Titre : Quatre fois où Sherlock embrassa John pour la science.
Auteure : Ckerased
Traductrice : Elizabeth Mary Holmes
Correctrice : Erika Nathaniella
Rating : T
Genre(s) : Romance/Humour
Chapitre: 4/5
Disclaimers : Sherlock est une série télévisée produite par la BBC et réalisée par Steven Moffat et Mark Gatiss. Elle est basée sur l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle. Par conséquent l'auteure et moi-même ne gagnons rien sur cette fanfiction.
Notes : Un lien vers la version originale est disponible dans le tableau correspondant sur mon profil. Grand merci à CKerased de m'avoir permis de traduire son texte et à Erika pour son boulot génial. Merci à vous d'avoir suivie cette traduction jusqu'à la toute fin et tant de reviews: vous êtes absolument géniaux.
Chapitre V – Une étude sur le stress
Sherlock était assis dans le salon entrain de regarder quelque chose d'assimilable à de la télé poubelle quand il entendit un cri en provenance de la chambre de John.
Le détective bondit sur ses pieds et se rendit à l'étage aussi vite que possible. Il franchit prestement le pas de la porte de la chambre et vit rapidement de quoi il s'agissait John se tournait et se retournait dans son lit, ses draps étaient presque complètement défaits et de la sueur perlait sur tout son corps.
Sherlock se rapprocha du lit et essaya de réveiller John en lui secouant légèrement l'épaule : « John » dit-il doucement, « John ! » répéta-t-il, mais le docteur ne bougeait toujours pas. Il eut un mouvement brusque, et replia les bras comme s'il voulait éviter d'être frappé.
Le limier retira sa main de l'épaule de son colocataire qu'il regarda droit dans les yeux : « Ce n'est que moi John, tout va bien… » dit-il en plaçant la main promptement retirée sur l'un des bras levés du médecin, l'aidant à s'apaiser et ses mains retomber sur son torse.
Sherlock put voir les traces caractéristiques de larmes sur les joues de son ami et les essuya avec son pouce, John fermant les yeux pour essayer de se calmer mais sa respiration était encore erratique et ce dû au cauchemar dont il venait juste d'émerger.
« Tout va bien John, tu es dans notre appartement à Baker Street, tu n'es pas retourné en Afghanistan, tout le monde est sain et sauf. Il n'y a que toi et moi ici John, ce n'est qu'un rêve. » dit Sherlock sur un ton apaisant en passant sa main dans les cheveux courts de John.
John ouvrit lentement les yeux, le souffle enfin plus régulier et il se tourna presque immédiatement vers son ami et passa sa main droite dans la nuque de Sherlock et murmura : « Ocytocine et cortisol. » avant d'embrasser le détective.
En répondant au baiser, il se prit à réfléchir. L'ocytocine réduit l'anxiété. Le cortisol est l'hormone du stress et son taux diminue quand l'ocytocine est libérée dans le flux sanguin, ce qui réduit donc le stress. Un baiser libère de l'ocytocine, ainsi ça donne une raison pour que John m'embrasse, il a besoin de se calmer.
John se retira légèrement et pria Sherlock d'arrêter de réfléchir. Ce qu'il fit en changeant de position. De penché, il se mit à genoux sur le lit aux côtés de John en passant sa main dans ses cheveux puis en prenant son visage en coupe pour le rapprocher de lui. Le baiser était tranquille et doux et aucun d'eux ne voulait précipiter les choses.
Le détective fut pris dans une torpeur bienfaisante et le baiser réduisait à néant le chaos qui envahissait habituellement son cerveau. Les quatre fois où ils s'étaient embrassés, il avait ressenti exactement la même chose les seules pensées qui arrivaient encore à faire surface concernaient John et surtout combien ses lèvres étaient douces contre les siennes.
Les baisers ralentirent et Sherlock effleura une dernière fois les lèvres du blond avant de rester le front en appui contre celui du docteur, les yeux légèrement fermés. Il traçait des petits cercles dans la nuque de son ami, aucun d'eux ne voulant se déplacer tant ils appréciaient le bien-être et le calme que leur avait procuré le baiser.
Sherlock s'écarta un peu et rouvrit les yeux pour voir John faire la même chose et lui sourire.
« Merci…j'en avais…besoin. » Le détective eut un sourire en coin à sa réponse : « Content d'être utile, d'autant plus si c'est pour servir la science. »
Le sourire de John s'estompa instantanément sans qu'il ne puisse le contrôler. Et Sherlock était toujours aussi observateur : « Que se passe-t-il ? » demanda-t-il en penchant la tête, l'air perplexe. Le blond retira sa main de la nuque de Sherlock et s'assit, comme le fit ensuite le détective.
« Je dois…je dois te …t'avouer quelque chose… » John se racla la gorge et se sentit rougir. « Je ne t'ai pas..je n'ai pas… » Il bafouillait, pas certain de la manière dont il allait le formuler : « Le baiser n'était pas… euh…ce n'était pas que pour la science, Sherlock. »
Tout venait de s'éclairer dans la tête du limier, encore perplexe quelques instants auparavant. John continuait de parler : « Le cauchemar paressait tellement vrai et… ils te torturaient à mort…et je ne pouvais rien faire pour les arrêter. Et quand je me suis réveillé tu étais là et tu allais bien et j'étais chez nous, avec toi…et j'ai pris conscience de combien j'ai besoin de toi dans ma vie…et tu vas me dire que c'est pathéti-… »
John fut interrompu par Sherlock qui se pencha souplement en avant et l'embrassa. Ça n'avait duré qu'une seconde mais ça avait suffit pour que le blond se taise, ce que voulait le détective dont les lèvres restaient très proches de celles de John. « Ce n'est pas un souci. Ce n'est vraiment pas un souci. » Le médecin sourit et embrassa de nouveau le brun.
Sherlock laissa sa main sur la nuque de John mais la torpeur habituelle était entachée par une certaine culpabilité. Il faut que tu lui dises. Il a été honnête avec toi. Tu dois l'être avec lui. Le baiser fut une nouvelle fois brisé et Sherlock s'éloigna d'une trentaine de centimètres de John : « John, il faut que je te fasse, moi aussi, une confession… »
Les yeux du docteur s'écarquillèrent au ton de Sherlock et il se dit qu'il avait été idiot de lui dire la véritable raison qui l'avait amené à l'embrasser. Mais il acquiesça et pressa Sherlock de lui dire de quoi il en retournait.
« Je n'ai pas été tout à fait honnête avec toi, John. » Il marqua une pause et détourna le regard : « Ces expériences des semaines précédentes…elles n'étaient pas vraiment…réelles… »
Le médecin resta bouche-bée.
« La première était une vraie, en fait…mais les autres…je les ai … fabriquées. Je les ai créées de toutes pièces, leur donnant un parfum de réalisme, espérant qu'il serait assez convaincant pour te persuader de m'embrasser une nouvelle fois. » Il réussit à regarder de nouveau John dans les yeux, qui était toujours bouche-bée. « Je comprendrais si tu étais fâché contre moi pour avoir abusé de ta confiance mais je devais le faire, je devais savoir. Parce que tu avais trouvé une place dans mon esprit qui commençait à prendre le dessus sur le travail. »
John secoua la tête : « Je ne peux pas te croire… » Il essaya de paraître en colère mais échoua misérablement et éclata de rire. Dire que Sherlock eut l'air perplexe serait un euphémisme. « Comment tu peux rire de ça ? »
Le blond essaya de regagner contenance : « Je…on…est juste tellement pathétiques. » Et il rit de plus belle , « Tu vas me dire qu'on aurait pu faire ça depuis le début… » Le rire du médecin fut bientôt communicatif et le brun gloussa à son tour. « Il me semble que nous avions tous les deux des conflits internes que nous essayions de résoudre. Je crois que nous pouvons les considérer comme résolus, non ? »
John passa de nouveau sa main dans la nuque de Sherlock avec un sourire espiègle, s'allongeant à ses côtés jusqu'à ce que le détective le surplombe encore une fois.
« Tu sais Sherlock,… » Dit le blond en rapprochant le détective de lui jusqu'à ce que leurs lèvres ne soient séparées que de quelques centimètres : « Pour un idiot… T'es quand même putain d'intelligent… »
Lundi prochain...une nouvelle traduction , toujours dans le fandom Sherlock mais dans un tout autre domaine.
