Bonjour à toutes !
L'épilogue donc de Princesse le voici, et on prévient ceux qui ne savent pas il est coupé en deux une partie, une pour Kat et l'autre pour Ed :) c'est le moment de laisser un commentaire final ;)
Sinon, nous avons donc une suite à vous poster qui s'intitule "What happens in Vegas doesn't stay in Vegas Princess" (du moins on espère que ffnet voudra accepter un titre aussi long !) ça vous met un peu sur la voie et vous donne de quoi ronger votre os ;)
Ensuite, pour les fans ede Parasite deviendra grand et les curieux, nous allons poster à la demande de certains reviewseurs un AU (Alternative Universe pour les incultes !) qu'on affectionne particulièrement... et qui est resté pendant longtemps dans les profondeurs de nos ordinateurs "A Long Victorian Afternoon" sur le un concept du "on va dans une autre époque" ! On espère voir des gens ;) NB : Ce sera sur notre compte de Fiction Press ! (on a le même pseudo)
Le tout sera posté en fin de semaine!
Bonne lecture enfin,
PS : Merci à nos reviewseuses, celles qui laissent un commentaire à presque tous les chapitres vraiment les filles sans vous on arrêterait de poster, sachez le. :)
Epilogue
J'observe, le regard noir, Quinn et Eric qui bataillent avec les saucisses et les merguez dégueulasses qui grillent sur le barbecue. Je me demande encore pourquoi j'ai fini par accepter de venir à cette abjection. Il n'y a rien de plus pathétique et malodorant qu'une barbecue-party ! Ca fait tellement Londonien banlieusard que ça me donne envie de vomir. Non seulement, j'ai toujours détesté la viande trop cuite mais, en plus, le jardin d'Ed et d'Eric est intoxiqué par la fumée nauséabonde du barbecue.
Et ce large soleil, qu'est-ce qu'il fait de ce côté de la Terre ? En Angleterre, on pourrait quand même avoir la paix avec ce genre de choses ! Je rajuste mon chapeau victorien et mes larges lunettes de soleil. Quelle plus insupportable et déprimante saison que l'été ?
-Je t'ai trouvé une bouteille entière de jus de citrouille glacée, Kat ! m'informe joyeusement Ed.
Elle s'assoit en face de moi à sa table de jardin en bois clair et je saute presque sur la bouteille pour y boire directement au goulot. Quand je la repose, elle est décorée d'une vive marque de rouge-à-lèvre pourpre et je souris. Personne n'osera poser sa bouche dégoutante sur ma bouteille !
-J'espère que y'a pas de barbec-party en Enfer…
-J'ai entendu dire que si, ma chérie.
Angelo s'assoit à côté de moi, passant son bras autour de moi. Et il est le seul que je n'étrangle pas pour oser établir un contact physique avec moi, malgré la chaleur, et je me penche même vers lui. En plus, Angelo adore les hautes températures, tout abruti d'italien sexy qu'il est…
-Les menottes te manquent pas trop, Ed ? lancé-je avec un sourire narquois.
Elle pique un violent fard et se masse sans y penser ses poignés encore un peu rougis. Elle et Quinn ont enfin essayé mon cadeau de Saint-Valentin, cette nuit. Et Quinn m'a appelée, vers les onze heures du soir, en panique, pour me dire qu'il avait paumé les clés et j'ai trouvé une Ed, rouge écrevisse, menottée à la tête de lit en petite tenue affriolante. J'ai accepté de la libérer après avoir pris quelques photos, en lui demandant de faire la pause avec Quinn qui rivalisait d'originalité, mimant le rugissement de panthère ou mordillant le lobe d'Ed qui trouvait tout ça bien moins drôle que nous.
-Personnellement, je les porterais bien tout le temps, c'est mon accessoire préféré.
-C'est vrai, confirme Angelo devant le regard d'Ed.
-Qui veut les premières saucisses ? demande Eric à la cantonade.
-C'est pas trop tôt, bande d'emmanchés ! déclare l'écossais. Allez, file-moi en deux.
-J'en veux bien aussi, sourit sa copine.
Ils sont tous deux allongés sur une chaise longue, sous un arbre du jardin d'Ed et Eric.
-Bon, elles sont un peu cramées…, nous indique Quinn. Mais ça rajoute du goût !
-Tu sais ce qui rajouterait du goût ? m'enquis-je. Ton sang.
-T'en veux ou pas, Kat ? rit-il.
-NON !
Quinn sert tout le monde tandis que chacun prend une place à table, Moore qui ne m'avait manqué et qui revient de je-ne-sais-où, et Eric met de la nouvelle carcasse sur le barbecue. Je ne me demande même pas où est Louis, il est parti faire un tour avec Sam, son petit-ami avec qui il est resté en contact par lettres. Je remplis mon verre de jus de citrouille glacée, bien décidée à ne rien avaler d'autre. Louis arrive alors avec Sam et il choisit immédiatement la place à ma gauche, demandant à Eric s'il peut avoir une entrecôte. Puis, mon blondinet se penche à mon oreille pour me souffler honteusement :
-Je crois que je vais arrêter les choses avec Sam, je ne l'aime plus…
-Génial !
-Oooh, tu penses que je mérite mieuuux ? s'attendrit Louis.
Je roule des yeux derrière mes lunettes de soleil, il n'a pas fini d'essayer de me noyer dans sa mer de nunucherie et d'amour.
-J'ai trop hâte qu'on commence notre internat à Sainte-Mangouste ! s'enthousiaste-t-il alors. On va pouvoir se soutenir et s'encourager, et on deviendra des médicomages su-pers ! Bientôt, on pourra tous vous guérir, Katy et moi ! annonce-t-il à la tablée.
-Je pourrais vous embaumer et trifouiller vos cadavres, concédé-je, en haussant une épaule.
Louis a un petit rire nerveux tandis que les autres tirent tous une drôle de tête, ayant visiblement oublié que je veux devenir médicomage légiste. Après quelques secondes, ils retournent tous à leur assiette et je pense aux mots de Louis. C'est vrai que dans un mois, lui et moi débuteront notre internat à Sainte-Mangouste, où on assistera aussi à des cours de médicomagie. On a réussi à décrocher des places grâce à nos excellents résultats aux ASPICS. Avec Ed et Rose Wealsey, on a été les meilleurs de la promo. On va surement devoir bosser d'arrache-pied, sans équivalent avec le train-train tranquille de Poudlard mais ça ne m'effraye pas le moins du Monde. Je n'ai jamais eu de problème pour bosser.
Je supporte vaguement les mâchouillements, masticages et conversations bruyantes de la tablée avant que je n'entende des bruits de plongeon et d'eau qui éclabousse. Je me retourne et remarque alors que les voisins ont une superbe piscine qui se met à me faire de l'œil. Le remède à tous mes maux, le mirage salvateur dans le désert. Louis qui mangeait plus ou moins en discutant avec la copine de l'écossais, en face de lui, suit mon regard. Je lui lance un sourire machiavélique avant de me retourner vers Angelo, passant mes bras autour de son cou. D'une main, je lui fais tourner la tête vers moi, l'empêchant de manger.
-Et si t'arrêtais de manger de la carcasse carbonisée et qu'on allait se baigner ?
-Où ça ?
-Je me charge des invitations, chéri.
xOxOxO
-Je crois que je l'intéresse, Katy…, me souffle Louis, un brin paniqué.
Appuyée contre le rebord de la piscine et battant paresseusement les jambes dans l'eau, je lance un coup d'œilà la blonde qui, en effet, nous fixe avec un sourire rêveur, sans avoir l'air d'écouter un mot de ce que lui raconte Eric.
-T'as pas l'air si gay que ça, alors, en conclus-je.
-Katy ! Elle va peut-être venir me parler, qu'est-ce que je fais ?!
-Tu pourrais lui peloter les seins, proposé-je. Après tout, faut bien la remercier de nous avoir si gentiment invités dans sa piscine !
-Je préfèrerai embrasser ses frères… mais je ne pense pas qu'ils soient homosexuels, dit-il en faisant la moue.
En effet, vu les regards appuyés qu'ils me servent depuis que je suis arrivée sur leur terrasse dans un peignoir en soie noire ouvert sur un trikini sexy, lunette de soleil sur le nez, je pense qu'ils sont plus paire de seins que testicules. D'ailleurs, ça a presque été trop facile. Les jumeaux blonds d'environs vingt ans n'ont même pas eu un moment d'hésitation avant de nous proposer de nous joindre à eux, et leur petite sœur a vigoureusement approuvé du menton, en dévorant Louis du regard.
Puis, Quinn est arrivé et a sauté dans la piscine en faisant la bombe. En m'éclaboussant et trempant mes cheveux alors que je n'ai pas mis la tête sous l'eau. Donc, je lui ai fait bouffer la bouée et après, il est parti en boudant et maugréant qu'il allait chercher Ed. Et, maintenant, ils sont en pleine séance bécotage au centre de la piscine tandis que je sirote mon verre de jus de citrouille.
-Allez, Angel, viens avec nous ! crie Louis.
-Merci mais non, je vous regarde, lui répond mon italien.
Je jette un coup d'œil par-dessus mon épaule pour le voir allongé sur une chaise longue, torse nu mais toujours en Jean's. Il m'a dit qu'il n'aimait pas vraiment l'eau mais il est quand même venu nous rejoindre sur la terrasse. Je lui lance un sourire diabolique plein de sous-entendu.
-Il aime regarder, bichette, expliqué-je à Louis, assez fort pour qu'Angelo entende.
Je vois du coin de l'œil son demi-sourire s'accentuer avant que Louis m'attrape brusquement le bras si fort qu'il m'en fait mal.
-DELACOUR ! Si tu veux me lacérer le bras, prends une pioche ! m'écrié-je en lui lançant un regard noir.
-Elle arrive ! me chuchote-t-il, fébrile.
-Hey, salut ! Belle journée, pas vrai ?
On se tourne vers la blonde qui doit avoir notre âge et nous sourit de ses dents blanches, se passant une main dans ses cheveux humides dans une vaine tentative pour les arranger.
-Le paradis, ironisé-je. C'est pour ça que je préfère l'Enfer.
-Oh…, répond-elle, riant nerveusement, ne sachant trop si je plaisante ou pas. Je m'appelle Tayl…
-C'est ma copine ! s'exclame Louis en me pointant du doigt. Et elle est très jalouse !
Je roule des yeux devant sa comédie pour effrayer sa prétendante et je me retourne vers lui, agacée.
-Pour la dernière fois, je suis pas jalouse, je suis possessive !
xOxOxO
Les cheveux encore humides, je découpe soigneusement les avocats tandis qu'Eric de l'autre côté de la cuisine sort la salade de riz. Parfaitement détendu et sans plus aucune pensée pour Erysse, il n'a pas encore trouvé de copine mais ça ne saurait tarder, il n'arrête pas de parler d'une certaine Carrie, une petite rousse de son boulot. Il bosse comme serveur au bar du coin. Dehors sur la terrasse, les autres discutent autour de sodas – ou plutôt s'énerve en ce qui concerne Calum. Amélia entre alors dans la cuisine, proposant son aide pour mettre la table.
« Va plutôt calmer l'autre là-bas, s'exclame Eric.
- Cal ? s'étonne-t-elle, il est très calme là.
- Imagine quand il l'est pas ! s'esclaffe-t-il alors à mon intention. »
Mélia a un petit air pincé et on pourrait presque croire qu'elle fusille du regard Eric pour avoir critiquer son copain. Puis elle attrape les assiettes, remet son habituel sourire aimable sur sa figure avant de retourner dehors.
« Attention, elle pourrait mordre hein, glissé-je à mon frère.
- Amélia ? s'étonne-t-il.
- C'est l'amuuuuur ! me moqué-je. »
Puis je mets la sauce dans la salade et sors dehors où la table ressemble plus à Beyrouth, Kat trône à un bout dans un chapeau digne des séries en costume de la BBC, sirotant son jus de citrouille derrière ses lunettes de soleil. Ky me retire aussitôt le saladier des mains, déposant un baiser sur mes lèvres. Il sent le chlore de la piscine et est doré comme une tartine. Il est carrément super sexy. Moi je prends surtout des coups de soleil dès que je mets pas ma crème.
« Assied toi deux secondes mon p'tit cœur ! »
- Ben ouais attend faut qu'on te raconte ma nouvelle liaison frivole avec Mademoiselle, lâche Kat.
- Pardon ? pouffé-je en décochant un regard à Louis.
- C'est purement platonique ! s'empresse-t-il de dire pour Angel. »
Ce dernier, un bras sur les épaules de Katarina ne réagit même pas. Le seul qui réussit vraiment à le faire tiquer c'est Julian, qu'il n'a pas appris à apprécier. Au contraire. On peut pas trop lui en vouloir, eux deux c'est la nuit et le jour. A se demander comment Kat fait ! Mais à vrai dire, on apprend vite qu'elle aime faire dans le paradoxale, l'inattendu et le provocateur. Je lui ai pas dit, mes voisins à trois cent mètres ont un jacuzzi…
« On a des voisins qui ont un jacuzzi Katarina ! s'exclame Eric en posant la salade de riz au centre.
- Et c'est maintenant que tu le dis Cho ?
- C'est pour te faire revenir enfin, on adore ta conversation ! »
Kat jette un regard presque autoritaire à Angel, je suis certaine que ce soir va y avoir un bain nocturne illégal. Heureusement William et Georgia sont en vacances en Tunisie. Angel se fend de son demi-sourire, embrassant Katarina comme pour clore un pacte. Ky me fait son fameux sourire alors qu'il s'exclame :
« C'est une excellente nouvelle ça, hein ? »
Je tripote la marque rouge de mon poigné en rougissant de honte au souvenir. On va éviter de retenter une expérience hors de la normale pour l'instant… En plus le maillot de bain n'est pas mon meilleur ami. Mais Ky se colle contre moi, avec son regard sûr de triompher.
« Bon qui a faim ? s'exclame alors Louis en brandissant ses couverts. »
OoOo
Chacun se bat pour avoir son petit périmètre dans notre salon et voir un bout de l'écran de télé où se déroule un film d'horreur asiatique soigneusement ramené de Hong Kong l'année dernière. Heureusement je l'ai déjà vu, parce que j'ai tendance à cacher ma tête dans un oreiller et me boucher les oreillers pour pas affronter les moments fatidiques. Et avoir l'air ridicule, enfin devant Kyle de toute façon j'ai rien à cacher il sait que je suis une trouillarde.
« C'est niais, mais niais…, marmonne Kat, venant d'une blonde en même temps, on peut rien attendre ce cet espèce là…
- Eh ! geint Louis en relevant la tête.
- Mais pas toi bichette, fait-elle en lui tapotant le sommet du crâne.
- Moi c'est différent hein? sourit-il ravi. Moi tu m'aimes ?
- Oui bon ça va on va pas y passer dix ans dessus non plus, le rabroue-t-elle. »
Elle se love nonchalamment contre Angel, ses jambes par-dessus les siennes. Je continue de caresser distraitement les cheveux de Ky assoupi sur mon épaule alors que l'asiatique décolorée vagie comme une vache, ne se doutant pas qu'elle va se faire… Arg… je ferme les yeux et grimace. Eclater la tête avec une batte de baseball. Les petits morceaux de cervelle giclent de partout. Je me crispe parce qu'après ça se gâte… Beurk… Louis pousse des petits cris en enfonçant sa tête dans la chevelure de Katarina. Oui, c'est sûr ça… ça doit faire mal. Kat éclate de rire. Amélia et Cal sont partis avant que ça ne dégénère, Mélia déteste les trucs sanglants alors elle a eu vite fait de rapatrier sanitaire.
Eric le nez dans le pop corn est profondément plongé dans le film, il adore ça. Il en a une collection hallucinante dans sa chambre. Je me fige et ravale un sursaut. Arrêtant le geste lancinant de mes doigts sur le crâne de Kyle. Je ne me souvenais pas de ça… c'est dégeulasse... Le grognement mécontent et ensommeillé de Ky me sort de ma contemplation morbide.
« Pourquoi tu t'arrêtes ? »
Il ouvre un œil et je grimace. La musique lente et stressante me rend noueuse. Je le sens m'embrasser le cou pour me détendre.
« C'est qu'un film mon p'tit cœur…
- Ouais y'aurait dix fois plus de sang avec une carotide tranchée, assure Kat avant de prendre un ton autoritaire, j'espère que tu prends des notes Quinn !
- Oui, oui, marmonne-t-il bécotant ma nuque.
- Demain exercice pratique aux aurores !
- Ouais, ouais… »
Je dissimule un rire par respect pour l'actrice qui courre un deux cents mètres en battant probablement le record d'Usain Bolt. En talons hauts. Ce qui est en soit un record quand Kyle glisse son immense main sous votre débardeur. Mais maintenant ça ne me gène plus qu'il touche à mes formes et à mes hanches. Au contraire, j'en frémis d'impatience. Je me pelotonne contre lui, soupirant d'aise.
« Sa tête a au moins fait un home run ! s'esclaffe Ky.
- Du grand art, net et précis, appuie Kat.
- Eriiiic, gémit Louis, on peut pas changer ?
- Non ! Faut t'endurcir bichette, c'est ça la vraie vie ! »
