Salut a tous. Voilà enfin la partie que j'ai traduite. A partir de maintenant, c'est mon travail. Ce qui veut également dire que les chapitres a venir sont nouveaux pour vous.

Merci encore pour tout vos commentaires et je vous souhaite une bonne lecture.

Sweety


Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.


Chapitre 10


Jane commençait à de demander si Teresa allait renoncer. Il ne lui reprocherait pas. Son plan de la faire passer pour sa femme était fou en lui-même. Mashburn devenait impatient lui aussi. Tous les deux se trouvaient dans le hall, à attendre. Elle avait demandé de l'aide à Van Pelt pour s'habiller, refusant les autres femmes de chambre pour cette tâche. Il respectait sa décision, sachant qu'elle était plus proche de la rousse que de n'importe qui d'autre et rejetterait avec force les autres. Mais tout de même, elles étaient enfermées dans sa chambre depuis plus d'une heure.

-" Brooke va nous tuer" dit Mashburn avec une grimace.

Harper était partie un peu plus tôt dans l'après-midi, voulant visiter une partie de Londres qu'elle n'avait pas encore vue -c'était l'excuse officielle, les deux hommes savaient qu'elle préparait une autre liste de contacts- avant de se rendre directement à la résidence des Byron, où le Lord les attendait pour diner. Ils étaient déjà en retard, à cause de Teresa, et cela allait agacer la femme. Comme s'il n'y avait pas déjà assez de tension entre les deux femmes. Harper et Teresa en étaient presque venues aux mains durant le repas de la veille à la résidence, se jetant des compliments hypocrites à la figure, bien que Jane suspectait Brooke d'évaluer Teresa qui était plus que ravie de la contrer. Il soupira à la déclaration de son ami.

-" Te tuer toi" corrigea-t-il "pas moi. Tu es sa cible favorite, tu te souviens?"

Mashburn grogna et secoua la tête. Se sentant d'humeur à la taquinerie, Jane rajouta:

-" Je te le dis, elle a un faible pour toi."

-" Bien sûr qu'elle en a un" grogna le brun. " Et je suis Georges Washington."

Jane le regarda en fronçant les sourcils, un air moqueur sur le visage

-" Oh mon Dieu, je parle à une légende!"

La déclaration lui valu une tape sur l'épaule.

-" La ferme Patrick !"

-" Tu refuses de voir la vérité, tu refuses de voir la vérité" Chatonna-t-il. " Tu as tellement envie de coucher avec Brooke."

-" Tout comme toi avec Lisbon" ajouta Mashburn, fâché. " Ne pense pas que je suis le seul dans le refus, Jane. J'ai vu la façon que tu avais de la regarder."

Le blond était sur le point de répliquer lorsque quelqu'un se raclant la gorge les interrompit. Van Pelt se trouvait là, les fixant. Les deux hommes sautèrent sur leurs pieds à sa soudaine présence, tout à coup mal à l'aise.

-" C'est une bonne chose que je sois arrivée ici la première" lorsqu'aucun des deux ne répondit, elle murmura quelque chose comme 'les hommes' et 'conversations', se tourna vers le couloir et cria: " Allez Lisbon ! Tu as fais attendre ces deux hommes assez longtemps."

La voix qui répondit était presque inaudible pour Jane.

-" Était-ce vraiment nécessaire de serrer autant le corset Van Pelt ? Je peux à peine respirer !"

Pendant une seconde il eut pitié d'elle. Il avait assisté à l'habillage de sa femme, et il ne pouvait pas croire toutes les tortures qu'elles devaient endurer pour porter une robe.

-" Ne me blâme pas jeune femme" réprimanda Van Pelt, amusée. " Je ne suis pas habituée à habiller les femmes de la haute société."

-" Haute société" répéta la voix plus proche de Teresa, incrédule. " S'il te plait, je me sens comme une poupée présentée pour un spectacle."

La pointe d'un tissu vert foncé balaya le coin du mur. Ensuite, elle apparue.

Elle était vêtue d'une robe vert foncé à demi-manche, épousant parfaitement ses formes. Son col était légèrement ouvert sous sa clavicule, sur laquelle un collier en argent couvert d'émeraudes contrastait avec son teint pâle et son maquillage. De la dentelle élaborée bordait les limites de la robe, autour de son cou et de ses manches. Ses cheveux avaient été resserrés en une haute queue de cheval, puis réarrangés, de façon à apparaître plus sophistiquée qu'elle ne l'était vraiment. Les cheveux du côté gauche retombaient gracieusement sur son cou fin et ses boucles d'oreilles en argent. Elle les regarda nerveusement.

-" Est-ce que c'est bien ?"

La réaction de Mashburn fut immédiate

-" Bien ? Bien est un euphémisme. Vous êtes magnifique !"

Elle tourna la tête vers Jane qui n'avait pas encore parlé. En fait, l'homme se demandait s'il pourrait jamais prononcer un mot sans se ridiculiser. Elle était simplement… à couper le souffle. Teresa rencontra ses yeux et ses joues se colorèrent d'une jolie teinte rouge. Apparemment il n'avait pas besoin de mots pour lui faire comprendre, pensa-t-il avec un petit sourire. Il s'approcha d'elle, prit sa main pour en embrasser le dos et demanda d'un ton doux et taquin.

-" Pouvons-nous y aller, Mrs Jane ?"

- S -

Lord Byron et sa femme étaient atrocement hideux, ce fut la première la première pensée de Teresa lorsqu'ils apparurent pour la première fois. D'un côté, Lord Byron, dans la fin de quarantaine, pouvait être une réplique parfaite de l'homme qui avait voulu l'acheter le jour de son évasion. Avec quelques kilos en moins, et un peu moins bien habillé. Son visage mince et tombant avec des yeux secs et pervers la révulsèrent dès qu'elle les croisa, mais elle se força à sourire poliment. Elle resserra juste sa prise sur la main de Jane pour se rassurer. Il répondit avec un doux frottement de son pouce sur son poignet. D'un autre côté, Mrs Byron avait certainement dut être belle à regarder dans sa jeunesse. Teresa dut admettre qu'une partie de ses traits avaient put être attirants sans les couches de graisses sur ses joues et son corps dodu. Pour la première fois depuis la veille, lorsque ses yeux et ceux de Miss Harper se croisèrent, elles furent du même avis.

Après les présentations classiques, ils furent dirigés directement vers la table où les serviteurs leur servir la nourriture dans un parfait ordre. De petites conversations commencèrent autour de l'entrée, sur la famille.

-" J'ai entendu que vous avez deux charmants enfants Mr" dit Jane poliment.

-" Un garçon et une fille" répondit-il froidement. " Hélas, Will est en France pour ses 'études' comme ils disent, et ma fille s'est mariée il y a quelques temps. Je présume que vous n'avez pas encore d'enfant, Mr Jane ?" Ajouta-t-il, en regardant Teresa d'une manière inquiétante.

-" Aucun en vie j'en ai peur" lui répondit-il froidement. " Ma première femme est morte avec mon enfant. Heureusement, j'ai rencontré Teresa, donc le sujet sera à l'ordre du jour dans quelques années, je suppose."

Il lui lança un regard mélangeant méfiance et amusement lorsqu'elle se mordit la lèvre pour masquer sa rougeur dans le cou. Mashburn et Harper ne poussèrent pas, semblant plutôt satisfaits que l'attention ne soit pas focalisée sur leur futur. Un léger silence s'installa avant que Mrs Byron décide de parler pour la première fois:

-" Alors Mr Jane" dit-elle avec un sourire trop poli. " Pourquoi avoir choisi de vous remarier avec une femme aussi jeune ?"

-" Mrs Byron" la réprimanda fâcheusement son mari. " S'il vous plait excusez ma femme Mr Jane. Ce commentaire était déplacé."

Jane gloussa doucement et Teresa vit du coin de l'œil Mashburn et Harper à peine cacher leur sourire narquois.

-" Ce n'est rien Mr Byron, il n'y a pas d'offense. Pour vous répondre Mrs Byron, je dirais qu'au début, j'étais attiré par le feu dans ses yeux." Puis il la regarda avec un soupçon de plaisir mêlé de compassion et d'excuse. " Je pourrais aussi ajouter qu'elle m'a fait tomber la première où je l'ai vue et m'a frappé moins d'une heure plus tard."

Teresa s'étouffa avec son verre d'eau. La paire d'amis de soutien de Jane -à savoir Mashburn et Harper- avaient du mal à retenir leurs rires. Peut-être que l'expression indignée sur le visage de Lady Byron aidait un peu.

-" Je ne peux pas croire que tu ais dis ça" dit la jeune brune, s'essuyant la bouche, embarrassée.

-" Mais j'ai sentis que je le devais ma chère" répondit Jane en souriant. Malheureusement, la dame n'en avait pas encore fini

-" Et sa jeunesse et sa beauté n'ont rien à voir avec ça ?" Insista-t-elle. " Vous devez au moins avoir huit… dix ans de plus peut-être ?"

La tablée se tut. Teresa sentit son pouls s'accélérer d'irritation. Cette fois, elle se sentit tellement insultée. Elle et Jane en fait.

-" Je veux dire" Continua Mrs Byron, ignorant le regard d'avertissement de son mari. " Beaucoup de gens se marient pour l'argent ou la fierté d'avoir une belle compagne…"

La dernière phrase écrasa le peu de tolérance qu'elle avait envers la "pompeuse-je-sais-tout" de femme.

-" Le jour où j'ai rencontré Jane fut une bénédiction ! Cessez d'insinuer du mal de notre relation." S'énerva Teresa. La table devint encore plus silencieuse, mais elle n'en avait que faire. Son regard se trouvait sur la femme choquée. Jane lui avait dit qu'elle pouvait agir selon ses sentiments ? Bien, elle n'allait pas se faire prier pour ça. " Il est peut-être arrogant, moqueur, envahissant et n'agit jamais comme il est supposé le faire en société mais c'est un homme bon ! Nous nous sommes mariés pour une bonne raison, Mrs Byron, et même s'il y avait autre chose ce ne sont certainement pas vos affaires."

Harper ne toussa pas discrètement pour couvrir son rire et Mashburn sourit sans vergogne. Jane semblait un peu surprit, mais heureux néanmoins. Mr Byron souriait narquoisement à la soudaine indignation de sa femme:

-" Vous êtes une fille grossière ? Votre mère ne vous a-t-elle pas apprit les bonnes manières ?"

-" Malheureusement, elle nous a quitté avant la fin de mon éducation" rétorqua Teresa. " Mais il est inutile de dire que vos propres parents n'ont pas perfectionné les votre. Je nous vous ai pas demandé vos excuses pour avoir épousé votre mari."

Le visage de Mrs Byron vira au rouge et elle murmura d'indignation avant de reporter son attention sur son repas. Jane lui envoya un clin d'œil avant que la discussion ne passe à un autre sujet - pour le soulagement de certaines personnes et l'ennuis d'autres- vers un sujet plus important, les affaires.

- S -

Se cacher dans la salle de bain n'avait rien d'héroïque, mais Teresa sentait que c'était une nécessité temporaire. Ils venaient juste de finir le repas principal, et puisque le chef était encore en train de préparer le dessert, les invités s'étaient vus offrir de boire le thé dans une autre pièce. Teresa avait sauté sur l'occasion pour se retirer aux toilettes pour quelques minutes : elle avait besoin de prendre un peu de distance et de se calmer avant de retourner faire face au couple. La petite pièce était agréable, pour une salle de bain. Quelques peintures accrochées aux murs et de vieux vases traditionnels soigneusement posés sur des colonnes blanches. Elle se tenait devant le miroir avec lassitude, vérifiant que son maquillage n'ait pas coulé. Heureusement, Byron n'avait pas tenté de la frapper mais les insinuations de la dame l'avaient mise en colère. Comment osait-elle ? Comment osait-elle avoir de tels sous entendus devant les futurs partenaires en affaire de son propre époux ? Peut-être qu'elle avait réagit trop violemment également à propos de Jane. Les sournoises observations n'auraient pas dû la déranger tant que ça, non ?

Teresa hocha la tête, se rappelant de quelques mots que Van Pelt lui avait lancé à l'improviste, quelques heures plus tôt, lorsqu'elle l'aidait à s'habiller.

-" Tu as le béguin pour Mr Jane, n'est-ce pas?"

Teresa haleta face au miroir, les yeux écarquillés. La femme de ménage la fixa en retour dans la réflexion.

-" Quoi ?" Réussit-elle seulement à répondre, prise au dépourvu.

-" C'est-ce que je pensais" la rousse sourit de satisfaction et se remit au travail.

Foutue Van Pelt, maudit intérieurement Teresa. Bien sûr, elle aimait l'homme. Jane l'avait sauvée -contre son gré à l'époque- et n'avait été qu'un parfait gentleman envers elle. Mais le béguin ? La porte s'ouvrit, coupant court à ses pensées, et -en parlant du diable- le reflet souriant de Jane apparut dans le miroir.

-" J'en ai fait trop, n'est-ce pas ?" Demanda-t-elle alors qu'elle regardait Jane timidement. Il secoua simplement la tête et avança vers elle.

-" Non, c'était très bien. Merci pour ton soutien" dit-il en lui embrassant la joue, laissant ses lèvres sur sa peau plus longtemps que nécessaire. " J'ai été flatté par ton… discours enflammé."

Les battements de son cœur augmentèrent lentement et elle gémit, sachant que son visage avait certainement prit une jolie teinte rouge. Tu as vraiment le béguin pour Mr Jane, la taquina une petite voix similaire à Van Pelt dans sa tête. Lorsqu'il se pencha plus près cependant, son visage tout proche de son oreille, elle se raidit complètement. Son souffle lui chatouillait la nuque, et un mélange de méfiance et de chaleur se répandit dans sa poitrine.

-" Mrs Byron nous observe à travers un judas en ce moment " lui murmura-t-il à l'oreille. " Le tableau sur ta gauche, les yeux de la troisième fille noire près du cadre." Teresa se redressa à ces mots et se mordit la lèvre inférieur, inquiète. Avait-elle tout gâché ? Elle regarda rapidement et discrètement vers la gauche. Une seconde suffit, et elle remarqua de brillants et vivants yeux les fixer. Elle grogna intérieurement. C'était si déplacé pour…

-" Elle cherche à trouver une faille chez tous les couples depuis que son mariage est un échec. Prête à prouver que nous allons parfaitement bien, ma chère femme?"

Le ton séducteur et amusé la fit sourire, et pour le plaisir d'embêter la femme -pour dire la vérité, elle était curieuse de savoir comment il voulait 'prouver' que la femme avait tort- elle acquiesça doucement. Jane ne lui mentirait pas sur ça, n'est-ce pas ?

D'un mouvement doux et lent, il l'adossa au bureau, se pencha sur elle, s'arrêtant à quelques centimètres de son visage. Ses mains se placèrent de chaque côté de sa taille sur le bureau devant le miroir, la piégeant entre le meuble et lui. C'était un accord entre eux que ce qui allait se passer ne serait qu'une mascarade, une blague pour protéger leur couverture et embêter une langue bien pendue. Leurs yeux se croisèrent une fois, une lueur espiègle se reflétant chez chacun. Il effleura le coin de ses lèvres avant d'y appliquer une légère pression. Puis, lui donna des baisers papillons sur tout le visage. Les mains de Lisbon se posèrent sur sa taille, s'accrochant à peine à ses vêtements. Ses touches légères chatouillèrent son visage, déclenchant un petit rire et leurs yeux se croisèrent encore. Leurs visages étaient plus proches cette fois et Teresa sut immédiatement que quelque chose avait changé.

Son souffle était légèrement plus rapide, irrégulier. Ensuite, l'éclat sombre de ses yeux. Il était faible, très faible, mais elle le remarqua néanmoins. Et avant qu'elle ne puisse demander ou vérifier si la voyeuse était partie, leurs bouches se trouvèrent encore et ce n'était plus un jeu. Pas de taquinerie, pas d'amusement. Un avant goût de désir. Elle ne sut pas pourquoi, elle ne sut pas comment, mais quelque chose se libera en elle, alors que ses mains passaient sur ses épaules et que ses bras glissaient autour de son cou, le rapprochant. Il tira le bas de son corps vers lui, approfondissant le baiser. Yeux clos, la chaleur écrasante, les pensées engourdies et Teresa ne pouvait rien sentir d'autre que les chaudes, dominantes et invitantes lèvres, un zeste d'envie se formant dans son bas ventre et un gémissement s'échappa de ses lèvres quand…

-" Mrs Jane ? Vous avez bientôt fini avec votre maquillage ?" La voix de Harper les interrompit à travers la porte. La poignée commença à bouger et avant que son cerveau ne puisse l'arrêter Teresa poussa un cri aigu

-" N… non! Non attendez, j'arrive !"

-" Quoi ?" Harper ignora son cri paniqué, poussa la porte, et entra avec une voix agacée. " S'il vous plait, ne me faites pas croire que Patrick se cache dans le placard à moitié n…"

Le visage de Harper se figea dans l'ouverture. Les deux étaient encore dans les bras l'un de l'autre et ne bougeaient pas. Teresa gémit et cacha son visage dans le torse de Jane, qui se contenta de glousser tout en glissant une main dans ses cheveux.

-" Ce n'est pas grave Brooke" dit-il à son amie. " Teresa et moi ne pouvons simplement pas garder nos mains loin de l'autre."

Une tape sur l'épaule, un 'outch' de protestation, et ce fut assez pour que Harper confirme ce qu'elle savait au fond d'elle, que Jane était toujours aussi fou et audacieux avec les femmes en colère.

-" Le dessert sera servi dans quelques minutes" répondit-elle en haussant les épaules. " Rejoignez-nous dans la salle à manger lorsque vous aurez fini de vous envoyer en l'air." Harper ferma la porte, secoua la tête et partit en sifflotant, une lueur de satisfaction dans les yeux.

A l'intérieur, Jane desserra les bras, jetant un rapide coup d'œil pour s'assurer que l'œil inquiétant ne bougeait plus, et se tourna pour lire le visage de Teresa. Son visage était rouge -aucune surprise ici- et ses yeux reflétaient un mélange de plaisir et de … honte ? Son amusement faibli immédiatement. Elle était en train de peser les conséquences de son laisser-aller, se demandant comment elle devait se comporter envers lui, s'il avait profité de la situation et avait fait ce pas vers elle plus tard, s'il ne s'inquiétait pas de l'incident… Il pouvait dire que tout un tas de possibilités lui traversaient l'esprit, mais il ne voulait pas qu'elle s'inquiète.

-" Ecoute, Teresa…" commença-t-il, incertain de ce qu'il allait dire.

-" C'est… c'est bon Jane" le coupa-t-elle rapidement, ne le regardant pas. " Cela fait partie de l'accord et il n'y a rien à ajouter. Je veux dire" elle rit nerveusement. " Ça devait arriver de toute façon, pas vrai ?"

" Je ne suis pas sûr de ce qu'est le 'ça' dont tu parles," répondit Jane, un peu perplexe. Pensait-elle qu'il voulait coucher avec elle maintenant ? " Mais je ne suis pas désolé… Je n'ai pas touché une femme depuis longtemps. Il faut croire que j'ai perdu le contrôle…" Il se mordit la lèvre, sachant parfaitement que c'était un demi-mensonge. Une succession d'émotions passa devant les yeux de Lisbon -inquiétude, colère, soulagement, déception ?- avant qu'elle ne parvienne à sourire timidement -un masque, et lui répondit:

-" Ça va, j'ai compris. Pouvons-nous retourner dans la salle à manger ?"

-" Vas-y ! je te rejoins dans quelques secondes" lui assura-t-il avec le même faux sourire.

Comment pouvait-il lui expliquer que cette perte de contrôle n'était pas due à un échange avec une simple femme, jouant le rôle de la tendre épouse, mais à cause d'elle ? Alors qu'il la regardait quitter la pièce, il serra les poings. Comment devait-il interpréter le regard qu'elle lui lança avant de partir ? La lueur dans ses yeux avait été différente pour quelques secondes, couverte par quelque chose qu'il avait peur d'identifier, bien qu'il soit presque certain que son visage reflétait la même expression.

-" C'est dommage que tu ne réalises pas combien tu es belle" murmura-t-il pour lui-même, le regard ne lâchant pas la porte close. Il s'essuya le visage de sa main, espérant que la fatigue et les maux de tête disparaissent assez vite. Quelque chose s'était déchaîné entre eux et pour la première fois depuis qu'il l'avait acheté, Jane se demanda s'il n'avait pas fait une énorme erreur.


TBC…


Et voilà pour aujourd'hui.

Je ferais de mon mieux pour poster la suite rapidement.

Bonne journée.

Sweety 17/03/13