Chapitre 4

Les siècles étaient passés et les Gardiens étaient toujours là, protégeant le palais avec autant de férocité que le Chevalier-Mage. Presque dix mille ans après l'apparition des premiers mages et la création du sanctuaire de Magia, Arès fit de nouveau parler de lui. Cependant au lieu de vouloir violer le sanctuaire, c'était la déesse elle-même qu'il voulut violenter. Alors qu'elle se promenait paisiblement dans le jardin que les mages avaient créé pour elle dans une immense cour intérieure, le dieu s'était jeté sur elle et avait tenté de lui prendre sa virginité. Elle poussa des cris déchirants alors qu'il lui arrachait ses vêtements quand deux poignards l'un en orichalque et l'autre en jade traversèrent le corps mortel du dieu. Il poussa un cri de douleur, puis disparut pour rejoindre son Sanctuaire et lécher ses blessures. Il vit les deux lames quitter son corps et rejoindre très loin de là, la main des lanceurs. Crantor et Philolaos se précipitèrent vers leur déesse et l'enveloppèrent d'une chaude couverture en laine. Voyant qu'elle tremblait de tout son corps, ils la prirent dans leurs bras et l'amenèrent dans sa chambre, puis ordonnèrent à une servante de rassembler tous les gardes pour qu'ils protègent le sommeil de la déesse. Ils avaient bien l'intention de venger l'honneur de leur déesse.

Ce furent donc fous d'une rage vengeresse que les deux gardes quittèrent le doux climat de Tùna afin de rejoindre le nouveau sanctuaire d'Arès dans la lointaine ville de Sparte. Totalement enragés, ils attaquèrent le Sanctuaire du dieu de la guerre et firent un véritable carnage. Ils détruisirent purement et simplement le temple du dieu. De là où il était, le dieu de la guerre vit avec fureur les bâtiments être comme soufflés par une tempête quand ils ne s'effondraient pas comme des châteaux de cartes. Les deux gardiens vaporisèrent toutes les différentes statues représentant le dieu de la guerre et tuèrent les berseckers qui avaient la stupidité de respirer. Athéna voyant le massacre envoya certains de ses chevaliers de bronze pour calmer les combattants et vit avec horreur ses guerriers se faire démolir par les deux gardiens portés par la rage de cette impardonnable attaque.

La déesse de la guerre envoya alors toutes ses troupes pour punir les deux gardiens, mais ils se télescopèrent aux spectres d'Hadès envoyés par Perséphone afin de punir Ares pour ce qu'il avait osé faire. Poséidon entra dans la bataille pour le simple plaisir d'énerver son agaçante nièce. Devant le foutoir qu'était devenu le monde, Zeus décida d'entrer dans la bataille et lança ses troupes. Le seul qui ne bougeait pas était le chevalier-mage, malgré le fait qu'il aurait bien voulu aider les gardiens à défoncer la tronche d'Arès. Cependant, sa déesse ne lui avait donné aucun ordre et donc, il restait à son chevet, la protégeant, protégeant son sommeil. Cinàn caressait tendrement les cheveux de sa déesse et la consolait en l'enveloppant de tout son amour, sa tendresse et son respect.

Enfin, au bout de quelques heures, la déesse ouvrit les yeux et regarda son chevalier-mage à ses côtés. Elle sentait que ses deux gardiens avaient attaqué le sanctuaire d'Arès et qu'une bataille générale s'y déroulait. Elle aurait pu être en colère contre ses deux gardiens, mais elle savait qu'ils faisaient ce qui était juste, châtier un violeur. Maintenant qu'elle était plus calme, elle se tourna vers son chevalier-mage et lui dit :

-Ramène-les.

-Bien Ma déesse ! Et pour l'autre ?

-Fais ce que tu penses le mieux.

-Bien, Ma déesse.

Le chevalier-mage quitta lui aussi la douceur de vivre de la cité de Tùna et rejoignit Sparte. Il se posta sur une des collines du Taygète et regarda la bataille qui se déroulait à huit kilomètres de là en plein milieu de la cité de Sparte. Il eut un léger sourire quand il vit les dégâts qu'avaient faits les deux gardiens. Il aurait pu rester des heures à regarder tous les guerriers des différents dieux se taper dessus, mais il avait l'ordre de ramener les gardiens à Tùna et la seule chose la plus sensée qu'il pouvait faire pour les ramener c'était d'arrêter cette bataille. Il se téléporta en plein milieu de la bagarre générale et relâcha toute sa puissance, vaporisant tout ce qui se trouvait autour de lui, seuls les gardiens n'eurent rien car ils traquaient Arès dans son Sanctuaire et ils auraient encore abîmé son corps mortel si Cinàn n'était pas intervenu. Le chevalier-mage regarda avec un sourire les gardiens se rapprocher dangereusement du dieu et alors que les deux gardiens allaient se jeter dessus, il toussota brisant l'instant dramatique du moment. Les deux gardiens allaient rugir leur haine quand Cinàn leur dit calmement :

-Notre Déesse veut que vous reveniez auprès d'elle.

Les deux hommes saluèrent le chevalier-mage et disparurent afin de rejoindre leur déesse. Il ne leur serait jamais venu à l'idée de désobéir à un seul ordre de leur déesse. Ce qu'ils ne virent jamais fut le chevalier-mage faire siffler sa lance et déchirer le visage du dieu. L'humain siffla :

-Approchez-vous encore une seule fois de Magia et vous aurez à faire à moi.

Sur ces belles paroles, le guerrier rejoignit sa déesse et cette dernière soupira de soulagement en étant entourée par ces guerriers si protecteurs, ils l'étaient encore plus que son propre frère, du jamais vu. Maintenant que la bataille de Sparte était terminée, Magia alla voir Hadès et lui demanda la résurrection des troupes des différents dieux, sauf les Berseckers, elle savait que ce n'était pas très mature, mais elle ne pouvait pas les piffrer, ces guerriers d'Arès. Magia ne comprenait pas trop, mais elle avait de plus en plus de rendez-vous avec Aphrodite qui restait souvent avec un de ses gardiens, elle comprit tout quand elle surprit Philolaos et Aphrodite dans une grotte près de la maison du serpentaire. Quand elle pénétra dans la demeure de son chevalier-mage, elle était écarlate et Cinàn lui demanda très inquiet :

-Quelque chose ne va pas votre majesté ?

-Disons que j'ai découvert la raison de l'engouement d'Aphrodite pour l'Atlantide.

-Oh ! Crantor ou Philolaos ?

-Tu es au courant ?

-Eh ! Bien oui, cela calme leurs ardeurs sexuelles et ils sont beaucoup plus vigilants, la seule chose que je leur ai interdite, c'est d'y aller en même temps.

-Parce que c'est possible ça ?

Là ce fut Cinàn qui devint écarlate, comment expliquer la sexualité débridée de la déesse de l'amour à une déesse vierge.

-Heu ! Disons que l'un est devant et l'autre derrière et Aphrodite au milieu.

Magia regarda un instant Cinàn, puis eut l'air d'avoir pris feu quand elle comprit et imagina la scène. Elle remercia son gardien, puis décida de rejoindre sa chambre pour réfléchir à tout ce qui arrivait et se demandait encore pourquoi ses si fidèles gardiens ne portaient toujours pas les armures qu'elle avait créé pour eux.

Cependant quelques années après cette bataille, Arès refit des siennes, il entra bille en tête dans le Sanctuaire de Magia et devant les trois hommes se jeta sur la déesse pour lui arracher un baiser. Que n'avait-il pas fait. Les deux gardiens poussèrent un rugissement de fureur alors que Cinàn s'était jeté sur le dieu et se battait déjà contre lui. Il utilisa toute sa puissance et grâce à la lance du Serpentaire, il brisa le bouclier du dieu et accessoirement détruisit le corps mortel d'Arès. Les gardiens n'avaient jamais vu combattre le Chevalier-Mage et comprirent la puissance caché dans ce corps humain. Puissance qui ne sortait que sur ordre d'une déesse qu'ils adoraient.

Dans les villages aux alentours, un lointain descendant d'Hamilcar voyant une énième attaque d'Arès et de la destruction des berseckers par les mages considéra que les mages étaient supérieurs à la déesse et que les sorciers n'avaient pas besoin d'elle pour être les plus puissants. Il alla sur la place du village et commença à haranguer la foule sur le fait que les Mages n'avaient pas besoin de Magia et qu'ils seraient heureux sans elle. La réponse ne se fit pas attendre, il fut éjecté du village avec interdiction d'y retourner. Furieux il rejoignit un autre village et de nouveau il fut exclu. Au bout d'un moment, il atteignit un village perdu avec des habitants totalement arriérés et là, il trouva le terreau nécessaire à sa haine et à sa folie. Durant toute sa vie, il contamina tous les villages les plus arriérés à la fin de sa vie ses disciples étaient plus d'un millier et tous avaient été corrompus par sa vision étriquée de la vie et de son pouvoir.

Devant cette trahison, les mages virent leur douce déesse pleurer devant ce changement de mauvais augure. Les autres Mages décidèrent de les bannir de l'Atlantide et par ordre de Magia, ils perdirent le droit de porter le nom de Mage pour celui de Gwairther (Traître) qui devint par la suite sorcier. Ils étaient dévorés par l'ambition et par l'appât du pouvoir, ils en voulaient toujours plus. Ils étaient tellement attirés par le pouvoir qu'ils décidèrent de s'emparer des secrets des atlantes afin de posséder le même pouvoir que les dieux et les renverser pour être les maîtres de l'Univers.

Cependant, ils savaient une chose, ils ne pourraient jamais le faire tant que le Chevalier-mage serait en vie. Ils ne pouvaient le tuer de front, ils n'avaient pas la puissance nécessaire ni la « Magie » pour le faire. Ils décidèrent donc de créer une arme qui détruirait le Chevalier-Mage. Ils savaient que le sang de Gorgone avait des effets dévastateurs sur les chevalier-mages et sur les dieux. Ils créèrent donc une arme qui avec le rituel adéquat transformerait le sang du Chevalier-mage en sang de Gorgone. Le défenseur de cette déesse serait détruit de l'intérieur avec une douleur incommensurable. Et quand cet idiot serait mort, ils pilleraient les trésors des atlantes. Si la première partie du plan, c'est-à-dire tuer le Chevalier-Mage dans d'horrible souffrance fut un succès, la seconde partie fut un échec et les bannis perdirent quasiment tous leurs pouvoirs ainsi que la connaissance des rituels qu'ils avaient inventé l'arme pour détruire le Chevalier-Mage. Ils n'auraient plus jamais la capacité . Dans leur rage, ils décidèrent que plus personne ne devait se rappeler que la Déesse Magia ait jamais existé. Les sorciers tentèrent bien de museler les fidèles à Magia, mais ceux-ci les massacraient dès qu'ils en voyaient un.

Au bout de quelques siècles, les fidèles à Magia firent croire aux sorciers qu'ils avaient disparu afin de pouvoir continuer le culte de leur déesse tranquillement, l'aimant toujours autant. C'était une épreuve des Dieux et quand le jugement serait rendu, alors les fidèles seraient récompensés et les sorciers punis pour l'éternité. Il y eut une véritable guerre souterraine à ceux qui feraient basculer le plus de nés moldu de leur côté. Cependant, c'était une guerre que les sorciers étaient en train de perdre, car ils méprisaient les nés moldus et les traitaient comme des moins que rien, tandis que les fidèles à Magia les traitaient avec respect. Alors les sorciers créèrent la potion qui empêchait les enfants d'entendre la Magie et ils lancèrent un sort sur le Choixpeau pour qu'il réduise le libre-arbitre des enfants sous lequel ils passaient. Ce que les sorciers ne surent jamais, c'est que dans une famille de fidèle à Magia, un père découvrit ce que les sorciers avaient fait à son fils et décida de rechercher une potion qui contrerait toutes les potions et les sorts qu'avaient lancés les sorciers.

Avant la septième année de son fils, Edouard Potter trouva la potion et la donna à son enfant. Ce dernier recommença à écouter Magia et pleura en se rendant compte qu'il avait failli devenir un sorcier. Edouard donna la recette à toutes les familles fidèles à Magia qui libérèrent les enfants et les adultes pris au piège des sorciers. La haine des fidèles de Magia envers les sorciers fut telle qu'ils faillirent déclencher une contre-attaque, mais Albus Malefoy réussit à les retenir en leur disant que Magia ne voudrait jamais les voir s'entretuer. Les fidèles à Magia prièrent dix fois plus leur déesse pour se calmer, puis continuèrent à faire ce qu'ils faisaient depuis des millénaires, attendre le retour des Gardiens, du Chevalier-Mage et de Magia. Ensuite, ils pourraient se venger et venger l'honneur de leur déesse.

Les millénaires étaient passés et un jeune sorcier héritier de Salazar Serpentard apparut et réussit à convaincre les fidèles à Magia qu'il était le Chevalier-mage tant attendu, au lieu de cela, ils se rendirent compte qu'ils s'étaient fait avoir et qu'ils étaient devenus les esclaves de Voldemort. Tous les jours, ils pleurèrent, mais ils étaient aussi intérieurement ravis de participer à la vengeance de tout ce que les sorciers avaient fait à Magia et aux mages. Au lieu d'attaquer les familles fidèles à Magia qui avaient refusé de les rejoindre, ils s'attaquèrent au Ministère et détruisirent certains artefacts qui avaient été créés pour détruire le Chevalier-Mage, mais ils ne trouvèrent jamais la chose qui avait détruit le guerrier de Magia.

Enfin, onze mille ans jours pour jours après l'engloutissement et la punition divine, Magia décida de revenir. Elle voulait que les mages reviennent, mais elle voulait une âme qui lui serait totalement fidèle. Elle alla en Elysion triste de voir ce monde sans les dieux protecteurs et vit un visage qu'elle ne pensait plus jamais revoir :

-Encelade ?

Le premier des mages lui fit un doux sourire et murmura :

-Mère, cela fait tellement longtemps que l'on ne sait vu.

-Où est Ariane ?

-Elle se promène en Elysion à la recherche de nouveaux Mages.

Magia raconta ce qu'il s'était passé et ce qu'elle voulait faire. Si au début le vieil homme était outré de ce que les sorciers avaient osé faire à leur mère, il eut un sourire et le premier des Mages lui dit :

-Je me propose pour devenir votre Chevalier-Mage, Mère.

Magia sentit les larmes couler le long de ses joues, comme toujours Encelade lui était totalement fidèle. Elle embrassa tendrement son nouveau Chevalier-Mage qui se réincarna dans le corps de l'héritier des Potter. Quant à Ariane, elle avait une idée pour sa fille chérie. Dès que l'âme d'Encelade entra dans le corps du nouveau né, deux enfants mort-nées reprenaient vie afin de redevenir les Gardiens des Portes du Palais de Magia. Onze ans plus tard, le Chevalier-Mage réapparut entraîné par le chevalier d'or du Scorpion et la fin du monde des Sorciers commençait.

Magia ressortit de ses souvenirs quand Harry un peu calmé dit :

-Evangeline, il est temps de rejoindre les sorciers.

-Oui, tu as raison. Mon enfant.

Avec un doux sourire, elle se leva de son lit et marcha dignement vers une porte qui amenait dans les couloirs de Poudlard sans avoir à passer par les toilettes des filles. Accompagnés par son « frère » et de ses gardiens, elle pénétra dans la Grande Salle et vit que toutes les tables étaient remplis par des élèves. Evangéline regarda autour d'elle et vit que les enfants avaient les larmes aux yeux et que certaines pleuraient encore. Sauf une élève. En effet, Evangéline eut la surprise de voir que la petite fille Hermione Granger étaient en train de préparer un petit autel avec un air obstiné. La déesse sentit les larmes mouiller ses yeux et ses joues quand la fillette se mit à déclamer haut et fort :

-Ô Magia mère de toute vie, je te rends grâce et t'offre cette humble offrande, préparé avec amour et respect.

Les élèves regardèrent la jeune gryffondor, se regardèrent et décidèrent de faire la même chose. En voyant cela, Dumbledore devint vert de rage, il était hors de question que les élèves osent faire des offrandes à cette salope de déesse. Avant qu'il ne puisse ouvrir la bouche, il sentit une puissance incommensurable s'élever du côté des serpentards et vit Harry Potter qui se regardait avec une haine total. Il n'était pas en uniforme, mais... il portait une armure d'or, la même armure que le guerrier de Magia. Il comprit alors que jamais Harry Potter ne sera du côté des sorciers car il était leur pire ennemi et qu'il n'obéirait qu'à un seul être Magia. Furieux le vieux sorcier cracha :

-Sale traître !

Harry eut un léger sourire, pencha légèrement la tête de côté comme s'il écoutait quelqu'un puis lança :

-Aujourd'hui est la fin des sorciers. Le jour de la renaissance des Mages est arrivé. Vous sorciers allez maintenant perdre ce que vous osez appeler Magie.

Harry eut un sourire maléfique, puis dit au vieux directeur :

-Je ne pensais pas que la puissance des sorciers était aussi pitoyable, en être réduit à empoisonner les enfants pour pouvoir les contrôler, c'est pitoyable. C'est pour cela que j'ai changé d'avis... Poudlard, éjecte immédiatement les sorciers et qu'ils ne puissent plus jamais mettre les pieds sur le domaine.

Avant que Dumbledore puisse hurler de rage, il se retrouva devant non pas le portail de Poudlard, mais devant le panneau « welcome to London ». Il entendit un rire et se tournant vers l'origine, il vit des moldus le regarder et se moquer de lui. Il voulut transplaner et là, il se rendit compte qu'il ne ressentait plus le moindre fluide de magie en lui. Il était devenu un cracmol. Il avait perdu tous ses pouvoirs. Il n'avait qu'une seule chose à faire, rejoindre une des portes du monde sorcier, le plus proche était le Chaudron Baveur malheureusement pour lui alors qu'il avançait sous les rires des moldus qui se moquaient de lui, il passa sur une grille au moment même où un métro passa. Le souffle créé par la machine souleva la robe du vieil homme ce qui dévoila ses parties intimes fripées devant une classe de maternelle qui se rendait à Picadilly Circus. Une mère de famille outrée se rua sur une cabine téléphonique et appela la police en disant qu'il y avait un pervers qui avait montré son engin à une classe d'enfant. Albus se moquant des cris écœurés des moldus continua sa route et au bout d'une bonne demi-heure de marche, il arriva devant le chaudron baveur. Quand il pénétra à l'intérieur, il vit des sorciers et des sorcières qui pleuraient ne comprenant pas pourquoi ils n'avaient plus de pouvoir alors que d'autres se pavanaient en créant des feux d'artifices.

Albus regarda avec horreur des sorciers hurler de joie et chanter des louanges pour Magia. Des Mages, c'étaient des Mages lui qui était persuadé que les mages avaient été exterminés, il se rendit compte qu'ils étaient toujours là, patientant et attendant le retour de leur déesse. Il était furieux, en plus il ne comprenait absolument pas les paroles des Mages, c'était un langage qu'il n'avait jamais compris. Il regardait les mages fêter leur victoire avec haine quand il entendit un toussotement derrière lui. Se retournant, il découvrit Nicolas Flamel accompagné de son épouse et de Lucius Malefoy qui lui dit avec un sourire machiavélique :

-Mon cher et pitoyable Albus. Toi et ton peuple avait perdu dès que le Chevalier-Mage est apparu. Si tu avais accepté le fait que Magia est notre mère et notre créatrice que tu l'avais traité avec amour et sincérité, alors tu ne serais pas un cracmol. Oh ! Je crois que tu es recherché chez les moldus, une affaire de mœurs d'après ce que j'ai compris.

Avec un rire, le lord blond quitta la vieux sorcier et rejoignit la fête des Mages. Loin de là, à Poudlard, Evangéline entendait les rires et les chants de joie des Mages. Ce qui lui faisait le plus plaisir c'est qu'ils se moquaient de leur pouvoir, ils étaient simplement heureux de savoir qu'elle était de retour.

A Londres, Albus découvrit que le Ministère de la Magie s'était vidé des sorciers, ils avaient tous été éjectés et tous avaient perdu leur pouvoir, c'était d'ailleurs pour cela qu'ils avaient été éjectés, car les cracmols n'avaient pas le droit de venir au Ministère. Ce fut au moment précis où trois Mages pulvérisèrent la statue de l'atrium qu'Albus se rendit compte que le monde sorcier était fini. Il tenta bien de faire un rituel pour retrouver sa magie, mais rien à faire, cela ne fonctionnait pas. Il essaya plusieurs fois, mais en vain. Il avait perdu tous ses pouvoirs comme le reste des sorciers. Il avait croisé l'ancien ministre de la Magie ainsi que de nombreux hommes politiques qui avaient tout perdu. Il avait aussi croisé Molly Weasley ainsi que sa fille Ginny. C'était la seule enfant à ne pas avoir gardé ses pouvoirs. Tous les autres étaient devenus des Mages. Il avait appris d'ailleurs que les Mages ne disaient pas Magie, mais contrôle. Tout était redevenu comme avant la déchéance des Mages. Le nombre de ses derniers dans le monde avait été multiplié par 50, il y en avait de plus en plus et toujours plus puissants. Il avait appris que les Malefoy avaient eu des jumeaux et que Narcissa attendait de nouveau des enfants. Il savait pourquoi Ronald Weasley lui écrivait régulièrement, c'était simplement pour lui montrer tout ce qu'il avait perdu en étant contre Magia et qu'il ne pouvait s'en prendre qu'à lui seul.

Loin de là, à Poudlard, Harry contacta les Malefoy afin qu'ils fassent venir de nouveaux professeurs. Les élèves étaient tellement heureux, ils apprenaient de nouvelles choses, entendaient toutes les nuits Magia leur souhaiter une bonne nuit. La déesse était tellement heureuse, qu'elle pleurait de joie tous les soirs quand les Mages lui souhaitaient eux aussi une bonne nuit et de beaux rêves. Le plus beau jour de sa vie fut durant les vacances de Noël quand Harry, Evangéline, Ron et Draco allèrent au sanctuaire d'Athéna. Les deux gardiens firent rire aux éclats les chevaliers d'or, car ils ne passaient pas un instant sans se disputer sur des histoires qui avaient eu lieu des dizaines de millénaires auparavant. Quand ils pénétrèrent dans la maison du serpentaire, tous virent les deux gardiens s'approcher du mur sur lequel se trouvaient tous les anciens chevaliers-mages. Ces derniers pleuraient de joie en voyant que les gardiens étaient de retour. Ron et Draco saluèrent leurs anciens amis, puis tous les deux sortirent leurs lames et se tranchèrent la main. Alors que Magia allait les soigner, les deux gardiens posèrent leurs mains ensanglantées sur le mur et s'exclamèrent :

-Que s'ouvre devant nous les portes de Tùna !

Magia ne comprenait pas jusqu'à ce qu'elle voit une porte apparaître et s'ouvrir lourdement. Là, elle découvrit son sanctuaire, la colline de Tùna. Elle se tourna vers les gardiens et les serra contre elle en larme. Enfin, elle avait retrouvé sa maison. Mais le plus émouvant pour elle fut quand elle vit des gardes et des servantes venir vers elle en criant de joie et de bonheur. Les mages se jetèrent à ses pieds et lui dirent :

-Votre temple est prêt à vous accueillir, mère. Nous vous attendions depuis que ces sales traîtres ont attaqué. Aucun d'entre eux n'a pu s'approcher de Tùna.

Harry siffla furieux :

-Des sorciers se sont approchés de Tùna ?

-Oui, et ils ont tenté d'y pénétrer mais quand il s'est rendu compte de l'endroit où ils se trouvaient, l'un d'entre eux a tué tous les autres et a juré sur son contrôle que personne ne saurait où se trouvait notre sanctuaire, répondit l'un des gardes.

-Qui était cet homme ? Demanda Ron.

-Nicolas Flamel. Il est le calice de son épouse vampire Perenelle Flamel. Mais pour protéger son épouse, il a dit à tout les sorciers qu'il avait créé une pierre philosophale alors que ce n'était qu'une pierre rouge qu'il a ensorcelé, pouffa un autre garde.

Magia était heureuse, elle avait retrouvé sa maison et ses enfants l'aimaient toujours autant. Elle caressa tendrement les visages des descendants des gardes et des servantes qui l'avaient patiemment attendu. L'endroit était magnifique comme au premier jour, le temple brillait de mille feux toujours aussi beau et rutilant. Elle marcha dignement vers sa maison, accompagnée de ses gardiens qui ne la laisseraient jamais seule, et d'Athéna.

La déesse de la Guerre aimait toujours autant cet endroit calme et propice au repos et à la méditation. Elle décida d'ailleurs de modifier la disposition de ses temples et la maison du serpentaire se retrouva entre la maison des Poissons et le temple d'Athéna afin que Magia ne risque rien.

Le temps passa les sorciers avaient disparu et avec eux leurs exactions, un an après le bannissement de ces traîtres, un prisonnier s'échappa d'Azkaban afin de retrouver son filleule et de se nourrir car il n'y avait plus de garde et les détraqueurs s'étaient évaporés à la disparition du dernier sorcier. Personne ne rechercha Sirius Black et tous furent étonnés quand le « sorcier » apparu passant d'homme à chien. Au lieu d'être de nouveau enfermé, il fut pris en charge par les mages qui le soignèrent et lui dirent que Harry Potter se trouvait à Poudlard. Quand Sirius arriva devant l'école de Magie, il se sentit comme accueillit par une puissance supérieur. Il pénétra dans l'école et découvrit des élèves extrêmement puissants qui remerciaient toutes les cinq secondes Magia pour ses biens faits. La déesse riait régulièrement en entendant ses mages l'aimer toujours autant. Il avait vu aussi un Harry Potter aussi grand que lui au petit soin pour sa jumelle et pour une petite blonde à l'air lunaire qui lui faisait faire ce qu'elle voulait.

Enfin, Encelade et Ariane s'étaient retrouvés et allaient pouvoir s'aimer jusqu'à la fin de leur vie. Magia décida d'ailleurs que son nouveau chevalier-mage serait issu des reins de son guerrier actuel et cela jusqu'à la fin des temps. Pour ses gardiens des portes, ils étaient encore célibataires et de toute façon, ils étaient beaucoup trop jeune, mais elle sentait qu'ils trouveraient leurs amoureuses quand le temps serait venu et pas avant.

Magia prit une grande respiration et se sentit vivante, grâce à son Chevalier-Mage, sa vengeance était accomplie et les sorciers avaient été bannis. Ils n'avaient plus aucun pouvoir et ne pourraient plus jamais en avoir, de plus, ils se rappelleraient à jamais qu'ils avaient été des sorciers et qu'ils avaient tout perdu à cause de leur avidité et de leur intolérance. Avec un doux sourire, elle se tourna vers son professeur de tradition ancienne qui la regardait comme si elle était la huitième merveille du monde. C'est vraiment bon l'amour exclusif des Mages.

Fin.