Salut a tous.
Voici donc le chapitre 7 et je sais que vous allez l'aimer.
Jane et Lisbon se rapprochent doucement, et j'adore la façon qu'a l'auteur de le faire. Cette histoire est vraiment superbe et je suis heureuse de pouvoir vous la faire partager.
Encore merci a tous pour vos commentaires.
Bonne lecture,
Sweety
Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.
Chapitre 7
Le temps passait vite, c'est ce que Teresa réalisa alors qu'elle étendait le linge mouillé. C'était une belle journée -la première en trois semaines.
Déjà trois semaines.
La jeune brune essuya quelques gouttes de sueur de son visage et regarda son travail finit avec satisfaction. De grands draps étalés sur quelques cordes à linge claquaient joyeusement dans le vent et le soleil éclatant devrait faire son travail en quelques heures. Entre temps, si personne n'avait besoin d'elle, elle pourrait se détendre un peu.
-" Teresa !" Entendit-elle Emma l'appeler depuis la maison. " A table !"
La jeune femme ramassa le seau qui transportait son linge un peu plus tôt et retourna au manoir.
Elle s'était bien adaptée, et plus facilement qu'elle pensait. Emma, Cho, Rigsby, Van Pelt, quelques autres et même Julian étaient toujours prêts à l'aider et essayer de la mettre à l'aise. Le premier jour, la gouvernante lui avait dit qu'ils étaient comme une famille. Elle ne pouvait nier qu'ils agissaient comme tel. Même Jane, bien qu'il soit leur patron, était toujours là pour eux en cas de besoin, comme un oncle compréhensif.
Penser à cet homme la fit froncer les sourcils. Elle ne lui avaient pas réellement parlé depuis la nuit où il lui avait baisé la main. Bien sûr, il était à la tête d'une entreprise prospère, donc elle comprenait qu'il ne soit pas souvent à la maison. Les seules fois où elle l'avait vu, il avait demandé des choses diverses et insignifiantes, comme il en demanderait à n'importe quelle autre servante.
Elle avait rapidement remarqué qu'il y avait deux types d'employés : ceux à temps plein, comme l'adolescente blonde, Van Pelt, Rigsby, et ceux à temps partiel comme les jardiniers ou Cho. La première catégorie dormait dans le manoir tandis que la seconde vivait dehors, dormant tard sauf si on avait besoin d'eux.
Elle découvrit également quelques bribes du passé de chacun, aussi désireux qu'ils étaient d'en parler.
Emma était la fille d'une couturière et à la mort de sa mère, elle avait été prise en charge par Jane. Rigsby avait perdu au poker contre Jane, et pour rembourser ses dettes, il s'était présenté comme son garde du corps, avant de le devenir définitivement. Cho et Élise étaient un couple d'étrangers que personne ne voulait engager, donc Jane embaucha l'asiatique puisqu'il était doué pour calculer, et Élise surveillait les jardiniers. Julian et Florin étaient d'anciens voleurs et Don Juan, l'un ayant une passion pour la cuisine, l'autre pour les chevaux, et après s'être faits attrapés par Cho alors qu'ils essayaient de voler quelque chose chez Jane, on les assigna à la cuisine et au soin des chevaux pour une semaine, comme châtiment. Ils acceptèrent de suite lorsque Jane leur proposa de rester, satisfaits de leur travail..
Et ainsi de suite, elle entendit des histoires des uns et des autres. Il était agréable d'écouter des anecdotes le soir, lorsque Jane était absent. Ils se rassemblaient tous dans la cuisine un fois leur devoir accompli, et parlaient et riaient à propos de tout et de rien. Personne ne la força à évoquer son propre passé et elle était reconnaissante pour ça, bien que Teresa savait qu'ils mourraient d'envie d'entendre quelque chose.
-" Teresa !" Répéta Emma sur un ton impatient. " La soupe va être froide !"
-" J'arrive !" Cria-t-elle en retour, accélérant le pas.
Alors qu'elle entrait dans la cuisine, elle remarqua que Van Pelt était déjà assise à table, son bol à moitié vide. Emma lavait le sien avant de retourner à ses obligations. Un autre rempli d'un odorant bouillon de légumes l'attendait. Teresa remercia Julian d'un signe de tête avant de s'assoir et de manger le sien également.
-" Où est Jane ?" Demanda Teresa après un moment. " Il n'a pas souvent été là, c'est habituel ?"
Van Pelt haussa juste les épaules.
-" Cela dépend de son humeur, de ses affaires et d'autres choses. Il a été très occupé dernièrement pour sûr, mais je n'ai aucune idée de ce qui se passe dans la tête de cet homme. Très bonne soupe Julian, en passant."
Alors que le cuisinier était sur le point de répondre, Jane poussa la porte et entra avec un grand sourire sur son visage. Il fit signe à tout le monde de continuer leurs activités et abattit ses deux mains d'un grand coup sur la table où Van Pelt et Lisbon mangeaient.
-" Nous allons en Angleterre !" Annonça gaiement Jane. " Brooke a dit à tout le monde que le directeur venait avec sa compagne, donc nous partons, Miss Lisbon et moi, comme mari et femme !"
Teresa recracha sa nourriture et toussa. Van Pelt dû lui taper dans le dos à plusieurs reprises pour qu'elle puisse respirer.
-" Cela vous ennuierait de répéter monsieur Jane ?" Dit la rousse pour elle deux.
-" Miss Lisbon, toi, Rigsby et moi prenons le bateau pour l'Angleterre afin de rencontre avec mademoiselle Harper…"
-" Je voulais dire la partie concernant "la femme", monsieur."
Jane leva les yeux au ciel et soupira. Il se recula, s'appuya contre le placard le plus proche et croisa les bras.
-" Mademoiselle Harper est allée visiter cette compagnie de calèche comme une ambassadrice pour présenter de nouveaux contrats. Monsieur Mashburn et moi-même débattions sur soit nous devions coopérer avec eux pour les affaires Européennes internes ou si nos compagnies devaient s'engager dans une bataille sauvage pour le marché du transport dans le pays. Mademoiselle Harper a dit au Lord à la tête de l'entreprise qu'elle était la fiancée de M. Mashburn et a accidentellement dit que j'étais marié. Elle ne s'attendait pas à ce que Lord Byron veuille nous rencontrer tous les deux. Donc pour rendre son mensonge crédible, moi, M. Jane, ai besoin de me rendre en Angleterre avec une femme jouant le rôle de ma femme."
Le regard de Van Pelt et celui de Teresa se rencontrèrent, perplexes.
-" Malheureusement, l'ambassadeur de Lord Byron te connais déjà Grace, et ça ne serait pas crédible si je prenais Emma. De plus, sans vouloir offenser qui que ce soit, mais la jeune fille est une piètre actrice. Et pas Élise non plus, Cho me décapiterait dans la seconde."
Lisbon soupira presque, comprenant qu'elle était la dernière de sa liste. Mais pourquoi la femme était-elle allée raconter qu'il était marié ?
-" Ne te sens pas obligé d'accepter Lisbon. Monsieur Jane peut aussi y aller seul et prétendre que sa 'femme' est malade, n'est-ce pas ?" Dit Van Pelt en fixant l'homme.
-" Lord Byron est marié et a des enfants." Répondit le blond calmement. " Il se sent plus à l'aise avec des gens de sa condition. Cela ne pose pas de problème à ces deux là de jouer le jeu, mais mes contacts en Europe m'ont toujours connu marié, bien qu'ils n'aient jamais rencontré ma femme. Cette fois-ci, je sens que je dois amener quelqu'un. Et même si Miss Lisbon est encore jeune, je peux toujours dire que je me suis remarié."
Avec une légère surprise, Teresa vit un éclair de pitié traverser le regard de la gouvernante. Elle secoua la tête en signe de renoncement et posa une main sur la jeune brune.
-" Tu te sens capable d'agir comme la femme de Jane ?"
-" C'est juste pour quelque jours." Ajouta Jane. " Pour le voyage en bateau, je prendrai des cabines en première classe pour tout le monde. Une fois que nous serons là-bas, il y aura un dîner ou deux, peut-être des rendez-vous ennuyeux et des discussions avec la femme de Byron, mais rien de bien méchant. Mademoiselle Harper sera avec toi aussi et c'est une personne très divertissante. Et, cerise sur le gâteau, tu visiteras Londres !"
L'accord semblait raisonnable. Il était son maître et il avait besoin d'elle. De plus, elle ne pensait pas voir Londres un jour. Et gratuitement, il payait après tout. Et elle ne pouvait nier qu'elle était curieuse à propos de son entreprise et également de rencontrer ses amis, le type de personne avec qui il traînait. Elle acquiesça simplement en guise d'approbation, ce qui déclencha un immense sourire sur le visage de Jane.
-" Merci Miss Lisbon." Impulsivement, il se penchait vers elle et lui fit un bisou sur la joue. " Je te dois une énorme faveur !"
Puis, il partit en sifflotant. Alors qu'il sortait de la pièce Van Pelt le regarda comme si un troisième œil lui avait poussé sur la tête. Quand elle reporta son regard sur sa collègue, la rouquine ne put faire autre chose que sourire à la vue de Teresa, très, très rouge et stupéfaite.
-Slave-
La semaine suivante marqua le début d'une grande folie. Être une femme de ménage (et ancienne esclave) ne lui avait pas permit d'économiser assez pour avoir ses propres affaire, donc le jour suivant, Jane, Van Pelt et elle durent aller faire...du shopping. Il passèrent des heures à chercher quelques robes, des chaussure et des bijoux, et il en fallu beaucoup pour satisfaire Jane (Teresa devait admettre qu'il avait bon goût). Puis, il agaça tout le monde jusqu'à ce qu'il fut assuré que les vêtement seraient bien livrés dans les prochains jours. Les vendeurs et les couturiers devinrent presque fous et il fit presque pleurer un cordonnier de désespoir. Heureusement, la rouquine était toujours là pour s'excuser derrière et le réprimander quand il franchissait les limites.
Les jours suivants, un coach pour les bonnes manières en société vint pour une révision rapide -d'après Van Pelt, Jane en avait également besoin. La préparation entière la rendait folle, et elle aurait abandonné si ce n'était pas pour la perspective d'aller à Londres. Parfois, elle maudissait sa curiosité.
Le jour du départ fut accueillit avec un énorme soulagement. Les valises furent chargées à l'arrière de deux calèches que Jane avait appelés et ils commencèrent le voyage. Pendant le trajet sur la route, peu de mots furent échangés. Jane dormit la plupart du temps et Teresa réalisa rapidement que Van Pelt et Rigsby se lançaient des regards. Apparemment, la rumeur comme quoi ces deux là avait une liaison était vraie. Elle sourit à cette pensée, avant de laisser son esprit vagabonder à travers la fenêtre et le paysage à l'extérieur.
Elle fut éjectée d'un léger état d'hébétement quand la voiture s'arrêta.
Des cris d'oiseaux -des mouettes, pensa-t-elle, le brouhaha de la foule et les nouvelles odeurs...Ses sens se réveillèrent pour ces nouveaux parfums et sons et elle passa la tête par la fenêtre pour avoir une vue de ce qui l'attendait.
Sur le port, des tonnes et des tonnes de gens se pressaient, courant avec des valises comme les leurs, parlant à voix haute, se criant les uns sur les autre, et plus bas...
Ce dois être le nôtre. Déclara Jane, regardant derrière son épaule. Le bateau était énorme de loin, et certainement plus impressionnant de près. Bleu et blanc, des motifs peints et de plus petits bateaux accrochés sur ses côtés...Teresa n'avait jamais vu la mer, encore moins un bateau pour de vrai. Durant son enfance, elle avait souvent lu ou entendu parler de ces grandes étendues d'eau, le sel dans l'air et le vent frais et vivifiant. Mais son imagination ne s'attendait pas à ça.
Dès qu'elle sortit de la voiture, elle s'approcha un peu plus du bord. Une eau bleue et profonde se répandait jusqu'à l'horizon sans fin, scintillant sous le soleil. Des oiseaux blancs criaient, se poursuivant les uns les autres dans un ciel clair et bleu, ponctué de nuages blancs.
-" Le temps est magnifique." Dit Jane en souriant radieusement, regardant également le paysage. " Au moins, j'espère que la mer sera calme tant que nous serons sur ce bateau."
Il fut interrompu par l'appel d'un homme de taille moyenne, portant un costume crème et un chapeau blanc élégant, une canne à la main.
-" Ohey, Patrick !"
Le sourire de Jane s'élargit à la vue de cet homme et il lui fit signe.
-" Par ici Walter !"
Alors que les deux hommes échangeaient une poignée de main vigoureuse, Teresa intercepta l'échange de regards de Van Pelt et Rigsby. La rouquine semblait un peu grognonne, et grommela assez fort pour que Teresa puisse entendre :
-" Génial, la tornade numéro deux est à bord. Nous allons tous couler."
La brunette fit l'erreur de glousser. L'attention du nouveau venu se porta immédiatement sur elle.
-" Dit-moi Patrick, qui est la charmante jeune femme à tes côtés ?" Demanda-t-il, la regardant avec un intérêt évident.
Jane se décala légèrement et Teresa s'avança à contrecœur. L'homme avait plutôt bonne mine avec ses yeux énergique et ses sourcils bruns. Elle pensa qu'il avait une coiffure courte, et la manière dont son chapeau était mis lui donnait des airs d'artiste bohémien -habillé de vêtements hors de prix.
-" Tu connais déjà Grace et Rigsby." Dit Jane en désignant ses deux employés du doigt, qui le saluèrent d'une légère inclinaison. " Maintenant, je te présente Teresa Lisbon. Miss Lisbon, voici mon associé et ami Walter Mashburn."
Elle était sur le point de le saluer de la même façon que les autres lorsque l'homme prit sa main et la baisa.
-" Un associé et ami très agréable, Miss Lisbon." Dit-il en souriant. " Derrière elle, elle sentit plus qu'elle ne vit le sourire de ses collègues."
-" Miss Lisbon a accepté de jouer le rôle de ma femme. Donc Walter si vous pouviez juste…" Commença Jane avec un regard appuyé.
-" J'ai saisi, j'ai saisi. Ne sois pas si jaloux et possessif." Se plaignit l'homme alors qu'il lâchait la main de Lisbon. " Mais réellement, je suis honoré de rencontrer une si jolie femme."
Teresa ne pouvait rien dire. Excepté le compliment 'mignon' de Jane, elle n'avait pas été très souvent complimentée. Aucune raison de se demander pourquoi ses joues avaient rougies comme si elles étaient en feu.
-" Merci, je suppose." Répondit-elle à demi embarrassée, à demi contente
-" Le plaisir est pour moi. Vous verrais-je dans les alentours, durant le voyage ?"
-" J'ai pris des cabines en première classe Walter. Tu verras tout le monde."
-" Si bien pensé de ta part mon ami. Tu réalises que certaines personnes pourraient ne pas être contentes ?"
Le blond lui lança un regard ennuyé.
-" Et te souviens-tu cher ami que nous sommes dans un pays libre avec soi-disant aucune classe sociale ?"
Mashburn haussa les épaules avec un léger sourire.
-" Tu as le dernier mot. Maintenant, puis-je vous inviter à boire un verre une fois que nous serons à bord ? Cela ne te dérange pas Patrick, n'est-ce pas ?"
Le blond leva simplement les yeux au ciel.
-" Miss Lisbon est libre de faire ce qu'elle veut, tu n'as pas besoin de me demander."
La déclaration la surprit un peu. Elle s'était attendue à ce qu'il fixe des barrières directement et répondre à sa place. Un rapide coup d'œil sur lui et son sourire encourageant la firent comprendre que tant qu'elle prétendrait être sa femme, elle pourrait faire tout ce qu'elle voulait.
-Slave-
-" Cela ne sera pas suspicieux ?" Demanda-t-elle un peu plus tard. " Je veux dire, si je me balade sans vous…"
Jane secoua la tête. Ils marchaient dans des couloirs de cabines de première classe après avoir attendu d'embarquer. Les gens étaient trop occupés pour leur prêter attention et Van Pelt et Rigsby les suivaient à une distance qui ne permettaient pas d'entendre, donc elle pensa qu'elle pouvait exprimer son opinion sur la question.
-" Je suis déjà vu comme un homme non conventionnel. Ton attitude ne changera rien à ma réputation. En fait, je ne te l'aurais pas demandé si tu n'étais pas habituée à être indépendante." A son froncement de sourcils, il ajouta : " Et bien, tu parles par toi-même et tu es pleine de ressource et intelligente. Si tu avais été plus docile, tu ne serais jamais sortie de la firme d'Elias…"
Elle grimaça à ses paroles et il lui caressa le bras pour la soutenir. Puis, il lui indiqua le numéro 181, sortit deux clés et les tendit aux deux autres.
-" Van Pelt et Rigsby, vous prenez celles-ci...Et Miss Lisbon et moi serons juste à côté. Contentez-vous de vous installer, on se voit à bord !"
Il alla à la chambre 182, sortit un autre duo de clés et en donna une à Lisbon cette fois-ci.
-" Voilà ton double ma chérie. Alors, prête pour le voyage ?"
La chambre était légèrement plus petite que celle qu'elle avait au manoir, mais mieux décorée. Les murs étaient peint en blanc crème, avec un petit hublot ouvert recouvert d'un rideau vert. La seconde porte, menant certainement à une salle de bain, était boisée, et au milieu de la pièce...
-" Monsieur Jane, allons-nous vraiment dormir dans le même lit ?"
En effet, un large lit deux places était installé au milieu de la chambre. Elle n'y avait pas tellement pensé, supposant que, de toute façon, ils auraient eu à partager une chambre, étant mariés et tout, mais pas...avec un seul lit.
-" Et bien, nous sommes supposés être mariés alors...» Il ne finit pas sa phrase et sourit. Les poings de Lisbon la démangeaient pour frapper quelque chose, l'homme devait savoir. « Ne t'inquiète pas Miss Lisbon, je serai un parfait gentleman. Pas de contact et pas de mouvement bizarres. J'ai déjà goûté à ton poing une fois, je ne cherche pas à réitérer l'expérience."
Teresa leva les yeux au ciel et posa son sac sur le côté droit du lit. Puis, elle le regarda :
-" C'est bon si je m'installe ici ?"
Il leva les mains, souriant à son inconfort.
-" Je te demande quelque chose que tu exécutes à contrecœur. Je peux au moins te laisser choisir le côté du lit, chérie."
Un jour, elle promettait, elle allait dépouiller cet homme de toutes ses foutaises.
TBC…
Et voilà pour ce chapitre.
La suite arrivera vite.
Bonne journée,
Sweety 27/02/13
