Bonjours chers lecteurs.

Je voulais poster hier, mais j'étais plus ou moins malade, vertiges, maux de tête et j'étais incapable de faire un mouvement sans tomber. Ça va mieux aujourd'hui, j'en profite donc pour vous poster ce chapitre.

Merci encore Jisbones, Mrs Elizabeth Darcy31, Solealuna et Gaby pour les commentaires sur le chapitre 14.

Je suis certaine que vous aimerais ce nouveau chapitre.

Bonne lecture,

Sweety


Résumé: Teresa, une jeune esclave, est acheté par Jane, un homme riche, contre l'esclave. Se passe au milieu du 19eme siècle. Univers Alternatif.


Chapitre 15


Toutes traces d'amusement disparurent immédiatement de son visage, et il pointa son couteau dans sa direction, grogna d'une basse et menaçante voix

-" Il m'a prit Tennessee. Soyez certaine que je vais vous enlever à lui!"

- Slave -

Teresa avait quitté la pièce depuis au moins quinze minutes mais Jane était toujours assit dans son fauteuil, en manque complet de mots. Il savait que le peu qu'elle avait prononcé étaient juste une pensée profonde qu'elle n'avait certainement pas l'intention de partager. Elle n'avait probablement pas remarqué qu'elle les avait dits au début.

Je veux juste être à vos côtés.

Une sensation de chaleur se répandit dans sa poitrine, rapidement remplacée par la culpabilité lorsque son regard tomba sur le portrait de sa femme et de sa fille décédées. Sylvia et Sarah, sa famille perdue. Serait-il jamais capable de se pardonner, il se le demandait. Il n'était pas directement responsable de l'accident qui leur avait coûté la vie, mais indirectement… Il secoua la tête avec lassitude pour chasser le souvenir. Parfois, il avait juste envie de s'asseoir, prendre la jeune femme dans ses bras, enfouir son visage dans son cou mince et tout lui avouer dans un murmure. La culpabilité, la honte, la haine, la douleur… tout ce qu'il gardait caché, tout ce qui touchait l'événement qui avait faillit le détruire complètement.

Jusqu'à présent, Van Pelt était la seule à l'avoir vu dans ses heures les plus sombres et lui avait fait face sans se plaindre. Il sourit tendrement, pensant qu'il devrait la remercier plus souvent pour sa loyauté envers lui. Même Mashburn et Harper ne savaient pas à quel point la perte de sa famille lui avait coûté. A quel point il avait changé à l'intérieur.

Je vous aime bien.

Ces mots le firent sourirent un peu. Il l'aimait bien aussi. Il était physiquement attiré pas elle, bien entendu, mais il voulait aussi apprendre à la connaître. Leurs petites discussions sur le bateau lui avait permit de découvrir une autre part d'elle, une part plus intime qu'il aimait beaucoup. Pour son bien, elle devait partir se répétait-il. Son refus le déchirait entre la colère et le plaisir. Pourquoi devait-elle être comme les autres, loyale envers lui ? Il lui avait offert de retourner auprès de sa famille, et elle avait décidé de rester avec lui sous le fallacieux prétexte de mener leur accord à terme. La vérité était, s'il cessait de se mentir, qu'il voulait l'envoyer au loin pour une seule raison.

Il ne voulait pas tomber amoureux d'elle.

Teresa était jeune, intelligente, et méritait plus qu'un homme qui, malgré les apparences, était un manipulateur de plus d'une façon. Sa gaieté était fausse la plupart du temps, sa gentillesse et sa politesse soigneusement étudiées. Cependant, il fut choqué lorsqu'il commença à réaliser que ses sentiments la concernant étaient vrais. Il voulait qu'elle sourit, voulait qu'elle le voit, et qu'elle soit vraie avec lui. Il avait presque espéré qu'elle le rejette lorsqu'il lui avait confessé le petit secret de sa famille. Au lieu de ça, elle s'était endormie sur son torse et s'était accrochée à son pyjama toute la nuit. Cette nuit là il avait presque perdu le contrôle, et il l'avait presque détesté de ne pas le repousser.

Tu n'abuses pas de moi si je suis d'accord, avait-elle dit.

Ne voyait-elle pas comme il était abîmé à l'intérieur ? Qu'il n'était pas récupérable ? Que de rester ou de le laisser faire ne finirait qu'en la faisant souffrir? Pourquoi lui faisait-elle tant confiance ?

Maudite soit-elle, pensa-t-il. Il dût utiliser toute sa volonté pour se retenir et ne pas lui sauter dessus comme un animal affamé. Elle lui faisait perdre son contrôle. Perdre toute la maîtrise de lui-même. Quelque part, profondément en lui, il admettait, il avait peur d'elle. Son capacité à trouver une faille dans son masque, même involontairement. Si elle restait, il aurait besoin de prendre un peu de distance, autrement elle devrait se faire à l'idée qu'il pourrait céder et se trouver à la porte de sa chambre une nuit.

Un léger coup à la porte le sortit de ses pensées et il autorisa le visiteur -qu'il savait être Van Pelt- à entrer. La porte s'ouvrit doucement et la rousse entra sans se presser. Cela le fit froncer les sourcils. Grace n'agissait jamais ainsi. Ceci voulait dire, dans son langage corporel, qu'elle avait fait une erreur. Une grande, grave erreur qu'elle ne pensait pas pouvoir réparer. Il eut la confirmation par l'air gêné et honteux sur son visage lorsqu'elle fut à porté de vue.

-" Mr Jane ?" Tenta-t-elle. Sa voix était presque tremblante et elle ne pouvait croiser son regard.

-" Grace" dit-il doucement, " quel est le problème ?"

Comme il l'avait prévu, la femme de chambre eut l'air aussi coupable qu'un enfant prit la main dans la boite à gâteau. La différence était que Grace n'était plus une enfant. Et elle n'aimait pas les gâteaux. Qu'avait-elle fait, se demanda-t-il. Elle était sur le point de pleurer.

-" Je… je suis tellement désolée Mr Jane, je ne voulais pas que cela se produise."

Maintenant, Jane était vraiment, vraiment intrigué. Il se leva, se rapprocha d'elle et prit son menton dans sa main, la forçant à le regarder dans les yeux. Ce n'était pas un geste de reproche, mais il lui avait toujours dit qu'il voulait qu'elle soit honnête avec lui, quoi qu'il arrive. Elle devait le fixer droit dans les yeux et faire face à son erreur. Il ne serait jamais vraiment en colère si elle lui disait directement, avait-il promit, et il avait l'intention de tenir sa parole. Elle était quelque part toujours sa petite protégée.

-" Grace, qu'est-ce qui te gêne autant ?"

La femme de ménage se mordit la lèvre avant de respirer profondément. Puis, elle lui dit.

- Slave -

Red John, Miller et Teresa étaient occupés dans un combat de regard. Le regard de la jeune femme passait entre lui et la sœur de Jane, ne sachant pas quoi faire. Heureusement, la plus âgée semblait garder son calme et avait l'air de réfléchir. Teresa secoua la tête intérieurement. Si elle avait été seule, elle aurait prit la fuite. Miller était agaçante, c'était certain, mais ce n'était pas une raison de la laisser à la merci de ce fou. Elle savait qu'elle était plus rapide et si la victime était choisie sur sa vitesse, la femme plus âgée perdrait.

-" Il a bon goût, vraiment" ricana l'homme, la regardant encore plus dans les yeux. " Brune aux yeux verts, un tempérament féroce et un beau corps. Bien sûr, vous n'êtes pas aussi jolie que Mme Sylvia, votre niveau est passable."

Leurs regards se croisèrent. Quelques gouttes de sueurs commencèrent à couler sur son front lorsqu'elle réalisa à quel point l'autre était fou. Les yeux flous, pourtant fixés sur elle, un sourire dément s'étirant sur son visage, son souffle erratique, tel un prédateur attendant de fermer ses griffes sur sa victime. Elle parvint à se demander comment il avait fini ainsi. Comme s'il lisait dans ses pensées, il se calma un peu.

-" Si vous mourrez aujourd'hui, je peux au moins vous dire pourquoi. Tennessee était à moi" expliqua-t-il d'un ton si froid qu'elle se demanda s'il était aussi fou que le disait la rumeur. " J'étais son fiancé, mais cet homme… cet ersatz d'homme la prise sous le prétexte qu'il avait besoin d'un héritier et elle lui a donné un fils ! Et même après, elle ne voulait plus me regarder, elle ne voulait pas d'autre enfant ! Cette salope ne voulait pas l'oublier ! Ce bourge me la prise ! Et maintenant elle est morte ! Tout ça à cause de lui!"

Les yeux de Teresa dérivèrent à l'endroit où devait se trouver Miller. Elle réalisa d'un coup que la femme avait disparu, la laissant seule avec ce fou. La déception la remplit alors qu'elle souhaitait presque sa présence. Mais bien entendu, avec l'attention de Red John focalisée sur elle…

-" Maintenant vous savez pourquoi vous allez mourir !" Continua-t-il, resserrant son emprise sur son couteau. " Vous êtes importante pour lui, je vais donc vous prendre à lui comme il m'a prit Tennessee."

Inutile de dire que Teresa tourna les talons et courut pour sauver sa vie. Malheureusement, qu'importe la vitesse de ses mouvements, il était plus rapide. Quelques secondes, seulement quelques secondes lui suffirent pour lui attraper le coude, la jeter au sol et se mettre à cheval sur ses hanches. Elle tenta de se dégager de son emprise mais c'était inutile. Ses mains étaient extrêmement larges et détenaient le pouvoir et la force. Il plaqua son épaule droite d'une main, l'autre se crispant sur le manche du couteau. A la vue de la lame scintillante, elle tenta encore de s'échapper. Cela se termina par un coup au visage.

-" Il n'avait pas le droit ! Elle était à moi !" Grogna-t-il à haute voix. " A moi !"

La phrase la fit soudainement se figer. Il prit l'avantage de ces quelques secondes d'immobilité pour serrer son cou avec la main libre, voulant clairement l'étrangler et l'affaiblir.

-" Il n'avait pas le droit ! Tu es à moi Teresa ! A moi !"

Elle tenta de se débattre encore une fois, mais son emprise était trop forte. Le manque d'oxygène commença à se faire sentir alors qu'elle se sentait étourdie et sa vie la quittant. Le visage de Red John fut soudain remplacé par un autre. Un peu plus jeune, mais aussi en colère et même bien plus violent.

Elle était plaquée contre le mur, prise au dépourvue par son explosion soudaine. Il se penchait sur elle, son visage à quelques millimètres du sien avec une expression qu'elle n'avait jamais vu avant.

-" Ton père n'avait pas le droit !" Criait-il, haletant lourdement sous la montée d'adrénaline. " Il n'avait pas le droit de mettre un terme à l'engagement !"

-" Calme-toi" tenta-t-elle. " Nous trouverons un moyen…"

-" Non" grogna-t-il. " Mes parents n'oseront pas s'opposer à lui." Un rictus apparut sur son visage et une lueur folle brilla dans ses yeux. Une main effleura sa mâchoire et descendit dans son cou. " Tu es à moi Teresa. Il a besoin de le voir, qu'il l'aime ou pas!"

Et elle paya le prix de l'entêtement de son père ce jour là. Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas remarqué que la main de Red John s'était figée et qu'il regardait quelque chose au loin. Il lui fallut quelques secondes, mais tournant la tête elle parvint à apercevoir ce qui avait attiré l'attention de l'homme. Florin se tenait entre les draps, une pelle à la main, suant comme une fontaine. Teresa pouvait lire la nervosité en lui, ne tenant pas à affronter un tueur. Le seul fait qu'il soit là, qu'elle ne soit pas seule, la fit se sentir un peu mieux.

-" Eloignez-vous de Lisbon !" Cria l'homme, brandissant le bras. " Ou je serais forcé de vous faire mal !"

Red John rit de bon cœur et tourna son attention vers Florin, ne lâchant pas le cou de Teresa mais desserrant un peu sa prise. La jeune femme priait pour sa pauvre vie maintenant. Le fou semblait concentré sur elle pour une raison -en réalité Jane- et à cause de leur absurde idée de faire croire qu'ils couchaient ensemble. Si elle s'en sortait vivante, se promit-elle, elle allait frapper l'homme pour sa stupidité.

-" Que pensez-vous pouvoir faire avec cet outil, dites-moi !"

-" Taisez-vous maniaque !" Grogna l'homme avec colère, les mains se resserrant sur le manche. " Vous avez fait assez de dégâts dans le coin, pourquoi ne nous laissez-vous pas !"

-" Approchez-vous et je l'étrangle pour de bon" dit Red John avec nonchalance. Cela fit s'arrêter et hésiter Florin.

-" Ne bougez pas ou je tire."

La nouvelle voix les prit par surprise. La tête de Red John se leva et il regarda le nouveau venu. Jane se tenait là, un pistolet à la main, le pointant sur le criminel. Pas seulement ça, mais quatre des valets des sœurs et Miller étaient là aussi. Le soulagement déferla sur le visage de Miller lorsqu'elle vit qu'elle était encore en vie. Apparemment, elle était malade d'inquiétude ou terrifiée par l'homme. Sa peau était devenue pâle et bien qu'elle soit au sol, Teresa pouvait voir ses mains trembler.

L'homme se mit à rire.

-" Vos tirs ont toujours été mauvais, Mr Patrick. Vous pourriez toucher votre amour ici à ma place. La preuve est que vous n'avez même pas été capable de vous toucher vous-même il y a cinq ans."

Teresa cessa de respirer une seconde et Florin laissa presque tomber sa pelle de surprise. Les yeux de Miller s'écarquillèrent un peu. L'expression de Jane ne changea pas et il le visa, déterminé.

-" Lâchez Teresa" grogna-t-il. " Trois. Deux, U…"

-" C'est bon, c'est bon, je m'en vais."

L'homme se leva doucement et leva les mains, laissant tomber son couteau. Les quelques valets, sous les ordres de Miller, l'attrapèrent et l'attachèrent fermement, les mains dans le dos. Ils commencèrent à s'éloigner, entraînant l'homme avec eux. Jane, proche derrière eux, aida Teresa à se lever. Alors qu'elle se redressait, elle eut mal au côté droit. Elle grimaça, bien sûr, le bâtard ne l'avait pas manquée. Elle devait avoir gagné quelques belles coupures durant sa chute.

-" Elise à quelques notions de médecine" dit l'homme blond, notant son malaise. " Elle y jettera un œil."

Avant que quoi ce soit ne soit dit ou fait, des cris attirèrent leur attention. Les bruits venaient des valets ayant emportés Red John. Des couinements et des cris fusèrent. N'attendant pas plus, Jane et Florin se précipitèrent pour voir trois des quatre hommes au sol, chacun ayant des membres blessés et criant. Le dernier s'éloignait avec le criminel au bout de la rangée d'arbres. Red John s'était de nouveau échappé.

- Slave -

Jane était assit dans le couloir, devant la porte de l'infirmerie, la tête basse. Après un bref entretien avec les trois valets, il fut clair que Red John avait soudoyé le quatrième -du nom de Hardy- pour l'aider à s'introduire ici sans être vu et en cas d'échec à s'échapper. Apparemment Hardy en avait marre du traitement de sa patronne envers lui. Cet empressement à la quitter avait causé sa mort. Des policiers marchant aux alentours avaient trouvé son corps gisant non loin du manoir, caché derrière un arbre. Il jura intérieurement, cet homme pouvait avoir n'importe qui. Une fois encore, il n'avait pas été capable de protéger sa 'famille' correctement. Et ne le serait probablement pas plus la prochaine fois que ce fou reviendrait.

Sophie était assise à côté de lui, le dos aussi droit que d'habitude. Occupé par ses pensées, il ne l'avait pas entendu arriver. Il ne tenta pas de la repousser. En ce moment, il voulait juste un peu de paix pour faire face à la culpabilité.

-" Sa famille vit dans le Dakota. La famille de sa mère vient d'Ohio."

Jane se figea, prit par surprise. Sa sœur ne mentionna pas de nom, mais c'était inutile. Ils savaient tous les deux de qui elle parlait.

-" Je ne sais pas grand-chose sur son père, mais je sais qu'ils se sont rencontrés à l'école de New-York où j'allais lorsque nous vivions là. Vous souvenez-vous de Mary Jackson ?"

Le blond sourit simplement. Au moins, il y avait encore quelques souvenirs heureux de sa famille.

-" Oui. Vous étiez toujours sur les nerfs parce qu'elle vous suivait comme un petit chien perdu. Vous aviez l'habitude de la maudire pendant des heures à la maison."

-" Teresa est son premier enfant."

Jane se tut. Aucun des deux ne regarda l'autre et aucun ne parla pendant un moment. Miller rompit le silence tendu la première

-" Je détestais Mary, mais quelque part, elle était ce que j'avais de plus proche d'une amie. Je ne trahirais pas sa fille, et je vais m'assurer que Kristina en fasse autant" elle fit une pause. " Elle m'a sauvé la vie. Le moins que je puisse faire est m'assurer qu'elle sera tranquille."

Son frère hocha la tête. Donc sa sœur allait s'occuper de ses anciens maîtres. Elle ferma les yeux et continua

-" Cette fille ressent quelque chose pour vous. Si elle est comme Mary, elle vous restera loyale malgré tout ce que vous pourrez faire pour la repousser. Vous n'avez pas à vivre avec les fantômes du passé. Je crois que Sylvia et Sarah vous ont assez hanté…"

-" Ne vous avisez plus de les appeler par leurs prénoms" grogna-t-il en réponse. " Vous n'avez pas le droit de les appeler par leurs prénoms." Miller ne broncha pas et le regarda avec un œil sévère

-" Sylvia n'était pas amoureuse de vous, je ne l'ai jamais aimée pour ça. Je suis désolée pour Sarah, mais qu'importe ce que je peux ressentir, ça ne la ramènera pas" dit-elle sèchement. " Vous m'excuserez, mais lorsque j'ai vu cette ravissante jeune femme tomber pour un homme qui ne lui était pas proche, j'ai été contrariée."

Son regard se fit plus dur alors qu'il ouvrait la bouche pour répondre par une insulte, mais elle le coupa une fois de plus

-" Pourquoi ne pouvez-vous pas voir ce qui est bon pour vous et commencer à vivre au lieu de rester enfermé dans les souvenirs ? J'ai entendu parler de votre attitude envers elle par votre personnel. 'Courtois' je pense qu'ils ont dit. Elle souffla. " S'il vous plait épargnez-moi le drame. Vous avez juste peur de céder et vous laissez à ressentir de nouveau des sentiments, Patrick."

L'utilisation de son prénom le surprit et il se trouva à la dévisager. Il ne s'attendait pas non plus à ce que sa main lui prenne la joue et glisse doucement dans ses cheveux, caressant l'arrière de son crâne.

-" Vous avez toujours été plus fort que ça" murmura-t-elle doucement, et pour la première fois il remarqua un léger changement dans ses yeux, compassion ou peut-être pitié. " Nous n'avons jamais été proches, mais vous êtes toujours à la tête de cette famille, qu'importe combien nous souhaiterions que ce soit différent." Elle fit une pause, une pointe de regret sur son visage. " Parfois, je souhaiterais avoir été plus souvent entre vous et Kristina. Peut-être que les choses ne seraient pas aussi mauvaises entre vous maintenant."

Jane secoua la tête et glissa de la main de sa sœur. Entre Kristina et elle, Sophie avait toujours été la plus détachée et indifférente -donc la plus difficile à lire. Il n'avait jamais sut si elle se souciait véritablement de lui ou non. Lorsqu'il avait tenté de se suicider cinq ans plus tôt, elle était venue le voir seule et avait prit soin de lui -ou lui avait simplement tenu compagnie- durant quelques semaines. Quand il avait montré quelques signes d'amélioration, elle était partie sans un mot, avant qu'il puisse la remercier. A cette époque, il pensait qu'elle l'avait fait par pitié. Mais à présent, le fait que sa voix semble inquiète et repentante le surprit au plus haut point. Ses yeux étaient vraiment troublés par une légère inquiétude. Il se demanda si le fait que Teresa soit en jeu changeait la donne. Ou si elle essayait de le manipuler pour quelque chose.

-" Ne pensez pas que je vais oublier ce que vous deux leur avez fait" dit-il dans une basse et presque menaçante voix.

-" Je ne demande pas de pardon" répondit-elle un peu sèchement, secouant la tête d'incrédulité et d'exaspération. " Je sais que vous ne nous pardonnerez pas. Juste…" Elle soupira et grogna " Je n'arrive pas à croire que je fais ça… Ouvrez juste les yeux pour une fois et laissez-lui une chance. Vous ne serez pas déçu" elle se leva et le regarda une dernière fois. " Ne dites rien de cette conversation à Kristina, et je tiendrais parole. Au revoir Patrick."

Et avec ces derniers morts, elle le laissa seul.


TBC…


Et voilà pour aujourd'hui.

Je tiens a préciser que j'ai pris du retard dans mes traductions, je n'ai que 23 chapitres sur 28 et je n'ai pas vraiment le courage de reprendre pour le moment. Ce qui explique aussi pourquoi je n'ai pas encore posté sur United. Je vais faire au plus vite pour avancer, mais avec ma mauvaise santé, ce n'est pas facile. D'autant que je dois beaucoup travailler si je veux pouvoir partir en vacances, ce qui devrait être dans moins de deux mois. Donc je m'excuse si je vous fait beaucoup attendre.

Je posterais la suite d'ici ce week-end, en attendant, n'hésitez pas a commenter.

Bonne journée,

Sweety 17/04/13