Titre: Quatre fois où Sherlock embrassa John pour la science.

Auteure: CKerased

Traductrice : Elizabeth Mary Holmes

Correctrice: Erika Nathaniella

Rating : TGenre(s) : Romance/Humour

Chapitre: 2/5

Disclaimers : Sherlock est une série télévisée produite par la BBC et réalisée par Steven Moffat et Mark Gatiss. Elle est basée sur l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Par conséquent l'auteure et moi-même ne gagnons rien sur cette fanfiction.

Notes : Un lien vers la version originale est disponible dans le tableau correspondant sur mon profil. Grand merci à CKerased de m'avoir permis de traduire son texte et à Erika pour son boulot génial. Merci aussi à vous de lire cette traduction qui sera postée tous les lundis.Et vous êtes géniaux , tant de reviews sur le premier chapitre, j'en suis encore aux anges.


Réponses aux reviews anonymes :

• Akane : Je te remercie pour ta review et tes encouragements et suis contente que cette traduction te semble un peu plus originale que ce qui se fait en ce moment. Et oui, il me faut bien vous faire attendre jusqu'à la semaine prochaine ce sans quoi je risquerais de perdre ma carte de membre à la Société des Traductrices et Auteures Sadiques ;)

• Fan : Je te remercie pour ta review, et à l'enthousiasme dont tu fais preuve vis-à-vis de ce que je publie , je peux constater que tu n'usurpes pas ton pseudo;) Ça fait plaisir à voir en tous cas,


Chapitre II – Une étude sur la saturation en oxygène

C'était une journée des plus normales qui commençait au 221B Baker Street, des globes oculaires trônaient dans le micro-ondes, d'autres parties du corps dans le réfrigérateur, des tubes à essai jonchaient la table, des coupures de journaux recouvraient les murs… tout était absolument normal pour le 221B Baker Street.

Toutefois, que Sherlock essaie de convaincre encore une fois John de participer à une expérience impliquant un baiser était loin d'être normal.

« Tu l'as déjà fait ! Qu'est ce que ça change de le faire une seconde fois ? » s'exclama Sherlock avec irritation.

John soupira de frustration et passa la main dans ses cheveux coupés court en faisant les cent pas devant la fenêtre qui surplombait la rue.

« Rappelle-moi encore une fois le but de l'expérience ? » demanda John dont l'agacement était perceptible.

Sherlock observait chacun des mouvements de John comme si chacun était de la plus haute importance.

« Je dois tester l'effet de la fréquence cardiaque sur la saturation en oxygène quand une personne est forcée de respirer par le nez. »

« Et que je fasse le tour du pâté de maisons en courant ne suffirait pas ? »

Sherlock essaya de ne pas lever les yeux au ciel : « Réfléchis avant de poser des questions pareilles… J'ai besoin que tu respires par le nez. Quand tu cours, tu respires par la bouche pour absorber le maximum d'oxygène possible à chaque inspiration. Et ce n'est pas que je ne te fasse pas confiance pour respirer par le nez, c'est qu'il est juste impossible pour ton corps de fonctionner correctement si tu n'absorbes pas assez d'oxygène pour compenser la quantité importante que tu perds en sollicitant tant de muscles simultanément. Par contre, un baiser est considéré comme une activité modérée parce qu'il ne cause pas d'élévation du rythme cardiaque de plus de trente battements par minute, donc ça ne sera pas un problème d'inspirer que par le nez. »

Sherlock souffla avant de poursuivre. « Et puis, j'ai déjà des données sur l'évolution de la saturation en oxygène quand une personne fait un exercice modéré et inspire par la bouche. J'ai aussi les données concernant une personne ayant couru pour accélérer son rythme cardiaque de manière plus significative que lors d'un exercice modéré. La seule donnée qui me manque est celle concernant un individu qui effectue un exercice modéré et inspire par le nez. »

Le détective continuait d'observer le médecin qui s'arrêta de faire les cent pas pour le dévisager avec une expression confuse. Il avait l'air de vouloir dire quelque chose mais les mots ne lui venaient pas.

Où est le problème ? Tu l'as déjà fait en plus, alors pourquoi tu te fais tout un monde qu'il ait besoin que tu le refasses.

Une version plus retorse de lui-même commençait à monologuer dans son esprit : « Peut-être est-ce parce que tu as tellement apprécié la dernière expérience… que tu as peur de ne pas être capable de t'arrêter si tu l'embrasses une seconde fois…. »

John secoua la tête violemment : « NON ! C'est pas ça le problème ! Je suis tout à fait normal, je suis un docteur hétérosexuel qui ne ressent rien du tout pour son colocataire tout ce qu'il y a de plus masculin. »

« Prouve-le .» lui lança sa voix retorse.

« Okay ! » John avait dit ça à haute voix sans le vouloir.

Le détective haussa les sourcils. La réponse précipitée de John et les expressions plus que troublantes qui se lisaient sur son visage firent comprendre à Sherlock qu'il était témoin du conflit intérieur de son colocataire.

« Tout va bien ? » demanda-t-il en sortant par la même occasion John de sa transe.

John qui sursauta et semblait déstabilisé par la question de son ami. Il se retourna et hocha imperceptiblement la tête.

« Euh…Oui. » John s'éclaircit la gorge. « Oui,…Oui, je vais bien. »

Sherlock eut l'air vraiment sceptique mais haussa les épaules.

« Donc, tu m'aideras ? » interrogea-t-il.

John expira lentement et profondément pour se détendre. Il était un peu inquiet parce qu'il n'était pas sûr de pouvoir faire taire sa conscience qui n'avait de cesse de le narguer.

Je crois que c'est tout ce qu'il me reste à faire. Je fais mon expérience quand Sherlock fait la sienne. On y gagne tous les deux !

Sur le point de prendre sa décision, John s'assit sur le canapé où était déjà installé Sherlock.

« Je l'ai fait une fois…alors réitérer ça ne devrait pas poser de problème. Mais c'est la dernière fois ! »

Alors que le médecin s'asseyait, Sherlock se leva et alla chercher un écran d'ordinateur d'une taille assez conséquente et posé sur une table à roulettes et l'approcha de John jusqu'à ce que celui-ci puisse remarquer un petit autocollant sur le côté mentionnant : « Propriété de l'Hôpital Saint Barthélémy ».

« Est-ce ce que ça vaut la peine que je te demande comment tu t'y es pris pour te procurer un oxymètre venant de Barts ? » demanda John qui s'inquiétait de la réponse que Sherlock pourrait lui donner.

Sherlock eut un rictus et il brancha la prise de l'écran dans une multiprise et fixa un doigtier sur l'index de la main droite de John. Il tapa rapidement la saturation initiale de John ,99%,sur un fichier nouvellement créé et s'assit à côté de son colocataire.

« J'aurais dû te le dire, mais je craignais que tu t'énerves, et il ne fallait pas que tu t'énerves parce que ça aurait pu faire augmenter ton rythme cardiaque et donc fausser mes résultats, ….. » et il marqua une pause prolongé : «…nous devons faire ça pendant au moins cinq minutes. Parce que si jamais tu t'arrêtes, on devra recommencer. Des questions ? »

John secoua la tête négativement.

« Excellent » dit Sherlock avant de prendre possession des lèvres de John d'une telle manière que son taux d'oxygène descendit presque immédiatement à 96%.


To be continued...lundi prochain