Salut les amis.

Voici un nouveau chapitre de cette merveilleuse fic.

Je suis contente de voir que vous l'aimez autant et je suis certaine que l'auteur aussi.

Merci a tous pour vos commentaires.

Bonne lecture,

Sweety


Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.


Chapitre 3


Jane n'hésita pas une seconde de plus, et tenta le tout pour le tout, suivant l'avis implicite de son serviteur.

-" Combien coûte-t-elle ?"

Riddle regarda l'homme, surpris. Même la jeune femme, prise de cour par ses paroles, avait arrêté de se débattre et maintenant le fixait aussi surprise que Riddle. Elle devait se demander à quoi il pensait, puisqu'elle était une esclave en fuite et qu'elle l'avait percuté de plein fouet et envoyé par terre. Puis, il vit les instincts de marchand de Riddle reprendre le dessus.

-" Son prix a été fixé à cinq cent, monsieur. Mais puisque vous nous avez aidés, je peux descendre à quatre cent cinquante. Même si elle est un peu têtue, elle est jeune, belle et en bonne santé. Et elle est éduquée."

Jane secoua la tête. Ce n'était pas un discours convaincant du tout, mais plutôt une sorte de texte qu'il avait appris par cœur après avoir entendu quelqu'un d'autre –son patron sans doute- le dire une fois.

-" Pas question que je paie autant."

Il fit une pause et se mit à étudier l'homme, se demandant pour combien il accepterait de se débarrasser de la jeune femme. Le vendeur grimaça, anticipant le début d'une négociation qu'il n'était pas sûr de maîtriser, ni de gagner. Jane sourit discrètement. Ça allait être trop facile.

-" Cent cinquante."

La réaction de Riddle valait le détour. Derrière lui, le garde cligna des yeux d'étonnement et la jeune femme se renfrogna. Jane pensa avec amusement qu'elle avait sûrement dût s'attendre à un prix plus élevé. Peu importait à quel point elle détestait être une esclave, cela devait être plus qu'insultant d'être évaluée à si peu. Mais à ce moment précis il ne cherchait pas à évaluer son prix réel. Il voulait seulement la sortir de là, en énervant un marchand d'esclave en passant. Faire d'une pierre deux coups, la vie était parfois bien faite.

-" Monsieur, essayeriez-vous de m'escroquer…"

-" Cent cinquante et je la prends tout de suite."

-" Trois cents." Tenta de négocier le marchand.

-" Quand Monsieur Jane dit cent cinquante" intervint Rigsby, " c'est cent cinquante. Ni plus, ni moins."

Le marchand soupira de façon spectaculaire, comme s'il réfléchissait. Mais Jane n'avait pas fini. Il vit la lueur dans ses yeux. Il lui suffisait d'avancer un seul dernier argument et il arriverait à le faire capituler. Riddle ne voulait pas spécialement d'elle, et son offre, bien qu'elle soit ridiculement basse, était une réelle opportunité.

-" Elle a échappé à vos gardes au beau milieu de la journée" précisa-t-il. " Beaucoup de gens l'ont vu s'enfuir, et ils savent qu'elle ne sera pas…facilement 'domestiquer'. Personne ne veut d'une esclave rebelle, pas plus qu'ils ne veulent d'une ayant été maltraitée. Vous avez une réputation à tenir, et une esclave négligée n'est pas la meilleure des publicités, vous ne pensez pas ?"

La ride sur le front de Riddle se creusa d'avantage. Il considéra les paroles de Jane.

-" Mon offre est la meilleure que vous aurez avant longtemps, et je pense qu'elle vous a déjà causé assez d'ennuis."

-" Très bien." Le coupa l'homme, résigné. " Donnez-moi l'argent et elle est à vous."

Jane sourit d'un air satisfait. Il n'avait pas encore fini.

-" Allons, n'allez-vous pas me faire signer un contrat ? Quelle garantie ai-je que vous n'allez pas essayer de me poursuivre en justice par la suite ?"

Riddle grommela et sortit un papier du sac qu'il portait à son épaule. Il écrit quelques mots, en reconnaissant que l'esclave numéro…

-" Je crois qu'elle a un nom." L'interrompit Jane, lisant par-dessus son épaule.

…Teresa Lisbon a été vendue pour la somme de 150 dollars à Mr. Patrick Jane. Il apposa le sceau de l'entreprise de Elias et réécrit une copie pour lui-même. De son côté, Jane sortit 150 dollars en billets et les tendit au marchand.

Le soldat remit la jeune femme à Rigsby. Le grand homme se pencha et lui murmura à l'oreille :

-" Si tu promets que tu ne t'enfuiras pas, je te détacherai."

Si elle n'avait pas entendu la pointe de supplication dans sa voix, elle aurait essayé de s'échapper dès que les cordes s'étaient desserrées de ses poignets. Le blond rangea le contrat dans une de ses poches en soupirant de façon spectaculaire.

-" Il semblerait que je n'irai pas voir notre inspecteur préféré aujourd'hui. Je lui enverrai une lettre cet après-midi."

-" Je suis sûr qu'il s'en remettra très vite, monsieur." Murmura Rigsby.

Jane sourit à la déclaration de son domestique.

Ils firent demi-tour et retournèrent à leur voiture, qui les attendait toujours.

Teresa n'arrivait toujours pas à réaliser sa chance (ou son manque de chance). Au moment où elle avait réussi à semer Riddle et ce stupide garde, elle avait bien sûr dût foncer en plein sur un homme, être attrapée par son domestique, et finir ligotée à nouveau. Puis, ce même homme l'avait achetée pour (elle en était certaine) le plus bas prix que l'entreprise d'Elias avait jamais acceptée depuis sa création. Maintenant, elle était assise dans une voiture, allant vers une nouvelle destination avec son nouveau maître. Génial, justement tout ce dont elle avait besoin…Et pour rendre les choses encore pires, le blondinet semblait être totalement le type d'homme qu'elle ne pouvait pas supporter.

En parlant de lui…

-" Quel est ton nom ?" Demanda Jane. " Je ne l'ai pas très bien compris lorsque Mr. Riddle l'a écrit sur le contrat."

Elle le regarda et claqua d'un ton agacé :

-" Ce ne sont pas vos affaires. Vous allez m'en donner un nouveau de toute manière."

Les deux hommes échangèrent un regard, surpris par sa réaction. A un autre moment, elle se serait sentie coupable d'être aussi dure. Mais pas maintenant.

-" Quel est ton nom ?" Répéta-t-il plus doucement. " Je promets que je ne le changerai pas."

Elle ne le crut pas, mais répondit quand même :

-" Teresa. Teresa Lisbon."

Le blond sourit. Ce qui lui fit serrer les poings. Il avait ce sourire énervant des personnes qui obtiennent toujours ce qu'elles veulent. Il n'empêche qu'il avait un charmant visage. Elle se maudit d'y avoir pensé.

-" Tu vois ? Ça n'était pas si difficile. Donc, Lisbon, s'il te plaît écoutes-moi maintenant." Elle reconnut le ton d'homme d'affaire dans sa voix. " Je ne sais pas vraiment ce que je vais faire de toi, et je ne peux évidement pas te libérer immédiatement. Tu n'as pas d'argent, et je me sentirais coupable de te laisser toute seule. De plus, maintenant j'ai une dépense de 150 dollars que je vais devoir expliquer à mon cher conseiller financier."

Elle le regarda furieusement. Comment osait-il parler d'elle comme ça ! Il rit lorsqu'il vit la colère dans ses yeux.

-" Désolé si tu n'aimes pas ces termes, c'est la seconde fois que j'achète un esclave de ma vie, et Cho ne m'autorise pas beaucoup de dépenses. Néanmoins, même si tu peux avoir toutes les raisons d'être en colère, ça ne résout pas notre problème. Cependant, j'ai un compromis."

Elle ne dit pas un mot, mais écouta ce qu'il avait à dire. Un homme d'affaire avait toujours des plans, et si sa solution pouvait être intéressante pour les deux…

-" Récemment, j'ai eu quelques problèmes avec une femme de chambre et j'ai dû la renvoyer. Je peux t'offrir son poste, jusqu'à ce que ton temps de travail équivaille le montant pour lequel je t'ai acheté. Je paye mes serviteurs un dollar par jour, donc au pire tu es coincée avec nous pour…à peu près cinq ou six mois ? Lorsque tu auras atteint 150 dollars, je te promets que je ne te retiendrai pas si tu veux partir."

Teresa resta silencieuse pendant un moment. Elle regarda par la fenêtre, à travers une mince ouverture des rideaux. Les différents quartiers de la ville défilaient rapidement devant ses yeux, et elle se laissa penser. Ce Jane n'avait pas encore agit hypocritement envers elle, et rien dans son discours ne suggérait quelque chose de déplacé. Elle se demanda si ça n'était pas en effet une bonne solution. Après tout, même si elle écrivait à sa famille pour leur demander de l'aide, elle n'était pas sûre qu'ils enverraient 150 dollars par courrier, ou qu'ils se déplaceraient pour la récupérer. Durant son séjour dans l'entreprise d'esclave d'Elias, elle avait été achetée deux fois, et ses deux précédents propriétaires s'étaient débarrassé d'elle assez rapidement. Elle ne savait pas dans quelle partie du pays elle se trouvait à présent, ni même combien cela allait lui coûter pour rentrer chez elle. De plus, elle était une femme, une proie facile pour beaucoup. Teresa se mordit la lèvre inférieure quand elle réalisa qu'elle n'avait pas tellement le choix. Soit l'homme la gardait et la laissait travailler pour lui, soit elle essayait de s'enfuir sans rien.

Lorsqu'elle osa jeter un coup d'œil rapide à son nouveau propriétaire, il avait les yeux fermés et était apparemment endormi, les bras croisés et son chapeau tombant sur ses yeux. L'autre homme ne l'avait pas quitté des yeux, et bientôt elle se sentit mal à l'aise.

-" Quoi ?" Dit-elle sèchement. " Vous voulez que j'accepte ?"

-" Ca serait ce qu'il y a de mieux pour toi, quand on voit ta situation." Dit le grand type. " Au fait, je suis Rigsby. Wayne Rigsby. Et honnêtement, tu devrais mettre ta fierté de côté et accepter. Ça pourrait être pire."

Teresa attendit quelques secondes et regarda l'homme qui dormait. Elle pouvait essayer de glaner quelques informations, pendant qu'il était assoupi, pour se faire une idée.

-" Depuis quand tu travailles pour lui ?"

Rigsby sourit et rit.

-" Quatre ans dans quelques semaines. Nous sommes juste une poignée: il y a Cho, le majordome et le conseiller financier, il est là depuis six ou sept ans. Autrement il y a deux femmes de chambre, et quelques hommes pour le travail manuel. Fais gaffe avec Van Pelt au fait. C'est la gouvernante, et elle travaille pour lui depuis dix ans. Il a déteint un peu sur elle. Tu verras, des fois elle peut être un peu chienne…"

-" Attention à ce que tu vas dire, Rigsby." La voix de Jane les fit tous les deux sursauter. " Je pourrais rapporter à Van Pelt que tu n'as pas fait que des compliments à son sujet."

Teresa cligna des yeux. Le grand type avait fondamentalement…insinué quelque chose de négatif à propos de son maître, juste à côté de lui, et ledit maître le menaçait de le dénoncer à la gouvernante ? Qu'est-ce qu'il se passait avec cet homme ? Jane ouvrit à moitié un œil et la regarda avec lassitude.

-" Je te jure. Ces domestiques n'ont aucun respect les uns envers les autres, tu ne penses pas ?" Il ferma … et ajouta : " Et Rigsby, s'il te plaît, n'ais pas honte de dire que je suis un peu « vache » sur les bords, c'est tellement vrai. Mais laisse Grace en dehors de tout cela, merci."

Le grand type murmura un « désolé ». Personne ne dit un mot pendant quelques minutes. Soudainement, le blond se redressa et bailla en mettant sa main devant sa bouche.

-" Mon dieu, mon dieu, n'était-ce pas une journée très chargée…Alors, mademoiselle Lisbon, as-tu accepté mon offre ? Bien. Nous allons te mener à Van Pelt, elle saura quoi te faire faire."

-" Je n'ai pas encore dit que j'acceptais." Sentit-elle le besoin de souligner. Ce qu'elle obtint en réponse fut un grand sourire.

-" Je sais ma chère, mais la réponse est écrite sur ton visage. Et plus encore, pourquoi voudrais-tu fuir un maître aussi beau ?"

Il eut un petit rire à nouveau en voyant ses yeux grands ouverts d'étonnement. Teresa sentit tout à coup l'envie de le frapper.

Crétin, pensa-t-elle, croisant les bras et regardant ailleurs. Les cinq prochains mois allaient être si longs…


TBC...


Et voilà pour aujourd'hui.

J'attends vos commentaires et vous dis a dans deux jours.

Sweety 16/02/13