Titre : Quatre fois où Sherlock embrassa John pour la science.
Auteure : Ckerased
Traductrice : Elizabeth Mary Holmes
Correctrice : Erika Nathaniella
Rating : T
Genre(s) : Romance/Humour
Chapitre: 4/5
Disclaimers : Sherlock est une série télévisée produite par la BBC et réalisée par Steven Moffat et Mark Gatiss. Elle est basée sur l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Par conséquent l'auteure et moi-même ne gagnons rien sur cette fanfiction.
Notes : Un lien vers la version originale est disponible dans le tableau correspondant sur mon profil. Grand merci à CKerased de m'avoir permis de traduire son texte et à Erika pour son boulot génial. Merci aussi à vous de lire cette traduction qui sera postée tous les lundis. Et désolée d'avoir tarder dans la publication de ce chapitre. Et toutes vos reviews...c'est génial, du fond du cœur , merci, Mais amies anonymes mettez un pseudo dans la review que je sâche à qui je réponds,


Réponses aux reviews anonymes :

Guest 1 : Merci beaucoup pour ta review.

Fan : Merci beaucoup pour ta review. Et oui, il y'a un chapitre surprise, je suis contente de voir que quelqu'un lise les notes en haut de page.

Guest 3 :


Chapitre IV – Une étude sur la douleur

Le jour après l'expérience à la piscine, John avait cru rêver. Il venait juste de finir de préparer du thé et allait se rendre dans le salon pour en donner une tasse à Sherlock, qui était accroupit dans son fauteuil, les mains jointes et suivant du regard chacun des mouvements de John avec une concentration intense.

John qui posa la tasse sur la table devant Sherlock et soupira par anticipation : « Je suis certain, vu ta tête, que tu vas encore me demander de l'aide pour une expérience. Vas-y, dis-moi pourquoi c'est cette fois. » Et cette fois-ci il croisa les bras.

Sherlock eut un rictus malicieux : « Celle-ci sera un peu plus…bizarre…que les précédentes. ». Le docteur eut du mal à y croire, secouant la tête en se demandant comment une expérience pouvait être encore plus bizarre que les précédentes. « Ça te dérangerait d'expliciter ? »

Le détective continua de regarder fixement John : « Je vais me mordre légèrement la lèvre de telle sorte que la peau en soit légèrement ouverte et saigne très légèrement. » Il pencha la tête légèrement et pointa l'un de ses doigts croisés en direction de John avant de continuer.

« Des chercheurs ont trouvé qu'une substance naturellement présente dans la salive, l'opiorphine, est six fois plus efficace que la morphine pour soulager la douleur. Je dois donc voir le temps que l'opiorphine met pour faire cesser la douleur et le comparer au temps qu'il faut pour faire la même chose avec une petite quantité de morphine. »

John dévisagea Sherlock : « Je ne vais pas laisser un ex-accro prendre de la morphine. »

« Il faut pourtant faire cette expérience. » dit le détective sur un ton courroucé « Utiliser l'opiorphine comme une alternative à la morphine pourrait limiter le risque d'addiction chez les gens qui ont besoin d'antidouleurs.» Un sourire rusé remplaça son expression fâchée : «Tu voudrais ça, aider les gens, tu es un médecin… »John considéra l'offre.

Il a raison. La morphine est très addictive, et ce n'est pas très bon pour l'organisme à cause de certains effets secondaires. Mais il ne faut pas que je laisse Sherlock toucher ce genre de trucs. Surtout pas en connaissant son passé.

John allait dire à Sherlock qu'il était hors de question de le laisser toucher à de la morphine mais une autre pensée lui vint en même temps. Et si je refuse de participer à l'expérience ? Il pourrait facilement trouver quelqu'un qui le laissera prendre la morphine…et je ne laisserai pas ça se produire. Le blond décida donc de participer.

« J'accepte, mais à une seule condition… » Sherlock tourna la tête vers John, les yeux légèrement plissés.

« Laquelle ? » s'enquit-il.

John croisa les bras et fixa Sherlock droit dans les yeux. « Je vais recevoir la coupure, et je prends la morphine. »

« Pourquoi ? » La confusion se peignit sur le visage du détective qui affichait encore quelques instants auparavant de l'intérêt.

Le blond haussa les épaules « Tu es un ex-accro. Tu as de plus grandes probabilités de rechuter ou de devenir accro à l'antidouleur…et je ne laisserai pas ça se passer. »

Sherlock n'avait pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que John n'allait pas le laisser prendre la morphine. Le médecin avait déjà vu les dégâts que pouvaient faire l'addiction sur sa sœur et il ne voulait pas prendre le risque de perdre quelqu'un d'autre dans les marasmes de l'addiction.

Le détective avait changé de position, restant en appui contre le fauteuil. « D'accord » dit-il en claquant des mains et en se rapprochant de son colocataire. «Par contre, il faudra juste attendre quelques jours avant que je puisse mettre la main sur la morphine nécessaire pour la seconde partie de l'expérience. »

Sherlock jaillit hors de son fauteuil, s'agrippa au pull-over du blond qu'il rapprocha de lui et qui hoqueta de surprise. Un petit sourire jouait sur les lèvres du brun mais John n'eut qu'une fraction de seconde pour en voir la suffisance indéniable avant qu'il ne plonge dans le néant.

Les lèvres douces du limier avaient rencontré celles de John dans un baiser vorace et étonnamment agressif. La possessivité qui irradiait de Sherlock à ce moment précis aurait mis John à genoux. Le docteur prit conscience qu'il n'était vraiment pas du genre à se soumettre mais qu'il était prêt à laisser le détective faire tout ce qu'il voudrait s'il continuait de l'embrasser comme ça.

Le blond se sentit reculer jusqu'à ce qu'il finisse par sentir derrière lui les coussins du canapé. Ses lèvres perdirent brièvement contact avec celles de Sherlock lorsqu'il tomba en arrière en position assise mais le détective eut tôt fait de s'installer à califourchon sur les genoux de John et ressouda leurs lèvres dans un nouveau baiser aussi agressif que le précédent.

Sherlock prit le visage de John en coupe et laissa courir sa langue sur la lèvre inférieure du docteur, juste comme il l'avait fait à la piscine la vieille. Dès que John ouvrit la bouche, il sentit que le détective mordillait sa lèvre, pas assez fort pour le faire saigner ou même faire mal, mais assez pour que le blond le sente. Après quelques secondes, Sherlock mordit au même endroit un peu plus fort cette fois. John avait un léger goût de sang dans la bouche, la douleur était présente mais pas insupportable.

Le détective brisa soudainement le baiser. « Sur une échelle d'un à dix, ta douleur ? » demanda le limier d'une voix un peu plus grave qu'à l'accoutumée. John ouvrit les yeux lentement tandis que ses pensées redevenaient peu à peu cohérentes : « Je dirais trois. » répondit le médecin en se concentrant l'espace d'une seconde sur les pupilles dilatées de Sherlock.

« Parfait » fut tout ce que dit le brun avant de prendre en coupe la nuque de John dans sa main et de lécher la petite plaie à sa lèvre inférieure. John frissonna, le plaisir de l'embrasser se mêlant délicieusement avec le léger élancement causé par la plaie. Le docteur voulait plus, alors il se pencha un peu plus et captura les lèvres de Sherlock pour un baiser digne de ce nom. Quelques délicieux instants durant, ils s'embrassèrent comme la nuit passée.

Mais Sherlock le réduit à néant en s'écartant à nouveau.

« As-tu toujours mal John ? » demanda lentement le détective, encore essoufflé par de leur dernier baiser.

John prit un instant pour se concentrer sur la petite plaie qui à sa plus grande surprise ne le faisait plus du tout mal. La surprise qui se peignait sur le visage du blond fut une réponse suffisante pour Sherlock qui descendit des genoux de John et sortit son téléphone de sa poche.

Le blond entendit Sherlock marmonner et pianoter sur son BlackBerry « Vingt-cinq secondes pour que l'opiorphine fasse complètement effet.».

« Merci John » dit le limier sans lever les yeux de son téléphone. « Ton aide m'a été très précieuse, je te ferais savoir quand la morphine arrivera dans un jour ou deux. D'ici là, ta lèvre devrait avoir totalement guérie. »

Ceci dit, Sherlock sortit de la pièce tranquillement et se dirigea vers sa chambre et laissant un John très perplexe assit sur le canapé.


Suite et fin lundi prochain... :)