Titre : Quatre fois où Sherlock embrassa John pour la science.

Auteure : CKerased

Traductrice : Elizabeth Mary Holmes

Correctrice : Erika Nathaniella

Rating
: T

Genre(s)
: Romance/Humour

Chapitre: 3/5

Disclaimers
: Sherlock est une série télévisée produite par la BBC et réalisée par Steven Moffat et Mark Gatiss. Elle est basée sur l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Par conséquent l'auteure et moi-même ne gagnons rien sur cette fanfiction.

Notes
: Un lien vers la version originale est disponible dans le tableau correspondant sur mon profil. Grand merci à CKerased de m'avoir permis de traduire son texte et à Erika pour son boulot génial. Merci aussi à vous de lire cette traduction qui sera postée tous les lundis. Et désolée d'avoir tarder dans la publication de ce chapitre.

Et toutes vos reviews...wow j'en suis encore sous le choc. Mais amies anonymes mettez un pseudo dans la review que je sâche à qui je réponds,

Réponses aux reviews anonymes :

Guest 1 : Et bien merci beaucoup pour ta review, et question de ne pas trahir le secret professionnel, je ne peux pas tout te dire:)

Guest 2 : Merci pour ta review, voici donc la suite, mais si tu veux aller lire ce qui vient encore après, je t'enjoins à lire la version originale.

Guest 3 : Merci beaucoup pour ta review, et comme je l'ai dis plus haut, respect du secret professionnel , je n'ai rien le droit de dire, mais voici de quoi te conforter ...ou non dans ce que tu pensais.

Guest 4 : Merci beaucoup pour ta review, et je crois que John doit avoir son inconscient qui doit parler pour lui dans certaines décisions.

Fan : Merci pour ta review, voici donc la suite:)


Chapitre III – Une étude sur la capacité pulmonaire

Il s'était écoulé quelques semaines depuis que la dernière expérience avait eu lieu et John avait commencé à croire que Sherlock avait enfin obtenu toutes les informations possibles et imaginables que l'on pouvait tirer d'un baiser.

Et donc quand Sherlock lui demanda de l'accompagner à la piscine couverte à quelques rues de Baker Street, il se dit que ça n'allait être qu'une expérience sur l'effet de la chlorine sur les follicules pileux ou quelque chose du même goût.

Malheureusement, Sherlock avait, tout à fait accidentellement, oublié de mentionner que l'expérience allait être très similaire à celle qu'il avait mené quelques semaines auparavant.

« Sherlock, il est vingt-deux heures, tu ne crois pas que la piscine sera fermée ? » demanda John alors qu'ils descendaient Baker Street.

Sherlock eut un rictus et sortit un trousseau de clefs de la poche de son manteau et l'exhiba sous les yeux de John.

« Quand la moitié de Londres te doit une faveur, rien ne t'est inaccessible et ce quelle que soit l'heure. »

Le docteur soupira et leva les yeux au ciel. Le détective semblait disposer d'un arsenal de ressources sans fin et John était certain que s'il était en bons termes avec son frère, il pourrait s'en tirer même après avoir commis un meurtre. Il frissonna et se promit intérieurement de s'assurer que Sherlock et Mycroft ne se réconcilient jamais.

Le tintement des clefs sortit John de ses pensées. Il leva la tête et vit qu'ils étaient déjà arrivés au centre nautique. Sherlock ouvrit prestement la porte et entra, John silencieusement sur ses talons et le détective referma à clef derrière eux.

Tandis que John regardait les environs, Sherlock sortit un short de bain du sac qu'il portait.

« Change-toi et enfile ça. » ordonna le détective en se dirigeant vers l'accueil et en allumant la plupart des lampes de la pièce. « Où sont les vestiaires ? Et puis tu as eu ça où ? » demanda John en regardant le maillot de bain.

Sherlock se dirigea dans un couloir sur la gauche. « Suis-moi » dit-il en ignorant délibérément la seconde question. John s'habilla et déposa les vêtements qu'il avait retirés en pile sur un banc. Il sortit des vestiaires, se demandant comment Sherlock avait pu trouver la taille parfaite de short de bain et en conclut qu'il devait encore s'agir de l'un de ses trucs alors qu'il arrivait face au grand bassin.

« Vas-y, tu peux aller dans la piscine si tu veux. » dit Sherlock aussitôt qu'il eût ouvert la porte. Lui était assis sur un banc, envoyant un texto à une vitesse surhumaine, très certainement pour éviter tout questionnement de Mycroft quant à leur présence si tardive dans une piscine. Toutefois, John pouvait très bien comprendre l'inquiétude de Mycroft quand on savait ce qui s'était passé la dernière fois qu'ils s'étaient rendus aussi tardivement à la piscine.

Le docteur s'approcha du bord, trempant le bout d'un orteil dans l'eau. Une piscine chauffée, c'est merveilleux. Et il s'immergea complètement et nagea quelques minutes, pour juste profiter de la sensation agréable que cela lui procurait, et ce jusqu'à ce que Sherlock ait fini d'envoyer ses textos.

« Ce soir, j'étudie la capacité pulmonaire, » dit le détective alors qu'il se rapprochait du bord du bassin. « Tout ce que tu auras à faire, c'est respirer à fond et flotter sur le ventre jusqu'à ce que tu ne puisses plus y arriver. »

John eut l'air perplexe et demanda : « Pourquoi je ne pourrais pas me contenter de retenir ma respiration, assis quelque part… ? Pas que je n'apprécie pas la piscine, hein…mais pourquoi ? »

« Le fait que tu flottes sur l'eau permet à tes muscles d'être complètement détendus. » dit Sherlock en sortant un chronomètre de sa poche. « Et tu ne peux pas obtenir ce niveau de relaxation physique sur la terre ferme. » John acquiesça sans vraiment comprendre.

« Dès que tu es prêt, tu prends une respiration aussi profonde que possible et tu t'installes sur le ventre, tes muscles devraient être parfaitement décontractés et tu vas flotter, tu ne couleras pas à pic et tu essaieras de ne pas bouger. Essaie de ne penser à rien, détends-toi juste autant que tu le peux. »

Le détective se tut un moment, perdu dans ses pensées avant de continuer : « En fait, tu devrais considérer ça comme un exercice de méditation. Laisse tes pensées glisser et n'essaye pas de te concentrer sur quelque chose de précis surtout si c'est quelque chose de négatif. Il faut que tu retiennes ta respiration jusqu'à ce que le besoin d'air soit vraiment nécessaire. Tu comprends ? »

John acquiesça plus franchement : « Je peux commencer maintenant ? »

« Si tu veux. Je démarrerai le chrono quand tu auras pris ton inspiration. » Répondit Sherlock préparant son chronomètre.

Le blond se concentra une seconde. Même si les instructions étaient simples il ne voulait pas tout faire foirer du premier coup. Il prit une grande inspiration et s'installa comme Sherlock lui avait demandé de le faire, flottant dans l'espèce de limbe entre la surface et le fond du bassin. L'eau assourdissait les bruits de l'extérieur et il s'en trouvait apaisé, n'entendant rien d'autre que le lent battement de son cœur.

Est-ce que le battement de mon cœur est-il toujours aussi fort ? Ou que d'habitude je l'ignore ? C'est comme le rythme d'une chanson, une belle chanson au rythme lent, c'est fascinant. Les pensées de John ne se bousculaient pas dans sa tête, toutes défilant à la cadence de sa nouvellement trouvée harmonie intérieure.

Peut-être que je devrais essayer ça dans la baignoire un de ces jours… Je sens l'eau qui glisse de part en part de mon corps, sa tiédeur qui est comme un massage. Oui, un massage. Sherlock aimerait ça sans doute. Je parie qu'il l'a déjà fait mais est-il capable de ne plus penser pour une aussi longue durée ?

Sûrement pas. Son esprit est génial, il y a peu de chance qu'il se mette en pause de temps en temps. Et puis l'homme est génial aussi… Les pensées continuaient de dériver jusqu'à ce que le besoin d'oxygène fût trop pressant et que John dût remonter à la surface. La brûlure de ses poumons était trop forte et continua jusqu'à ce qu'il fût de nouveau à l'air libre et qu'il pût aspirer de larges goulées d'air.

Sherlock arrêta le chronomètre et nota le résultat sur son téléphone. « Deux minutes quarante-trois. C'est très correct sans échauffement. » John était trop occupé à reprendre son souffle pour remarquer le constat et il était tout à la sensation de félicité qu'il avait ressenti lors de son immersion. Comme si son corps et son esprit étaient repartis à zéro, quelque chose d'inouï qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors. Il avait hâte de recommencer.

« John ? » La voix de Sherlock le sortit soudainement de ses pensées et le fit se retourner : « Oui ? » demanda-t-il encore un peu essoufflé. Le brun haussa les sourcils : « Tu ne m'a pas entendu quand je t'annonçais ce en quoi allait consister la seconde moitié de l'expérience ? » Le médecin rougit. « Je réfléchissais, je suis désolé, mais je ne pensais pas qu'il y avait une seconde partie à ton expérience. »

L'agréable torpeur qu'il avait ressentie il y a encore quelques minutes commençait à s'estomper et John se sentit mal-à-l'aise. Sherlock ne l'avait pas prévenu que l'expérience avait une seconde partie et cela ne pouvait qu'être le signal avant-coureur de quelque chose d'un peu tordu pour ce qui allait suivre.

« Avant de passer tes nerfs sur moi, je veux que tu m'écoutes jusqu'au bout, tu peux faire ça ? » demanda Sherlock avec un regard sévère. John soupira et accepta. Encore une fois.

« Pour améliorer la capacité pulmonaire le moyen le plus rapide et le plus efficace est de retenir ta respiration pendant un long moment et d'expirer lentement par la bouche ensuite. Si tu te souviens bien de ce que je t'ai dit la dernière fois, un baiser est un exercice modéré mais quand une personne s'y adonne pour un long moment, elle ou il fait quelque chose de très similaire. Ce n'est pas le même extrême mais ça améliore la capacité pulmonaire. Et il faut que je teste cette théorie pour voir si après s'être… » Sherlock laissa la fin de sa phrase en suspend et essayant de saisir d'un geste de la main le mot le plus approprié : « …bécoté pendant une dizaine de minutes on améliore effectivement la capacité pulmonaire. »

John en aurait presque éclaté de rire ; il aurait dû le sentir venir. « Dans quel guêpier je m'attendais à tomber en venant ici ? Juste faire quelques longueurs…mais non c'est de ce putain de Sherlock Holmes dont nous parlons, rien n'est jamais simple ou facile quand on parle de Sherlock Holmes….Alors c'est non. » et il croisa les bras, sur la défensive. Le détective eut l'air perplexe.

« Non… ? » « Non, Sherlock. Non. Je ne vais plus cautionner tes petites expériences aussi longtemps qu'elles impliqueront que je t'embrasse. » John fusillait Sherlock du regard. « Et pourquoi pas, ce n'est pas comme si c'était la première ou même la seconde fois que je te le demandais. C'est sans importance ! » geignit Sherlock l'air plaintif mais pourtant fusillant John du regard lui aussi.

« C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Deux minutes, okay. Cinq, passe encore. Mais là, dix putain de minutes, c'est presque des préliminaires ! »

« Et qu'est-ce que le temps a à voir dans l'affaire ? Ça ne change rien au final, non ? » interrogea justement Sherlock. John se contenta de le dévisager, incapable de formuler ce qui lui passait par la tête. Le problème est que si on se bécote pendant dix minutes je ne serais pas certain de pouvoir me contrôler, c'est ça le souci gros bêta.

Le détective s'attendait à une réponse mais n'eut droit qu'à une expression confuse. Il soupira avant de revenir à la charge : « Et si j'abaisse le temps à sept minutes ? Est-ce que ça serait encore trop pour toi ? » John sembla réfléchir à la proposition.

Tu peux faire ça, John. Juste comme tu l'as fait au collège, embrassant une gamine parmi d'autres pour les trucs du genre Action ou Vérité. Allez ! Ce n'est pas comme si t'étais attiré par lui ! Il est tellement bizarre ! Et puis c'est un connard. Il ne t'attire pas ! Alors que John cherchait à se donner du courage, il finit par acquiescer.

Ne se souciant pas de savoir que le mouvement de tête de John était destiné à ses cogitations internes, Sherlock exulta : « Excellent ! Ça sera donc sept minutes. Je te donne quelques minutes pour que ton rythme cardiaque et ta respiration reviennent à la normale. » Avant que John n'ait le temps de répondre, le brun était parti au vestiaire, laissant son ami s'apitoyer sur son sort.

Cinq minutes plus tard, Sherlock était de retour, ne portant qu'un short de bain noir. « Tu es prêt ? » demanda-t-il en se rapprochant du bord de la piscine. John essaya –et échoua — de ne pas le regarder ouvertement. Mais il n'avait vu Sherlock torse nu qu'en de rares occasions.

Son torse était aussi pâle que le reste de son corps et il y avait autant de cicatrices que sur ses bras et sur ses mains. Le docteur en lui s'inquiétait du potentiel infectieux mais l'ami se demanda qui le soignait quand il était blessé, Sherlock n'ayant pas vraiment eu d'amis avant lui.

L'arrivée de Sherlock dans l'eau le tira hors de ses pensées et il commença à ressentir de nouveau cette nervosité à laquelle il avait eu à faire face les deux fois précédentes. Il pouvait sentir son cœur battre la chamade et il s'inquiétait franchement de savoir si Sherlock allait le remarquer lorsqu'ils s'embrasseraient.

« Tu es prêt ? » redemanda le brun lorsqu'il arriva au niveau de John, passant le chronomètre autour de son cou et le programmant pour sept minutes et quinze secondes. « Comme toujours. » rétorqua John en pensant Non, mais c'est pas comme si ça allait t'empêcher de continuer ton expérience.

Le blond sentit les lèvres du brun se poser sur les siennes. Pour un asexuel auto-proclamé, Sherlock injectait une dose conséquente de sensualité et de passion dans ce baiser. John se rapprocha encore de Sherlock, leurs corps collés l'un contre l'autre alors qu'il utilisait sa main gauche pour prendre en coupe le visage de Sherlock.

Ils s'embrassèrent doucement, profondément, simplement pour se réaccoutumer à la sensation d'embrasser l'autre. Après environ une minute, John prit le risque de laisser sa langue effleurer la lèvre inférieure de Sherlock, priant presque pour que celui-ci lui accorde de l'approfondir. Les lèvres du détective s'ouvrirent doucement et permirent donc au médecin d'approfondir le baiser. Quand la langue du blond rencontra la sienne, Sherlock laissa échapper un grognement à peine audible.

Oh mon Dieu, ce grognement ! pensa John. Il pressa son corps contre celui du détective, réduisant presque à néant l'espace entre eux sa main gauche trouvant son chemin jusqu'à la hanche de son ami. La tiédeur entre leurs corps aidait à donner l'envie à John d'explorer la bouche du détective, s'arrêtant de temps en temps pour prendre une brève goulée d'air.

Les sept minutes s'écoulèrent et ils ne s'arrêtèrent même pas lorsque le chronomètre bipa. Après quelques instants John brisa le baiser pour reprendre son souffle, Sherlock atteignit le chrono et l'éteignit, s'éloignant avec hésitation de son colocataire. Les deux hommes s'éclaircirent la gorge simultanément, essayant de dissiper l'inconfort qui s'installait.

Le détective recula et atteignit le bord de la piscine et toussa poliment. « C'était…bien. Tu pourras…retenir ton souffle une… fois que tu auras… »Il se racla la gorge une nouvelle fois. «… retrouvé une respiration normale… ».

John acquiesça silencieusement, perplexe quant au soudain problème de bégaiement de Sherlock mais trop euphorique pour s'en soucier. Et il aurait juré voir rougir très légèrement son colocataire alors que celui-ci sortait de la piscine et retournait au banc tout proche.


To be continued...lundi prochain