Bonjour à tous !
Vous allez être heureuses les amies ! Je sors de chez l'ostéopathe, je suis crevé mais dans un monde tellement cotonneux que pour leur retour ensemble, je vais faire dans le tout doux.
Comme je suis épuisée par la manipulation, que j'ai dormie deux heures en rentrant, je suis donc en pyjama, même après avoir pris une douche (Il fait trop chaud et je suis trop fatiguée pour penser à mettre des vêtements convenables en société lol). Voilà donc pour le contexte de la création de ce chapitre.
Résumé des chapitres précédents : John Watson, fils de la bourgeoisie anglaise, s'engage dans l'armée afin de prouver à son père qu'il vaut mieux que ce qu'il pense. Au lendemain de la déclaration de guerre par le roi Georges VI, il est envoyé comme médecin dans un hôpital militaire du sud de l'Angleterre. Alors qu'il pensait finir la guerre dans cet hôpital, il est appelé au front, rejoignant la 11ème division blindé de l'armée américaine. Il vivra, en tant que médecin de l'unité, le débarquement de Normandie, la bataille des Ardennes et l'avancée en territoire allemand et autrichien. Il participe à la libération du camp de Mauthausen, camp de concentration de niveau III. Il y rencontre Sherlock Holmes, qu'il prend sous sa protection. Le voyage de retour vers la France est chaotique mais l'intervention de Mycroft l'adoucira suffisamment pour laisser entrevoir un rapprochement entre les deux hommes. Nous les avons quittés alors qu'ils s'en allaient de Holmes Manor, John pour le QG des armées et Sherlock pour le 221 B Baker Street. John ayant trois semaines pour se trouver un logement, son logeur, Mike Stanford lui donne l'adresse de trois appartements qui pourraient lui convenir. Et dans le dernier appartement…
Réponses aux commentaires :
Electre1964 : Oui, je sais que ce n'est pas bien de couper comme cela mais franchement, vous m'auriez détesté de couper autrement. C'est le propre de tout auteur d'être sadique de temps à autre. Un duel Mary/Sherlock ? Je ne suis pas sûre de savoir faire cela. Je vais essayer mais je ne garantis rien. Merci de ta fidélité et j'espère que ce chapitre te plaira autant que les autres.
Choupette50 : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles ! Non, non, je ne suis pas une vile aguicheuse, ce n'est pas vrai lol. A la vue de mes activités matinales, ce sera tout douuuuuuuuux, voire même un poil guimauve.
Clina9 : Ne sois pas vulgaire comme ça ! Je l'aime bien Mary. Surtout quand elle meurt lol. Voilà la suite que vous attendez toutes. Bonne lecture !
Barjy02 : Il va falloir un peu de temps à John pour qu'il admette vraiment ce qui lui arrive. Mais chuuuuut c'est un secret. Pour ce qui concerne les troubles de officiers durant les deux guerres mondiales, je me suis inspirée de la mini-série de la BBC Parade's end. Que je conseille à tous si vous voulez voir Benedict Cumberbatch dans un autre registre. En passant, j'ai lu dans un commentaire que la personne le trouvait très laid. Il a un physique un peu atypique certes mais il est loin d'être laid ! NON MAIS ! (C'était la minute poussage de gueulante). Le débilisme profond est une étape de la vie des sociétés qu'on ne passe jamais tout à fait. D'après toi, pourquoi tous les films parlant d'extra-terrestre se terminent par l'extinction d'une race ou de l'autre ? Tout ce qui est différent, fait peur. C'est comme cela. Espérons que dans les années à venir, nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants seront suffisamment intelligents pour ne pas répéter nos erreurs et que l'éducation que nous leur donnerons les convaincra que différent c'est bien aussi.
Glasgow : Si Sherlock avait été simple, cette histoire n'aurait pas lieu d'être ! Si je décris les horreurs de la guerre, j'espère le faire avec un peu de douceur quand même et un peu tendresse aussi. Surtout envers les hommes. Comment ça, je n'étais pas obligé de couper là ? Mais bien sûr que si ! Sinon ce ne serait pas drôle. Et puis je règlerai son compte à Mary aussi ne t'en fais pas pour cela.
Vera Spurnes : Ton historienne préférée ? Vraiment ? Ca me gêne ! Je vous laisse dans un tel suspense parce que vous êtes de trop bons lecteurs pour ne pas jouer un peu avec vous.
Liseron : C'était le point culture de la semaine lol. Je te laisse au chapitre suivant. Bises.
Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.
Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.
Bonne lecture et au chapitre suivant.
Bises
Magdaline.
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Chapitre 16 :
L'atmosphère du 221B Baker Street se figea. Sherlock, qui s'était redressé au son des pas du médecin, garda son regard plongé dans celui de son sauveur. Il ne s'attendait pas à cela. Vraiment pas.
Quand John était partit de Holmes Manor, emmenant avec lui toutes ses affaires, il ne pensait pas le revoir aussi vite. A peine pensait-il le croiser au cours de l'une de ses enquêtes qui l'aurait amené jusqu'à l'hôpital militaire de Netley. Il aurait fait l'effort de se déplacer, sachant que John s'y trouvait probablement, même si cela n'était pertinent. Pour le revoir, simplement pour le revoir et profiter de sa présence, il était prêt à manquer de pertinence.
Peut-être aurait-il poussé le vice jusqu'à l'inviter à dîner au prétexte de le remercier de ses soins durant sa détention et les jours qui avait suivis. Finalement, peut-être serait-il resté une semaine ou deux sous prétexte de vacances et…
Non, en fait il n'aurait jamais quitté Netley après cela. C'est pour cela qu'il n'y serait pas allé. Il ne voulait pas être dépendant d'un autre être humain. Être dépendant de son père lui avait infligé la pire des douleurs. Il ne voulait pas revivre ça. Même avec un homme aussi attachant que John.
Mais le médecin s'était infiltré dans son cœur à grand coup de tendresse et de sourire et il ne savait plus quoi faire pour l'en déloger. Il était perdu. Les sentiments n'étaient vraiment son domaine de prédilection et son tri désastreux en était la preuve évidente.
John bouleversait toutes ses certitudes et cela lui faisait perdre pied. Comment jongler avec des sentiments que l'on ne sait ni identifier ni quoi en faire ?
De son côté, John, inconscient des tourments qui agitaient son compagnon, s'était approché du canapé sans le quitter des yeux.
« -Bonjour Sherlock. » Commença-t-il doucement.
« -Oh, vous vous connaissez tous les deux ? » Demanda Mrs Hudson.
John sourit sans détourner les yeux du brun assit sur le canapé.
« -Nous nous sommes déjà rencontré oui. » Répondit le médecin.
« -Oh, très bien ! Vous savez donc à quoi vous attendre alors ! Mais venez donc Docteur, que je vous fasse visiter la chambre. »
Et elle entraina le médecin dans les escaliers, laissant Sherlock ébahit.
La chambre ? Pourquoi donc John venait-il visiter la chambre du dessus ? Mrs Hudson lui avait bien parlé de la louer lorsqu'il était rentré. Mais l'idée que cela se fasse aussi vite et avec une personne dont il acceptait la présence lui paraissait hautement improbable.
Il se rappela le monologue de sa logeuse et ancienne nourrice à propos d'une colocation et de confier sa santé à un personne plus apte à s'occuper de lui qu'elle. Il avait rejeté si fort l'idée que Mrs Hudson ne s'occupe plus de lui qu'il en avait oublié que la vieille femme n'était plus de prime jeunesse et que les années avait marqué cette figure familière qui lui rappelait la maison et l'amour maternel.
Les deux dernières semaines avaient été un long défilé d'hommes ennuyeux. Il y avait eu une femme aussi. Mais la bienséance ne permettait pas la colocation entre un homme et une femme sans qu'ils soient mariés.
Sherlock n'était pas vraiment au fait des règles de bienséance et l'idée d'une colocation ne l'enchantait pas vraiment mais Mrs Hudson était la propriétaire de ce lieu et c'est elle qui prenait les décisions concernant son bien.
Sherlock ne s'était pas intéressait aux prétendants à la place, les rejetant sans l'ombre d'un regret, certain que ses refus successifs viendraient à bout de la patience de son ancienne gouvernante.
Mais c'était sans compter sur la ténacité de Mrs Hudson qui, malgré les remarques acerbes de son locataire et presque enfant, entendait bien trouver LA personne qui la supplérait dans cette tâche ardue.
Sherlock voyait en Mrs Hudson une vieille dame charmante quand il était de bonne humeur, c'est-à-dire très rarement. Elle s'occupait de lui comme elle le faisait quand il était petit. Elle lui apportait du thé, des pâtisseries quand il oubliait de manger. Elle le grondait quand il se négligeait et faisait le ménage dans son frigo régulièrement. Il ne pouvait pas se passer d'elle, même s'il ne l'avouerait jamais. Elle était cette partie de son enfance qu'il refusait de quitter.
Il soupira quand il repensa à son expérience en cours partie à la poubelle la veille quand elle avait décidé de faire le plein de son frigo.
Il entendit John et Mrs Hudson descendre. Se levant promptement, il les rejoignit sur le palier.
« -La chambre vous convient-elle Docteur Watson ? » Demanda la logeuse.
« -Oui Mrs Hudson mais je ne voudrais pas déranger Monsieur Holmes ici présent. Cette colocation doit être un accord commun. N'est-ce pas Sherlock ? » Demanda le blond en tournant vers lui son regard brun.
Le brun en resta bouche bée. John voulait vivre ici ? Avec lui ? John lui demandait son accord avant d'emménager ?
-« -Je…
-Mrs Hudson me propose une chambre pour un prix raisonnable si j'accepte de m'occuper un peu de vous. Cela ne devrait pas poser trop de problèmes n'est-ce-pas ? »
John attendait une réponse en souriant, surpris plus que son compagnon de voyage mette autant de temps à répondre.
« -Ce n'est pas comme si c'était pas première fois ! » sourit Sherlock.
Les deux hommes se sourirent, heureux de se retrouver après deux semaines de séparation. Sherlock se tourna vers sa logeuse et ancienne nurse.
« -Le Docteur Watson prendra donc la chambre du haut ! »
Et il retourna dans le canapé, se plongeant de nouveau dans ses pensées.
« -Puisque Monsieur Holmes est d'accord, je viendrais m'installer demain soir après mon service. Est-ce que cela vous convient ? »
Mrs Hudson hocha la tête.
« -Cela me convient parfaitement. Plus tôt vous emménagerez, plus tôt j'arrêterai de me faire du souci pour lui. » Elle lui indiqua les escaliers. « Je vous raccompagne. »
Il lança un au revoir à Sherlock et s'en fut, soudainement anxieux de la tournure que prenait sa vie. Sherlock lui répondit à peine et uniquement quand John fut parti.
Quand John rentra à l'hôtel, il sut que son avenir serait différent de tout ce à quoi il aspirait.
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La journée suivante passa comme dans un rêve. John faisait ses prescriptions, allait voir ses patients et s'enquérait de leur état de santé mais il n'était pas vraiment là. Son esprit était ailleurs, resté auprès de Sherlock au 221B Baker Street. Son voyage de retour jusqu'à l'hôtel s'était fait dans une espèce de brouillard surréaliste. Il s'était entendu s'excuser auprès d'une vieille dame après l'avoir bousculé en sortant du métro, il s'était vu rentré à l'hôtel et informer Mike Stanford de son départ le lendemain. Il ne l'avait pas vraiment écouté quand il lui avait raconté sa journée et était monté se coucher.
La journée s'était passée dans le même brouillard épais. Il exerçait la médecine de manière automatique, rêvant à sa nouvelle vie auprès de Sherlock Holmes. La plupart de ses prescriptions étaient bonnes mais c'est au moment où il se trompa une troisième fois dans le dosage d'un patient que Mary se décida à lui parler.
« -John ! Vous vous êtes trompé dans le dosage de Laudanum du Colonel Willbrandt. Que vous arrive-t-il aujourd'hui ? C'est la troisième erreur dans les dosages que vous faites aujourd'hui ! Vous avez conscience que vos détracteurs n'attendent qu'une erreur de votre part pour vous faire radier de l'ordre de médecins ! »
John baissa la tête, penaud.
« -Je suis navré Mary, je n'ai pas vraiment la tête au travail aujourd'hui.
-Je vois. » Répliqua Mary en croisant les bras. « Comment s'appelle-t-elle ? »
John sourit. SI seulement il s'agissait d'une femme.
La jalousie s'était emparée de la jeune femme, la réduisant à l'état de mégère protégeant son bien le plus précieux. Elle en était arrivé à éprouver des sentiments pour ce médecin pas comme les autres. Son attitude un peu raide mais douce avait conquis le cœur tendre de la jeune femme. Elle comptait bien lui faire comprendre que ses sentiments étaient bien plus profonds qu'il ne le pensait. Mais John restait sourd à ses avances.
Sans se démonter, elle lui fit la leçon, se promettant de lui faire comprendre que quoi qu'il arrive, elle aurait une place dans sa vie. Une place importante.
Mais pour le moment, John n'était pas en mesure de répondre à ses attentes. Elle le laisserait rentrer chez lui et si demain il sortait de sa rêverie, elle entamerait une chasse au Watson qu'elle espérait porteuse de fruits.
« -Il n'y a pas de femme Mary, c'est… c'est la guerre. Je… »
Incapable d'en dire davantage, il se détourna, posa la main sur la poignée de la porte et dit :
« -Je suis navré Mary, mais je ne souhaite pas en parler. »
Et il sortit. Son service était terminé, il devait rentrer et empaqueter ses affaires. Il déménageait ce soir.
Il laissa Mary sans un début de réponse et rageuse de ne pas avoir pu obtenir une réponse claire à ses questions.
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Sherlock appréhendait le soir. John finissait son service à 19 heures. Il irait ensuite empaqueter ses affaires et viendrait s'installer auprès de lui.
Sherlock, depuis son canapé, observa le salon. Autour de lui, un désordre sans nom régnait. Il avait réussi, en une journée d'ennui à mettre un terme à l'ordre que Mrs Hudson avait mis tant de temps à établir.
Il eut soudain une révélation. John allait venir emménager chez lui, dans cet appartement qu'il occupait depuis des années et dont il ne s'occupait pas.
Dans un élan de panique, il se redressa et attrapa tous les vêtements qui trainaient là. Les chemises, pantalons et sous-vêtements furent réunit, en tas, sur un fauteuil. Il rangea soigneusement son violon dans son étui, rassembla ses partitions, les posa soigneusement sur son pupitre avant de s'attaquer au rangement de la bibliothèque qui comptait autant de livres que de tubes à essais. Il amena les tubes dans la cuisine, en avisa l'état et s'empressa d'y faire le ménage.
Toutes les expériences terminées finirent à la poubelle. Il s'empressa de noter les résultats de celles qui se terminaient et déplaça celles en cours dans sa chambre. Il s'attaqua à la vaisselle de son équipement qu'il rangea dans son carton. Le carton atterrit sous son lit. Il lava la table, insista un peu sur les traces d'acide chlorhydrique sans succès avant de se concentrer sur le classement de ses notes d'expériences.
Il en était à la moitié quand sa patience s'envola. Il les rangea dans une pochette en se promettant de les étudier plus tard. Il alla faire un tour dans la chambre du haut afin de s'assurer que tout était en ordre et il se retrouva, deux heures après le début de cette frénésie, debout devant le fauteuil contenant sa pile de linge.
Incapable de se rappeler la manière de plier son linge, il préféra descendre voir Mrs Hudson afin de lui demander de préparer le repas pour deux.
D'abord outrée de la demande plus qu'impoli de son locataire et ancien enfant à charge, Mrs Hudson finit par y consentir, devinant dans ce visage qu'elle connaissait si bien, que le jeune homme voulait faire bonne impression à son futur colocataire. Il remonta et se mit à faire les cents pas dans le salon.
Il était 20 heures quand Mrs Hudson monta avec un grand plat de boulettes de viande à la sauce tomate. Elle le plaça dans le four, alluma ce dernier afin qu'il conserve le repas au chaud et se tourna vers le brun qui n'avait pas cessé de faire les cents pas.
« -Sherlock, vous devriez plier et ranger votre linge. Ce n'est pas convenable d'accueillir un nouvel arrivant avec une pile de linge ainsi exposée. »
Et elle s'en alla, laissant Sherlock dans l'expectative. S'il y avait bien une chose dont il n'arrivait jamais à se rappeler, c'était de la manière dont il fallait plier son linge.
C'est ainsi que le trouva John quand il apparut à la porte, son sac militaire dans une main et sa trousse médicale dans l'autre.
« - Votre linge ne se pliera pas tout seul uniquement parce que vous le regardez avec intensité. »
Sherlock sursauta en entendant la voix du médecin dans l'entrée.
« -John, vous êtes déjà arrivé ?
-Il est plus de 20 heures Sherlock.
-Ah. »
Il avait passé une demi-heure à regarder sa pile de linge sans rien faire.
John attendit une minute avant de reprendre la parole.
« -Cela vous dérangerez si j'allais poser mes affaires dans la chambre ? »
Sherlock sortit de sa contemplation.
« -Non, bien sûr que non. Vous avez besoin d'aide ? »
La question le surprit autant que John.
« -Non, je vous remercie. Je vais juste poser mon sac et je reviens, je n'ai pas grand-chose à moi. »
Sherlock constata qu'effectivement, le sac militaire ne pouvait pas contenir plus de trois pantalons et de cinq chemises en plus des sous-vêtements nécessaires et de sa trousse de toilette. Lui qui avait tellement de vêtements ne comprenait pas comme on pouvait vivre avec si peu.
John monta les escaliers et entra dans sa chambre. Petit mais bien orientée, elle comprenait un grand lit ainsi qu'un bureau de bois clair. Dans un coin, une armoire étroite partageait un peu d'espace avec une chaise. Sur sa table de chevet, une petite lampe dispensait une lumière douce qui donnait à la pièce une atmosphère chaleureuse. Il déposa son sac sur la chaise, en sortit son pyjama et sa tenue du lendemain et redescendit, sa trousse de toilette dans les mains.
Sherlock n'avait pas bougé et quand John pénétra dans le salon, sa trousse de toilette à la main, il réalisa qu'il allait partager son intimité. Sans mot dire, il pointa la salle de bain du doigt et laissa John s'y installer. Il imagina sa brosse à dent à côté de celle du médecin et cela lui plut.
Souriant doucement, il revint vers son tas de linge, toujours incapable de le plier mais bien décidé à le vaincre.
« -Vous avez besoin d'aide ? » Demanda la voix du médecin à côté de lui.
Sherlock fut surpris de sa présence à ses côtés.
« -Je … Je ne sais pas comment faire. » Répondit le brun en rougissant.
John sourit tendrement, s'approchant du tas de linge.
« -Je vais vous montrer. Ce n'est pas compliqué. »
John attrapa une chemise qu'il plia de la plus impeccable des manières. Il expliqua soigneusement à Sherlock comment faire, le corrigea quand un faux pli allait apparaitre et lui conseilla d'acheter des cintres afin de les pendre.
Ils plièrent ensemble l'ensemble du linge de Sherlock, sous-vêtements compris et en silence. Ils allèrent ensuite les ranger dans l'armoire de Sherlock.
John put enfin découvrir l'univers de son ami. Si l'essentiel était identique à sa propre chambre, un tableau périodique des éléments, l'équipement scientifique sous le lit et un long manteau pendu derrière la porte composaient l'univers du brun.
John se sentit instantanément bien dans cette chambre. L'odeur de Sherlock, imprégné dans les murs et les meubles donnait à John l'impression d'être enfin à la maison.
En sortant de la chambre après Sherlock, il le vit sortir les couverts et mettre la table. Une délicieuse odeur de viande sortait du four. John alla y jeter un œil et demanda :
« - C'est votre œuvre Sherlock ?
-Non, je ne sais pas cuisiner. J'ai demandé à Mrs Hudson de nous préparer le repas. Je voulais fêter votre arrivée. »
John sourit.
« -C'est gentil à vous… et à elle. »
Ils dînèrent ensemble dans une atmosphère chaleureuse et détendue. Ils ne parlaient pas mais se comprenaient sans même se parler.
John insista pour faire la vaisselle seul, laissant Sherlock prendre possession de la salle de bain. Le blond s'installa dans un fauteuil quand il eut fini et attrapa un livre. Ce fut la voix de Sherlock, en provenance de la salle de bain, qui le sortit de sa lecture.
« -John ? »
Le médecin s'approcha de la porte et demanda au travers.
« -Vous m'avez appelez Sherlock ? »
La voix du brun se fit de nouveau entendre.
« -J'ai besoin de votre aide, John. »
John soupira.
« -Êtes-vous décent ? »
John ne voulait pas briser l'intimité de son nouveau colocataire.
« -Oui, vous pouvez entrer. »
Par décent, Sherlock entendait que la mousse dont il s'était enduit pour se doucher avait recouvert la surface de l'eau et masquait l'essentiel aux yeux du médecin.
John entra.
« -Mes épaules sont encore douloureuses, je ne saurais pas me laver les cheveux. Pouvez-vous m'aider ?
-Ce n'est pas normal Sherlock, avez-vous été consulté un médecin depuis votre retour dans cet appartement ?
-Non, cela n'a aucun intérêt. »
John soupira en posant les mains sur les épaules de son désormais colocataire. Il examina les muscles martyrisés par les tortures. En entendant le gémissement qui sortit de la bouche du jeune homme, il s'arma de son esprit scientifique et examina minutieusement l'articulation.
Bien que parfaitement remise du point de vue osseux, les muscles étaient encore étirés et donc douloureux.
« -Laissez-moi faire. »
Il fallait détendre les muscles de son compagnon. Il entama alors un massage des épaules. Il détendit les muscles un à un, malmenant les courbatures et les nœuds afin d'apaiser les douleurs qui tiraillaient son compagnon.
Sherlock se laissa aller aux mains expertes du médecin. Il avait déjà goûté à sa médecine et savait qu'il ne pourrait plus s'en passer. Il avait trouvé là une autre forme d'addiction bien plus jouissive que les drogues dont il s'emplissait les veines avant la guerre.
Les souvenirs de leur séjour à l'hôtel lui revinrent. Avec ces souvenirs, ce furent les sensations qu'il avait éprouvé quand John l'avait touché qui remontèrent à la surface. Les sensations présentes se mêlant aux sensations passées, les réactions de son corps ne se firent pas attendre.
Et contrairement à la dernière fois, la fatigue ne fut pas la plus forte. Si le premier gémissement qu'il avait poussé avait été un gémissement de douleur. Celui qu'il poussa ensuite n'avait rien à voir avec une quelconque sensation désagréable. Ce que John lui faisait ressentir était tout bonnement incroyable. Les frissons qui lui remontait le long de son échine et lui faisait dresser les cheveux sur la nuque étaient bien trop agréable pour qu'il imagine leur arrêt.
Malheureusement, John cessa son massage, heureux du résultat obtenu.
« -Faut-il encore que je vous aide à vous laver les cheveux ? Ou y arriverez-vous tout seul ? »
Sherlock poussa un grognement de frustration, faisant sourire le blond.
« -Très bien, je m'occupe de vos cheveux. Je vous masserai tous les soirs jusqu'à disparition des douleurs mais vous pourrez vous débrouiller pour cela la prochaine fois. »
Il attrapa le shampoing sur le rebord de la baignoire et en versa une bonne quantité au creux de sa main.
Attaquant le lavage de la tignasse bouclée, il remarqua que Sherlock s'était alangui sous ses doigts, se détendant totalement sous les caresses du médecin. Les yeux fermés, le jeune homme laissa un soupir de soulagement échapper à ses lèvres.
John se sentit se détendre également. Masser le cuir chevelu du brun lui faisait autant de bien qu'à Sherlock. Il sentit les frissons remonter le long de ses bras pour descendre dans son dos et se perdre dans ses reins. Il sentit une douce chaleur se diffuser dans son ventre et s'étendre vers le sud.
La réaction physique de John trouva son miroir dans le corps de Sherlock. Mais ni l'un ni l'autre ne vit la réaction de l'autre. John avait de plus en plus chaud. Il réalisa soudain ce qui lui causait cette réaction.
C'était Sherlock.
Rouge et embarrassé, il plongea les mains dans l'eau derrière Sherlock, effleura sa peau par accident en se les lavant et les sécha.
John tourna le dos à Sherlock et murmura, embarrassé.
« -Vous pouvez vous rincer Sherlock, je vous laisse. Bonne nuit. »
Et il sortit sans se retourner et alla se coucher, laissant Sherlock aux prises avec une érection plus dure que la pierre et des fantasmes plein la tête.
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Voilà ! Je vous laisse là.
Je ne publierai pas la semaine prochaine, je fais une petite pause d'une semaine. Cela fait 15 semaines que j'écris un chapitre par semaine et je suis franchement épuisé à cause du boulot et de la chaleur. Et puis la semaine à venir va être vraiment chargée du côté du boulot.
Comme je ne suis pas très contente de mon chapitre, je préfère prendre une petite pause plutôt que de bâcler mes prochains chapitres.
Petit complément d'information sur le tableau périodique des éléments :
Le tableau périodique des éléments, également appelé table de Mendeleïev, classification périodique des éléments (CPE) ou simplement tableau périodique, représente tous les éléments chimiques, ordonnés par numéro atomique croissant et organisés en fonction de leur configuration électronique, laquelle sous-tend leurs propriétés chimiques.
Son invention est généralement attribuée au chimiste russe Dmitri Mendeleïev, qui construisit en 1869 une table différente de celle qu'on utilise aujourd'hui mais similaire dans son principe, dont le grand intérêt était de proposer une classification systématique des éléments chimiques connus à l'époque en vue de souligner la périodicité de leurs propriétés chimiques, d'identifier les éléments qui restaient à découvrir, et même de pouvoir prédire les propriétés de ces éléments alors inconnus.
Le tableau périodique a connu de nombreux réajustements depuis lors jusqu'à prendre la forme que nous lui connaissons aujourd'hui, et est devenu un référentiel universel auquel peuvent être rapportés tous les types de comportements physique et chimique des éléments. En février 2010, sa forme standard comportait 118 éléments, allant de 1H à 118Uuo.
S'il reste des fautes d'orthographe, j'en suis profondément navrée. La fatigue est mauvaise conseillère dans ce genre d'exercice.
Je vous embrasse.
A la prochaine
Magdaline.
