Le ciel venait soudainement de s'assombrir alors que le soleil brillait quelque seconde auparavant. Les éclairs emplirent le ciel sans toucher le sol, un spectacle à la fois terrifiant et magnifique, un éclair bien plus gros jaillit de cette masse obscure et se dirigea vers l'Etna, volcan de Sicile et porteur de moult légende. Traversant la terre, la chambre magmatique et continua à descendre et percer la Terre, l'éclair arriva dans une cavité lumineuse et bruyante, des coups de marteaux sur une enclume et des plaintes d'un homme, elle prit alors une forme humaine, Zeus lui-même venait de quitter le trône de l'Olympe.

-Héphaïstos, mon fils.

Quittant immédiatement ses outils de forgeron le dieu s'agenouilla à ses pieds, il était très laid, son visage était rempli de cloque dû à la chaleur ambiante, ses mains étaient calleuses à force de travailler dans sa forge, ses cheveux étaient tombés les uns après les autres pour se retrouver chauve et pour combler le tout, il était maigre comme un clou et boitait. Des Olympiens, il était le plus laid, il s'exila alors au beau milieu de l'Etna, endroit même ou quelque kilomètre plus bas sommeillait le terrifiant Typhon. Héphaïstos était alors contraint de devenir le geôlier de sa prison.

-Père…Que…que me vaut ce-cet honneur ? balbutia t-il, car oui même son élocution était mauvaise.

Zeus porta son divin regard dans la forge de son fils, il y trouva des armures et des armes venant d'être forgé, d'après la couleur tout cet attirail appartenait à son autre fils, Arès. Hermès ne lui avait pas menti, le dieu de la Guerre se préparait et il mettait tous les atouts de son côté. Toutefois.

-Cette arme, dit-il en pointant du doigt une lance commençant à être forgé. Elle est pour Arès ?

-Ou-Oui.

-Je peux sentir sa puissance alors qu'elle n'est pas complète. Plus puissante que mon éclair ?

-Ou-Oui.

-Comptes t-il me trahir ?

Héphaïstos ne répondit pas. Regardant ses pieds pour ne pas croiser le regard foudroyant de son père, il savait mieux que quiconque ce que valait une de ses colères.

-Je t'ai posé une question. Arès compte t-il me trahir ? répéta Zeus sur un ton glacial.

-Je…Je-

-Et pourquoi ne pas me poser la question directement, ô mon très cher Père.

Le magma près de la lance s'éleva dans les airs, pris une forme humanoïde et Arès apparut, sa lance incomplète dans la main.

-Athéna n'est qu'un prétexte, tu n'y as vus que du feu. Oh le spectacle a du être distrayant, je n'en doute pas, toi qui aime tant la guerre. La terre n'a pas tenu long feu, la force destructrice des humains est devenue tel qu'il ne reste rien d'autre que des champs de ruines. Seuls les sanctuaires d'Athéna et de Poséidon sont encore intacts.

-Sombre fou. Ainsi tu me trahis, moi ton père. Pour quel raison ?

-Voyons, l'oracle te la bien annoncé, tu as défait ton père, et ton fils doit te défaire. Hélas pour toi, tu as engendré de nombreux bâtards en plus de tes légitimes enfants, comment aurais-tu pu savoir alors ? Ahah !

-Hermès m'avait averti, quel idiot ai-je été que d'être aveuglé par la Terre.

-Hermès ? Oh lui, il est de mèche avec moi.

A ces mots apparut le dieu voleur, une armure dans la main, l'armure du dieu des dieux, scellé. Soudain Héphaïstos s'empara de son marteau et frappa la poitrine de Zeus, celui-ci tenta de le parer mais l'arme divine claqua comme un fouet et même le dieu suprême ne put résister, il alla s'écraser contre une des parois brûlantes de la cavité.

-Que penses-tu de cette stratégie, Père ? demanda Arès.

-Comment oses-tu ?! explosa Zeus en s'armant de son éclair. Vous allez tous mourir ici !

Les trois dieux revêtirent leurs armures en réponse à la remarque de Zeus, tous dégagèrent une puissance astronomique, bien supérieur au cosmos de Zeus. L'Etna entra dans une irruption volcanique comme jamais avant.

-Ne nous sous-estime pas, Père. Héphaïstos a amélioré nos armures et nos armes, même incomplet je suis sûr que tu ressens leur puissance. Athéna n'était qu'une diversion, le temps pour nous d'échafauder un plan pour te piéger, et toi orgueilleux comme tu es, tu as plongé droit dans la gueule du loup. En sachant qu'Héphaïstos travaillait sur des armes pour moi, je savais que tu tâcherais de l'en empêcher.

-Finis de discuter ! Approchez misérables !

Zeus envoya son éclair sur Arès qui para avec son bouclier, laissant une large fissure en son centre, sans le travail du dieu forgeron il serait déjà mort, la puissance du terrible Zeus ne suffirait pas, ce qui marqua le visage d'Arès d'un sourire moqueur. Zeus envoya une autre salve, cette fois dévié par le caducée d'Hermès, Arès en profita pour envoyer sa lance qui fusa à une vitesse ahurissante, mais le dieu put esquiver sans peine et s'approcha d'Héphaïstos.

-Le plus faible meurt toujours en premier, dit-il à son fils.

D'un coup de pied il projeta le lourd corps du dieu dans les airs, et d'un coup de poing il l'envoya se fracasser profondément dans la roche du volcan.

-VOUS m'avez sous-estimé, crétins, même sans armure je peux très bien vous terrasser ! AHHHH !

Le dieu s'élança sur les deux autres qui commencèrent à ressentir des frissons d'effroi. Avaient-ils commis une erreur de calcul ?

Il y a quelque semaine, une ville en Algérie, Constantine, a été la victime d'un terrible affrontement qui a causé sa complète destruction. Néanmoins, aucune victime n'avait été dénombrée dans les médias, beaucoup annoncèrent un miracle de Dieu, mais la vérité fut tout autre. Quelque minute avant que la gigantesque boule d'énergie n'entre en collision avec la terre, Altarf, nouveau chevalier d'or du Cancer, avait réunis dans un ultime recours tout son cosmos pour téléporter les habitants au mont Yomotsu, le puits des âmes situé dans un autre plan d'existence, entre la vie et la mort. Cela ne dura que quelque seconde, mais ce fut suffisant pour sauver toutes ces personnes, blessé et épuisé, Altarf s'apprêtait à rendre son dernier souffle quand un homme l'emmena avec lui pour le soigner. Cet homme se nommait Marakk, en arrivant sur les lieux, il ne vit que ruine et la population hébétée, en voyant le corps meurtri d'Altarf, ainsi que son armure, il comprit qu'il était un chevalier d'or d'Athéna, il en connaissait un rayon sur ce sanctuaire sacré, après tout dans le passé il avait été sauvé par un certain Shura dont la particularité résidait dans son bras droit : Excalibur.

-Une chance que je sois passé par là ! Sans quoi tu serais dans le même état que ces ruines ahah !

Altarf ne répondit pas, il venait d'essuyer une lourde défaite, bien qu'il avait géré son combat contre son adversaire, il avait été gêné par deux autres Berserkers… Rien que d'y penser son visage s'assombrit.

-Trois contre un. Ce n'est pas comme si tu avais réellement perdu, ils étaient sûrement très forts, dit soudainement Marakk. J'ai tout vus, du début du combat jusqu'à sa conclusion, rajouta-t-il en voyant son air étonné. Il ne faut apparemment pas s'attendre à un combat loyal face à ces…

-Berserker. Ce sont des Berserkers, des guerriers sous les ordres d'Arès, le dieu de la Guerre, expliqua le chevalier du Cancer, il leva son bras et contempla son armure. Je dois me rendre au sanctuaire d'Athéna.

-Je pourrais t'accompagner, j'ai des choses à faire à Athènes.

Ainsi commencèrent leur voyage, ne maîtrisant pas encore totalement son cosmos, Altarf dût voyager à pied, il n'y avait plus aucune voiture, plus aucun avion, tout avait été dévasté… A quoi bon avoir sauvé tous ces gens si c'était pour les voir s'entretuer… Durant le voyage, les deux jeunes gens se lièrent d'amitié, Marakk donna même des conseils à Altarf pour manipuler son cosmos, il en savait beaucoup pour un simple humain, certainement beaucoup trop.

Les deux jeunes hommes finirent par trouver un bateau échoué sur une route qui était autrefois appelé « L'îlot des Chèvres ». Tout avait été rasé, les collines, les falaises, les routes, les couleurs verte et bleue avaient entièrement disparus, seul demeurait le gris… La guerre avait fait de terrible ravage, Altarf ne pouvait néanmoins pas intervenir sans un ordre direct d'Athéna. Par chance le bateau n'avait rien de sérieux, la proue avait été endommagée ainsi que le pont, le mât tenait bon et la coque était intacte. Le remettre à l'eau serait un jeu d'enfant pour le chevalier d'or.

-Halte ! cria une voix forte mais familière. Je t'ai enfin retrouvé, minable !

Altarf et Marakk se retournèrent et virent alors l'un des hommes en armure rouge, Adara.

-Adara…murmura Altarf. Que nous veux-tu ?!

-Vous ? Oh mais ton ami peut partir librement, quant à toi, je dois t'éliminer.

-Seul ? se moqua Marakk. Moi qui pensait que les Berserkers n'agissaient qu'en groupe, te voilà bien courageux.

Une boule de feu s'écrasa aux pieds du jeune homme, il leva un regard dur vers sa droite, puis vers sa gauche, les deux autres les avaient encerclés.

-Je vais m'en occuper, monte sur le bateau Marakk, tu ne ferais que me gêner !

-Te voilà bien présomptueux mon ami. Désolé mais nous sommes pressé, lança t-il aux guerriers d'Arès.

-Ferme la, stupide humain !

Adara s'élança soudainement sur lui, Marakk leva la main et d'un simple mouvement trancha net l'armure rouge du Berserker sous les regards ébahis des personnes présentes.

-Ahah, laissez moi faire les présentations comme il se doit. Marakk, chevalier d'or du Capricorne, pour vous anéantir, voyant Adara faire un mouvement de recul il le rattrapa par le col de son vêtement. Holà mon ami, toi tu restes ici.

D'un simple coup il transperça son abdomen.

-Hm, tu fanfaronnes mais tu n'es pas bien résistant. Tenez, je vous rends cette loque !

Il envoya valser le corps d'Adara vers le Berserker à sa gauche, voulant le rattraper pour lui sauver la vie mais son corps se sépara soudainement en deux, des pieds à tête, une coupure tellement net qui ne le fit pas saigner. Les deux parties du corps passèrent à côté du guerrier sans qu'il ne broncha, trop abasourdi par ce qu'il venait de voir.

-Voilà toute la différence quand on affronte un chevalier d'or maîtrisant parfaitement son cosmos. Pas aussi simple, hein ?

A y regarder de plus près, Marakk avait un corps splendidement sculpté, des muscles d'acier, des pectoraux visible à travers son t-shirt, des puissantes cuisses et des mollets à en rendre jaloux les plus grands sportifs. Si musclé et si svelte pour autant. Ses longs cheveux noirs masquèrent une cicatrice à l'œil droit.

Se ressaisissant, les Berserkers firent brûler leur cosmos et chargèrent pour venger leur compagnon d'armes. Marakk disparut aussitôt pour reparaitre derrière le guerrier de gauche.

-Et d'un, dit-il en transperçant le cœur du guerrier, il fixa le deuxième qui apeuré prit la fuite. Ah, tu nous attaques et quand le combat tourne en ta défaveur tu fuis ? Je ne savais pas que les Berserkers étaient de tels lâches, nargua t-il en se déplaçant devant l'autre guerrier. Inutile de fuir, conclut-il en lui coupant la tête.

Altarf n'avait pas bougé, la nouvelle l'avait resté pantois. Voila pourquoi il en savait tant !

-Tu n'es pas venu par hasard, tu as senti mon énergie, n'est-ce pas ?

-Je suis venu aussi vite que j'ai pu quand j'ai senti le cosmos des Berserkers, corrigea-t-il. J'ignorais qu'un autre chevalier d'or était présent. Bien on y va ? Nous devons aller voir Athéna.

-Attends, depuis combien de temps tu possèdes ce don ?

-Don ? Ah le cosmos ? Assez longtemps maintenant, quand j'ai été sauvé par un chevalier d'or je me suis entrainé sans relâche, échappé de justesse à une mort certaine des centaines de fois. Et un jour en me surpassant quand j'ai été menacé par bande de loup vorace, j'ai développé ce cosmos. Depuis l'entrainement a évolué, plus difficile. Quant à l'armure, elle est venue à moi il y a quelque semaine, à la mort de son ancien propriétaire certainement.

Dire qu'Altarf ne s'était pas vraiment entrainé, pourtant, les techniques qu'il avait employées lors de son combat… Comment connaissait-il toutes ces attaques ? A bien y réfléchir, de drôle de souvenir lui venait en tête, des mouvements, des noms, serait-ce dû à l'armure d'or ? Elle posséderait donc une volonté propre ? Tant de question, si l'armure était vivante, pouvait-il parler avec elle ? Pouvait-elle se mouvoir ? Apparemment oui, vus ce que Marakk avait dit mais pouvait-elle combattre sans hôte ?

-Et si on partait ? demanda Marakk faisant revenir à la surface Altarf noyé par ses propres questions.

-Oui…allons-y.

Il les avait battus aussi facilement, sans son armure, oui il n'allait pas le quitter de si tôt, il apprendrait beaucoup avec lui. Ils mirent le bateau à l'eau et embarquèrent.

Sephdal se réveilla dans son lit au temple du Sagittaire, à son chevet Brahma et Némée attendaient inquiets. Il avait reçu de telles blessures que ce fut miraculeux qu'il se réveille aussi vite, il était d'une robustesse sans aucune mesure.

-Où…

-Chut…murmura Brahma en mettant son doigt sur sa bouche. Tu es dans ton temple, tu as réussi à repousser le dieu…en partie, en voyant l'air interloqué du chevalier elle poursuivit. Shiryu nous a aidés. Il est reparti dans son temple et il m'a dit de te dire ceci : Je te garde à l'œil, chevalier du Sagittaire.

-Hm…pouffa Sephdal, une manière comme une autre de lui dire qu'il le reconnaissait en temps que chevalier d'Athéna, mais qu'il ne faudra pas compter sur son amitié, cela lui allait bien, vus les combats à venir, il n'aurait pas à s'inquiéter d'une attaque dans son propre camp. Il est… mort ? Le dieu ?

-Non… malheureusement il a réussi à fuir. Ton attaque l'a atteint mais n'était pas suffisant pour le tuer. Shiryu a concentré ses efforts sur la flèche planté dans son torse et s'est téléporté avant de périr. Ca reste une victoire, tenta-t-elle de le réconforter.

- Moui… Retournez dans vos temples respectifs, je veux rester seul…

-Mais ! protesta Brahma.

-Vous l'avez entendue, laissez-le se reposer, dit une autre voix venant de derrière eux. Shun apparut avec une serviette et des bandages, il était suivi par des chaines qui maintinrent un petit bac d'eau. D'ailleurs je dois lui changer ses bandages pour éviter une infection, un peu d'intimité ne serait pas de rigueur, dit-il avec un sourire rassurant, les deux chevaliers s'exécutèrent et partirent. Bien, à nous désormais.

Shun enleva délicatement les bandages et remarqua que la plupart de ses blessures ne saignait plus, aucune infection visible, mais pas mal d'ecchymose, voila qui était étonnant et rassurant. Il lui épongea le front, lava les endroits douloureux puis refit un bandage avant de se lever.

-Tu es hors de danger, évite de trop forcer la prochaine fois, tu risques de ne pas y réchapper, avertit Shun.

-Hm.

-Toujours aussi loquace, tu me fais penser à mon frère, s'amusa t-il. Repose toi surtout. Bon je dois retourner au temple du Grand Pope, d'autres tâches m'attendent…, il soupira et avant de partir rajouta : Pour ton armure, ne t'en fais pas, je ferais venir un forgeron jeune certes mais doué.

Sephdal contempla le plafond, sombre, humide, tout comme le reste de son temple, la moisissure ne semblait pas atteindre ces lieux, une sorte de protection de la déesse ? Il était loin le temps où il devait se reposer dans les sacs de couchages dans une petite maisonnette rempli de ses soi-disant camarades. Camarades qu'il a massacré jusqu'au dernier avec l'aide de Némée et Brahma. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il a rencontré Shiryu pour la première fois et subis sa première défaite, puis celle face au dieu… Bon sang lui qui s'était entrainé sans relâche, finalement il n'avait pas eu une seule véritable victoire depuis sa soudaine promotion, à quoi cela servait d'être chevalier d'or si on perdait tous ses combats ?! De rage il frappa le mur à sa droite, il s'assaillait dans son lit, la couverture tombant sur ses hanches puis se tint la tête avec ses mains. Sephdal jeta un œil sur l'armure posé à son chevet sur un meuble de pierre. Détruite. Méconnaissable. Les larmes lui montaient.

-Je suis si...faible ! Pourquoi… Pourquoi n'ai-je pas des capacités comme EUX ?! hurla t-il en martelant son lit de coup de poing, qu'il finit par détruire. Shiryu… Kumodos… RAAAAAAH !

Il continua de marteler le lit déjà en miette, le sol se fissura mais il continua tout en faisant rugir son cosmos jusqu'à former une crevasse sur le sol. De violente douleur l'assaillirent qui le fit grimacer et s'arrêter. Il se calma et resta là, dans le large trou qu'il avait formé, maudissant sa faiblesse, maudissant tous ces êtres qui lui étaient supérieurs, il avait soif de victoire, soif de puissance.

Le combat continuait de faire rage à l'intérieur du volcan de l'Etna, Zeus menait largement alors qu'il ne portait pas son armure divine, toujours à la possession d'Hermès, il n'usurpait pas son titre de dieu voleur. Les armures des autres dieux étaient dangereusement endommagées, les morceaux baignant dans leurs sangs divins.

-Jeunes fous, à trop sous-estimer votre père, voilà la situation dans laquelle vous vous trouvez ! A suivre une fantaisie sortie de l'oracle, vous voilà tous condamné à périr sous mes mains ! Tel est mon jugement ! gronda le dieu des dieux.

-Ah…Ah… Ce… Ce n'est pas finis Zeus ! Mon plan est parfait ! hurla Arès en s'armant de sa lance. C'est aujourd'hui que finit ton règne !

Arès chargea sur Zeus, lance en avant, il lui porta un coup d'estoc, Zeus l'arrêta entre ses doigts, il le leva et maintint Arès dans les airs qui finit par lâcher son arme pour pouvoir asséner un coup de poing dans le ventre de son père mais celui-ci pivota sur lui-même pour esquiver et lui donna un coup de genou dans le plexus solaire qui le fit cracher du sang. S'appropriant la lance, il le frappa avec l'extrémité non pointue, Arès vola contre un mur, Zeus lui envoya son arme qui vint se planter à quelque millimètre de son visage.

-Tu ralentis mon cher fils ahahah ! Alors à qui le tour maintenant ? Toi Hermès ? Ou alors toi misérable Héphaïstos ?

Héphaïstos tituba, jamais il n'aurait pensé affronter son père un jour, le plan d'Arès était un échec, ce combat n'aurait jamais dû avoir lieu ! Pourquoi l'avoir provoqué ? Ce n'était que pure folie !

Hermès ne bougea pas, son caducée avait été réduit en cendre par la foudre de Zeus, désarmé, apeuré, il maudit Arès de l'avoir mené dans ce piège. Il était si confiant, son plan était parfait, dans les moindres détails, s'attaquer à Athéna pour fournir une source de distraction à Zeus, demander à Héphaïstos de forger des armes beaucoup plus puissantes et des armures plus résistantes. Ce combat s'était déroulé beaucoup trop tôt mais à quoi penser donc Arès ?

-Ah… Ahahah… ricana soudainement Arès tout se libérant du mur.

-Mes coups te font perdre la tête mon fils ?

-Tu es bien le dieu le plus puissant qui soit… bien plus fort que les géants et les titans… Je voulais me mesurer à toi… Voir le fossé qui nous sépare… Tu es tout simplement incroyable, mais… par la ruse tu as vaincu Cronos, par la ruse moi Arès te vaincrait !

Un tremblement de terre survint soudainement, le volcan entier se mit à se fissurer, à craqueler par endroit.

-Qu'as-tu fait ? le ton de la voix de Zeus venait de trahir son effroi.

-Aurais-tu oublié cet endroit ? Jadis une divinité terrorisa l'Olympe entier, obligé de fuir nous furent incapable de le vaincre… Oh tu as bien tenté de le défier, toi qui est si orgueilleux, mais tu as finis par échouer. Deimos ! Phobos !

Les dieux de la peur de la terreur apparurent soudainement accompagnés d'un autre dieu, Keres, l'exécuteur, en portant une gigantesque urne d'orichalque.

-Reconnais-tu ceci ? demanda Arès.

-Sombre idiot ! Vous trois, reposez cette urne !

-Hm… C'est finis père. Détruisez le sceau de Zeus et libérez-le.

Zeus tenta de les en empêcher mais fut alors rejeté en arrière, la lance d'Arès planté dans son torse.

-Tu as baissé ta garde, cher Père. Regarde maintenant.

L'urne se brisa, le sol s'ouvrit en deux pour laisser passer une main gigantesque suivi d'un hurlement proche d'un rugissement bestial.

-Tu as osé… commença Zeus.

-Oh oui, j'ai passé un pacte avec lui. En échange de sa libération, il m'aidera à gouverner sur le Ciel, la Mer et les Sous Terrains. Il ne désire que se venger et terminer le boulot qu'on lui a confié.

-Tu le regretteras Arès…

Zeus retira la lance et frappa Arès avant que le volcan ne s'effondre. Les dieux flottèrent dans les airs, tandis que le géant se leva tout en s'entourant d'un ouragan dévastateur, empêchant de voir sa véritable apparence.

-Typhon…murmura Zeus.