Bonjour les amis.
Voici un nouveau chapitre que vous devez attendre depuis bien longtemps.
Je suis certaine que l'auteur doit être ravie de voir que vous aimez toujours autant cette fic. Vous pouvez toujours lui laisser un petit mot si vous voulez.
Voilà, je vous laisse a présent lire ce chapitre.
Bonne lecture,
Sweety
Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.
Chapitre 11
Le dessert se passa bien, et Lisbon n'eut pas à faire face aux commentaires sournois de Harper ou de Mrs Byron sur elle et Jane au sujet de leur petit… moment ensemble. En fait, aucune des deux ne la mentionna ou ne fit de sous entendus. Peut-être que Jane avait raison, Lady Byron était trop énervée et Harper ne voulait salir l'image de son ami. Inutile de le dire, elle était heureuse que personne ne le mentionne. Elle n'était toujours pas certaine de la façon de se comporter avec Jane, quoi attendre de lui, ou ce qu'il attendait d'elle. Elle ne pouvait nier son attraction pour lui et elle n'était pas sûre à cent pour cent qu'elle pour pourrait le repousser s'il faisait un geste vers elle. Et elle avait sentit sa réaction contre sa cuisse, malgré les couches de soie de sa robe. Elle rougit à cette pensée, surtout parce qu'elle avait aimé.
-" Mrs Jane, vous sentez-vous bien ?" La voix de Lors Byron la réveilla et elle faillit tomber de sa chaise, sursautant de surprise.
-" Uh… oui, je vais bien, merci" répondit-elle rapidement -et se frappa mentalement pour sa voix incertaine.
-" On dirait que vous auriez besoin d'utiliser une chambre pour un moment. Pourquoi ne resteriez-vous pas tous pour la nuit ?" Ajouta-t-il en regardant tous le monde. " Nous avons assez de chambres pour vous tous et nous pourrons parler d'affaires plus longtemps."
-" Aussi tentante que soit l'invitation Lord" répondit Jane doucement, " je crains que nous devions décliner. Les valets attendent notre retour, et je n'aimerais pas devoir les faire veiller toute la nuit."
-" Hey, c'est pour ça qu'ils sont payé!" protesta l'homme d'un ton sec, reportant son attention sur Teresa.
-" Je suis certain qu'ils comprendront de toute façon. Il est déjà minuit passé."
D'une certaine manière, Teresa se demanda si l'homme était convaincu qu'elle pourrait influencer la décision de Jane si elle désirait rester, et si les mots de Jane influenceraient les autres. Si elle mettait de côté le fait que le trio était à la tête de la compagnie, il était vrai que les apparences mettaient Jane en avant. Il avait était le plus bavard et agréable, tandis que Mashburn et Harper avaient été calmes et observateurs. C'était donc la stratégie ? Faire parler l'un d'eux pour distraire et laisser les autres analyser ? Donner une image d'un vrai leader et de ses collègues plutôt que d'un trio sur un pied d'égalité ? Donc Lord Byron pensait qu'il était vraiment le chef ? Elle sourit presque à l'idée qu'elle puisse influencer Jane. Il était son maître et non l'inverse… elle se figea à cette pensée. Depuis quand était-elle fière d'être une subordonnée de Jane ?
Teresa repoussa ces réflexions dangereuses et reporta son attention sur la table et la discussion principale, même si elle savait qu'elle n'en comprendrait pas un mot. Elle manquait de connaissances sur le sujet, elle aurait dû en demander plus durant le voyage.
Il était une heure passée lorsqu'ils quittèrent la table. Une seconde fois, Teresa s'excusa pour se rendre à la salle de bain, complètement épuisée. Heureusement, son décalage horaire avec l'Amérique l'empêcha de s'assoupir. Les heures de négociations sur quelque chose qu'elle ne connaissait pas n'étaient pas du tout excitantes. Jane l'avait prévenue, elle ne pouvait pas vraiment le blâmer. Alors qu'elle se lavait les mains, tentant de ne pas céder à la tentation de s'asperger le visage avec l'eau et abîmer son maquillage, la porte s'ouvrit derrière elle. Au début, elle ne s'en rendit pas compte, jusqu'à ce qu'elle voit le reflet du Lord dans le miroir. Elle sursauta de surprise et se tourna, faisant face à l'homme, le cœur battant fort.
-" Lord Byron" bredouilla-t-elle, se sentant stupide, "je suis désolée je ne vous avais pas vu."
Il ne répondit pas mais se rapprocha, envahissant son espace personnel. L'avidité dans ses yeux la fit frissonner et elle dut serrer les poings pour se calmer et ne pas perdre la face devant son regard affamé.
-" J'ose espérer que vous accepterez mon invitation de rester à la maison cette nuit ?" Dit le Lord d'un ton mielleux. La peur la paralysa alors qu'il prenait une mèche de cheveux dans sa main, jouant avec. " Ma femme m'a dit à propos de votre… disons juste votre petit moment avec votre mari dans cette pièce. Vous êtes assez audacieuse, Mrs Jane. Je suis certain que vous êtes du genre énergique et agressive, tout ce que ma femme n'est pas en ce moment."
Les mots la frappèrent avec force et déclenchèrent des souvenirs qu'elle espérait tant pouvoir oublier.
Flashback
Un coup à la porte la réveilla. Elle était couchée sur le lit étroit des domestiques que le premier homme qui l'avait achetée lui avait donné pour dormir, et espéra qu'elle pourrait frapper celui qui venait de la réveiller. Elle se traîna à contrecœur vers la porte et l'ouvrit. Le visage sec de son maître apparut, et elle retint une grimace. Qu'est-ce qu'il voulait cette fois ?
-" Avez-vous besoin de quelque chose Mr ?" Lui demanda-t-elle, encore endormie.
-" La ferme" répondit-il sèchement, la poussant à l'intérieur et la suivant. Il ferma la porte et verrouilla derrière lui, puis se tourna vers elle et pointa le lit.
-" Déshabille toi et couche toi," ordonna-t-il brusquement. Cette phrase la réveilla complètement.
-" Je vous demande pardon ?" Demanda-t-elle, incrédule.
-" Je ne me répéterais pas, esclave" l'homme avança encore et lui attrapa le menton. "Retire cette chemise de nuit et couche toi sur le lit avant que je le fasse moi-même."
Son sang se glaça et elle ne put retenir le frisson qui remonta le long de sa colonne vertébrale. Certainement pas. Pas encore.
-" Non" répondit-elle avec force, s'échappant de sa poigne en reculant. " Non Mr, sortez de ma chambre !"
Cette réponse lui valut un coup au visage. Les mains de l'homme lui attrapèrent la chemise de nuit par le col et la déchira. Le haut de son corps fut rapidement dénudé alors qu'il la poussait sur le matelas.
-" J'ai su tout de suite que tu étais une bagarreuse" l'entendit-elle haleter alors que sa main se baladait sur sa peau, touchant des endroits qu'elle n'avait jamais voulut qu'il touche. " Energique, agressive, tout ce que ma femme n'est pas en ce moment."
Ses doigts caressèrent sa clavicule, descendirent sur ses seins et les prirent pleinement dans ses paumes. Elle tenta de le repousser, luttant contre son emprise, le suppliant de la laisser partir, il ignora ses cris et lorsqu'elle tenta de le mordre, il la frappa jusqu'à ce qu'elle ne résiste plus.
-" Personne ne t'aidera. N'oublie pas que je suis ton maître, esclave."
Il écarta ses jambes et entra en elle sans avertissement. Elle ferma les yeux, mordit ses lèvres pour retenir ses cris, voulant échapper à ce cauchemar. Il ne s'arrêta pas jusqu'à ce qu'il l'ait utilisé pour tout ce qu'elle valait, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus pleurer. Le lendemain, elle sut que les autres femmes de chambres étaient au courant de ce qui s'était passé. Mais personne ne fit quoi que ce soit. Elle réalisa pourquoi : c'était elle ou eux.
Fin du Flashback
La nuit suivante, et la suivante et la suivante il revint. A chaque fois elle se battait sans espoir, chaque fois il la frappait jusqu'à ce qu'elle ce qu'elle se replie sur elle-même, et continuait avec son rituel de l'appeler 'esclave'. Encore, et encore, jusqu'à ce qu'elle réussisse à s'échapper. Seulement pour se faire attraper et vendre à un autre qui menaçait de couper les doigts de sa plus jeune esclave, une petite fille, si elle ne couchait pas avec lui. Personne ne l'aida, qu'importe comme elle pouvait supplier, fuir, se battre.
-" Teresa, tu n'as pas à avoir peur de moi. Je ne te ferais pas de mal, ou ne t'abuserais en aucune façon."
Un doigt sur sa joue la fit sursauter. Peur, un mélange de colère et d'adrénaline lui donna la force dont elle avait besoin pour pousser sa main, le regardant fixement de toutes ses forces. Plus jamais. Elle ne laisserait plus jamais ce sentiment de panique la dominer.
-" Retirez vos salles pattes de moi sale porc !" Cria-t-elle en reculant. " Et ne vous avisez plus de venir près de moi."
Le lord ne sembla pas affecté et, ignorant ses mots, se rapprocha.
-" Oh allez ! Vous pourrez par la suite vous vanter auprès de vos amis d'avoir couché avec un Lord ! Ne pensez pas que je ne sais pas pourquoi vous avez épousé Mr Jane. Vous êtes jeune et belle mais pauvre je présume ? Et il est beau à regarder c'est certain, mais il a aussi de l'argent. J'ai aussi de l'argent…"
-" Je ne suis pas une putain. Eloignez-vous de moi" grogna-t-elle, serrant les poings et plissant les yeux. Un pas de plus et elle lui frapperait le nez. La porte s'ouvrit soudainement et Jane entra dans la pièce. Lorsqu'il vit le Lord dévorer Teresa des yeux, et la respiration saccadée de la jeune femme, l'anxiété se lisant dans les traits de son visage, il lança brusquement.
-" Je suis désolé de vous décevoir Lord Byron, mais je suis très possessif envers ma femme. Nous partons maintenant."
Il la rejoignit et toucha doucement son dos pour signaler leur départ. Teresa le suivit sans un mot. Derrière lui, Mashburn et Harper fixaient le Lord. Sans aucun au revoir, ils sortirent de la pièce et rejoignirent la voiture.
Tout le long du trajet, Teresa resta silencieuse, regardant à l'extérieur, serrant les poings de temps en temps pour retenir ses larmes. Elle ne prêta aucune attention aux trois autres passagers. Elle se perdit dans le dédale des rues, sa vision brouillée par l'humidité de ses yeux.
Plus jamais…
Lorsqu'ils arrivèrent à la maison, elle se rendit directement dans la chambre qu'elle partageait avec Jane, ignorant le regard surprit de Van Pelt et ses appels, et retira la jolie robe, se fichant si elle l'abîmait, la jetant ensuite au sol. Puis elle s'assit sur le lit, se mordant les lèvres et s'entourant de ses bras, seulement en sous-vêtements. Elle avait oublié ce que cela faisait, être prise au piège sans moyen de s'échapper. Etre une proie entre les mains des hommes. Le 'pourquoi' elle était si méfiante envers Jane les premiers jours. Comment avait-elle effacé si facilement ce sentiment, au point d'accepter ses mains sur elle ? Elle sourit à peine à sa propre question, connaissant déjà la réponse.
Elle avait confiance en lui.
-" Teresa ?"
Sa voix la fit légèrement sursauter, surprise. Elle ne l'avait même pas entendu entrer. Il s'approcha d'elle et s'agenouilla lentement près d'elle. Sa main effleura la sienne, comme s'il demandait si elle acceptait sa présence. Teresa ne bougea pas. Elle regarda juste le mur devant elle.
-" Teresa regarde moi" murmura-t-il. " Je ne laisserai rien t'arriver." Ses doigts glissèrent dans ses cheveux, l'apaisant un peu. " Je te le promets. Je ne laisserai personne poser la main sur toi."
Sa main serra sa chemise et elle enfouit sa tête dans son torse. Alors seulement, elle laissa les larmes silencieuses tomber sur ses joues. Alors seulement, elle se permit d'être vulnérable, d'être brisée dans ses bras et pleura jusqu'à ne plus pouvoir le faire.
- S -
Lorsqu'elle se réveilla, elle se trouvait encore enveloppée dans ses bras, confortablement installée contre son torse. Elle fronça les sourcils. Il avait changé de vêtements entre temps. Le costume noir avait été échangé contre l'habituel gris et il sentait comme s'il avait prit un bain il n'y a pas longtemps. Plus aucune trace de la nuit précédente sur lui. Elle se trouvait encore dans ses sous vêtements de la nuit d'avant. Un léger mouvement lui apprit qu'il était éveillé. Un effleurement de lèvres sur son front lui rappela pourquoi elle avait pleuré, mais elle se sentait mieux. Le geste était doux et réconfortant.
-" Nous rentrerons dans quatre jours" annonça-t-il à voix basse. " En accord avec Mashburn et Brooke, je vais mettre un terme aux négociations d'un potentiel contrat avec ce Lord. Sa société est au bord de la faillite de toute façon."
Teresa fronça les sourcils, perplexe. Elle se hissa sur son coude, tenant la couverture contre sa poitrine tandis qu'il se levait. Il avait définitivement changé de vêtements, le costume gris qu'il portait habituellement lui donna un sens de ce qu'elle considérait maintenant comme normal. Jane sans son costume gris n'était pas Jane. Peut-être le fait que ce costume lui allait parfaitement bien avait quelque chose à voir avec ça. Teresa repoussa cette pensée, tentant de ne pas rougir, et demanda une explication:
-" Je pensais que vous étiez d'accord pour signer ?"
-" Ce n'est pas un problème. Les contrats sont juste des papiers qui peuvent facilement être… perdus, j'ai confiance en Brooke pour ça." Un sourire mauvais s'étendant sur son visage avant qu'il n'ajoute sèchement. " Je ne m'associerai jamais à un homme qui n'a pas d'étique. Walter et Brooke étaient livides la dernière fois que je les ai vus. Je pense qu'elle va s'assurer que son entreprise coule et j'attends de voir si elle a besoin de mon aide en quoi que ce soit. Nous pouvons faire du tourisme si tu veux" ajouta-t-il avec un sourire. " Grace et Wayne doivent être dans le centre ville en ce moment. Je prévoyais de te laisser aller avec eux et je me serais occupé de mes affaires, mais puisqu'il n'y a plus d'affaires et que tu dormais si bien, accepterais-tu ma compagnie pour l'après-midi ?"
- S -
Après un rapide déjeuné, ils sortirent et passèrent une bonne partie de leur temps à marcher et savourer la météo clémente de la journée. Le lendemain, sous les conseils des domestiques et des voisins, Jane et elle, parfois accompagnés de Rigsby et Van Pelt, allaient dans le centre et visitaient ce qui pouvait l'être, comme la Bibliothèque Nationale, les jardins de la Reine, l'incontournable Big Ben, un nombre incalculable de parcs et de marchés… Le temps passa assez vite, et avant qu'ils ne le réalisent, c'était la dernière nuit avant le départ. Malgré son plaisir, Teresa était ravie à l'idée de rentrer à la maison. Londres était agréable, vraiment, mais la campagne qu'offrait le manoir de Jane lui manquait. Assez rapidement, les valises furent préparées, prêtes pour le long voyage de retour. Jane alla au lit de bonne heure, affirmant qu'il voulait être frais et dispo au matin. Teresa resta un peu plus longtemps, prise dans un livre sur Londres, avant de se rappeler qu'ils étaient attendus au bateau à huit heures le matin suivant.
Une fois dans leur chambre, elle se coucha à côté de lui et lui fit face. Après l'incident avec Byron, aucun des deux n'avait mentionné le baiser. Lorsqu'ils étaient seuls, les deux étaient incroyablement bavards, évitant le sujet par tous les moyens. Elle soupira, sachant qu'ils ne pourraient pas esquiver la question éternellement. Ses yeux étaient clos et il était apparemment endormi. Sa respiration irrégulière le trahi pourtant, et elle nota un mouvement de son nez et le mouvement de ses paupières, comme s'il se demandait s'il devait les ouvrir ou non. Teresa sourit doucement et murmura avant de fermer les siens:
-" Merci, pour tout."
Plus tard cette nuit, lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle ignora délibérément qu'il la tenait serré contre lui, un bras lui entourant la taille et le visage enfouit dans ses cheveux. Elle ferma juste les yeux et retomba dans le sommeil, bercée par sa douce respiration et le confort de son étreinte.
o-o
A la résidence Jane, de l'autre côté de l'océan…
Il était encore tôt le matin, mais une voiture remonta l'allée de la résidence de Jane et s'arrêta juste devant les barrières. Un homme sauta du siège conducteur et s'avança vers la porte pour l'ouvrir. Deux grandes silhouettes couvertes de longues capes brunes sortirent, regardant aux alentours avec les sourcils froncés. Elise, occupée avec un bouquet de roses jaunes, les remarqua en premier. La femme asiatique jeta un regard inquiet aux nouveaux arrivants, avant d'appeler son mari un peu plus loin.
-" Kimball ? Tu pourrais venir à la porte principale."
Le majordome arriva en courant doucement, se demandant ce qui avait attiré l'attention d'Elise. Lorsqu'il vit les invités inattendus, il fronça les sourcils.
-" Va et envoie-moi Julian pour les chevaux, je m'occupe des sorcières" ordonna-t-il en grognant. " Mrs Miller et Mrs Frye rendent visite à leur cher frère absent."
TBC…
Et voilà pour aujourd'hui.
J'attends vos commentaires.
Bonne journée,
Sweety 25/03/13
