Bonjour à tous !

Je vous remercie de vos messages de soutien lors de ma petite pause d'écriture. J'avoue que ce petit moment de repos m'a fait pas mal de bien. J'ai beaucoup travaillé au parc archéologique. J'ai en plus du réécrire un conte pour le week-end qui vient de passer. Et voilà que j'ai dû, en plus, le conter tout le week-end. J'ai aussi été refusé à un job que j'attendais depuis des semaines et franchement, j'ai les boules. Vos petits mots m'ont fait vraiment du bien.

Je me remets donc à l'écriture de cette fic en sachant enfin à peu près où je vais (vraiment dans les grandes lignes hein !).

Résumé des chapitres précédents : John Watson, fils de la bourgeoisie anglaise, s'engage dans l'armée afin de prouver à son père qu'il vaut mieux que ce qu'il pense. Au lendemain de la déclaration de guerre par le roi Georges VI, il est envoyé comme médecin dans un hôpital militaire du sud de l'Angleterre. Alors qu'il pensait finir la guerre dans cet hôpital, il est appelé au front, rejoignant la 11ème division blindé de l'armée américaine. Il vivra, en tant que médecin de l'unité, le débarquement de Normandie, la bataille des Ardennes et l'avancée en territoire allemand et autrichien. Il participe à la libération du camp de Mauthausen, camp de concentration de niveau III. Il y rencontre Sherlock Holmes, qu'il prend sous sa protection. Le voyage de retour vers la France est chaotique mais l'intervention de Mycroft l'adoucira suffisamment pour laisser entrevoir un rapprochement entre les deux hommes. Nous les avons quittés alors qu'ils s'en allaient de Holmes Manor, John pour le QG des armées et Sherlock pour le 221 B Baker Street. John ayant trois semaines pour se trouver un logement, son logeur, Mike Stanford lui donne l'adresse de trois appartements qui pourraient lui convenir. Et dans le dernier appartement, il retrouve Sherlock.

Réponses aux commentaires (et il y en a vraiment beaucoup merci encore ! Et accrochez-vous !) :

Barjy02 : Merci de tes encouragements, ils me vont droit au cœur. C'est vrai que l'annexe est un peu courte mais c'est toi-même qui as dit que les annexes n'étaient pas nécessairement appropriées après les chapitres depuis qu'ils sont rentrés en Angleterre ! lol. J'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les autres.

YEELEN : Au départ, je ne pensais pas que le massage serait un prétexte mais au final tu as peut-être raison. John est médecin, pas kiné ni même ostéopathe. Je pense au final qu'il n'était nécessaire que dans la tête de John.

Electre1964 : Et oui, déjà 15 semaines, on ne dirait pas comme ça, mais ça commence à durer ! La relation s'installe certes doucement mais je sens que ce chapitre va te faire mentir lol. Bonne lecture.

Choupette50 : Ne t'égares pas trop Choupette, on ne te retrouvera plus après et comment je fais, moi, sans tes gentils petits mots hein ? Mon encéphale va mieux, il surchauffe moins en pensant à cette histoire. C'est dangereux de me dire que mes écrits vont te manquer cruellement, je vais me sentir obligée d'écrire encore et encore.

Theincredibleinkspitter : Tu. Auras. La. Suite. Ne. T'inquiète. Pas. Je ne sais pas si j'écris à la perfection, je ne suis pas franchement objective quand il s'agit de mon travail. Je me mets souvent la pression toute seule et je ne suis jamais contente de moi.

Clina9 : Il n'y a pas que toi qui aime quand John reste sourd aux avances de Mary, mais je l'aime bien, moi, Mary. Je la trouve super sympathique dans les films. Sherlock est une fée du logis qui s'ignore mais Mrs Hudson, elle, en est consciente, c'est pour cela qu'elle range de temps à autre, pour l'inciter à le faire. Même si cela ne fonctionne pas vraiment et j'ai toujours trouvé les salles de bain follement érotiques, va savoir pourquoi…

Liseron : Pas de caprices s'il te plait, j'ai, en face de moi, les gamins capricieux toute la journée et puis tu es une grande fille non ? Je suis sûre que tu t'en es très bien sorti durant ces 15 jours. T'inquiètes, c'est quinze jours et pas plus !

Egwere Al' Vere : La voilà la suite ! Merci de ton petit mot d'encouragement. J'espère continuer à te faire rêver. Bises.

Glasgow : Ma douce Glasgow, merci de ta fidélité, te voir commenter cette histoire encore 15 semaines après son début me fait chaud au cœur. J'espère continuer à satisfaire ton esprit de ficeuse. Bises.

Celtica1 : J'ai mis du temps avant de me lancer sur ce sujet. C'est très difficile de rester objectif mais ma formation d'historienne est un avantage certain. Je sais que John tombe amoureux un peu vite mais la suite sera tellement difficile pour lui qu'il fallait bien lui laisser un peu d'espoir… Ces quinze jours de pose ont aussi été mis à contribution pour élaborer la suite dans les grandes lignes. Je sais maintenant où je vais et ce qu'il va se passer. Je veux tout de même torturer un peu ces deux lourdauds à propos de leurs sentiments. Je sortais de chez l'ostéopathe, c'est pour cela que le dernier chapitre était un peu nièvre. On ne m'y reprendra plus, c'est promis. A moins que j'ai encore besoin de mon ami l'ostéo.

Rhéa : Spassiba pour tes commentaires. Je vais essayer de ne pas en louper un. Ça va être dur ! L'histoire d'Ivan n'est malheureusement pas unique et je trouve indélicat de parler de déportation sans passer par l'histoire des homosexuels, des Tsiganes et des déportés politiques. Je ne pouvais pas tout mettre, alors je me suis contenté des homosexuels puisque cela sert mon propos. Adapter Sherlock à la Seconde Guerre Mondiale est vraiment un travail que je voulais faire depuis longtemps. Cela demande beaucoup d'énergie, d'où l'arrêt de quinze jours. Les notes de bas de page sont là pour vous remettre en situation. Mon intention n'est pas de faire la leçon mais bien d'informer le lecteur comme c'est le rôle d'un écrivain et d'un historien. Ce n'est pas fini, ne t'inquiètes pas, je peux te conseiller quelques bons livres en attendant. Je voulais faire de Maman Holmes, la douceur cachée de Sherlock, une sorte de refuge. Tu fais très bien Calimero. Tu auras de quoi lire pour le week-end prochain. Merci d'avoir commenté aussi régulièrement et au plaisir de te lire.

Apolitique et agnostique, je manipule les idées politiques et les croyances sans aucun problème de conscience. Ceci dit, certains passages peuvent vous choquer alors qu'ils me paraîtront parfaitement acceptables. Dans ce cas, faites donc une remarque et je m'efforcerai de me corriger au plus vite.

Je remercie les lecteurs anonymes, ceux qui ne laissent pas de commentaires, ceux qui placent mon histoire en favorite story ou qui la suivent. Je remercie également les gens qui me suivent depuis le début ou qui me découvrent en cours de route. Je vous embrasse tous, c'est aussi pour vous que j'écris cela.

Il est vrai que j'ai été méchante avec vous pour la fin du chapitre précédent. Je vais donc me rattraper, n'ayez crainte ! Je suis sûre que vous ne m'en voudrez plus après cela.

Bonne lecture et au chapitre suivant.

Bises

Magdaline.

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Chapitre 17

Quand Sherlock sortit de la salle de bain, son érection ne s'était toujours pas calmée. Enroulé dans son peignoir bleu qui ne cachait pas vraiment son état, il sortit de la pièce entraînant un nuage de fumée dans son sillage. La porte de la salle de bain claqua et peu de temps après, ce fut la porte de sa chambre qui se referma dans un grincement.

Sherlock se laissa tomber sur son lit, le peignoir indécemment ouvert sur sa poitrine. La position qu'il avait prise dans son abandon démontrait une forme de désir qu'il n'était pas habitué à mettre au jour. Il ne savait que faire de cette érection douloureuse qui pulsait entre ses jambes et toutes ses connaissances en matière d'anatomie ne suffisaient pas. Il ne savait que faire pour la calmer. Il avait bien pensé à la douche froide mais le rhume, qu'il était presque certain d'attraper dans les jours à venir s'il faisait cela, le dissuada d'avoir recours à cette solution.

Le temps pouvait venir à bout de ce problème mais il devait se coupler à une extinction partielle de son cerveau, ce qui était proprement intolérable. Quoi que puisse en dire certaines personnes, son imagination l'avait déjà sorti de nombre de situations dangereuses. Ceci dit, aujourd'hui, cette imagination ne faisait rien pour l'aider. C'était même l'inverse. Plus il essayait de la faire taire, plus elle réagissait, produisant des images plus alléchantes les unes que les autres et impliquant son tout nouveau colocataire.

Bien que peu disposer à donner satisfaction à son corps, Sherlock en vint à encourager ses images, à vouloir leur développement et à souhaiter qu'elles deviennent réalité.

Depuis son retour du camp de Mauthausen, Sherlock ne s'était pas vraiment regardé dans un miroir. Non pas que son apparence lui importait, mais sa maigreur et les différents pansements qui subsistaient encore lui donnait cette allure maladive qui le rendait fou.

Le brun s'était longtemps interroger sur cette réaction tout à fait humaine qui fait qu'un homme ou une femme ne s'aime pas. Jusqu'à il y a quelques mois, Sherlock ne s'était jamais posé la question. Le jeu de Moriarty ayant capté toute son énergie et ses pensées. Et puis, il n'en avait que faire.

Mais aujourd'hui, alors que, dans la chambre du dessus, se trouvait son sauveur, Sherlock se demanda s'il était attirant pour les autres.

Se levant de son lit, il se dirigea vers le grand miroir en pied qui meublait un coin de sa chambre. Le peignoir ouvert, l'érection encore dressée, il s'examina de plus près.

Il était grand. De cela, il en était certain. Plus grand que la moyenne d'ailleurs. Ou alors était-ce John qui était plus petit ? Ses longues jambes terminées par d'aussi longs pieds étaient maigres, très maigres. Il se demandait d'ailleurs comment il pouvait encore tenir debout. Son cerveau lui fit part assez rapidement du nombre de muscles et de tendons qui le maintenaient debout mais il chassa vite ces données. Ce n'était pas ce qui lui avait été demandé. Il voulait une analyse froide de son physique afin de déterminer sa place parmi les canons de beauté masculine.

Ses jambes, donc, étaient trop maigres. La faute à plusieurs semaines de privations et à plusieurs séances de tortures incluant un déboitage en règle de ses genoux.

Il avait le bassin étroit, ce qui était normal pour un homme et les os de ses hanches étaient saillants, montrant là aussi un manque cruel de nourriture.

Il avait le ventre plat, très plat voire même creusé et les côtes saillantes. S'il se souvenait bien de son apparence avant son aventure autrichienne, il avait toujours eut les côtes saillantes, cela ne changeait donc pas.

Sortant de sa mémoire les quelques informations qu'il avait sur les canons de beauté, il se rendit compte que les côtes saillantes n'étaient pas un modèle de bonne santé et donc de beauté. Du moins, pas chez mes hommes.

Les hommes devaient être grand, élancé certes mais pas famélique comme il l'était aujourd'hui. Les traces de coups disparaissaient petit à petit mais l'ensemble de sa peau gardait une teinte jaune pâle des plus déplaisante.

Le dessin de ses clavicules était trop marqué et la longueur de son cou en était accentuée, lui donnant l'air de ces femmes africaines qui allongeaient leur cou à l'aide de colliers métalliques.

Il finit par son visage auquel il grimaça quand il l'aperçu. Ses traits anguleux étaient à peine adoucis par une bouche aux lèvres pleines et à l'arc de cupidon trop prononcé. Les pommettes saillantes lui donnaient un air sévère et projetaient des ombres sur ses joues creuses.

Seuls ses yeux lui convenaient. Il avait hérité de ceux de son père, d'un gris-bleu qui viraient au noir quand la colère le tenait. En regardant un peu plus haut, il constata que ses cheveux aussi lui convenaient. Tombant en boucles brunes sur son front, elles étaient douces depuis que John les avait lavées.

C'est d'ailleurs parce que John les avaient lavé et semblait y prendre tellement de plaisir que Sherlock aimait ses cheveux. Dans d'autres circonstances, il les aurait détestés.

Sherlock fit l'addition de toutes les remarques concernant son corps et le résultat ne lui plut pas. Il ne faisait pas partie des hommes beaux. Du moins, pas de ceux que l'on voit dans les magazines ou qui font se pâmer les femmes.

Pour remédier à cela, il devait manger un peu plus, afin de prendre un peu de poids et d'effacer cette maigreur qui lui collait à la peau. Pour les traces de coups, il faudrait attendre encore un peu afin qu'elles disparaissent et que sa peau reprenne une couleur convenable. Pour le reste, il n'y avait pas grand-chose à faire. Peut-être qu'un peu de sport le musclerai.

Sherlock grogna. Le sport était une activité plus qu'inutile qui ne lui apporterait pas de résultat dans le délai escompté. Et puis il préférait jouer du violon, cela l'aidait à réfléchir.

Grognant, il pensa à John qui, durant ses années à l'armée puis sur le front, avait développé une musculature fine qui charpentait son corps et le rendait très rassurant.

Penser à John n'était définitivement pas une bonne idée. Son érection, qui avait perdu de la vigueur durant son examen, se rappela à lui quand son esprit se focalisa sur la plastique plus qu'avantageuse de son sauveur et compagnon.

Fermant les yeux, il imagina le corps de son ami d'après le peu de détails qu'il avait réussi à entrevoir depuis leur rencontre.

Il savait John naturellement blond aux yeux foncés. Il le savait plus petit que lui mais bien plus musclé. De la nuit qu'ils avaient passé ensemble à l'hôtel, il savait que John était capable, en cas de besoin, de le porter.

Il imaginait donc des bras et des jambes musclés ainsi qu'un torse finement sculpté. Il imaginait aussi un petit ventre dû au stress de la guerre et à celui de ses patients. Il avait déjà remarqué que quand John était stressé, il avait tendance à manger plus que nécessaire durant les repas.

La partie de son corps que Sherlock connaissait le mieux était ses mains. Ces mains qui l'avait soigné, qui avait pris soin de lui et qui, dans un élan de tendresse, lui caressait les cheveux alors que leur propriétaire le croyait endormi.

Se plongeant dans ses souvenirs, Sherlock essaya de revivre les sensations des mains de John dans ses cheveux. Un frisson de bien-être descendit le long de sa colonne vertébrale pour se perdre dans ses reins. Il poussa un grognement de frustration. Ce qu'il se sentait bien quand John posait les mains sur lui. Quel que soit le geste qu'il faisait, Sherlock se détendait, appréciant le contact un peu rêche des mains calleuses de son ami.

Alors qu'il plongeait dans ses souvenirs, Sherlock les vit se tordre pour se plier à sa volonté. Les mains de John qui glissaient dans ses cheveux pour les laver descendirent le long de son cou, caressant la peau sensible derrière ses oreilles. Les frissons qui naissaient sous ces mains imaginaires lui donnèrent la chair de poule alors qu'il les imaginait descendre sur les épaules pour les masser doucement.

Elles auraient pût s'arrêter là comme l'avaient fait leur jumelles réelles mais l'imagination du brun prit le relai. Elles descendirent encore alors qu'il sentait un corps nu se presser contre lui à travers son peignoir et des lèvres lui embrasser le cou. Les mains vinrent se perdre sur ses clavicules avant de descendre plus au sud vers les mamelons dressés. Elles les caressèrent doucement, accélérant son souffle et le faisant se cambrer. Le corps derrière lui se plia à sa volonté alors que les lèvres de John descendaient dans son dos, suivant le chemin des frissons qui le traversait. Les mains du médecin quittèrent sa poitrine pour descendre plus bas, effleurant son ventre alors que celui-ci tressautait de plaisir.

Personne, jamais personne ne l'avait touché comme cela. Pas même lui. L'idée de poser ses propres mains que son corps pour autre chose qu'un geste d'hygiène lui paraissait totalement sans intérêt. Jusqu'à aujourd'hui.

Il sentit son ventre se contracter au passage de cette main joueuse. L'autre s'était accroché à sa taille. Le maintenant, dans une poigne ferme, contre le médecin. Les lèvres qui voyageaient sur sa peau depuis le début le quittèrent pour revenir se poser derrière son oreille, mordant la peau fine qui s'y cachait.

La main qui s'amusait autour de son nombril descendit encore et Sherlock fut comme secouer par une décharge électrique. La main du médecin venait de se poser sur sa verge. La peau calleuse du blond sur sa verge sensible lui faisait un effet pas possible.

Haletant, il rejeta la tête en arrière. Les yeux toujours fermés, il voyait son ami médecin le regardait dans le miroir alors qu'il le caressait. Il voyait, sur l'écran de ses paupières closes, son reflet dans le miroir. Dans ce reflet, le médecin avait le menton posé sur son épaule, une main accrochée à sa taille et l'autre posée sur son membre turgescent. Il se voyait, la ceinture du peignoir desserré, rouge et haletant du plaisir que John lui procurait. C'était une image hautement érotique.

Il s'y laissa prendre.

La main du médecin se mit en action, assurant un mouvement de va-et-vient doux sur son membre érigé. La sensation de ses mains abimées sur sa peau sensible aurait pu être désagréable mais il n'en était rien. Elle lui procurait encore plus de plaisir.

Le mouvement s'accéléra et son souffle devint irrégulier. Dans son oreille, John haletait de plaisir à le voir ainsi abandonné entre ses mains. L'érection du blond était d'ailleurs pressée contre ses fesses, demandeuse de plus d'attentions. Mais ni John ni Sherlock ne s'en préoccupa. Tout ce qui importait, était le plaisir que ressentait le brun.

Sherlock s'imagina un instant se pencher en avant. Il imagina les mains du médecin remonter son peignoir afin d'empoigner ses fesses. Il imagina ce membre qui l'excitait se frotter contre son entrée. Il imagina un doigt entrer en lui et poussa un gémissement de plaisir. Il imagina ensuite un deuxième doigt le pénétrer.

Lorsque celui-ci heurta sa prostate, le cri de bonheur qu'il chercha à réfréner, lui échappa. Le massage que lui infligeait le médecin était divin. Il voulut se redresser mais John le maintint dans cette position soumise, les mains accrochées au miroir et les fesses pointées vers son bienfaiteur.

Alors qu'il pensait ne pas ressentir plus de plaisir, la frustration monta d'un cran alors que John retirait ses doigts. Sherlock se sentait vide et incomplet. Il allait se relever quand un appendice plus gros que les doigts du médecin se présenta à son entrée. Il poussa un gémissement d'anticipation alors que le gland du blond passait son seuil.

Il se redressa brusquement faisant naitre un gémissement de plaisir dans la gorge du médecin qui se retrouva enserré dans cette antre chaude et humide. Ce dernier répliqua en reprenant le sexe de son compagnon dans sa main.

Il lui appliqua un nouveau mouvement de va-et-vient qu'il accompagna d'un autre mouvement, venant de son bassin cette fois.

Sherlock, la bouche ouverte, le souffle court, cherchait sa respiration. Agrippant la nuque de son bienfaiteur, il bascula la tête à l'arrière, la reposant sur l'épaule du médecin et pressa son autre main sur celle qui guidait son bassin.

Les gémissements, les plaintes rauques et les soupirs de plaisir envahirent à nouveau la pièce. Les mouvements coordonnés de John sur le corps du brun le plongeait dans un plaisir jusqu'alors inconnu et alors qu'il pensait jouir ainsi, le gland de son compagnon, enfoui au plus profond de son être, vint percuter sa prostate.

Un flash de lumière lui passa devant les yeux, l'emmenant plus haut encore dans le plaisir.

A chaque entrée dans son corps, John touchait cette zone si sensible qui envoyait son compagnon bien plus loin qu'il aurait pu imaginer.

C'est finalement la conjugaison de toutes ces stimulations associés au souffle chaud du médecin dans son cou et à ses râles rauques qui emporta Sherlock dans une jouissance inconnue jusque-là.

Il se déversa dans la main de son amant alors qu'il le sentait se déverser en lui. Les jambes molles, il tomba au sol, emportant son compagnon toujours enfouit en lui.

Quand il ouvrit les yeux, son reflet dans le miroir parlait pour lui.

Les joues rouges, le souffle haletant et les pupilles dilatées en disait long sur l'état d'excitation qu'il venait de traverser. Fixant son regard derrière lui, il ne trouva pas son amant.

Inquiet de cette absence, il se leva. Ce n'est qu'en baissant le regard sur son propre corps, qu'il se souvint que John était à l'étage, qu'il n'était jamais descendu et que le plaisir qu'il avait ressenti n'était dû qu'à sa propre main encore recouverte de sperme.

Choqué par la situation, il se précipita dans la salle de bain, ne cherchant même pas à cacher sa nudité ou les effets de son fantasme. Il s'enferma à double tour dans la pièce d'eau, répandant par la même occasion un peu de sperme sur la poignée.

Il appuya ses deux mains sur le lavabo et fixa son reflet dans le miroir qui se trouvait au-dessus.

Qu'avait-il fait ?

La panique s'empara de lui mais il la jugula rapidement afin d'analyser ce qu'il venait de se passer.

Il venait de prendre du plaisir, seul, devant son miroir, en pensant à l'homme qui lui avait sauvé la vie.

Voilà un résumé plutôt correct de la situation. Plusieurs questions se posaient alors :

Etait-ce vraiment un plaisir d'ordre sexuel qu'il avait ressenti ?

Ce fantasme lui appartenait-il ?

Aurait-il ressentit plus de plaisir en pensant à une femme ?

Etait-ce John uniquement qui lui apportait ce plaisir ou pouvait-il le ressentir avec d'autres hommes ?

Etait-il éthique de donner du plaisir à un homme que l'on soigne ?

Et bon Dieu pourquoi donc son cœur battait-il si fort ?

Il décida de prendre les questions unes à unes en commençant par la dernière.

Si son cœur battait si fort, la raison logique en était l'activité intense à laquelle il s'était livré quelques instants plus tôt. Le souffle court lui indiquait que son rythme cardiaque ne descendrait pas tant que sa respiration ne serait pas régulée.

Il s'attacha donc à réguler sa respiration. Une fois cette étape franchie, il écouta les battements de son cœur. Le rythme était encore trop élevé par rapport à la normale. Il aurait normalement dû repasser à environ 60 pulsations par minute maintenant que son souffle était calme. Mais il battait à environ 90 pulsations par minute. Son système cardio-respiratoire n'était donc pas en cause.

Qu'est-ce qui amenait une augmentation du rythme cardiaque mais sans engendrer une augmentation de la fréquence respiratoire ?

Passant ses connaissances en revue, il ne trouva qu'une seule cause plausible : les sentiments.

Grimaçant à ce constat, il s'obligea tout de même à classer cette information. Il avait des sentiments et en avait été la victime pas plus tard que tout à l'heure.

Le plaisir n'est pas un sentiment. C'est une sensation. Il connaissait le plaisir de résoudre une énigme et celui de rabaisser cet idiot d'Anderson mais rien n'égalait celui qui l'avait saisi quelques minutes plus tôt. S'accordant pour dire que ce plaisir était en corrélation avec une stimulation mentale et manuelle sur son sexe, le plaisir qu'il avait ressenti était donc bien d'ordre sexuel et les images qui l'avaient amené à cela lui appartenaient certainement.

Il n'avait rien vu, rien lu ou rien écouté qui puisse lui faire penser que ce fantasme appartenait à une autre personne. C'était donc le travail de sa propre imagination qu'il savait fertile mais pas dans ce domaine.

L'objet de son fantasme clairement identifié, il se demanda s'il pouvait prendre autant de plaisir en s'imaginant avec une femme. Toutes les femmes qu'il connaissait étaient soit inintéressantes, soit de sa famille. Il ne pouvait donc pas imaginer faire ce genre de chose avec l'une d'entre elle. C'était totalement immoral pour les unes et dégradant pour les autres. Il avait bien croisé quelques jolies femmes au fil de ses enquêtes mais leur souvenir était soit trop fade, soit trop flou pour provoquer chez lui la moindre réaction.

Quant aux hommes, il fit le même constat. Il avait bien été attiré par Moriarty pendant un temps mais ce n'était pas son corps qu'il voulait. Seul son esprit était attirant, le reste était répugnant. La seule idée de s'imaginait dans ce genre de position avec lui le rendit malade.

Réprimant un haut-le-cœur, il préféra remplacer cette image par celle du médecin.

La réaction fut immédiate.

Fixant son reflet, il vit ses pupilles se dilater et son souffle se raccourcir alors que, de nouveau, son imagination faisait courir les mains de John sur sa peau.

Plus au sud, la réaction fut moins vive mais tout aussi encourageante pour sa déduction. La cause de ce désir était bien John.

John… Son sauveur, son ami, son médecin, son compagnon de voyage et, dans sa tête du moins, son amant.

Connaissant l'esprit droit de son ami, Sherlock se douta bien qu'entretenir ce genre de relation avec lui était contraire aux principes du médecin.

Tout d'abord parce que Sherlock était son patient et ensuite parce qu'il était un homme et que la loi britannique interdisait ce genre de relation entre hommes, les punissant sévèrement s'ils étaient pris ou dénoncés.

« Et John mérite mieux » Se dit-il en effaçant toute trace de sa précédente activité à grand coup d'eau. « Mieux qu'un sociopathe de haut niveau incapable de s'occuper de lui-même, ressemblant à un cadavre et pouvant à tout moment le faire tuer ou emprisonner. »

Une fois sa toilette finie, il retourna dans sa chambre et s'allongea sur son lit. Se recroquevillant sous les draps, il se promit que jamais son compagnon de voyage n'aurait vent de cette affaire, même si cela voulait dire se séparer de lui.

Une pensée sous-jacente émergea ensuite, lui chuchotant qu'avec un peu de bonne volonté, il pourrait se remplumer et qu'avec un peu de discrétion et un frère aussi haut placé, ils pourraient peut-être vivre ensemble sans que cela n'inclut une peine de prison voire même une exécution.

Mais en aucun cas, la pensée que John puisse vouloir de lui, ne lui traversa l'esprit.

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J'ai chaud…. Pas vous ?

Même si je sais où je vais, je ne pensais pas que cela se passerai comme cela pour ce chapitre.

Je pense donc que vous me pardonnerai mon absence de la semaine dernière.

J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Je passe, pour les quatre mois à venir, de vacataire à employée en CDD et à 35 heures ! Ça fait un bien fou au porte-monnaie et au moral sachant qu'on m'a refusé le boulot de mes rêves Jeudi dernier.

J'espère juste que j'arriverai à garder quelques heures pour vous écrire le chapitre suivant.

Allez, je vous laisse, pardonnez donc les fautes d'orthographes s'il en reste et on se revoit la semaine prochaine.

Bises

Magdaline

PS : Je vais bientôt atteindre les 150 review et ça, ça fait plaisir !