Coucou mes poussins !
Bientôt la rentrée... oui oui on sait mais si le soleil et la plage vont laisser leurs tabliers au placard, nous on est là, jusqu'au bouuuut ! :)
Alors, courage à tous et puis... Bonne lecture !
Chapitre 17 :
-Qu'est-ce qu'il peut être collant, ce mec ! On peut pas avoir deux minutes avec Eddy sans qu'il vienne se coller à elle comme un furoncle !
C'est avec exaspération que je lève vers Kyle mes lentilles presque blanches. Pour l'anniversaire d'Erysse-parfaite-Gilbert, je me suis dit que je me devais de sortir le grand jeu et j'ai changé mes mèches violettes en rouge sang. Je suis l'une des seules à ne pas être en robe limite de soirée avec mon slim noir déchiré et mon débardeur orné d'un Sinistros bavant, des crocs acérés dépassant de sa gueule de gros chien noir, avec une petite inscription qui m'a tout de suite conquise quand je l'ai vu dans ma boutique attitrée de l'Allée des Embrumes où je m'habille. Il y a marqué « Wish you a awesome death ».
Et je suis quand même courtoise, je souhaite à tout le monde une mort qui déchire.
Quinn est assis en face du canapé qu'on a investi avec Angelo et Louis après qu'Ed soit partie danser avec son mollusque perso. Je suis plus ou moins collée à Angelo qui a posé un bras autour de mes épaules tandis que l'une de mes jambes est appuyée sur les siennes, ma Doc Marteen adorée se balançant un peu dans les airs et Louis est juste à côté de moi. On supporte les jérémiades douloureuses et vexées de Quinn depuis bien cinq minutes et il m'a tellement ennuyé que j'en ai sorti ma paire ciseaux de mes Doc Marteens pour me couper scrupuleusement la pointe du moindre de mes cheveux fourchus. Je déteste les fourches.
Mais à un moment donné, voilà, je sature.
-Emploie ta jalousie d'une façon utile, Quinn, plutôt que de nous courir sur le haricot, m'irrité-je. Va péter les dents au mollusque, je passerai enfin une bonne soirée.
-Ka-Katarina ! s'indigne Quinn. Je ne suis pas jaloux !
-Bien sûr, statué-je. Et ta virilité ne vient pas d'en prendre un sérieux coup, non plus, avec ce cri de biche effarouchée.
-Et je suis très virile !
-J'en suis sûr, Kyle, le rassure Louis en souriant tendrement.
-Louis, le réprimandé-je. Te mets pas à draguer cet abruti, il arrive déjà pas à gérer avec Ed et l'autre blondasse alors si en plus on rajoute un homo en manque d'amour à sa basse-cours…
-Katyyyy ! C'était simplement de la gentillesse ! se défend Louis en piquant un fard.
-C'est vrai que je suis une sorte de Don Juan, fait Quinn en lançant un regard triomphant à Angelo.
Je lève les yeux pour apercevoir le sourire en coin moqueur qui barre le beau visage de mon italien virile et je souris à mon tour. Je n'ai pas vraiment passé toute la soirée avec lui, comme me tannait Louis de sa voix de lecteur de roman à l'eau de rose déçu par la réaction de ses protagonistes niaseux, mais je trouve qu'on traine un peu trop avec la bande d'handicapés mentaux de Poufsouffle en ce moment. Et je fais une petite exception pour Angelo et Pierce, qui m'a l'air d'être assez maline. Bien que sa présence dans les bras de ce John me laisse sinistrement perplexe. John…
-Eh, Louis, remarqué-je en me tournant vers Louis qui était tout embarassé. T'as pensé au fait que le John-mollusque d'Ed s'appelle comme mon labrador ?
-Ooooh mais c'est vrai, ton chien s'appelle John ! C'est drôle, hihi ! rit-il. Faudrait lui dire ! Pas à ton chien, hein, à John-john ! L'être humain !
Et il rit encore plus, très amusé par son chemin de réflexion. Alors qu'il n'y a rien d'amusant. Bien sûr que ce n'est pas à mon chien qu'on va le dire ! Ca le vexerait. A raison.
-Ah oui, tiens, ça, c'est vraiment drôle ! se réjouit Kyle diaboliquement. Et je suis sûr que ton chien est plus sexy que ce troll !
-A ton avis ? m'agacé-je en roulant des yeux. Tout ce qui a un rapport avec Katarina est par ce fait sexy. Mon chien est une bombe.
-Vous avez appelé votre chien John ? s'étonne alors Angelo.
Je me détache un peu de lui pour pouvoir me tourner et lui faire face en haussant un sourcil menaçant et le fixer dans ses yeux noirs.
-Quoi, Rossi ? claqué-je. Ce prénom va mieux à mon chien qu'à l'autre mollusque, c'est lui qui devrait s'appeler Rex ou Médor. Et t'as pas quelque chose de plus intelligent à dire quand ta copine dit qu'elle est sexy ?
-Très bien, Katarina, fait-il avec amusement. T'es sexy.
-Je sais, sifflé-je en reprenant ma position et mon activité coiffure initiales.
-Pas de merci ?
J'ai un reniflement méprisant avant de m'indigner :
-T'attends qu'on te remercie à chaque fois que tu reconnais une évidence ?
xOxOxOxO
Je passe à côté du bar-buffet qui propose un beau panel d'alcool. En même temps, Erysse ne proposerait que de l'eau minéral et de la grenadine, tout aussi populaire et adorable qu'elle soit, il n'y aurait pas une âme à sa fête. Je sors ma baguette de mes Doc Marteens –certaines ont des sacs à mains de nunuche, j'ai mes Doc Marteens- et m'attire la cruche de jus de citrouille glacée pour me verser un verre.
Je trempe mes lèvres pourpres dans mon verre en regardant de loin Angelo et Quinn qui n'ont pas bougé du coin de la salle où je les ai laissés, tout à l'heure, frôlant la crise de nerf. J'ai tenu environ dix minutes mais j'ai fini par atteindre le niveau d'irritation qui signifiait que soit je restais et je coupais la langue de Quinn avec mes ciseaux, soit je me barrais pour aller fumer une clope en dehors de la salle-sur-demande. Au début, j'ai opté pour la première –j'avais même déjà brandi les ciseaux sous le regard terrifié de ce bon petit Quinn- mais Louis et Angelo m'ont retenue.
Donc, je suis allée fumer une clope. Je soupire. La langue de Quinn aurait été si magnifiquement décorative dans un petit bocal, sur ma table de chevet.
-Katarina ? s'enquit une voix à ma gauche. Je pourrais te parler ?
Je ne la vois pas mais je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir que celle qui se tient derrière moi n'est autre que ma rivale officielle et blondasse.
-Casse-toi, Colbert, claqué-je.
Mais elle ne doit pas parler le même langage que moi parce que la voilà juste devant moi. Je croise les bras sur ma poitrine, mon verre toujours dans ma main et j'hausse un sourcil inquisiteur avant de l'étudier. Elle est vêtue d'une longue robe verte et si moulante qu'il ne demeure plus aucun doute sur les courbes de son corps athlétique. Ce qui n'empêche pas que je trouve le résultat bien décevant, le vert de sa robe est bien trop clair. Ca jure affreusement avec ses horribles cheveux blonds. Bonjour, le mariage des couleurs. C'est dégueulasse.
-Ta robe t'arrange pas, commenté-je avec une moue dégoutée.
Elle parait terriblement vexée et surprise par ma remarque, et se passe une main sur sa robe. Comme si c'était manuellement arrangeable. Enfin, si, elle pourrait se foutre à poil. Mais, après tout, je m'en fous, si elle veut être moche… je l'aime pas, de toute façon.
-Moi, au moins, j'ai fait l'effort de mettre une robe ! réplique-t-elle enfin.
-Les seuls efforts que je fais c'est pour causer de la souffrance à mon prochain.
-J'ai bien remarqué, figure-toi, approuve-t-elle avec accusation. C'est justement pour ça que je voulais te parler.
-Oh, fis-je avec un sourire diabolique. Ce sujet me plait assez, vas-y parle.
-Je, je, commence-t-elle, visiblement prise de court par mon soudain enthousiasme.
Mais elle se reprend vite et prend un air assuré.
-Pourquoi tu m'as fait tout ça à Pré-au-Lard ? me demande-t-elle. Tu sors même pas vraiment avec Angel ! Je peux quand même aller à un rencard avec lui ! C'est ce qu'il voulait aussi !
-Dis moi, Colbert, est-ce que tu me vois bécoter beaucoup de mecs à Poudlard ?l'interrogé-je avec calme.
-Euh… non mais…
-Mais, par contre, ça fait quand même un mois et quelques que j'embrasse Rossi et c'était mon cavalier au bal. Vrai ou faux ?
-Vrai mais…
-Donc, j'pense que t'es assez fufute –bien malgré les apparences fort douteuses- pour en déduire qu'il est à moi et que si tu poses ne serait-ce que l'un de tes doigts de trainée désespérément en quête des mecs des copines, je vais te l'arracher –ton doigt, s'entend- avec les dents. Vrai ou faux ?
-Je ne suis pas une trainée ! s'exclame-t-elle. Angelo me plait depuis des mois, d'accord ? Et il voulait venir avec moi à Pré-au-Lard ! C'est pas parce que tu lui sautes constamment dessus et qu'il te repousse pas que ça fait de toi sa copine !
Je sens avec une surprise effroyable mon cœur se contracter à ses mots. Est-ce que c'est moi ou elle fait sonner la situation comme si Angelo ne voulait rien à faire avec moi et qu'il ne réagissait que passivement à mon comportement ? Je me file une énorme tarte mentalement pour me laisser étudier cette question de pauvre jouvencelle négligée par son cher-et-tendre. Je m'en fiche bien des sentiments d'Angelo ! Et moi, je n'ai pas de sentiment. Mis à part la colère et la haine.
Et ma fureur est froide tandis que je regarde Colbert, elle-même, rouge de colère. Elle devrait avoir compris la leçon et accepté le fait que je ne suis pas une fille avec qui elle veut avoir affaire. Mais, visiblement, elle ne se rend pas bien compte que j'ai déjà épinglé des gens à des lustres avec une armée de chauve-souris affamée qui leur grignotaient les orteils, pour moins que ça.
Je m'approche d'elle et elle essaye de reculer mais ma main bondit devant moi pour lui attraper le menton, lui enfonçant mes ongles noirs dans la peau sans le moindre scrupule. Les gens se dépêchent de passer autour de nous, bien conscient que ma colère peut très bien rebondir sur eux à tout moment. Je la fixe dans les yeux dont le moindre éclat de colère a laissé place à une mer de peur. Le genre de mer que j'adore. Et elle détourne le regard, mes lentilles blanches faisant certainement le reste du travail. Je souris avant de lui siffler :
-Ecoute-moi bien, pétasse, parce que j'exècre jusqu'à l'idée d'user ma précieuse salive pour répéter ces mots à une fille aussi insignifiante que toi. Je n'ai pas besoin d'être la copine de qui que ce soit pour t'écrabouiller ton immonde face de Poufsouffle mais je vais quand même te faire la grâce d'un conseil.
Elle déglutit et je poursuis.
-Si tu tiens à ce corps parfait de sportive toute talentueuse, j'arrêterai de marcher sur les plates-bandes de Katarina.
Je repousse son visage qui avait commencé à transpirer avec répulsion et je ne prends même pas la peine de lui jeter un regard de plus. Le sang drainé par la colère, je m'en vais à nouveau vers la sortie de la salle, buvant dans mon verre que je n'ai pas lâché une seule seconde, dans l'idée de fumer au moins tout un paquet de cigarette.
C'est ça ou je massacre toute la salle.
xOxOxO
-Ah bah, t'es là ! s'exclame Julian.
Je tourne un vague regard agacé vers mon meilleur ami qui vient de bondir à mes côtés comme un lapin surexcité par sa dernière copulation effrénée avec la lapine de ses rêves pleins de carottes et de laitues. Et la porte de la salle-sur-demande se referme, reprenant la forme d'un mur et je retourne à mon art mural, expiation de ma colère et de la frustration que je ressens de ne pas avoir séparé la tête agaçante de Colbert de son cou quand j'en avais l'occasion.
-J'peux savoir pourquoi tu quittes la fête pour tagguer, mon amouuuur ?
Je retiens d'envoyer un coup de pied dans le mur que je décore, de pure rage. Je déteste la bonne humeur d'autrui !
-DEGAGE ! hurlé-je en lui jetant ma bombe de peinture.
Je visais sa sale gueule de beau-gosses aux manières de rebelle arrogant, exactement entre ses deux yeux bien trop verts, mais il l'attrape agilement. Il me regarde un instant, les yeux écarquillés.
-Ca va pas ou quoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ?
-Rien, claqué-je. Rends-moi ma bombe.
-Pour que tu me la renvoies dans la tronche ? Ouais, bien sûr !
-Bones…
-Et c'est quoi d'abord, ton graffiti, cette fois ?
-Je déteste ce mot, lui rappelé-je avec un regard meurtrier. Et c'est la mort par strangulation de Colbert.
-Je vois…, fait-il avec un sourire ironique. Elle a encore dragué ton gorille ?
Il s'approche de moi et me tend ma bombe que je lui arrache des mains en roulant des yeux. Je reprends mon tag, assistant bien sur les yeux exorbités de Colbert.
-J'veux pas en parler.
-Pff, laisse le tomber ce mec, me conseille Julian avant de m'apprendre avec excitation. J'ai dansé avec Erysse ! T'aurais vu son regard, ça se voyait qu'elle avait envie de moi ! Cho était si dégoûté…
Je lui lance un regard écœuré.
-Tu te rends compte que t'es la Colbert d'Eric ? Je devrais te vider ma bombe en plein dans la gueule.
-Ouais, surement, tu devrais mais tu le feras pas.
Il me lance son sourire de tombeur, assorti de ses fossettes, et j'hausse les épaules. Il m'attrape le bras et commence à me guider vers l'entrée de la salle-sur-demande, passant trois fois devant le mur, pour la révéler. Je ne me sens pas le courage de lutter et laisse mon chef d'œuvre à trois-quarts terminé. Je suis bien restée une demi-heure dehors et je suis déjà moins en colère. C'est surtout un goût âpre qui ne veut pas quitter ma bouche, peu importe les clopes que j'enfile ou les fois que je crache.
Et il y a cette phrase qui passe en boucle dans ma tête. « C'est pas parce que tu lui sautes constamment dessus et qu'il te repousse pas que ça fait de toi sa copine ! ». Avec des « il voulait venir avec moi » qui lui font écho. Et j'ai des envies de m'auto-flageller pour cette faiblesse. Je sais que ça ne peut me mener nulle part qui augure quoique ce soit de bon pour moi.
Julian me lance quelque chose que je n'entends pas à cause du retour de la musique à grand volume et des conversations qui vont dans tous les sens. Et il s'en va retrouver sa bande d'outsiders qui l'accueillent à bras grands ouverts mais je ne bouge pas, restant juste devant la porte qu'on vient de fermer. La bonne humeur environnant m'écrase d'un coup et j'ai envie de hurler, et de faire du mal à quelqu'un. Tout, histoire d'éteindre l'inconfort qui persiste en moi et qui ne me plait pas du tout.
Et je ne sais pas ce qui me retient d'aller écraser mon poing dans la figure de Gilbert, entourée d'une dizaine de personnes –dont Louis, d'ailleurs-, et qui rit à gorge déployée, tandis qu'Eric la regarde de loin, assis dans une chaise, tout seul. Pour l'avoir dévoré du regard pendant six longs mois, je reconnais sans mal le regard anéanti qui assombrit son visage. Tout ça pour les caprices d'une sale petite ingénue qui est incapable de choisir véritablement entre deux garçons. Qu'est-ce que je déteste les gens qui ne savent pas prendre une décision et s'y tenir.
-Je peux savoir c'était quoi ce cirque avec Bri, Katarina ? m'agresse Angelo que je n'avais pas vu arriver.
Il ne crit pas vraiment mais sa voix est plus forte que d'habitude et c'est bien la première fois qu'il me parle comme ça. Je souris, sinistre. Evidemment, pour sa petite « Bri » avec qui il voulait tellement aller à Pré-au-Lard. Hein, Katarina ? Ah, les petits surnoms, c'est pour les blondasses qui ne savent pas assortir les couleurs de ses robes avec ses propres cheveux.
Qu'il aille se faire foutre, tiens.
Je l'ignore et me mets à avancer droit dans la direction d'Eric mais Angelo m'attrape le bras. Je fais volte-face comme s'il venait de m'insulter et lui lance un regard féroce.
-Me touche pas ! claqué-je en arrachant mon bras de sa main.
Et je lui tourne le dos à nouveau pour reprendre ma route vers Eric. Je traverse la salle, mes yeux fixés sur lui, ignorant superbement les danseurs que je pousse pour passer. Quand je l'ai enfin atteint, je me poste juste devant lui, lui coupant la vue de sa si chère et fidèle petite-amie. Il lève ses yeux sombres sur moi et s'étonne :
-Katarina ?
-Pourquoi tu la largues pas ? lui demandé-je. Pourquoi t'acceptes toute cette merde ?
Il reste surpris un instant avant de réfléchir à la question tandis que j'attends patiemment.
-Je l'aime, soupire-t-il. Depuis tellement longtemps…
-Alors, fais-lui du chantage si tu veux la garder ! Pète la gueule à Bones ! Cri, insulte, fais quelque chose, putain ! m'écrié-je.
-J'ai pas envie de la blesser !
Je secoue la tête, affligée. C'est vraiment tous les mêmes. Tous autour de la précieuse Erysse Gilbert dont il ne faut surtout pas froisser le délicat aura angélique. Hors de question que je reste une minute de plus ici dans cette espèce de secte flippante pour cœurs-brisés, briseurs de cœur, amoureux en peine et blondasses salopes.
Je tourne les talons de mes Doc Marteens qui battent le sol avec violence tandis que je me dirige à nouveau vers la sortie. Et pourtant, j'ai le temps de voir Louis continuer à rire avec Erysse. J'ai le temps de voir Julian donner un coup de coude à Beckett tout en se moquant de je-sais-pas-qui, tandis que Betinson bave devant mon meilleur ami qui ne lui accorde même pas un regard. Je vois aussi Angelo parler avec Colbert, dans un coin de la salle, comme s'il la réconfortait ou… peu importe quoi d'autre.
Faut vraiment que je foute le camp d'ici.
-Kata ! KATA ! s'écrie Malefoy. Faut que tu m'aides ! Rosie m'a…
-NON !
Et j'arrache presque la poignée de la porte tandis que je l'ouvre pour partir et j'allais la refermer quand une main m'arrête. Et je fais face à la mine inquiète d'Ed qui tient la porte ouverte. A l'instant présent, c'aurait été tout autre visage, je lui aurais écrasé la porte en travers mais je fais une pause pour ma coéquipière de potion.
-Où tu vas ? Ca a pas l'air d'aller…
-Ca va. Je déteste juste les gens.
-Oh…
Elle continue de m'inspecter avec perplexité et j'hausse les épaules, la poussant doucement pour pouvoir refermer la porte entre nous et je retombe dans le silence parfait d'un des innombrables couloirs du vieux château écossais, face à mon tag qui n'est pas terminé et qui n'est éclairé que par mon lumos.
Je secoue ma baguette et tout redevient noir.
Go go go mes chouchoux ! =)
