté le contenue de son verre à la figure. Amélia a poussé un cri avant de se jeter sur Déborah pour défendre son cher et tendre. Elles ont fini aux toilettes, pour faire Merlin sait quoi. Cal quand a lui a décidé qu'il en avait assez de ce merdier et s'est tiré, me plantant avec un Kyle écroulé de rire. Il s'appuie sur moi, tentant de reprendre sa respiration.
« Et dire qu'il voulait pas venir au bal ! Ca aurait été dommage de rater ça quand même !
- Il va être encore plus exécrable que d'habitude…
- Un peu plus ou un peu moins, hausse-t-il des épaules avant de reposer son propre verre de ponch auquel il n'a pas goûté. Bon, on va danser ? »
Un sourire illumine mon visage et mon cœur rate un temps. J'hoche la tête, les mains soudaines moites. J'espère qu'il ne va pas en prendre une, il va être dégouté ! Oh non Merlin ! Mais en fait il décide juste de se fondre dans la masse, ah bon… tant mieux d'un certain côté ! Je sais pas trop à quoi m'attendre de toute façon, alors autant juste profiter ! Je suis sur ses talons, la proximité des autres m'étouffe. A moins que ça soit mon impatience et ma trouille. Je essuie discrètement mes paumes sur ma robe, priant pour que la sueur ne s'y voie pas.
Je constate avec soulagement qu'il s'agit d'un rock, et que tous les danseurs sont lancés pour certains dans une chorégraphie qui me fait presque croire qu'ils s'y sont préparés. Ky m'attrape la main – je remercie Merlin pour m'avoir fait penser à y essuyer la sueur- et me fait tournoyer. Heureusement j'arrive à maintenir mon équilibre sur mes escarpins. Manquerez plus que je me ramasse, mais on n'est jamais à l'abri de ce genre d'incident quand on ne s'appelle pas Erysse Ilithia Gilbert. Je l'aperçois d'ailleurs là bas, à danser avec une de ses amies. Je suis sûre qu'elle elle n'a aucun problème de sueur. Ça me fait me sentir soudain maladroite et poisseuse. Je m'empourpre en essayant d'imaginer quelle image je dois donner.
Heureusement, Ky semble s'en foutre royalement.
« Tu t'es entraîné sur les pas ou quoi, m'écrié-je.
- C'est un talent inné ! réplique-t-il avec suffisance.
- J'en doute pas ! ironisé-je. Ça crève les yeux !
- Hilarant Ed ! Hilarant ! »
Pour me faire taire il me fait tourner sur moi-même, je manque de m'encastrer dans un pilier, rattrapée de justesse par un Kyle hilare. Je le fusille du regard.
« Hilarant Ky ! Hilarant ! mimiqué-je. »
OoOo
« On va vous écraser, vieux ! Cette année on a un gardien du tonnerre ! »
Angel se moque de lui avec les yeux, le capitaine et batteur de l'équipe de Quiddith de Serdaigle depuis tout à l'heure n'arrête pas de s'affirmer pompeusement comme le capitaine de la meilleure équipe des quatre maisons. Jasper n'a toujours pas compris qu'il en faut plus pour faire sortir de ses gongs Angelo Rossi. C'est une montagne, rien ne peut le perturber dans sa tranquillité. On peut pas en dire autant de sa capitaine, Brienne – ou Bri pour les intimes – Colbert. Une blonde grande et élancée qui occupe le poste d'attrapeuse depuis sa deuxième année. Elle était pas loin de battre le record du grand Harry Potter.
« Même pas en rêve, c'est Angelo le meilleur et ça tout Poudlard le sait alors ton Nicolas Machin tu peux te le carrer où je pense !
- Tu peux toujours y croire ma pauvre Colbert ! ricane-t-il, tu l'as pas vu à l'entrainement !
- Tu parles de son troisième arrêt avant-hier ? elle hausse les épaules, il a manqué de se manger l'herbe ! »
J'échange un regard blasé avec Angel, pas que je soutienne pas mon équipe loin de là même, mais bon passer votre soirée à débattre sur le Quidditch… Angelo laisse glisser un sourire amusé par mon ennui. Et ça le fait rire ? Qu'est-ce que fabrique Ky ? Il a dit qu'il ramenait à boire quelque chose de buvable et ça fait bien dix minutes qu'il a disparu de la circulation.
« C'est ce qu'on verra ! s'exclame Bri avec agacement, j'vois même pas j'parle avec un crétin pareil ! Tu viens danser Angel ? »
Mon camarade d'infortune la jauge du regard, étonné par ce revirement de situation. Il hoche la tête, se lève me tapotant l'épaule au passage pour signifier sa pseudo compassion. Je les regarde s'éloigner sur la piste, avant de retourner mon attention sur Jasper qui me dévisage. Il dissimule mal son dédain, je ne suis pas digne de son intérêt visiblement. Je soupire, baisse les yeux.
« Salut ! Qu'est-ce que j'ai manqué !? »
Je sursaute en sentant Ky passer un bras autour de mes épaules, tout sourire. Il me tend un verre d'un mélange rosâtre.
« T'en as mis du temps, faisé-je remarquer.
- Parce que je suis allé chercher des provisions aussi ! se défend-t-il en me tendant un cupcake. A la myrtille ! »
J'écarquille les yeux d'envie, m'en empare avec avidité. La poitrine toute chaude par cette attention. C'est mes préférés.
« Où t'es allé trouvé ça ?demandé-je étonnée.
- J'ai des relations ma vieille, se vante-t-il.
- Bien sûr…
- Tu en doutes ? fait-il mine d'être vexé.
- Pas le moins du monde voyons, répliqué-je avec humour. C'est bien connu que t'es un VIP. »
Il me bouscule pour me faire taire, j'éclate de rire. C'est trop facile !
« Angel danse avec Brienne ? remarque-t-il.
- Ouais, hoché-je la tête le nez dans mon cupcake, en quoi c'est étonnant ? C'est un canon Angelo Rossi. »
Il me décoche un regard vexé. Je lève les yeux au ciel.
« Fais pas ta tête de mule.
- Je fais pas ma tête de mule ! grogne-t-il.
- En tout cas merci, sourié-je en désignant le cupcake.
- Il a mis du temps à venir c'lui-là ! fait-il en ébouriffant ma franche, je t'en pris ! »
OoOo
« Pourquoi ?!
- J'ai pas les chaussures pour ! rétorque Katarina à Louis.
- T'es en doc Martens, s'exclame-t-il.
- Justement, faut pas les abîmer. C'est des petites beautés.
- Elle est pas aussi rabat joie d'habitude, souffle-t-il à mon adresse, c'est juste qu'elle est pas très danse.
- Et pas très bal… ajouté-je.
- Pourtant elle a un super cavalier, fait-il en regardant tristement le sien.
- Ça reste relatif, temporisé-je.Angel a ses défauts. Mais ok, lui fais-je un clin d'œil, l'emballage à lui seul vaut le détour !
- Vous avez pas fini de reluquer mon cavalier comme deux vieilles grabataires obsédés ? demande Katarina. »
Elle aussi elle en jette ce soir, dans une robe verte sapin courte avec une sorte de corsert aux rubans noirs. Elle a beau dire qu'elle supporte pas l'ambiance coton rose du bal, elle a quand même fait l'effort d'être super chic ce soir. Elle nous dédaigne depuis tout à l'heure, et ce pauvre Louis en a presque le regard d'un chien battu, l'œil humide et quémandant. Je lui souris gentiment.
« Moi je veux bien danser si tu veux, le temps que Katarina change d'avis, proposé-je.
- C'est vrai ? fait-il un peu plus rayonnant soudainement. »
Puis, après qu'il ait promis de revenir chercher Katarina, de grès ou de force – j'attends de voir le « de force » ! – Nous rejoignons la danse, un tube très disco. En plus, Louis danse super bien ! Je suis impressionnée et met toute mon énergie à tenir la distance.
« Faut pas lui en tenir rigueur, tu sais, me dit-il après un moment, c'est pas qu'elle nous aime pas, c'est juste qu'elle est comme ça Katy ! »
J'hoche la tête, j'avais remarqué qu'elle était pas quelqu'un de très festif. Ça doit aller avec le style gothique, comme un trait officiel de la panoplie.
« Et puis elle a l'air un peu… mais en vérité c'est une gentille !il a un sourire béat d'admiration et d'affection alors qu'il décrit son amie. »
Je le trouve attendrissant, me demandant sérieusement comment des personnes aussi polaires que Katarina Collins et Louis Delacour en sont venus à devenir proches. La musique change alors, on en enchaine encore deux avant que, essoufflée, je demande grâce.
« Je vais me chercher à boire, annoncé-je – Macgo a fait remplacé en ponch en se rendant compte des méfaits de Julian. »
Il se dirige aussitôt vers Katarina, prêt à retourner à l'attaque. Je me précipite sur le ponch mais attend tout de même d'avoir vu quelqu'un en prendre une gorgée et ne pas prendre une teinte verdâtre, avant de me lancer.
« Alors, on s'est faite toute belle ce soir Eddy ? Quel exploit !»
Je me raidis, relâchant la louche pour me retourner lentement sur Alvin qui a sourire narquois placardé sur les lèvres. Mes doigts se resserrent sur mon gobelet rouge, priant de toutes mes forces Merlin pour qu'il s'en aille. Il se serre lui aussi un verre et moi je reste statufiée sur place, me demandant ce que j'ai bien pu lui trouver.
« Tu noies ta peine dans l'alcool parce que ton cavalier t'a abandonné ? demande-t-il.
- Quoi ? lâché-je malgré moi.
- T'es bien la seule à pas l'avoir vu rouler une pelle à Belinda Jackson, pointe-il du doigt. »
Je tourne les yeux pour tomber sur Ky et Belinda Jackson en plein échange de salive. Pressé l'un contre l'autre. Mes cotes se compressent brutalement sur ma poitrine, et mon estomac tombe à terre. Je rougie et détourne le regard vivement. Mon front me brule et mes tempes sifflent.
« Ben quoi ? susurre-t-il d'un ton faux, franchement tu t'attendais à quoi ? T'as vu comment t'es foutue aussi ? Ya bien qu'un pari qui te fera avoir un copain, sérieux. »
Le sang bourdonne dans mes oreilles et ma vision devient soudain très floue. Je baisse les yeux.
« Tu vas pleurer ou je rêve ?Attend mais t'y as vraiment cru ?éclate-t-il de rire, tu t'es fait avoir deux fois de suite, c'est franchement pitoyable Pierce. Faut atterrir un peu. »
Et il tourne les talons lâchant un « Allez, bonne fin de soirée ! ».Je reste les yeux rivés dans le fond de mon gobelet, les vagues se font de plus en plus furieuses sous mes paupières alors qu'un nœud se forme dans ma gorge et mon ventre.
Brutalement je pose le verre et me précipite vers la sortie.
OoOo
Je monte quatre à quatre les marches, les escarpins à la main et mes pieds sur la pierre froide. J'entre en trombe dans notre salle commune déserte avant de de filer dans le dortoir pour filles de mon année. J'ouvre la porte de la salle de bain, la claque et ferme le verrou. Mes chaussures tombent au sol. Je me laisse glisser contre la porte en bois. Et le torrent jaillit alors de mes paupières que je plaque contre mes genoux enfoncés dans ma poitrine.
Les mots et les images tourbillonnent dans ma tête. Non mais quelle idiote, quelle idiote… Si maman me voyait, qu'est-ce qu'elle dirait… Que je n'ai pas été fichu de retenir la leçon la première fois, que j'aurais dû comprendre que… Je resserre mes bras autour de mes jambes, pour former une boule hermétique au monde. Pour m'étouffer. Je sanglote bruyamment, renifle. Ma respiration saccadée m'arrache des gémissements pathétiques. Je me déteste tellement pour ne pas avoir compris, je me déteste tellement pour être aussi idiote, je me déteste tellement. Tellement.
Tout ça c'est de ma faute, je ne suis qu'une idiote. Alvin m'a fait mal la première fois mais c'est encore pire maintenant. Kyle n'est pas désespéré à ce point… Personne ne voudra jamais de moi, personne ne me verra autrement que la fille petite, terne et ronde qui fait tapisserie dans le font. Je resserre mon étreinte autour de mon corps plus fort, plus fort… Ma respiration se bloque, les gémissements et les pleurs aussi. La frénésie se stoppe. Le silence est sur le fil. Je relâche mes bras et le souffle se fait plus profond, plus calme.
Rageuse, j'essuie mes larmes et m'appuyant sur le lavabo je me relève pour faire face à mon reflet. Le miroir a le bon ton de fermer son claquet. Je me fixe. Tellement lisse. Tellement insignifiante. Inintéressante. Un visage qu'on oublie aussi vite rencontré. Mes cheveux sont en pétards autour de mon front et mon chignon n'est plus qu'une masse informe à l'image du reste de mon corps. Je retiens un sanglot, pince mes lèvres.
Vivement je sors ma baguette et attrape le magazine abandonné sur la cuvette des toilettes où des midinettes de 50 kg donnent des conseils pour un régime estival. Je feuillette hargneusement les pages avant de tomber sur la bonne rubrique. Et sans un regard pour mon reflet, je lève ma baguette et l'agite. Une poignée de mèches tombent à terre. Je prends une grande inspiration et d'une traite coupe, coupe, coupe. Qu'elle parte ! Qu'elle parte cette fille ! Qu'elle disparaisse ! Les cheveux châtains s'éparpillent dans le lavabo, certain s'accrochent sur mes joues humides. Je passe de l'eau glacée sur mon visage, reprenant à peine mon souffle, les mains crispées sur la faïence.
La franche est tombée à terre, la plupart de ma chevelure aussi. Mon cœur bat brutalement dans ma poitrine, assourdissant mes oreilles. Je jette un coup d'œil à la photo de la fille du magazine. Grimace. Et m'empare de la première trousse de maquillage qui vient.
Mes mains tremblent trop, je rate. Le mascara tombe dans le lavabo. J'abaisse ma main et me fixe dans le miroir. Les cheveux dans tous les sens et des poches noires sur le contour des yeux. Les sanglots éclatent à nouveau, je porte mes mains à mon visage pour les étouffer. Et tout recommence à trembler. Je ressemble à une farce, un clown. Je suis laide. Pathétique, pathétique, mal fichue, mal fichue, ricane Alvin dans ma tête. Par-dessus les larmes.
Je serre les dents, fort.
Qu'elle disparaisse pour toujours cette idiote !
