Salut les amis. Voici un second chapitre et je m'excuse pour le retard, quelques petits soucis. Ma voiture m'a lâché, je me retrouve donc a pieds et il va falloir que je trouve l'argent pour la faire réparer au plus vite et ça ne va pas être facile.

Enfin, voici le chapitre, c'est-ce qui compte.

Merci a tous pour les commentaires et comme je le disais sur le premier chapitre, je n'ai commencé la traduction qu'au chapitre 10, donc je n'ai aucun mérite pour les 9 chapitres que je vais poster.

Je vous laisse donc découvrir ou redécouvrir ce chapitre.

Bonne lecture.

Sweety


Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.


Chapitre 2


Lorsqu'une maladresse de Riddle lui offrit l'occasion de s'enfuir, elle la saisit….

Toute la matinée, Teresa avait eut à endurer la parlotte incessante des hommes et femmes de la classe moyenne discutant de la meilleure façon de domestiquer les esclaves non obéissants, et la classe supérieure était à la recherche d'une bonne affaire. Quelques clients l'avaient regardée, mais elle leur avait tous fait peur en grimaçant, les insultant ou les menaçant. Ils n'étaient rien d'autre que des lâches, pensa-t-elle amèrement. Elle ne laisserait aucun d'entre eux l'acheter.

Deux heures plus tard, Elias était revenu vers elle, et avait ordonné à Riddle de la déplacer, fatigué de son comportement peu coopératif. L'assistant avait ouvert le verrou et l'avait traînée hors de la cage, l'emportant loin de la partie des achats, pour une autre cellule, plus petite cette fois. Lorsqu'il l'enferma, il laissa tomber la clé à sa portée, et plus important encore, ne le remarqua pas.

Dès qu'il avait eu le dos tourné, Teresa s'en était emparée et l'avait cachée sous un tas de terre. Un rapide coup d'œil autour d'elle l'informa qu'il y avait une porte à moitié cachée derrière des meubles. Elle se souvint que quelques personnes privilégiées entraient par là. Ses pensées furent brutalement interrompues lorsqu'Elias entra, fouet à la main, prêt à s'en servir sur elle.

-" Tu vas vraiment regretter de m'avoir fait perdre mes clients, Teresa." Lui murmura-t-il d'un ton menaçant. "A cause de toi, trois de mes plus gros acheteurs ont juré de ne plus jamais remettre les pieds ici.

-" Peut-être qu'ils se sont seulement rendu compte de qui tu étais réellement." Répliqua-t-elle sèchement. "Un type cinglé, laid, avide et qui plus est un escroc, dont le seul plaisir est de voir les gens souffrir !"

Le Boss s'arrêta et la fixa d'un air furieux. Un frisson la parcourut, et elle recula aussi loin qu'elle le put.

-" Voir les gens souffrir tu dis ? Chaque homme, femme, ou enfant ici a été acheté parce que des gens ne pouvaient pas sortir de leur vie misérable. Même toi…" Il cessa de parler, et un sourire naquit progressivement sur ses lèvres. " Oh je vois, tu le nies toujours."

Teresa leva le menton et le fixa.

-" Je nie toujours quoi ?"

-" Tu ne veux pas te résoudre à admettre que ton propre père t'a vendu à moi, le plus légalement possible."

Son sang se glaça. Ses mots la transperçaient comme des coups de couteaux, et elle se mit à enrager intérieurement. Ses yeux brillaient de rage.

-" LA FERME !" Cria-t-elle, se jetant sur les barreaux, ses mains les serrant étroitement. " Je t'interdis !"

L'homme grogna et éclata d'un rire fort, amusé.

-" Oui, c'est ça. Je savais que tu pensais toujours que ta famille ne t'avait pas volontairement abandonnée."

-" Et c'est le cas ! Père ne m'aurait jamais fait…"

Un coup et le fouet partit sur ses doigts. Elle recula brusquement et gémit, serrant sa main contre sa poitrine.

-" Ton père t'a vendue parce que tu lui rappelais trop ta pauvre mère décédée, chère enfant." Répliqua Elias, toujours en souriant d'un air narquois. "Tu es jolie, tu sais ? J'ai eu de la chance de t'avoir à un si bas prix."

-" Tu mens." Siffla-t-elle, frottant sa main meurtrie. "Je sais qu'il ne l'aurait jamais fait."

Brad Elias haussa les épaules. La porte s'ouvrit et la tête de Riddle apparut dans entrebâillement.

-" Hum…Monsieur ? Un client vous demande. Il ne veut pas faire affaire avec moi."

Elias grogna de déception et rattacha le fouet à sa ceinture. Il sourit méchamment à la jeune femme, promettant de revenir la voir bientôt. Puis, il quitta la pièce Riddle lui emboîtant le pas.

Seule. Elle était enfin seule. Teresa se permit de respirer quelques secondes, et, n'entendant aucun bruit derrière la porte, déterra la clé. Très prudemment, elle étira son bras hors de la cage et le tordit suffisamment pour atteindre le verrou. Elle y mit la clé et la tourna lentement, et le plus silencieusement qu'elle put. Elle entendit le « clic » annonçant le déverrouillage et son cœur s'accéléra en quelques secondes. Le silence était perçant lorsque ses mains tremblantes poussèrent la porte à barreaux, à présent déverrouillée. Chaque son, le léger grincement des gonds, son propre souffle, le froissement de ses vêtements, chaque son était amplifié. Elle s'accorda quelques secondes pour se calmer. Maintenant, elle devait agir vite. Elias pouvait revenir dans la pièce à n'importe quel moment et remarquer qu'elle était sur le point de…

Il y eut un claquement bruyant et un homme apparut dans l'embrasure de la porte. Teresa se figea sur place, tel un cerf mis en joue par un chasseur.

-" Hey ! Qu'est-ce que tu fabriques !"

Pour une raison quelconque, Riddle était revenu, et maintenant, c'était sa seule occasion de fuir. Teresa se précipita hors de la salle, ouvrit la porte qu'elle avait repérée plus tôt, heureusement pas fermée à clef, et courut dans les rues bondées. Une seule pensée occupait son esprit si Elias l'attrapait cette fois-ci, et peu importe qu'elle soit «jolie » ou non, elle creuserait sa propre tombe le soir même.

Le fiacre s'arrêta devant la foule, et le conducteur dut descendre du véhicule pour marcher jusqu'à la fenêtre de ses passagers.

-" J'suis désolé m'sieur J'peux pas aller plus loin, y a trop de monde."

Il regarda prudemment l'homme blond, vêtu de vêtement chics, et plus attentivement celui qui l'accompagnait, un grand type brun et bien bâti.

-" Vous ne pouvez pas ?" Répéta le blondinet, une lueur de déception dans le regard. " Oh, et bien il semble que nous allons devoir continuer à pied, qu'en penses-tu Rigsby ?" Ajouta-t-il gaiement en s'adressant à l'autre homme.

-" Je suppose que oui, monsieur." Répondit à contrecœur le grand homme.

Ils sortirent tous les deux de la voiture. Alors que Rigsby demandait au chauffeur de les attendre, sans quoi il n'aurait pas de pourboire, Patrick Jane regarda autour de lui, et grimaça légèrement lorsqu'il remarqua où ils s'étaient arrêtés.

-" Le marché d'esclave." Grogna-t-il. " Je déteste ce quartier de la ville."

Il attendit Rigsby, puis ils se frayèrent un chemin à travers la foule. L'odeur, la cohue et les annonces des marchands l'exaspéraient. La déchéance humaine exposée sur les estrades et la lueur morte dans les yeux des esclaves le firent avoir honte de ses semblables et se demander comment l'humanité pouvait tomber si bas.

-" Même les animaux ne méritent pas d'être traités ainsi." Murmura-t-il pour lui-même.

Rigsby entendit néanmoins, et répondit sur un ton bas.

-" Vous ne pouvez pas faire grand-chose, M. Jane. Trop de gens préfèrent les esclaves aux domestiques, puisqu'ils n'ont pas besoin d'être payés."

-" Je sais". Le blond soupira. "Et savoir que les marchands d'esclaves sont une branche importante dans la politique, c'en est juste dégoût…"

Il ne finit pas sa phrase. Un fouillis de cheveux noirs et de mauvaise odeur le frappa littéralement de plein fouet. Il tomba par terre et se retrouva plaqué sur le sol encrassé par un corps –le corps d'une femme.

-" Hey ! Écartes-toi de lui !"

Rigsby attrapa la femme par le bras et l'éloigna de son maître. Jane se releva en essuyant quelques saletés de son costume. Il dévisagea les quelques personnes qui assistaient à la scène, leur faisant implicitement comprendre qu'il leur serait préférable de passer leur chemin.

-" Ca v…Vous allez bien monsieur ?"

Jane acquiesça et regarda d'un peu plus près la femme. Elle luttait contre Rigsby, essayant d'échapper à son étreinte. Les cheveux noirs en bataille, la peau pâle noircie de poussière, les vêtements en lambeaux, couvrant à peine son corps souple et ses courbes.

-" Laissez-moi partir espèces d'idiots ! Laissez-moi partir !" Elle continua de crier, mais Rigsby ne relâcha pas son emprise. Elle commença à lui donner des coups de pied et à le mordre. Elle essaya même de lui donner un coup de poing sur le nez, sans obtenir de résultat.

Le collier autour de son cou attira l'attention de Jane. Et merde.

C'était une esclave en fuite.

Avant qu'il puisse ordonner à Rigsby de la laisser partir, une voix se fit entendre :

-" Arrêtez-là ! Que quelqu'un l'attrape !"

Un homme, habillé pour faire bonne impression, courut dans leur direction. Derrière lui, un garde armé d'une lance haletait fortement. Lorsqu'ils virent tous les deux que la jeune femme avait été attrapée, le soulagement se lut sur leurs visages et ils marchèrent vers les deux hommes.

-" Mes salutations, Messieurs. Désolés de vous déranger, mais nous pourchassions cette esclave…Merci de l'avoir eue pour nous !"

Jane se contenta de regarder l'homme furieusement. Superficiel, arrogant et aimant le pouvoir que travailler avec des esclaves lui donnait. Cet homme pathétique aimait trop son métier, pensa-t-il. Il n'était pas très enthousiaste à l'idée de lui redonner la fille, mais c'était la loi. Après un ordre silencieux de son maître, Rigsby remit à contrecœur la jeune femme au garde. Le soldat grommela alors qu'il lui tirait vigoureusement les bras dans le dos pour l'attacher.

-" Merci encore messieurs." Dit l'homme en essuyant son front. Ça aurait été une honte si l'un d'entre eux avait réussi à s'échapper des rayons d'Elias…." Mon nom est Riddle, pour vous servir."

Mais Jane ne l'écoutait pas. Il étudiait encore la jeune femme qui l'avait renversé par terre après s'être échappée et qui tentait toujours de se faufiler hors de l'étreinte du garde. Elle ne devait pas avoir plus de seize ans, dix-huit ans tout au plus.

-" Qu'allez-vous faire d'elle ?" Lâcha-t-il d'un ton exigeant une vrai réponse.

-" Et bien, la mettre quelque part à part des autres et essayer de corriger cette tendance à vouloir s'échapper. Je suis encore désolé qu'elle vous ait importuné, monsieur… "

Jane ignora sa déclaration et regarda Rigsby. Le grand type se pencha pour écouter ce que son maître avait à dire.

-" Elle a été fouettée." Murmura le blondinet. " Il y a des marques sur ses mains et son visage est meurtri. Penses-tu qu'ils vont… "

Il ne finit pas sa phrase. Rigsby lui murmura la réponse à l'oreille.

-" En effet, il la battront à mort. Ce n'est visiblement pas la première fois qu'elle essaye de s'échapper et le marché d'Elias est bien connu pour…l'obéissance de leurs esclaves. Si elle y retournait, Elias brisera sa détermination par tous les moyens possibles, s'il a toujours l'intention de la garder en vie. Si quelqu'un ne la sort pas de là, c'est comme si elle était déjà condamnée. Elle sera morte ce soir."

Jane sentit un frisson lui parcourir le dos. La pensée d'une femme battue le dégoûta et fit monter une vague de mépris en lui. Il s'était juré, il y a très longtemps, qu'il ne laisserait pas de telles choses arriver encore s'il pouvait l'empêcher. Ses yeux s'assombrirent lorsqu'ils rencontrèrent ceux de la jeune femme. Elle avait la même expression qu'un animal blessé qui se battait pour rester en vie. Elle savait qu'elle allait mourir si elle était ramenée à Elias, cela se lisait sur son visage. Pourtant, elle n'était pas en train de le prier de l'aider. Le défi, l'orgueil et la fureur se mêlaient dans ses yeux. Elle le maudissait silencieusement d'avoir empêché son évasion. Sans doute aurait-elle réussi à quitter la ville si elle n'avait pas couru tout droit sur lui/si elle ne s'était pas heurtée à lui, pensa-t-il amèrement.

La jeune femme se débâtit encore, grognant et donnant des coups de pied. Le garde lui serra le coup et elle grimaça, les yeux mi-clos à cause de la douleur. Puisque les deux hommes ne réagissaient pas, Riddle décida de partir après un adieu poli.

Jane n'hésita pas une seconde de plus, et tenta le tout pour le tout, suivant l'avis implicite de son serviteur.

-" Combien coûte-t-elle ?"


TBC…


Voilà pour aujourd'hui.

Je posterais la suite le plus vite possible, mais comme je le disais, j'ai pas mal de choses a régler.

Bonne journée.

Sweety 14/02/13