Hello mes poussins... le gris, le froid, la pluie et on est pas encore en automne, je vous le dis le retour sur les bancs c'est dur dur...

On vous souhaite du courage et de bien vous couvrir parce que là... le rhume rôde !

Gros bisous à nos reviewseuses, comme toujours fidèles au poste ! :)

Et bonne lecture à tout le monde,

Guest : elle boit autant pour mettre l'ambiance et ça marche du feu de Dieu ! Héhéhéhé


Chapitre 28

J'ai toujours trouvé les fins de soirées déprimantes. Comme une sorte de petite mort. Ya plus rien à manger, à boire et tout le monde est amorphe. Avachi sur des fauteuils de fortune. Et vous êtes seuls au monde face à votre verre. Les yeux rivés sur ma vodka à la pomme, je me perds dans la contemplation du liquide d'un vert vif. Les fins de soirée ça vous rend l'esprit clair et vous vous mettez alors à réfléchir. Certains s'essayent même à la philosophie. Moi ça me laisse plutôt comme un vide à l'intérieur. La nuit s'éternise et on a l'impression d'avoir la vie entière devant soi. La lucidité nous faisant prendre conscience alors de sa courte durée. Un vertige de trois heures du matin. Un vertige que j'aurais oublié demain.

A ma droite, Louis est en train de renifler, je me demande encore si c'est de regret parce que Jo est hétéro ou d'émotion en voyant Kat endormie sur l'épaule d'Angel. Quelques uns sont partis se coucher, il faut dire qu'il est très tard. Ou très tôt, ça dépend. Ky est aux abonnés absents et Bri a plié bagage avec un batteur de l'équipe et Sarah.

« Eddy, on y va tu viens ? »

Je relève la tête pour croiser le regard net et alerte d'Amélia qui soutient un Calum bien trop calme pour être normal. J'hoche la tête et m'en vais remettre ma veste, attrapant gentiment la main de Louis pour le faire se lever et enfiler son manteau.

« Ou… oublie pas Katy, me rappelle-t-il mollement.

- Angel s'occupe d'elle, le rassuré-je.

- Ooooh, roucoule-t-il d'une voix mièvre, ils sont de nouveaux ensembles alors !

- Ça en a tout l'air. »

Une fois qu'il a réussi à enfiler non sans mal sa robe de sorcier, je le convaincs que la route pour Poudlard c'est bien à gauche et que Kat va s'en sortir. Il me rappelle à nouveau qu'il doit l'épouser, et que son château sera encore plus grand que notre école pour accueillir leurs futurs bébés asiatiques. Je jette un coup d'œil en arrière, m'assurant qu'Angel et Kat suivent. Elle a pas l'air très stable.

« Peut être qu'il va la porter ! pouffe Louis en se collant contre moi, comme une princeeeeesse ! »

Ben oui, peut être qui sait ? Parce qu'après toutes ses complications cette soirée a des allures de happy end. En plus sexy et torride quand on voit les acteurs principaux.

« C'est chou, ronronne alors Amélia, ils forment un couple adorable ! »

Le manque de répartie cinglante du côté de son petit ami m'inquiète presque.

« C'est ma Katy à moi ça ! rit fièrement Louis. C'est pour ça ! »

Je décroche de la conversation, laissant Amélia donner le change à Louis. Parler des amours joyeux des autres et des happy ends a tendance à me donner le cafard. Surtout à cette heure. Non pas que je sois pas ravie pour eux, je le suis bien évidemment ! Mais ya toujours un côté doux amer qui vous rappelle que vous êtes bon à ramasser à la petite cuillère dans le domaine. Enfin à la petite cuillère… ça c'est pour les princesses délicates et raffinée, pour les filles comme moi faut sortir la cuillère à soupe.

Je me fais l'effet d'une dépressive chronique. Et d'un bulot dans un ban de crevettes.

« Bien sûr que la prochaine princesse c'est toi Louis, assure gentiment Mélia.

- Ah… ah… Ah bon ? geint Louis les yeux luisant de larmes.

- Evidement, appuyé-je, qui pourrait résister à d'aussi beaux yeux hein ?

- Mickey Mars ! éclate-t-il en sanglots.

- Qui ? froncé-je des sourcils.

- Un acteur, répond Amélia en lui tapotant gentiment le dos, de toute façon il est trop vieux pour toi. Bon allez, on va se coucher maintenant, se met-elle à chuchoter parce qu'on sort de derrière le tableau de Miss Maple. D'accord ?»

Il hoche la tête, tourne les talons pour s'éloigner de nous assez abattu. Je lui lance alors en riant un peu.

« Louis ! Les dortoirs de Gryffondor c'est dans l'autre sens ! »

OoOo

« Donc entre toi et John c'est fini, fait Deb.

- Ouais, hoché-je la tête en faisant un croquis sur mon parchemin.

- Mais pourquoi ?

- J'pouvais pas faire semblant de l'aimer, répondis-je fermement. Alors que lui il est amoureux.

- Mais on sort pas forcement parce qu'on est amoureux… ça aurait pu venir après !

- J'en doute, marmonné-je.

- Mais pourquoi, s'agace-t-elle. »

Faisant mine d'être absolument passionnée par ce que nous baragouine notre prof de DCFM à propos des patronus j'élude la question. Terrain glissant qui me promet de m'exploser les dents face à l'incrédulité de Debra. Et ses reproches. J'enferme le prénom de Ky toute au fond de moi, de peur qu'elle le découvre et ne me démolisse plus que je ne le suis déjà. Pourtant elle ne lâche pas l'affaire puisque quelques minutes plus tard elle me souffle.

« C'est quand même pas Alvin ?

- J'en ai rien à foutre d'Alvin. »

C'est vrai ça et lui de moi d'ailleurs puisqu'il ne m'adresse plus la parole depuis que Kat est allée plus ou moins lui parler. Comme la diplomatie ne semble pas rentrer dans ses cordes je suppose qu'elle a dû employer une méthode plus musclée qui a achevé de lui faire perdre tout intérêt quelconque pour moi.

« Si tu veux, on peut aller à Pré-au-Lard se changer les idées, propose-t-elle avec un sourire, et qui sait, ya pleins de beaux garçons la nuit ! »

Ça serait en effet une occasion en or. Boire comme un trou, coucher avec le premier venu et oublier son visage le lendemain. Mais pas sûr que ça m'aide, les coups d'un soir ça remplira pas mon appétit fleur bleue. Je secoue donc la tête pour Deb qui pousse un soupir de lassitude.

« C'est quoi le problème Ed ?

- Ya aucun problème…

- Oh j't'en pris ! lève-t-elle les yeux au ciel, tu viens de laisser filer un mec dont plus d'une fille rêverait, gentil, attentionné, sincère et amoureux ! Alors je répète, c'est quoi le problème ? T'as flashé sur quelqu'un d'autre ou quoi ?

- Non ! rougissé-je brutalement, pas du tout !

- Oh Merlin ! s'exclame-t-elle, t'as flashé sur quelqu'un d'autre !

- Mais non j'te dis, baissé-je les yeux sur mon parchemin.

- Oh arrête ! Pourquoi tu veux pas me le dire ? s'excite-t-elle, je le connais ce mec ? Ou alors c'est une fille !

- C'est pas une fille !

- Ah ! Tu viens d'avouer ! fait-elle triomphante. Alors qui c'est ?!

- Veuillez vous mettre par deux pour procéder à l'exercice, annonce alors Cromwell, le prof. »

Je me lève vivement, comme la plupart de mes camarades et me précipite à l'opposé de Deb et sa trop grande perspicacité, vers Ky et Angel. D'ailleurs, aux vues de ce qu'elle déduit trop vite… Je me plante devant Angel et avec un sourire m'écrie.

« On se met ensemble ? »

Il a un léger sursaut d'étonnement avant d'hocher la tête. Il jette un coup d'œil à Kyle qui le fusille du regard. C'est vrai que d'habitude on est toujours ensemble pour les exercices pratiques de DCFM… Oh Merlin ! Peut être que changer cette habitude va donner un indice à Debra ! Elle me fixe, furibonde et je me tortille nerveusement une mèche de cheveux. Peut être que ce n'était pas un si bon plan…

« En fait je le fais avec Calum, m'annonce soudainement Angel.

- Quoi ? Mais… balbutié-je. »

Avec un demi-sourire il me plante là pour aller rejoindre Cal. Cal ! Qu'il ne peut d'ordinaire pas s'encadrer ! Mais il est tombé sur la tête !

« Tu vas devoir te contenter de moi ! s'exclame alors Ky avec une pointe d'agacement. Pas trop déçue j'espère !»

Les yeux rivés au sol je me sens devenir toute rouge. Ce plan est un fiasco total ! Je secoue alors frénétiquement la tête avant de dire maladroitement.

« Bien sûr que non. »

Et ça a l'air de le calmer puisqu'il retrouve le sourire. Et c'est comme de l'électricité sur ma peau.

« En position ! s'exclame Cromwell, me faisant sursauter. »

OoOo

Mon patronus est un lapin nain avec des oreilles longues et tendres. Un fuyard aussi, que le moindre bruit inquiétant fait paniquer et filer dans la sécurité de son trou. Je le trouve absolument adorable, moi qui m'attendais à tomber sur quelque chose d'imposant et de lent… Celui de Ky est un petit pingouin qui se dandine en tous sens.

« Trop mignon ! m'exclamé-je.

- De qui ? Moi ? me lance-t-il avec une œillade ravageuse.

- Bien sûr ! ironisé-je – pas tant que ça…-, je parlais de ton patronus.

- C'est du pareil ou même ! se défend-t-il.

- Soit pas jaloux, temporisé-je en prenant un ton détaché. Tu es très mignon aussi.

- Vraiment ? »

Mal à l'aise je le regarde se rapprocher dangereusement de moi avec un sourire ravi. Alerte rouge, la retraite est sonnée !

« Oui enfin, prends pas la grosse tête non plus hein… C'est pas pour ça qu'Erysse va te tomber dans les bras pour autant !

- On s'en fout d'Erysse ! hausse-t-il les épaules.

- Tant mieux alors ! fis-je avant de m'exclamer pour changer le sujet, Regarde celui de Cal, ça lui ressemble trop ! »

De la baguette de notre écossais a émergé une oie arrogante qui attaque les autres patronus de son bec. Calum a l'air d'être visiblement très fier de lui, même si son oie n'attrapera pas l'hirondelle de Brienne qui virevolte au dessus de nous. Je souris malicieusement à Ky.

« Je paris que celui d'Angel a trop la classe !

- Je m'en fous, marmonne-t-il soudain vexé.

- Regarde ! lui secoué-je le bras pour lui faire lever les yeux, c'est un aigle !

- Génial, grince-t-il avec mauvaise humeur.

- Roh, boude pas va ! lui sourié-je gentiment. »

Soudain un feulement nous fait bondir moi et mon lapin nain, un chat sauvage patronus de Deborah qui me tombe dessus, accompagnée de sa copine Hélène. Son patronus est un poisson frétillant. Elle me lance un sourire carnassier qui me donne presque envie de me cacher derrière Kyle.

« Aloooors Edwige… »

Quand elle m'appelle par mon prénom entier, c'est signe que je vais finir en brochette. Paniquée à l'idée qu'elle dévoile une information en la présence de Ky je prends les devants et m'exclame.

« On en parlera plus tard !

- Non, secoue-t-elle la tête, maintenant ! J'te connais tu vas te carapater ! »

Je ne vois absolument pas de quoi elle parle.

« Promis ! sifflé-je le plus bas possible.

- Ouais j'te crois ! Le nom ma vieille !

- Quel nom ? demande Kyle à mon plus grand effroi.

- Rien ! m'exclamé-je.

- Du mec sur qui Ed a flashé, explique Deb.

- Quel mec ? s'exclame-t-il en me toisant de toute sa hauteur.

- Euh, quel mec ? rié-je nerveusement les mains en nage, mais… mais… un mec voilà !

- Ça on avait compris, soupire Deborah avec lassitude.

- C'est qui ? gronde Kyle. »

Les yeux grand écarquillés je le fixe un instant, les pensées figées et la langue lourde. J'entends juste les battements frénétiques de mon sang. Il est tellement beau, tellement désirable, tellement… MENS ! Mens Ed !

« Un copain d'enfance d'Eric ! A la fête ! m'écrié-je brusquement.

- Un copain d'enfance hein ? fait Deborah sceptique.

- Et comment il s'appelle ? crache Ky furieux.

- Euh… Sam ?

- Sam ? Deb fronce les sourcils.

- Sam ? fait Ky en écarquillant les yeux, mais c'est pas le mec de Louis ça ? »

Pétrifiée sur place, la bouche ouverte et les joues en feu. MERLIN !

« Euuuh… non ? bafouillé-je crispée. »

On aura vu meilleure défense en répartie.

« Elle est en train de nous raconter un gros bobard ! s'agace Deb.

- Sérieux ? s'exclame Ky tout sourire soudainement. »

Ce cours a des allures de supplice et je sens que je vais faire de l'hyperventilation, le pire c'est que je n'arrive pas à ne pas regarder Kyle. Mon regard est attiré comme par un aimant.

« Le cours est fini ! s'exclame soudain Cromwell. »

La cloche retentie et brise ma pétrification. Les ignorant du mieux que je peux, je me rue sur ma table, ramasse mes affaires et suis la première à sortir pour courir à la Grande Salle.

OoOo

Okay, c'est lâche je sais mais je suis allée me réfugier sous la houlette de Kat et Louis. Evitant comme la peste Deborah qui serait capable de m'arracher le fameux nom. Et la connaissant, ça aurait été vite su par toute l'école. Mon pire cauchemar. Devoir être une fois de plus au centre des ragots. Et essuyer les excuses que me sortirait gentiment Ky pour me consoler. Il est hors de question que je subisse ça. La fuite est donc une solution toute indiquée. Sur la colline qui surplombe le lac en l'occurrence.

« Mais alors tu sors avec lui ou pas ?! demande pour la énième fois Louis.

- Je le répète, non ! s'exclame-t-elle sèchement avant de me lancer avec agacement, bon Ed le seul psychopathe qui serait capable de te saigner à blanc est à côté de toi alors arrête de regarder partout comme s'il allait surgir !

- C'est pas ça du tout ça, répliqué-je. Je… je ne suis pas du tout paniquée ! c'est le stress des ASPICS !

- Les ASPICS ? C'est dans trois mois ! s'exclame Louis, faut pas t'en faire Eddy, tu a d'excellentes notes yaura aucun problème !

- Et tu crois ses conneries toi ? fait Kat.

- C'est pas des conneries ! me défendis-je.

- Ah ! Tu vois ! appuie Louis. C'est toi qui veut pas me dire la vérité, continue-t-il d'une voix chagrin, tu sors avec Angel hein ? On vous a tous vu vous embrasser à la fête !

- Et alors ? J'étais bourrée.

- C'était le cœur qui parlait ! réplique-t-il.

- Comment ça vous sortez pas ensemble avec Angel ? m'étonné-je. C'était quoi avant-hier soir alors ?

- Du romantisme ! roucoule Louis.

- Une cuite, répond Kat. »

Interloquée, je reste silencieuse. Alors là je n'y comprends plus rien ! Il n'a tout de même pas dit quelque chose qu'il fallait pas à Kat ? Angel c'est pas trop le genre à faire une bourde quand il s'investie dans quelque chose. Il est direct certes mais… Bon sang, il faut que je tire ça au clair. C'est pas normal de se compliquer autant la vie quand on a ce qu'on veut sous les yeux.

« J'irais parler à Angel, soufflé-je à Louis.

- Promis ? fait-il un brin désespéré.

- Oui, et je te dirais tout !

- Arrête vos conspirations, je vous entends d'ici !

- On a rien à cacher, sourié-je.

- Sauf que tu baves sur Quinn. »

Quoi ?! Une forte chaleur me brûle alors les joues tandis que je ris nerveusement.

« NON ? s'écris Louis, t'es amoureuse de Kyle ?! C'est trop mignon !

- Et pitoyable, marmonné-je en posant mon menton sur mes genoux.

- Oh mais non ! fait-il avec douceur, faut pas dire ça !

- Kat a détourné la conversation, lui appris-je. »

Elle me lance un regard qui hurle « traitresse ! ». Au moins maintenant Louis est retourné lui tirer les vers du nez à elle. Je pousse un soupir de soulagement et ferme les yeux. La journée n'en finira donc jamais…

OoOo

Je remonte la pente du parc, une fois de plus en fuite. Les assauts de Louis pour tout que je lui raconte dans les moindres détails, les espoirs que je pouvais fonder et autres bêtises dont il est hors de question de me farcir la tête m'ont fait prendre mes jambes à mon cou. J'aurais fini en train d'arracher les pétales d'une innocente pâquerette pour connaitre les secrets du cœur de Ky. La sérénade que fait mon estomac pour un chocolat chaud m'a paru une excellente excuse pour filer.

« Ed ! »

Je relève la tête et me force à sourire à Kyle. Le sort s'acharne sur moi !

« Il faut absolument que je te parle !

- Euuuh... D'accord, sourié-je, gentiment, qu'est ce qu'il y a ?

- Ya que... que... plante-t-il son regard gris-vert dans le mien avant d'exploser, que tu comprends rien à rien et que tu te tapes des mollusques stupides et des enfoirés quand tu vaux mieux que ça !

- Je dois le prendre comment ? répliqué-je vexée. Et puis je vois pas en quoi ça te regarde avec qui je sors ! Si c'est tout ce que tu as à me dire je m'en passerai. »

Blessée je le contourne pour remonter à grands pas le chemin menant au château. Comme si j'avais besoin de lui pour savoir tout ça !

« Ed ! Non attends ! C'était pas ce que j'voulais dire ! m'attrape-t-il le bras.

- Ah oui ? évité-je son regard, c'était pourtant clair.

- Ecoute, je m'en fous de ces abrutis, fait-il soudain la mine grave et les yeux fuyant, enfin non je m'en fous pas mais... »

Sa main glisse de mon coude jusqu'à la mienne qui devient moite. Sensation surement désagréable. Mal à l'aise, j'essaye de la lui arracher mais il tient bon. Je rougis de gène.

« Toute façon c'est juste des crétins, marmonne-t-il pour lui même. Et puis toi...

- Quoi moi ? demandé-je d'une voix aigue et angoissée.

- Ben toi quoi ! s'agace-t-il, t'y comprends rien ! Je sais pas quoi faire moi ! »

Je le fixe les yeux ronds, de quoi il parle ? Mon silence l'agite encore plus et je réussis à libérer ma main et essuyer ma paume sur ma robe de sorcier.

« Ky, le coupé-je, tu peux tout me dire tu sais, on est ami.

- Justement ! s'exclame-t-il avec énervement.

- Justement ? répété-je étonnée.

- Justement ! »

Et deux lèvres chaudes se plaquent brusquement sur les miennes. Tous mes organes se contractent, le sang me monte au visage et je reste figée. Pétrifiée de surprise.

Les lèvres s'éloignent aussi sec de moi. Je cligne des yeux, ouvre la bouche mais ne trouve rien à dire. Mon cœur est assourdissant, prêt à me faire éclater la poitrine. Et Ky me fixe en silence, la mâchoire crispée.

Je lui attrape le col de sa chemise, abaissant sa bouche de trente centimètres pour venir la rejoindre. Euphorique. Je plonge dans cette sensation délicieuse, des picotements pleins les lèvres. J'enroule fébrilement mes bras autour de son cou. Son odeur familière entre par tous mes pores. Je le sens m'enlacer, me faisant décoller du sol.

A bout de souffle, je me détache à regret de lui. Tout mon être tambourine, hurle. Je me fends d'un immense sourire tandis qu'il picore des baisers sur tout mon visage.

« Je... Je croyais que... bafouillé-je.

- Que quoi ? souffle-t-il contre ma nuque. »

Me faisant perdre tous mes moyens. Je vais cacher mon rougissement dans son cou et murmure tout bas. Pas peur de me réveiller de ce fantasme.

« Je t'aime. »