Dans l'antiquité, après une terrible contre les Titans, guerre appelé Titanomachie, ceux-ci comme dernier recours créèrent un être si puissant qu'il fit trembler de peur les dieux de l'Olympe. Ainsi à part Athéna et Zeus, tous prirent la fuite en Egypte, se faisant passer pour de simples animaux.
Typhon, tel était le nom de ce géant plus grand que les Géants, entouré en permanence d'un vent protecteur qui masque sa véritable apparence, certain y virent des têtes de dragons cracheurs de feu, d'autre une centaine de tête et une queue de serpent.
Zeus confiant de sa force et de son arme qui lui avait permis de vaincre son père, une faucille dentelée d'orichalque, défia Typhon en combat singulier, forçant Athéna à rester simple spectatrice. Le combat qui en suivit fut dantesque, mais après quelque heure de combat, Typhon parvint à désarmer Zeus et à s'emparer de sa faucille, il lui sectionna les muscles le rendant inerte. Abattue, Athéna se jeta sur le géant mais vus balayer aussi simplement qu'un fétu de paille. Seul l'intervention de Pan, qui par sa ruse, parvint à récupérer les muscles du dieu et à lui rendre, et des Moires, qui affaiblirent le monstre en l'empoissonnant, finirent par avoir raison de Typhon, terrassé par la foudre de Zeus et enfermé dans l'Etna, des milliers d'années s'étaient écoulés, le poison était-il toujours aussi efficace ?
Le vent tourbillonna autour des dieux, aucun n'était épargné par ce cyclone que provoqué le géant et tout puissant Typhon. Zeus le fixa du regard, si tant est qu'il put trouver ses yeux, l'éclair dans sa main droite rugissait.
-Arès… Sombre fou, qu'as-tu fait ?
-Ahahahah ! Enfin de retour ! ZEUS ! hurla Typhon en dégageant une autre bourrasque. Athéna n'est pas avec toi aujourd'hui ? Quel dommage, j'aurais tant aimé la ridiculiser une nouvelle fois.
-Je t'ai vaincu une fois, rien ne m'empêchera de te vaincre une seconde fois.
-Ah ! La dernière fois ces maudites sorcières m'ont joué un sale tour, sans quoi tu n'aurais jamais pu me battre et je m'assurerais que cette fois-ci tu n'en ressortes pas indemne, Zeus !
Une tornade horizontale frappa Zeus à la poitrine, celui-ci vola en arrière, son corps fut entièrement lacéré, le dieu prit appui dans les airs et fonça au cœur du typhon mais fut rejeté comme un fétu de paille par le vent protecteur du géant.
-Aurais-tu oublié, Zeus ? Sans ta faucille il te sera impossible de me vaincre ! Ton éclair seul est impuissant !
La faucille d'orichalque, oui, elle avait permis de terrasser Cronos et de supprimer la protection du géant, mais elle était perdue désormais, quand Typhon se l'ait approprié il avait pu jugé lui-même de son incroyable indestructibilité , aujourd'hui elle avait disparue, qui sait où le géant avait pu la cacher ?
Arès, Hermès et Héphaïstos demeurait en retrait, en simple spectateur, ils observaient le combat avec un intérêt indéniable, lors de la première bataille contre Typhon, ils avaient été contraints de fuir, ainsi ils ignoraient tout du géant et de sa puissance, le moins que l'on puisse dire fut qu'il n'avait pas mentit ! Emprisonné, Arès lui avait demandé s'il pouvait compter sur sa force, s'il était capable de vaincre le dieu des dieux, après avoir ri à en faire exploser les tympans, le géant lui avait affirmé que sa force dépassait l'entendement, s'il y avait un sens au-delà du neuvième il le posséderait sans doute. Aujourd'hui il pouvait le voir de ses propres yeux, il en trembla d'excitation, Typhon était redoutable, il voyait son père en difficulté pour la première fois. Il le voyait s'élancer sur le géant, se faire repousser, encore et encore, il voyait son regard empli d'effroi face à sa propre impuissance. Mais il n'abandonnait pas, il continuait, toujours en vain, Typhon s'amusait avec lui. Qui aurait pu imaginer voir un tel spectacle pathétique un jour ? Zeus ! Le tout puissant Zeus ! Réduit à l'état de jouet ! Regardez-le ! Il ressemblait à une mouche insistant pour sortir à travers une fenêtre ! Arès se mit à rire, il se moqua de son père, de cette situation, oh oui son plan se déroulait sans accroc !
Bon sang, impossible de passer, se dit Zeus. Au dessus, de front ou en dessous, le résultat était le même, ce n'était pas pour rien que Typhon fut célèbre pour sa force. Même si Zeus connaissait sa réelle apparence et son point faible, encore fallait-il passer son vent protecteur !
-Ce combat commence à m'ennuyer, finissons-en, ensuite j'irais libérer les titans pour leur donner tes filles tandis que je prendrais mienne ta femme !
-Maudit sois-tu ! Arès ! Cela ne te fait donc rien de savoir que tes sœurs seront données en pâture aux Titans ?!
-Ahah ! Si c'est le prix à payer pour gouverner, alors soit ! Je donnerais une centaine de ces sœurs pour te voir détrôner !
-Ta folie t'aveugle mon fils.
Mais, à ce train là, c'est moi qui risquerai de…, que faire ? pensa Zeus. Ah si seulement je possédais encore cette faucille… Où diable peut-elle être ? Si jamais pu deviner les intentions de ce traître, j'aurais pris la peine de la rechercher… l'amour m'a aveuglé et me perdra… Athéna… Ma fille... Aveuglé par ta punition, j'ai oublié que TOI tu es resté à mes côtés… Si j'échoue, aideras-tu tes frères et sœurs ? Je ne dois pas penser comme ça ! Je suis Zeus ! Le roi des Dieux !
Le cosmos de Zeus irradia entièrement le ciel, ses yeux devinrent blancs, ses cheveux et sa barbe se dressa tandis qu'il leva les mains vers le ciel. Des nuages noirs apparurent, les éclairs dansèrent autour de Zeus. Typhon demeura impassible, tandis que derrière lui Arès et les autres dieux commencèrent à ressentir une profonde crainte. Pour la première fois, ils assistaient à ce qui faisait la réputation du dieu de la Foudre, une technique si puissante que par le passé les humains qui en subirent les retombées l'appelèrent : Déluge.
Zeus baissa les bras toujours tendus pour les maintenir devant lui, les éclairs se concentrèrent autour de ses bras pour ne former qu'une espèce de tronçonneuse électriques. La pluie tomba en trombe uniquement au dessus d'eux. Plusieurs tornades apparurent soudainement tandis que le sol tremblait dans sa plus forte magnitude.
-Zeus Commandment : Apocalypse !
Le sol se craquela et commença à léviter, le ciel prit une teinte rouge sang et les tornades fusionnèrent avant d'entourer Zeus, on pouvait croire dès lors voir deux Typhon. Zeus se concentra davantage, les éclairs autours de ses bras se libèrent pour rejoindre la gigantesque tornade rejoint par les rochers.
A cet instant précis, tous eurent la sensation que la Terre venait de s'arrêter, le temps était comme suspendus, le choc de ses deux cosmos avaient résonnés sur toute la Terre, si bien que même au Sanctuaire tous s'était interrompus dans leurs différentes activités pour se tourner vers l'Etna, essayant de lire le flux cosmique. Athéna elle-même retint son souffle, les mains sur le cœur comme une personne qui prierait en signe d'inquiétude.
Par delà les océans, l'eau commença à monter, elle recouvra l'Etna, un nouveau Déluge avait commencé, noyant la plupart des survivants, seul demeurait les rares personnes s'étant éveillé au cosmos. Marakk et Altarf virent avec effroi les gigantesques vagues au milieu des flots, eux qui pensaient qu'ils seraient tranquilles en prenant la mer, quelle erreur !
-Bien, as-tu finis de te préparer, Zeus, demanda Typhon qui n'avait pas sourcillé, aucune réponse ne lui parvint. Ma voix ne t'atteint plus sous ta tornade ? Ah ! Tant pis, j'arrive !
Le gigantesque Typhon s'approcha rapidement de Zeus, ce qui créa par la même occasion un gigantesque tsunami, les deux tornades se heurtèrent et s'affrontèrent quand soudain les deux ne firent plus qu'un. Typhon, désormais coupé du monde remarqua que sa véritable apparence était à nu. Difficile de passer pour un géant maintenant qu'il ne mesurait qu'un peu plus de deux mètres, son armure était à moitié rouge, à moitié bleue, elle portait des ornements ressemblant à des serpents, à chaque extrémités de ses mains il avait trois larges griffes, son casque quant à lui ressemblait à une gueule de serpent. Ses longues jambières semblaient constituait le corps de ce serpent. Un rictus apparut sur ses lèvres.
-Ah… soupira Typhon. La dernière fois, tu n'as même pas eu l'occasion de me voir sous cette forme… Les trois autres ne doivent pas savoir, tu m'en vois donc désolé Zeus, mais je dois te tuer ici.
C'est alors qu'il remarqua qu'autour de lui des milliers de serpent électriques l'entourait, au dessus de lui les rochers en lévitation dont les pointes baignés du cosmos de Zeus étaient meurtrières, en dessous la mer gelé dont il est impossible de percer ne serait-ce qu'un trou et la gigantesque tornade électrifié qui empêcherait toute fuite. Zeus était sérieux, il considérait cette bataille comme son ultime combat, pour défendre les siens, pour empêcher la folie d'Arès d'atteindre l'Olympe, pour empêcher que ces fous n'osent souiller l'univers qu'il avait bâti en versant sang et larme.
L'éclair de Zeus s'était transformé en une énorme épée aux motifs dorés et d'éclairs, chaque ornement était le fruit d'une de ses précédentes victoires. Les deux êtres divins aux pouvoirs monstrueux se firent faces dans un duel de regard, la tension était à son plus haut point, chaque mouvement serait décisif, la moindre erreur serait fatale aussi bien à l'un comme à l'autre. Le roi des Dieux était toutefois très désavantagé, il ne possédait pas son armure, encore sous l'emprise d'Arès, et il avait mené un terrible combat contre ses fils, tandis que Typhon, lui, venait de se réveiller d'un long, très long sommeil, le poison des moires ne faisant plus effet, il était à son plus haut niveau. Qu'importe, il ne pouvait plus faire marche arrière.
-Cette histoire se finiras ici, Typhon, ne crois pas que je ne me suis pas améliorer depuis notre dernière rencontre !
-Oh, oui je peux le concevoir, après tout, tu me vois tel que je suis cette fois, mais… Ce ne sera pas suffisant !
Typhon chargea Zeus à une vitesse fulgurante, bien plus que la vitesse de la lumière, il maîtrisait à la perfection la vitesse divine, réputé pour pouvoir voyager même dans l'espace, de rejoindre la Lune en quelque seconde. Zeus bloqua le coup de poing qui visait son menton, à cet instant deux des serpents de foudre s'abattirent sur Typhon. Malgré le choc et la fumée qui se dégageait de son armure, il n'avait subit aucun dégât. Le sourire du géant s'élargit.
-L'orichalque, la poussière d'étoile, le diamant… Oh oui tous ces beaux matériaux de base qui constituent vos armures et vos armes, destructible à souhait ! Mais rien n'équivaut à la roche du Tartare. Cette si jolie prison dont tu ne connais rien. Gaia… Ma mère, avant de mourir, a pu créer une armure indestructible, mêlant son sang au Tartare et dans son dernier souffle m'a donné la vie. Je suis un dieu, mon sang est de l'ichor, ma volonté est celle que m'a légué ma mère, crois tu pouvoir me vaincre, Zeus ?
-Comment peux-tu en savoir autant ? Non… s'interrompit Zeus qui réalisa alors que ses enfants connaissaient eux aussi toute l'histoire, si Typhon était un monstre amnésique possédant la seule envie de tuer au nom de Gaia, désormais il était devenu un être intelligent nourri par la haine d'avoir su la vérité. Arès, c'est lui…
-Et oui, ton cher fils, il m'a tout raconté. Tu ne peux pas imaginer ma surprise quant il m'a dit que j'étais mi-dieu, mi-titan. Bon, assez parlé, il est temps pour toi de mourir !
Zeus tenait toujours fermement le poing de Typhon, il sentit alors une morsure dans sa cuisse, il jeta un regard et vit un serpent mâchonner sa chair, un autre se dirigeait vers son flanc droit. Zeus le lâcha et recula de quelque mètre tout en donnant un coup d'épée qui foudroya le serpent. L'ichor du dieu coula abondamment le long de sa jambe gauche, Zeus arma son épée et commanda à sa foudre de s'abattre à nouveau sur le géant, celui-ci poussa un cri et créa une onde de choc en claquant ses mains pour faire disparaitre la foudre et lança des serpents vers le dieu. Les deux divinités se lancèrent alors dans une bataille de serpent, l'un de foudre, l'autre de cosmos, aucun ne put prendre le dessus, Zeus chargea à son tour et frappa Typhon avec sa lame qu'il esquiva au dernier moment en se jetant en arrière, profitant de son élan il frappa de son pied sur le bas de l'épée sans pommeau pour tenter de l'éjecter mais Zeus ne se laissa pas avoir et se tourna pour lui asséner un autre coup qui menaçait de le couper en deux. Typhon se mit à rire et arrêta la lame avec ses mains, poussant son cosmos de plus en plus fort, il tenta de la briser mais malgré tout, ses efforts se soldèrent à nouveau par un échec. Aucun doute, l'épée de foudre de Zeus était indestructible, tout comme son armure.
-Zeus Commandment : Tempesta ! hurla alors Zeus.
Au dessus des deux dieux apparut un énorme nuage noir empli d'électricité.
-Comment de fois devrais-je te dire que…
Typhon fut coupé par un gigantesque éclair qui le foudroya, et malgré sa protection il fut secoué. D'abord surpris, il se ressaisi et fonça sur Zeus mais une nouvelle fois un éclair le pourfendit. Le géant observa le nuage, il ne pouvait pas s'approcher du dieu, il ne pouvait pas reculer à cause du dôme, condamné à subir cette furie. La stratégie de Zeus était parfaite… seulement si ça n'avait pas été lui ! Typhon tournoya sur lui-même alors que la foudre s'abattit sur lui, son corps généra alors une tornade qui grossissait de plus en plus jusqu'à former son cyclone protecteur qui balaya le nuage de Zeus.
-Tartaros Snake ! cria Typhon tout en tournant pour éviter que sa tornade ne disparaisse.
Un serpent noir jaillit du cyclone et tenta d'avaler le dieu, celui-ci recula et se confronta à son propre dôme. Zeus leva alors son épée et tenta de tuer la bête, mais sans résultat, il parvint à esquiver la mâchoire du monstre de justesse, il tenta désespérément de la tuer mais sans plus de succès. Coup après coup, il alterna coup de poing, de pied et d'épée, il réussit finalement à créer une brèche dans son corps, l'occasion rêvé pour y engouffrer le reste de ses propres serpents électriques. S'en suivit une gigantesque explosion qui souffla les deux dieux à une extrémité du dôme.
Zeus fut le premier à se mettre en position de combat, il chercha du regard son adversaire et le vit au loin prendre appui sur la paroi et s'éjecter droit vers lui le poing en avant. Le dieu l'imita, leurs poings s'entrechoquèrent, ils restèrent ainsi plusieurs secondes avant de s'échanger d'autre coup qu'ils esquivèrent tous. L'épée de Zeus fendit l'air et s'apprêter à toucher l'armure de Typhon quand celui-ci se libéra et donna un coup de pied dans l'abdomen du dieu pour le projeter au loin. Zeus s'arrêta, il leva son épée pour la mettre au niveau de ses yeux et l'observa avant de porter son regard sur l'armure de Typhon.
-Je vois… Je possède la foudre indestructible, mon identité, mon symbole, tandis que toi tu possède ton armure, ta force, ton âme, indestructible elle aussi… Tu bloques mes coups et évites mon épée. Ainsi Arès t'a aussi conté cette vieille fable ?
Face au silence du géant, Zeus eut sa réponse et une lueur d'espoir mais il n'avait plus beaucoup de temps, la morsure qu'il avait reçue à sa cuisse s'était salement infectée et malgré son corps divin il ne parvenait pas à cicatriser. Du poison. Le teint pourtant bronzé du dieu des dieux s'était pâlit. Gaia avait engendré un être si puissant qu'il était capable de tuer un dieu aussi puissant que lui. S'il ne parvenait pas à le vaincre, personne ne pourrait le faire, pas même Athéna ou Pégase s'il était encore en vie, oui il n'avait pas le choix, lui seul pouvait le faire, lui seul pouvait le terrasser. La vue de Zeus se troubla, le poison faisait effet, il sentait son corps s'engourdir, il était en sueur et le souffle court.
-Tu montres des signes de fatigue, tu es finis, déclara Typhon.
Le mutisme de Zeus le rassura, ce vieil homme était tout simplement un monstre, il s'était incroyablement amélioré depuis leur dernière rencontre, même sans sa faucille il aurait pu le défaire.
-Ce sera notre dernier assaut, conclut Typhon.
Zeus contempla de nouveau sa lame de foudre, son symbole, sa fierté, il se souvint à cet instant de toutes ses batailles, toutes ses victoires, à la tête de l'Olympe il était invaincu, son arme immortelle avait terrassé tant d'ennemi… Il ferma les yeux et respira profondément, tandis que Typhon s'entoura d'un gigantesque serpent pour fondre sur lui.
Ce qu'il se passa ensuite fut si rapide que Typhon n'eut pas le temps de s'apercevoir qu'il n'était plus entouré de son serpent et que son armure était réduite en miette. Suivit alors un flash lumineux et peu de temps après une explosion sonore, Zeus se trouvait à quelque mètre derrière Typhon, une fumée s'échappant de sa main qui tenait il y a encore quelque instant la Foudre du dieu.
Typhon hurla non pas de douleur mais de colère.
-Impensable ! Toi ! Osez imaginer que tu sacrifierais ton arme ! Mon armure ! AHHHHH !
-Tant…tant que tu es vaincu… je…
Le corps de Zeus se raidit, il venait d'employer son ultime cosmos pour porter un coup décisif au géant. Le dôme qui les entourait s'estompa, Typhon vit les trois dieux et s'enveloppa instantanément de son cyclone protecteur, pas question qu'ils le voyaient dans cet état !
Zeus se tenait la poitrine au niveau du cœur, la douleur lui était devenue insoutenable, il sombra lentement en arrière et tomba la tête la première.
Ainsi… Tu ne seras plus une réelle menace, Typhon, pensa Zeus. Tu es peut-être encore puissant mais sans ton armure tu es devenu vulnérable… Athéna…
Regardant le corps de Zeus descendre, Typhon lui envoya une puissante tornade qui le releva dans les airs.
-Oh non, tu ne mourras pas comme ça, Zeus, ma famille a un compte à régler avec toi !
Typhon, avec une lame de vent, trancha la mer en deux. L'entaille fut si profonde qu'on n'y voyait pas le fond. La tornade qui portait Zeus disparut et il fut engloutit dans l'énorme crevasse avant que l'eau ne le recouvre.
-Le Tartare te souhaite la bienvenue !
Typhon se mit à rire bruyamment, il venait de vaincre définitivement son plus cher ennemi, l'Olympe lui ouvrait les bras.
Athéna se laissa tomber sur les genoux, abattue par la disparition du cosmos de son père, elle ne pouvait plus contenir ses larmes qui coulèrent abondamment, Shun arriva précipitamment et s'arrêta devant ce spectacle lamentable. Devant le temple de la déesse, Saori était submergé par ses sentiments humains, la tristesse laissa alors place à l'effroi de crainte que ce fut son tour et ne put s'empêcher d'être soulager quand elle sentit les cosmos des dieux disparaitre de la surface de la Terre. Elle se sentit minable, se détestait de n'avoir bougé le petit doigt, mais que pouvait-elle faire après tout ? Elle hurla de douleur, un cri qui déchira le cœur de Shun qui baissa les yeux, atterré. Hyoga et Shiryu arrivèrent eux aussi mais tous deux imitèrent leur ami Andromède, impuissant.
La Terre fut victime du contrecoup provoqué par la puissante attaque de Zeus, seuls avaient survécus les humains ayant leur cosmos éveillé et sachant le contrôler, le reste avait péri, ce qui représentait une perte de quatre-vingt dix pour cent de la population mondiale. Arès avait fais d'une pierre deux coups, il avait affaibli Athéna en la privant de ses humains adorés et en libérant Typhon de son père qui l'avait condamné juste quelque mois plus tôt. Une si douce victoire pour le dieu de la Guerre. Avec la défaite de Zeus, Athéna n'était plus une menace et pour peu que Typhon ait ce qu'il désirait, à savoir les déesses qu'il lui offrait volontiers, il pourrait alors trôner sur l'Olympe.
Alors que tous pensait que les Olympiens allaient fuir ou se ranger du côté d'Arès, tous prirent les armes et combattirent en mettant leur vie en jeu, ce qui laissa le dieu de la Guerre pantois, jamais il n'aurait imaginé que ses frères s'opposerait au terrible Typhon. Cette guerre dura vingt ans, Apollon fut le premier à tomber en protégeant Artémis qui la suivit quelque instant plus tard, Déméter, Hestia et Dionysos tentèrent d'affronter Typhon en le prenant en tenaille, mais furent juste repoussés avant de succomber à leur tour sous les assauts répétés des lames de vent. Héra fut la prochaine à être ciblé, Aphrodite tenta de s'interposer mais fut arrêter par Arès et Hermès, Héphaïstos demeurait médusé par un tel spectacle, sa propre femme lui avait jeté un regard si haineux… Au fil des années, la douleur dans son cœur le torturait de plus en plus, il ne pouvait plus en supporter davantage, jamais il ne se serait rangé du côté d'Arès s'il avait su que tout ça arriverait. S'emparant de son marteau, il brisa l'armure d'Hermès et visa Arès mais fut arrêté par Typhon qui en avait finis avec Héra.
-Sombre idiot, lui dit Arès. Tu aurais pu cesser d'être le minable que tu étais... soit disparait avec tes frères.
Arès frappa d'un coup d'estoc avec sa lance qui traversa le corps du dieu forgeron. Fort heureusement pour chacun des dieux tombés, aucun n'avait péri et tous le regrettaient amèrement. Après avoir été soigné par les disciples d'Asclépios, le dieu de la médecine, ils devinrent les esclaves de Typhon, d'Arès et d'Hermès
Arès venait de remporter la guerre, il pouvait remercier Typhon, toutefois, il ne restait qu'une ombre au tableau. Si Typhon désirait délivrer les titans, serait-il en mesure de l'arrêter ? Si Zeus avait échoué, il en serait de même pour lui. Il fallait se débarrasser de lui d'une manière ou d'une autre. Le dieu de la Guerre entra dans le temple de la Foudre, anciennement le domaine de Zeus, il s'approcha du trône et avant de s'y asseoir sortit de son armure une faucille dorée qu'il contempla. Kérès entra dans la pièce et s'agenouilla.
-Kudomos vient de se remettre de ses blessures, elles étaient plus graves que prévus. Les Saints d'Athéna sont surprenants.
-Les anciens chevaliers de bronze… Ils ont atteint la puissance nécessaire pour combattre un dieu, expliqua Arès. Mais seul Pégase était nuisible. Même si… une blessure qui met vingt ans à se cicatriser… Il semblerait que d'autre humain ait le potentiel de Pégase, intéressant…
Arès semblait être entré en transe, au bout de quelque minute il rompit son mutisme et déclara avec un sourire aux lèvres.
-N'éveillons pas les soupçons, toi et Kudomos rendez vous sur Terre, vous y cacherez cette faucille qui pourrait s'avérer être notre carte maîtresse, faites toutefois très attention, Typhon ne doit rien savoir de tout ça. Toute cette opération doit rester secrète.
-Bien. S'agit-il de…
-Oui, coupa Arès. Cette arme antique peut à elle seule trancher la chair d'un dieu, si elle devait parvenir aux mains de Typhon, plus rien ne pourra l'arrêter, autant garder une longueur d'avance sur lui, conclut le dieu en tendant la faucille. Une fois sur Terre, vous y installerez votre base, nous détenons le Ciel, Typhon le sous-terrain, nous allons maintenant nous emparer de la Terre et de ce qu'il en reste, ainsi règnera une ère de guerre éternelle ! Imagine ! L'immortalité du Ciel, mêlé à la mortalité de la Terre et en perçant le secret du Sous-Terrain, les humains pourront revenir à la vie autant de fois que je le souhaite !
Se laissant entraîner par sa fougue il laissa échapper son cosmos qui explosa le dôme du temple de Zeus qui se reconstruisit instantanément. Kérès laissa son dieu exprimait tout son bonheur et quitta le temple, il observa la faucille dans sa main. Une arme capable de tuer un dieu. Il sourit et entama les marches en direction du temple d'Apollon où résidait actuellement Kudomos, il fallait le prévenir de leur mission et s'occuper de la Terre.
Typhon arriva au Tartare, il venait de passer par les Enfers laissés vide après le défaite d'Hadès en s'appropriant les lieux, un puissant geyser verdâtre jaillissant des entrailles de la Terre confirma le retour du monde sous-terrain. Il gravit quelque marche, en descendit une autre flopée, bifurqua à sa droite après une première falaise, continua son chemin, traversa un pont et passa à sa gauche à la seconde falaise. Les voici. Les prisons retenant sa mère et les antiques titans. Chacune des prisons représentaient un dôme sombre, la lumière ne pouvant la traverser.
-Mère… Après des millénaires, j'ai accompli ton dessein… Bientôt, je vous libérerais, dit Typhon en posant sa main sur l'un des dômes. Exceptionnellement, il n'était pas entouré de son vent protecteur, il était humblement en tenue de civil devant la prison. Son armure détruite, envolée son invulnérabilité, il devait faire attention, si Arès devait avoir vent de sa nouvelle condition… Du moins, encore fallait-il qu'il puisse percer sa défense, la puissance de Zeus était inégalable après tout, donc pas de quoi s'en faire. Typhon poursuivit sa route jusqu'à atteindre une zone lumineuse. A côté d'un corps crépitait la Foudre de Zeus. Il le prit dans ses mains et le brisa.
-Mon invulnérabilité contre ta divine puissance. Comment trouves-tu ces prisons, Zeus ? Un brin coquet non ? Hm ? Que dis-tu ? demanda ironiquement Typhon en levant la tête de Zeus par ses cheveux. Oh oui, tu es inconscient, il faut dire qu'ici bas, être un dieu ne rime plus à rien, je te le concède, établir une barrière qui empêche le cosmos de se manifester, quelle idée de génie ! Mais cette idée devient crétine quand le génialissime se retrouve pris à son propre piège. Je ferais preuve de clémence envers toi, après tout, tu as pris soin d'enfermer quelques titans ensemble… Ainsi je t'apporte ton cher fils, Héphaïstos, celui-là même qui t'as trahi et qui m'a trahi par la suite… Il faudrait voir à le surveiller, il n'est pas très fiable !
Typhon claqua des doigts et deux ombres arrivèrent aussi vite, transportant le corps du dieu forgeron. Il fut déposé aux côtés de Zeus avant que Typhon ne les enfermes définitivement dans le même dôme sombre qui retenait ses proches.
-Lorsque je saurais comment libérer les titans, je reviendrais et tu subiras le courroux de tes ainés ! hurla Typhon avant que le dôme ne se referme.
Il était facile d'emprisonner une personne au Tartare, mais pour s'en échapper, cela était une autre paire de manche.
Typhon retourna aux Enfers et entra dans le temple d'Hadès. Il s'installa sur le trône et ne put remarquer à quel point cet endroit était vide. Oui, il devait libérer les titans, mais comment ? Les moires ! Elles, elles sauraient sûrement ! Capable de voir le passé, le présent et le futur, aucun doute, les sorcières qui l'avaient dupé dans l'antiquité pourrait l'aider. Il devait les retrouver, mais où pouvaient-elles se terrer ? Cela prendrait du temps mais il les traquerait sans relâche.
Tandis qu'Arès et Typhon échafaudaient leurs plans, au sanctuaire sacré d'Athènes, la déesse Athéna venait de retrouver toute sa puissance d'antan, les vingt années de répits qu'avait laissés son frère lui avait permis de s'organiser. Son panthéon était complet, une nouvelle génération de Saint, chevalier d'Athéna, était apparut. Pégase en faisait parti.
Fin du premier Arc.
