Hello à tous, comme promis à l'approche des vacances de noël me revoici avec le premier véritable chapitre d'Air Realm. J'espère qu'il vous plaira et je vos souhaite une bonne lecture ^^. Dédicace spéciale à Chloetta -" notte giorno faticar" La concernée comprendre lol. N'hésitez pas à mettre des reviews j'y répondrais avec grand plaisir.

rating : M

Disclamer : Square Enix, créateur de Code geass et de Naruto.

Chapitre 1 : Shakari

Noral, Capitale de l'Empyre, Palais Impérial, Janvier 3040 :

D'habitude, c'était avec le soleil que je m'éveillais sur une nouvelle journée mais cette fois ci, j'ouvre les yeux alors que le soleil dort encore. Je m'étire dans mon grand lit de bois sombre et finement orné de quelques gravures et dorures somme toutes assez modestes. Je plisse mes paupières pâles et les rouvre, la lune règne encore et seuls quelques très maigres rayons de sa lumière diffuse brise l'obscurité de la nuit. Je me demande quelle heure il peut bien être, alors je tente de déchiffrer ce qu'indique la grande horloge de bois aux aiguilles que je sais faites de dorures compliquées et d'une grande précision correspondant aux têtes de dragon peintes d'un vert magnifique sur le bois froid. Le noir qui règne dans la chambre me rend la tache bien plus ardue, mais je tente d'y parvenir avec un certain amusement. Mes yeux finissent par s'habituer à l'obscurité et je parviens à apprendre qu'il est aux alentours de trois heures, du matin, évidemment. Je me retourne sur les draps de soie blanche et tente de retourner à mon sommeil réparateur. Mais bien sur avec ma chance, je n'y parviens absolument pas, désormais totalement réveillé je me tourne et me retourne dans tous les sens défaisant un peu plus qu'ils ne l'étaient déjà les couvertures rouge sombre, presque cramoisies.

Agacé j'enfoui ma tête blonde dans l'oreiller blanc qui embaume la lavande étouffant le monde autour de moi. Je reste comme ça de longues minutes puis résigné, je fini par me lever. Je m'extirpe du cocon chaud qu'est mon lit en gesticulant un peu et pose doucement mes pieds sur le parquet de bouleau frissonnant au contact du sol frais contre la plante de mes pieds. Je m'approche doucement de la cheminée de pierre blanche où les vestiges d'un feu chaleureux ronflent enfouis sous les cendres. J'approche mes mains de cette source de chaleur avec précaution pour profiter de ses bienfaits, c'est que les hivers à Noral ne sont pas les plus doux de Lû et nous sommes en plein mois de janvier. Je m'approche de la fenêtre puis pose mes mains chaudes sur la vitre glaciale au cadre en bois rustique. Je regarde au dehors le palais impérial dans la nuit, de nombreuses torches éclairent l'extérieur comme des centaines de petites étoiles étincelantes embellissant de beaucoup la majesté des lieux. Le contraste entre mon souffle chaud et la vitre fait se former une fine couche de buée. Je dessine de petits cercles sur la buée avant de tout effacer d'un revers de main, un petit sourire amusé au coin de la bouche. Je finis par m'installer à mon bureau, j'allume la bougie déjà bien fondue qui est posée sur le bois noir. J'attrape une des nombreuses plumes à ma disposition et la plonge dans le pot d'encre noire de tsuba, reprenant les travaux que j'avais commencé le soir même.

Le soleil est levé depuis un bon bout de temps mais occupé à gratter le papier je n'ai pas vu l'heure passé, au dehors une épaisse couche de neige d'un blanc éblouissant s'étale. J'éteins la bougie en pinçant la flamme puis je referme l'encre et range la plume ne prenant en revanche pas le temps d'enrouler le manuscrit préférant laisser l'encre fraîche séchée. Je me dirige ensuite vers ma salle de bain privée, peu enclin à rester cloître dans ma chambre toute la journée alors j'ouvre la grosse tuyauterie cachée de marbre lisse et blanc remplissant ainsi la baignoire immense occupant un bon tiers de la salle d'eau. Je me glisse dans le bain brulant, je n'y reste pas très longuement et dès que j'ai fini de rincer et ma chevelure blonde cendrée je sors pour me sécher, me parfumer, me coiffer et m'habiller. J'opte pour des vêtements bien chaud même si le palais et très bien isoler et chauffer, je ne tiens pas à attraper mal. Quant je suis fin prêt, j'ai revêtu une tunique de velours bleu nuit serrée a la taille par une ceinture de cuir brun clair et rêche ainsi qu'un pantalon brun sombre relativement serré avec des bas noirs par-dessous pour ne pas avoir froid et bien conserver la chaleur. Et j'y ai ajouté des chaussettes doublées avant de finir par des bottes en cuir noir et souple parfaites pour l'entrainement. Il ne me reste qu'à ajouter la touche final, un peu de cette drôle de poudre couleur de peau que j'applique sur mon cou pour cacher cette ornement naturel présent au creux de mon cou, sur ma clavicule plus précisément. Je peux donc enfin sortir de cette fichue chambre.

Je suis attablé au réfectoire du corps d'élite, j'ai beau être qui je suis, je ne suis pas dispensé de manger ici. Je suis le nez dans une écuelle, oui vous avez bien entendu moi Roxas toël ul Itsha je mange dans une écuelle, ce qui faut pas faire ! Enfin bref donc j'ai le nez dans une écuelle remplie de lait chaud quant je sens une main claquer sur mon épaule. Je sursaute et me retourne faire face à deux grands yeux, deux perles d'émeraudes rieuses. Je soupire d'agacement :

-« Axel… Tu es vraiment...incorrigible.

- On m'le dit souvent plaisante le concerné tout en s'installant a mes côtés et en se servant de la nourriture.

- Où sont les autres ? Je demande ça sans grandes convictions ni vraiment attendre la réponse, juste pour lancer une conversation avec ce crétin rouquin.

- Bah je sais pas trop, mais j'crois qu'ils sont déjà à l'entrainement

Il m'a répondu ça avec une telle banalité… alors je réponds en grommelant à travers mes lèvre closes.

Si je trouve ça si étonnant qu'axel soit si banal dans son comportement, c'est qu'il est tout sauf banal. Axel est un Arakama, et il a hérité de tout ce qui leur est propre. Des traits de visages d'une très grande finesse, une peau diaphane, presque cadavérique, de grands yeux expressifs. Une moyenne de taille plus élevée que celle des humain, une grande finesse malgré leur musculature, pour lui une taille si fine qu'il en frôle les critères androgynes. Et ces marques si spécifiques, dans son cas, deux petits triangles inversés violets sur les pommettes, tels des larmes de clown triste. Les Arakamas ont une culture très différente de la notre, si je devais comparer à votre monde, je nous rapprocherais d'un mélange entre les temps moyenâgeux de l'Europe et votre Japon antique. Les Arakamas se rapprocheraient plus, bien plus de vos grecques et romains antiques. On les a découvert il y a peu de temps en comparaison à l'âge de notre Empyre, ils vivent dans des cités suspendues dans les cieux, d'immenses roches flottante recouvertes de verdure, de jardins luxurieux, de temples et de maisonnées, le tout relié entre eux par tantôt de majestueux ponts de pierres taillée, tantôt de branlant pont de bois. Tout cela, les rares voyageurs à s'être rendus sur les terres sacrées des êtres nés de l'Itsha l'ont vu, et ils l'ont raconté dans leurs innombrables écrits.

Alors, en tant que membre de la famille impériale, je les ai évidemment lu, pas tous mais du moins en grande partie. Après tous, les membres de la dynastie impériale sont très liés aux relations interraciales entre humains et Arakamas. Race, je déteste user de ce mot, mais ce son les règles. Malgré leur magnificence, et leur grande sainteté, du fait que les origines de ce peuple céleste soient l'Itsha elle-même, ils sont considérés comme inferieur, peu vivent sur terres pour ces raisons, ceux qui s'y sont établis malgré cela occupe des postes peu important sauf quelques exceptions, du fait e leur capacités hors-normes au combat, ils sont beaucoup employés pour la guerre, d'où la présence d'Axel. Ils sont distingués de nous autres, humains, par l'obligation du port d'un uniforme. Un long manteau noir tombant un peu avant les pieds, avec une capuche rabattable, des gants, un pantalon et des bottes noires. J'ai beaucoup de fascination pour ce peuple, je suis profondément dégouté par tout ça, mais je le garde pour moi, je ne peux rien dire, vous imaginez, un membre de la famille impériale qui défend des idées contraires aux dogmes établis. D'autant plus que l'on tente de cacher au peuple, qui sait déjà que je suis un enfant illégitime, que bien qu'étrangement je sois humain pur souche, ma mère était une Arakamas. J'ai toujours voulu avoir plus de contacte avec ses êtres de légendes. Alors quant l'occasion c'est présentées, quant je suis entré au corp d'élite au lieu de suivre une formation rigoureuse pour gouverner un jour, et que j'ai été mit en binôme avec l'un d'entre eux, j'ai sauté sur ma chance.

C'est pour ça, pour ces raisons là, qu'axel et moi nous sommes amis. Et quelle belle paire d'ami nous faisons. Si je peux me définir come plutôt réservé, taciturne et tout ce qui va avec, Axel lui est en apparence, je dis bien en apparence, très extraverti. Mais si on le connaît pas, si on creuse un peu, on découvre un vrai ami, prêt à beaucoup de choses pour ceux qu'il aime, cynique et désinvolte ce qui est rare pour ne pas dire inédit pour un Arakama d'habitude très orientés tradition. Mais Axel reste Axel, même si c'est un vrai moulin à paroles, impossible de savoir ce qu'il a réellement sur le cœur, même à moi ça m'est impossible. Pourtant l'Itsha sait qu'on est proche. Mais c'est un Arakama, et on n'en changera pas sa nature profonde.

J'ai peur. J'ai froid aussi. Quelqu'un. Je voudrais quelqu'un. Quelqu'un pour boucher les trous dans ma tête qui laisse s'échapper ma mémoire et qui me laissent tout nu dedans moi. Je sui seul. Je crois.

Hier rien. Aujourd'hui, c'est demain. Et demain, hier. Il fait sombre, je ne vois plus rien, le noire emplit mes yeux, reverrais-je un jour la lumière ? Je réfléchi, rejette le mot. Cela ne veut rien dire, lumière.

Demain, j'ai demandé à celle qui est tout le temps avec moi qui j'étais. Elle a répondu que j'étais un démon de karma. J'ai arrêté de poser des questions a partir de ce jour. Rejeté le mot, ça ne veut rien dire jour.

J'ai mal dans mon dos, j'ai l'impression d'être enchaîné, il fait chaud, il fait noir, c'est exigüe. Je voudrais m'en aller. Je sais que c'est pour bientôt. Mes yeux me brûlent. Celle qui est avec moi m' a promis. Je sortirais bientôt. Alors j'attends, je n'espère plus. Rejeté le mot. Cela ne veut rien dire espérer.

-« Il ya quelqu'un ? S'il vous plaît ?

Petit garçon au milieu des cendres, des cendres et du sang. Ce sont les ossements de son village. Sa famille, ses parents, ses amis. Il pleure, il va bientôt mourir, car il sait, il a compris qu'il n'y aura pas de survivant. C'est la terre qui cri famine elle a faim et la guerre lui offre son festin. La guerre s'étend, il ne le sait pas encore, mais le saint Empyre de l'Itsha vient d'entrer en guerre.